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in 2010 witli funding from
University of Ottawa
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MUSÉE NATIONAL DU LOUVRE
NOTICE
DES
DESSINS, CARTONS
PASTELS
MINIATURES ET ÉMAUX
EXPOSÉS DANS LES SALLES DU l'^'' ET DU 2® ÉTAGE
AU
MUSÉE NATIONAL DV LOUVRE
DEUXIEME PARTIE
École française, Dessins indiens. Émaux
PAR
M Frédéric REISET
CONSEftVATEDK DES PEINIURES. DES DESSINS ET DE CH ALCOGKAPHIE
3i Uc<
PRIX : S FRANCS
PARIS ûr
IMPRIMERIES RÉUNIES, ÉTABLISSEMENT D
IMPRIMEURS DES MUSÉES NATIONAUX
RUE j.-j.-Roussii;Mf,„58. _^^
1883 î >- ...^ .M
Le premier volume de ce catalogue, publié en 1860,
contenait la description des dessins, carions, pastels,
miniatures des écoles italienne et espagnole, des écoles
allemande, flamande et hollandaise.
Celui-ci comprend : 1° les dessins, cartons, pastels,
miniatures de l'école française; 2° les dessins indiens;
3° les émaux des écoles diverses.
Les salles consacrées à l'exposition des dessins sont
au nombre de seize, savoir : quatorze au pï^mier étage
du Louvre, deux au second étage.
Nous donnerons ici la nomenclature de ces salles,
qui formera, pour le public, une sorte à' Itinéraire des
Dessins.
N° 1 (pavillon de l'Horloge), salle des Anciens
maîtres italiens ; Taddeo Gaddi, Beato Angelico,
Ghiberli, Luca Signorelli , Mantegna, Lorenzo di
Credi..., etc. Carton de Jules Romain, cartons de Mi-
gnard, cartons de Lebrun.
K« 2. Grande salle : Raphaël, Michel-Ange, Léonard
Il
(le Vinci, Tilirn, Fra Barlolonico, Anflrca dcl Sarto.
Bandinclli..., etc. Carions de Jules Romain, cartons
de Mignard et de Lebrun. Ecran mobile.
N" 3. Gorrôge , 1\ "Véronèse , Primatice, Nicolo
dcH'xVbbate. . . , etc. Carton de Jules Romain, cartons
do Mignard et de Lebrun. Grand dessin de Guillemot
d'après le Jugement dcrmcr de Micliel-Ange.
N" 4. Zucchero, Carrache, Dominiquin, le Guide,
Scbidone. . . , etc. Quelques dessins espagnols; cartons
du Dominiquin, de Mignard et de Lebrun.
N° 5. Grande salle : Ecoles allemande, flamande et
hollandaise. R. Van der Weyden, Memlinc, M. Scbon-
gauer; Albert Durer, Holbein ; Rubens, Van Dyck,
Teniers; Rembrandt, G. Dov, Ruysdaël, A. et Guil-
laume Van de Velde, P. Potier, Bercbcm. . . , etc.
Cartons de Lebrun.
N'' 6. Petiie salle : Dessins de Gros, de Pcrcier cl
de Masquelier. Quelques pastels. Grands dessins de
Lebrun.
N" 7. Poussin, Lesucur, Claude Lorrain..., etc.
Cartons de Lebrun.
N° 8. Recueil des études de Lesueur pour l'histoire
de saint Bruno. Cartons de Lebrun. Ecran mobile.
N" 9. Lebrun, Lenain, Lafage, Jouvenet, Coypel,
Girardon, Rigaud. . . , etc. Cartons de Lebrun.
K° 10. Wallcau, Greuze, Fragonard, Cochin, Mo-
rcau le jeune. . . , etc. Cartons dé Lebrun.
MI
N" 11. Da.id, Priuriion, Gros, Girodot, Gérard,
Granet; Géricault, Bonington. . . , etc. Grande esquisse
de David. Carions de Mignard et de Lebrun.
N° 12. Miniatures deW. Baur, deWerner. .. , etc.
Miniatures anciennes sur vélin ; portraits en miniature
de Hall, Augustin, Perin, Saint, Mme de Mirbcl..., etc.
Crayons français des xm'' et xvii'^ siècles. Pastel de
Latour; cartons de Prud'hon, cartons de Lebrun;
dessins indiens. Emaux de Pelitot, Boit, Weyier,
Thouron, Augustin. . . , etc.
N° 13. Petite salle. Crayons de Janet, Du Monslier,
Quesnpl, Lagneau. . . ; deNanteuil,Mellan, Masson...;
pastels de Perroneau et deBoze. Grand dessin sur soie
de la fin du xiv*= siècle.
N° 14. Grande salle des pastels : Latour, Rosalba,
Cbardin ; Nanteuil, Lebrun, Vivien; Mme Guiard,
Mme Lebrun. . . , etc.
Outre ces quatorze salles qui se suivent, et occupent
le premier étage du Louvre, du pavillon de l'Horloge
au pavillon qui fait face à la rue de Marengo, deux
salles du second étage (n"^ 15 et 16) sont encore con-
sacrées aux dessins.
On y a placé, dans des boîtes hermétiquement fer-
mées, des dessins d'écoles diverses qui pourraient s'al-
térer à la lumière. Ces boîtes sont ouvertes et visibles
le samedi delà i heures. Elles contiennent des des-
IV
sins prcriciix de Raphaël, Michel-Ancre, Léonard,
Titien, Â. Durer, Poussin, Murillo. . . , etc.
On monte aux salles du second étage par l'escalier
du pavillon de l'Horloge. Des écritaux placés sur le
palier de la salle n° 1 indiquent le chemin aux visi-
teurs.
Mentionnons enfin deux écrans mobiles (salles
n°^ 2 et 8), contenant un ccriain nomhre de dessins
dornemenl. Ces derniers dessins devant (Mre de temps
en temps remplacés par d'auli'cs, ne sont pas compris
au catalogue.
Les dessins suivis de l'ahréviation Chai: imp. , sont
ceux qui ont été gravés en fac-similé, et dont on peut
se procurer des épreuves à la CHALCOGRAPHIE
IMPÉRIALE.
Le bureau de la CHALCOGRAPHIE e.st situé au
rez-de-chaussée de la cour du Louvre, près de l'esca-
lier de la Suriiilendance.
ÉCOLE FRANÇAISE.
AL'BRY (Louis François), peintre de portraits emnininture,
né à Paris le 27 février 1767, mort aux Batignollcs le
iQjuin I80I.
Voir l'^%p)tcndice du présent volume, p. 261.
6413. Portrait de l'auteur.
11 est vu en buste, la tète de trois quarts et tournée à
gauche.
Minialiire, forme ovale. — H. 0,132. — L. 0,103.
DouDc au Musée par M""* veuve Aubry (décembre 1851).
AUGUSTIN (JEAN-B.iPTiSTE-J.\CQUES) , peintre de por-
traits en miniature et en émail, né à Saint-Dié [Vosges] le
13 août 1759, mort à Paris le 13 avril 1832.
Voir l'Appendice du présent volume, p. 2G2.
64i6. Portrait de Chaudet, statuaire.
Il est vu presque de face, la tète légèrement baissée, ies
cheveux tonibcints, tenant de la main droite un grand livre
relié de vert et un crayon. Habit bleu avec parement de
velours, gilet rouge, cravate blom-he.
Miniature. — H. 0,190. — L. 0,150.
Signé en bas, a dioile : Le cli" Augustin, ISOi.
Salou de 180-1. Légué au Muâée^ eu 1S43, par M. Hussou.
2 ECOLE FRANÇAISE, — BELL.\NGE.
«i'5'. Porlrait d'Augustin^ vu de face.
Cheveux longs lombanl sur le col. La chemise ouverte
sur la poitrine. Signé: Augustin 1792.
Miniature à Veiicrc de chine, rehaussée de blanc; forme
circulaire. — II. 0,083. — L. 0,083.
Le cadre est en argent doré, entouré de petits disques en jaspe sanguin.
Léfîué par M. Théodore Dablin, avril 1861.
«18. Porlrait de femme nue jusqu'aux genoux, vêtue
d'une robe blanche, et assise.
Le corps est de profil, la tête se retourne vers le specta-
teur et est de trois quarts. Les cheveux forment de nom-
breuses boucles qui tombent sur le front. Le bras gauche
est enveloppé de linges blancs, et soutenu par une écharpe
rose. La main droite est levée et tient un papier sur lequel
on lit ces mots: Le temps qui détruit tout conserve l'espé-
rance.
Miniature. — H. 0,120. — L. 0,089.
Léi:u6 au Musée par M""" veuvo Laporle, septembre 1854.
BELLATS'GE.
Voir l'Appendice du présent volume, p. 266.
«40. Cinq dessins sur une feuille:
1" Portrait de Henri IL
Il est de profil, tourné à droite, la tête ceinte d'une cou-
ronne.
Aux crayons rouge cl noir, et rehaussé d'or sur vélin.
- 11. 0,131. — L. 0,109.
2° Portrait de Charles IX.
Il e.>t vu presque de face, portant collerette et toque à
[ilumts.
Aux crayons niuge cl noir, el rehaussé d'or sur vélin.
— II. 0,131. — L. 0,109
ÉCOLE FRANÇAISE. — BLANCHARD 3
3° Porirait de Henri III.
Il esl vu de trois quarts, tourné vers la gauche, coiffô d'un
petit bonnet orné sur le milieu d'une aigrette de plumes
blanches, et portant l'ordre du Saint-Esprit.
Aux crayons rouge et noir, cl rehaussé d'or sur vélin.
— H. 0,130. — L. 0,112.
4" Portrait d'homme en armure et coiffé d'un
casque à plumes.
Aux crayons rouge et noir, et reliaussc d'or sur vélin.
— H. 0,131. — L. o,m.
5° Portrait de Marie Stuart,
Elle est vue de trois quarts, tournée vers la droite. Sa
coiffure, ses manches et son corsage sont ornés de bijoux en
or.
On lit sous ce dessin, qui porte la signature : Bellange,
riiiscription suivante :
MARIE-STUART. REINE. DE. FRANCE. ET. D'ESCOSSE.
DÉCAPITÉE. L'AN. lo87.
Aux crayons rouge et noir, et rehaussé d'or sur vélin.
— H. 0.131. — L. 0,113.
BLAJXCHARD (Jacques), peintre, né à Paris en septembre
IQOO, mort à Paris en 1638.
Voir, pour les détails biographiques, le Catalogue des pein-
ture.-«, École française, p. 10.
CoO. Deux dessins sur une feuille :
1" La Vierge assise tient sur ses genoux VEnfant
Jésus qui passe l'anneau cm doigt de sainlc
Catherine agenouillée.
Deux enfants ailés et voltigeant en Tair complètent la
composition.
A la sanguine.— H. 0,106.— L. 0,088.
ÉCOLE FRANÇAISE. — BLANCHET.
2° La Vierge assise à terre lient debout sur ses
genoux VEnfant Jésus , à qui saint Jean
amène son agneau.
A la sanmiiiie. — II. 0,106. — L. 0,00,'>.
Gril, Deux dessins sur une feuille.
1° La Vierge assise et vue de face , allaitant
VEnfant Jésus, qu'elle tient de ses deux mains
couché sur ses genoux.
A lu sanguine. — H. 0,H9. — L. 0,081.
2" La Vierge assise et penchée, alhitant l'Enfant
Jésus debout devant elle.
A la sanguine. — H. 0,120. — L. 0,090.
BLANCDET (Thomas), peintre, né à Paris en 1617 {?). mort
à Lyon [c'a juin 1G89.
Voir l'Appcntlicc du présent volume, p. 206.
ii'^*Z. La sainte Vierge, assise sur les nuages, tient de
ses deux mains VEnfant Jésus, debout sur ses
genoux et tourné vers la gauche.
Aux crayons noir cl blanc sur papier gris vcrdàlic. —
H. 0,322. — L. 0,223.
i>â3. L'assomption de la sainte Vierge.
Elle est agenouillée sur les nuages que soulienncnt trois
anges.
A la sanguine, lavé de sanguine cl rehausse de blanc
sur papier gris. — 11. 0,338. — L. 0,257.
Collection Mariette.
ÉCOLE FRANÇAISE. — BOMNGTON. 5
Go4. Éludes de Siityre et de Satyresse.
Tous deux couchés et paraissant destinés à faire parlio
d'une décoration architecturale.
Aux crayons noir el blanc sur papier gris.— 'H, 0,'»ll.
L. 0,333.
CoUeclion Mariette.
noiSSIEU (Je.\n-Jacques de), peintre, graveur, né à Lyon
en 1736, mort à Lyon le 1" mars 1810.
Voir, pour les 'létai s biographiques, le Catalogue des pcin-
tures, École rrançaise, p. 14.
Coo. Tête de vieillard vue de trois quarts et tournée
vers la gauche, les yeux baissés.
Le buste est à peine indiqué.
A la sanguine. — H. 0,225. — L. 0,IS3.
Colleclion Huquier.
G36. Buste de jeune homme.
La tête est de trois quarts, tournée à droite et dirigée
vers le haut.
A la sanguine. — H. 0,173. — L. 0,H7.
CoT. Buste de femme âgée, vue de profil et tournée à
droite.
Elle est vèiue en paysanne et a la tète couverte d"une dra-
perie blanche.
A la sanguine. — U. 0,174. — !.. 0,U».
lîOM>GTOj\ (Richard-Parkes) , né près de NoltiiKjhum
1.
6 ÉCOLE FRANÇAISE. — BOUCHARDON.
le 23 octobre 1801, mort à Londres U 23 septembre
1828 (1).
Voir, pour les dùtaiU biograpliiquos, le Catalogue des pein-
tures, Ûcole française, \^. lô.
C>o8. Odalisque aux jmhnicrs.
Aquarelle. — H. 0,197. — L. 0,130.
Ac(|iiis, le 5 décembre 1819, à la vente de M. Mosselman, au
prix de 780 fr.
Ce (Icssia a été lithographie en contre-partie.
Co!l. Monumeut de D. Colleoni, sur la lûace San-
Giomnni é Paolo, à Venise.
La statue équestre s'élève sur un piédestal de marbre
blanc; elle est vue presque de face. On aperçoit à gauclie
le chevet de l'église San-Giovanni e Taolo, à droite un palais.
Sur le devant, un homme est assis à terre, causant avec une
fcmni'î debout.
Aipjarelle. — II. 0,-2;(0. — L. 0,175.
Acquis^ en janvier 1801, ix la veute F. V., au prix de 1,020 fr.
IlOUCnARDOW [EoyiE], sculpteur, né à Chaumont-en-Bus-
signy le 29 mai 1C98, murt à Paris le 27 juillet 1762.
Voir l'Appendice du présent volume, p. 2G8.
iidO, Les Vendanges.
Dessin très-terminé d'après une cornaline gravée qui
(1) Quoiiine élève de Gros, cet arti?tc appartient à l'École an-
glaise. Nous l'avons conservé parmi les nôlrcs, à cause de la rcgret-
tiible pénurie du Musée en fuit de dessins anglais, et pour éviter de
former une nouvelle subdivision qui ne contiendrait que deux ou
trois numéros.
ÉCOLE FRANÇAISE. — BOUCHER. 7
appartient à la Bibliotlioque inipûrialo, et qui est connue
sous le nom de : Cachet de Michel-Ange.
On remarque à droite un Satyre debout sonnant de la
trompe ; un Faune agenouillé verse le vin d'une outre dans
une coupe; des jeunes femmes debout ou accroupies chan-
tent ou portent le raisin dans des paniers. Un jeune homme
debout occupe le milieu du dessin. Deux Amours suspen-
d'-nt un voile au-dessus du groupe principal. A gauche,
deux femmes debout et vues de profil, l'une d'elles porte
une corbeille sur la tète. Sur le premier plan, un enfant
péchant.
Forme ovale, à la sanguine. — H. 0,120. — L. 0,180.
Celte pierre passait pour antique clans le siècle dernier. Il est
aujourd'hui reconnu qu'elle ne date que du xvi<^ sièi:le. Le dessin de
Bouf liai don a été gravé en contre-paitie dans le Traité des pierres
gravées de Mariette ([ilanche 47). Il figure au Citalogue du même
amateur sons le no 1125, et a atteint à la vente puljlique, en 1775,
le prix de 780 livres.
BOUCHER (François) , peintre , graveur , né à Paris en
1704, mort à Paris le 30 7nai 1770.
Voir, pour les détails biographiques, le Catalogue «les pein-
tures, Kcolc française, p. 16.
CCI. La iirésentation de Jésus au Temple.
La sainte Vierge remet l'Enfant divin entre les mains du
grand-prêtre. Au bas des marches de l'autel, on remarque
une jeune femme assise tenant deux enfants et trois figures
agenouillées. Dans le haut du dessin, une gloire d'ange et
e Père éternel.
Grisaille à l'huile sur papier.— H. 0,351.— L. 0,230
Ce dessin porte la signature de Boucher cl la date 1770^ année do
a mort.
8 ÉCOL FRANÇAISE. — BOULOGNE,
<iCS. Élude de jeune homme habillé à la mode du
XVIII' siècle.
Il esl à moitié couché à terre, le liaul du corps appuyé
contre un tertre. La tête est de profil et tournée à giuiche_
A la sanguine; le fond Icinto à raiiuarcUc. — K. 0,291,
L. 0,H-25
Acquis à la vente F. V., mai ISô'J, au prix de 180 fr. IS" 87 du
Catalogue.
École de BOUCnKR,
CCS. Amours jouant sur les nuages.
L'un d'eux soulève une longue draperie flottante. Un autr.;
lient entre ses bras une colombe. D'autres portent des
fieuis.
Aux crayons noir cl blanc sur [lapler gris verditre. —
H. 0,40i. — L. 0,510.
Acquis de M. Mayor, avec les n»» cCi, 711 cl 1231, au prix de
400 fr. (avril 1852.)
664. Amours jouant sur des nuage i
L'un d'eux, assis au milieu de la composition, en cou-
ronne un autre agenouillé devant lui. Deux autres voltigent
au-dessus de ce groupe. Les trois derniers tiennent une
flèche, une torche ou des fleurs.
Aux crayons noir cl blanc sur papier gris vcrdàlrc. —
II. 0,401.— L, 0,ol7.
Acquis de M. Mayor. Voy. le numéro précédent.
BOULOGNE, le père (Louis de), peintre, ne en 4609, mort
à Paris le 13 juin 1G74.
Voir, pour les détails biograjihiques, le Catalogue dcM Pcâu
turcs, École' françui.se, p. 21,
LiCOLE FRANÇAISE. — BOURDON. 9
G6^. Le Pape JSicuhis V viaile à Assise le tombeau de
saint François, et trouve son corps parfaite-
ment consené.
Le pope s'est agenoDillé devant le cadavre du saint et exa-
mine avec admiration ses pieds. A droite, une femme que
parait amener un ange.
A la plume et lavé d'encre de Chine. — II. 0,205. —
L. 0.215.
DOL'RDO^i (Séb.\stien), peintre, né à Montpellier en 1G16,
mort à Paris le 8 7nai 1671 .
Voir, pour les détails biographiques, le Catulogiie des.- pein-
tures, École Trançaiisc, p. 23.
GGG. Sainte Famille.
La Vierge , assise sur un banc de pierre au milieu d'un
paysage, soutient sur son berceau l"Enfant Jésus , qui
caresse saint Jean agenouillé. Sainte Elisabeth est à moilié
couchée près de ce groupe, qu'elle complète.
A la sanguine, et lavé de sanguine sur croquis à la
pierre noire. — II. 0,201. — L. 0,330.
GGÎ. Sainte Famille.
La Vierge debout soutient l'Enfant Jé^us, assis sur un
chapiteau de colonne, à qui le petit saint Jean montre son
agneau. Trois anges en adoration et saint Joseph appuyé
sur un mur, contemplent ce groupe. Dans le haut, trois
enfants ailés tenant des palmes.
A la pierre noire, lavé et rehaussé de blanc sur papier
gris. — H. 0,266. — L. 0,213.
Collections Richard>on , J. Barnard, Beriliels et Laoglier. Les
contours ont été repasses à la pointe pour être calqués.
10 ÉCOLE FRANÇAISE. — BOZE
GG8. La sainte Vierge, vue de face et penchée en
avant , tient de ses deux mains VEnfant
Jésus, endormi contre son sein.
A la sanguine et lavé de sanguine. Forme ovale. —
II. 0,4'.i. — L. 0,lil.
tICîO. Le corps du Sauteur, descendu de la croix, est
soutenu par Joseph d'Arimathie.
La sainte Vierge est debout, les bras en avant ; prés d'elle,
saint Jean, la Madeleine agenouillée et deux anges.
Première pensée du tableau, peint par l'artiste pour
l'église Saint-Benoit, de Paris, qui fait partie du Musée. A
droite du dessin est une figure d'homme tenant une échelle
qui n'a pas été employée dans la peinture.
A la snnsiiine el lavé de bistre et de sanguine. —
H. 0,128. — L, 0,085.
BOZE (Joseph), j^cint.re de portraits à VhuHe, au pastel d en
miniature, né aux Martigues [Bouches-du-Rliône] , vers
mG, mort à Paris en 182G.
Voir rA|»i»en«lice du présent volume, p. 273.
G70. Portrait du peintre.
11 est vu de face regardant le spectateur. Cheveux poudrés
et relevés. Habit gris. Jabot de dentelle.
Signé: Bozep. L.mcme.
Paslfl, forme ovale. — II. 0,C;iO. — L. 0,."»00.
Donué, en mai 18G6, par M"c Victoire Doze, lillo du iicintic,
Cî!. Portrait du comte d'Orsay.
De profil, poudré, tourné à gauche,
l'asiel. — II. o,."i;jo. — L. o,;!90.
ÉCOLE FRANÇAISE. — CASANOVA. 11
672. Portrait du duc d'Angoulêpie enfant.
Il est eu buste, poudré, vu de face.
Paslel. — U. 0,5iO. — L. 0,440.
G «3. Portrait de M"^^ de Provence, en robe blanche.
Elle est vue de face. Les cheveux sont poudrés.
Paslel, forme ovale. — H. 0,C20, — L. 0.520.
C.4R0N (Antoink), peintre , né à Beauvais vers 1315 (.''),
mort à Paris vers 1593 J)
Voir rAppendicc du f rt'scnt volume^ p. 274.
674. Le sacre d'un jeune roi.
Lu pape, assisté de plusieurs évoques, bénit le jeune prince
agenouillé. La scène se passe daas une église décorée de
colonnes. A droite et é gauche sont représentés deux sujets
qui ont évidemment rapport à l'histoire du même enfant.
A la pierre noire, lavé de bistre et d'encre de Chine,
et reliaussé de blanc, sur papier gris. — II. 0,260.—
L. 0,468.
Collection Crozat.
CASA?iOVA (François), peintre et giavenr, né à Londres
en ^730, mort à Briihl en 1803.
Voir, pour les détails biographiques, le Catalogue des pein-
tures, £co!c française, p. 55.
Gto. Soldat à cheval.
Il est vu de face, le cheval en raccourci.
.\u crayon et lavé de bistre.— U. 0,520. — L. 0,340.
676. Soldat à cheval.
Il est vu de dos, tournant la tète vers la gauche, le cheval
en raccourci.
Au crayon et lavé de bistre. — U. 0,523. — L. 0,340.
12 ÉCOLE FRANÇAISE. — CHARDIN.
CtlAPRO^' (Nicolas), peintre et graveur à f eau-- for te, né à
Chdleuudun, mort en 16o6(?j, ûçjé d'environ 50 ans.
Voir l'.ippentlicc du [néseiit volume, p. 277.
fi'î'î. Bacchanale d'enfants.
Un jeune Satyre est assis et s'apprête à boire dans un
coquillage. Une nympiie est debout près de lui. La compo-
sition est complélée [lar trois autres enfants, l'un dormant,
Tautre à cheval sur un bouc agenouillé, le troisième jouani
de la nùte. Sur le second plan, deux enfants prés d'un terme
de Priape.
A la piurre noire, lavé d'encre de Cliiiic cl de bislre.
— H. 0,203. — L. 0,265.
CnARDIN (Je.^n-Eapïiste-Siméon) , peintre, né à Paris
le 2 novembre !G99, mort à Paris le 6 décembre 177'J.
Voir, pour les détails hiographiiiuc.;, le Cutaluj^ue «Ic.«s pein-
tures, Kcolt> fraiiçaif^e, p. 58.
«îS. Portrait en buste de Vauleur.
II est vu de trois quarts, tourné à droite, des bésichissur
le nez. Autour de sa tête est roulé un linge blanc formant
bonnet, avec nœud de ruban bleu. CraVate rouge au cou.
Signé: Chardin 1771.
l'a^lel. — II. 0/(60. — L. 0,;!oO.
Acquis à la vente Bruzard, juin 1830, au prix de 72 fr.
Ce pastel, exposé au salon de 1771, a été grave par Glievillit.
C'î'9. Portrait en buste de l'auteur.
Il porte un abat-jour vert par dessus son bonnet blanc, et
de grandes lunettes. Il regarde le spectateur, et est vu pres(|uc
de face, un peu tourné vers la droite. Le buste est de proQl.
Signé : Chardin 1775.
Pastel. — II. 0,'(C0, — L. 0,;{80.
Acquis à la vente Bruzaid (1839), avec le numéio suivant, au
prix de liG fr.
ÉCOLE FRANÇAISE. — CLOUET. 13
6SO. Portrait en buste de la femme de Chardin.
Elle est vue presque de face, la Ictc un peu tournée vers
Il gauche. Bonnet blanc trts-simple, avec nœud blcu. Fichu
Liane, casaquin de soie noire, robe brune.
Signé: Chardin 1775.
Pastel. — II, 0,480. —L. 0,300.
Le premier des trois pastels <\w nous venons de décriro fut cxù
rnté par Chardin à l'âge de soixante-douze ans; les deux autres ;.
l'âge de soixante-seize, ils sont cependant pleins de vérité et de
fermeté, et Lalour lui-même n'a jamais mieux réuisi.
Le portrait de Chardin aux besicles et celui de sa femme ont fait
partie du cabinet Silvestre {a° 11 du Catalogue de Regnauit-Deli-
lande). Ils ne furent vendus, en 1810, que 24 fr. — Les prix de ISJ'J,
que nous avons rapporté-, ne sont pas moins extraordinaires.
en AU VEAU (François), peintre, dessinateur et graveur, né
à Paris le 10 mai 161o, mort à Paris le 3 février iG76.
Voir rAj>i»cn«licc du présent volume, p. 280.
681 , Une dame debout dans un parc et lisant.
Très d'elle un jeune page. Dans le haut du dessin, deux
enfanls portant le caducée de Mercure soutiennent doe dra-
perie destinée sans doute à recevoir une inscription.
A la plume et lavé d'encre de Chine. — IL 0,152. —
L. 0,099.
CollectiOD Mariette.
CLOLET, dit JANET (François), peintre, né à Tours vers
1500 [?) mort vers 1572 {?)
Voir-, peur les détuls biographiques, le Cutaloeiic des i»cia-
turcs, Kcolc française, p. 65.
li ÉCOLE FRANÇAISE. — CLOUET.
CSS. Fortran, de vieillard vu eu buste et presque de
face, un peu tourné vers la gauche.
Il est chauve et porte une longue barbe blanche et pointue
qui descend sur son vêtement.
A la pierre noire et à la sanguine, nick'cs de lavis. —
H. 0,-2Gri. — L. 0,180.
Ge dessin a souffert.
Acquis de M. Goujet, en août 1851, au prix de 100 francs.
Ecole de CLOL'ET, dit JANET.
C83. Portrait équestre de François J", roi de France.
Il est vu {le profil, se dirigeant vers la gaucho. Il tient de
a main droite une masse d'armes. L'armure qu'il porte est
en acier noir damasquiné d'or. Son cheval est de couleur
Isabelle et caparaçonné de rouge, avec plumet sur la tète.
Miniature sur vélin. — II. 0,270. — L. 0,220.'
Collection Sauvageot. — N» 1077 du Catalogue de M. Sauzuy.
Répétilion très-liabile, avec quelques légers changements dans le
costume, du beau portrait à l'huile de Janet , qui fait partie du
Musôo des OlTiccs, à Florence.
G84. Portrait de François /".
11 est vu en buste et presque de face, un peu tourné
vers la droite. Toque g^irnie d'une plume blanche, justau-
corps de velours noir avec ornements d'or ; pardessus
blanc. Fond bleu.
Miniature sur vélin, foruie rondo. — Diamètre. 0,042.
Provenant de la collection Uévoil , acquise en 1S2S par le roi
Charles X.
t>8S. Portrait de femme en buste.
Elle est vue de trois quarts, tournée â gauche. Chcvcu.v
ECOLE FRANÇAISE. — COCIllN. 13
blonds et crOpés, ornés de bijoux et de perles, Au sommet
de la lète s'attache un voile de mou-^seline blanche , borile
d'or, qui retombe sur Tépaule. Corsage noir : guimpe
blanche, également bordée d'or et fermée par des nœuds de
terles et de pierreries. Fond bleu.
Rlinialurc sur vélin, forme ovale.— II. 0,0-12. — L. 0,032.
De la même ra.iin que le dessin précédent, et provenant du même
cabinet.
COCniiy (CiiARLiîs-NicoLAs), dessinateur et graveur, né à
Paris le 22 février 1715, mort à Paris le 29 avril 1790.
Voir l'Aiipendîce du présent volume, p. 284.
686. Bal paré donné à Versailles en 1745, pour le
mariage du dauphin avec Marie- Thérèse,
infante d'Espagne.
Dessin aquarelle.— H. 0,530.— L. 0,740.
Gravé par Cochin père en 1746. — Clialc. imp.
Ce dessin et les deux suivants ont fait partie de la collection de
l'abbé Campion de Tersan (n" 694 du Catalogue de vente, novembre
1819). Ils ont été donnés au roi Louis-Philippe par M. Martin,
commis à l'inspeclion des Douanes (7 avril 184o).
6S'7. Décoration de la salle de spectacle construite à
Versailles pour la représentation de la prin-
cesse de Navarre, à l'occasion du même
mariage.
Dessin aquarelle. — H. 0,530. — L. 0,740.
Gravé par l'auleur en 1746. — Chalc. imp.
688. Bal masqué donné par le roi dans la galerie de
Versailles, pour le même mariage.
Dessin à la plume IcgiTcmenl aquarelle.— II. 0,4jO. —
L. 0,7G0.
Gravé par Cochin père en 17 i6. — Clialc. imp.
16 ÉCOLE FRANÇAISE. — COYPEL.
COUIXLILLE {}i\\ci\kl], peintre et g7'avnir, ne à Paris en
16i2, mort à Paris le 16 août 1708.
Voir, pour les ùélaiU l)iografihiques, le Cutiilogiic des |i<îti-
(iircs, Kcolc rrunçiii.<«e, p. 78.
689, Tê(e de Vierge vue de face, les yeux baissés cl
dirigés vers la gauche.
Une draperie couvre ses cheveux et retombe sur ses
épaules.
Aux crayons rouge cl noir, avec f|jelqiics loiiclies do
pasle), sur papier gris. — II. 0,191. — L. 0,102.
COURTOIS, dit LE IîOUUGl)IG?iOI\iACQUEs), peintre et
graveur, né à Suint-llippohjte { Franche-Comté) en 1621,
mort à Rome le 14 7wvembre 1676.
VoiT. pour les détails biographiques, le Catalogue de» pein-
tures, École francai.se, p. 80.
690. Deux dessins sur une feuille :
1° Combat.
Au milieu de la composition, un oflicier à cheval el don-
nant des ordres. A gauche, d'autres cavaliers ; à droite, un
fanlassiD debout près d'un cadavre nu.
A la plume el lavé de bislre. — 11. 0,100. — L. 0,152.
2" Scène militaire.
Au milieu du dessin, un officier vu de face et debout,
immobile et le poing sur la hanche. Sur le second plan,
m;iich(; de fantassins et de cavaliers.
A la plume et lavé de bislre. — 11. 0,101. — L. 0,1j3.
Collection Crozat, n» 27C7.
COYl'EL (Antoine), peintre et graveur, né à Paris le
i 1 avril 1061, mort à Paris le 7 janvier 1722.
Voir, pour les détails biograpliiiiuts, le Catalogue de» pein-
tures, Kcole française, p. 88.
ÉCOLE FRANÇAISE. — COYPEL. 17
G91 . La sainte Vierge portée sur les nuages el mon-
tant au ciel.
Dan? le bas du dessin sont indiquées deux figures
d'enfants.
Aux crayons noir cl blanc, avec quelques touches de
sanguine , sur papier gris verdàtrc. — H OMO. —
L. 0,27.",.
6»S. É tilde académique pour mie figure de Christ
sortant du tombeau.
La partie inférieure du corps n'est pas indiquée. Dans le
bas du dessin, à droite, étude de la tête dans une plus forte
proportion.
A la sanguine et au crayon blanc, avec quelquesl ouchcs
de crayon noir, sur papier gris. —II. 0,337. — L. 0,-29l.
G93. Figure de femme debout et drapée, vue de face,
dans l'attitude de la douleur.
La tête est renversée en arrière et tournée vers le ciel,
les mains sont jointes.
Aux trois crayons sur papier gris. — H. 0,273.— L. 0,U7.
«94. Borée.
Ses joues sont gonflées, ses cheveux hérissés, ses bras
tendus. On ne v^àt que le haut du corps.
Aux trois crayons sur papier gris.— H. 0,273. — L, 0,302.
C>9S. Composition allégorique à l'honneur du régent.
Minerve et Apollon, portés sur des nuages, tiennent au
pied d'un palmier le médaillon de ce prince. Une Muse tient
une lyre qu'elle va déposer à terre, près d'autres attributs
des arts. Deux enfants ailés tracent une inscription sur un
bouclier.
Aux trois crayons sur papier gris bleu. —II. 210.
L. 0,300.
18 ÉCOLE FRANÇAISE. — COYPEL.
69G. Élude de deux hommes à demi-nus, debout et
'paraissant soulever nn fardeau.
L'un Obt vu de dos, l'autre de face,
A In san^iiiiie et aux crayons noir et blanc sur papier
gris. — H. 0.i07. — L. 0.280.
<89'î'. Deux dessins sur une feuille :
1° Tête déjeune fille, vue de trois quarts et tournée
à droite.
Aux crayons rouge et blanc, avec quelques louches de
crayon noir, sur papier gris. — H. 0,l.")2. — L. 0,i;i3.
2° Ttle d'enfant, tue presque de trois quarts,
tournée vers la droite, le regard dirigé à
gauche.
A la sanguine, au crayon blanc el au pastel, sur pa|)icr
gris. — H. 0,146. — L. 0,145.
G98. Deux dessins sur une feuille.
1° Tête d'enfant vu de face et souriant, regardant
le spectateur.
Elle est penchée vers la gauche.
Au paslcl sur papier gris.— II. (),H."i. — L. 0,148.
2° Tête déjeune fdle vue de trois quarts et tournée
à droite, le regard dirigé vers la gauche.
Un voile couvre si chevelure, un collier de perles est
indiqué autour de son cou.
Au pastel sur papier gris foncé. — H. 0,131. — L. 0,1.15.
69î>. Deux études demain droite.
La première vue de dos et en raccourci, appuyée sur uu
ÉCOLE FRANÇAISE. — COYPEL. 19
oltjct qu'il est difficile de définir, la seconde vue du côté de
la paume et à moitié entr'ouverle.
Aux trois crayons sur papier gris.— II. 0.29.^.— I,. 0,221.
'éHO. Elude de pied droit vu de face ; étude de main
gauche à moitié ouverte.
A la sau^uine cl au crayon blanc, avec quel(|uos lo\icli
de crayon noir, sur papier gris. — 11.0,290.— L. 0,188.
COYPEL (Charles-Antoine), peintre et graveur, né à Paris
en 1694, mort à Paris le ih: juin 1752.
Voir, pour les détails biographiritic?, le Catalogue «I«s poin-
tures, École fruiiçaisi», p. 89.
"•'Ol. Une 3Ière et sa fille.
Toutes deux sont assises. L'enfant tricote. La mère la
regarde sévèrement.
Légc^rcmcnt exécuté à la pierre noire, avec quelques
louches (le sanguine. — H, 0,1 JG. — L. 0,H7.
Celte composition a été gravée par L. Desplaces. L'estampe port
le titre qui suit : Education sèche et rebutante donnée par lote
prude.
COYPEF^i [^oel], peintre et graveur, né à Paris le 25 décem-
bre 1628, mort à Paris le 24 décembre 1707.
Voir, pour les détails biographiques, le Catalogue des peîu-
tiircs, École française, p. 85.
70«. La Vérité.
Elle est drapée et assise, coiffée d'un casque, et tient un
glaive de la main droite. Sur un bouclier qu'elle porte do
la gauche, est représenté le saint Ciboire. Elle foule à ses
pieds deux enfants tenant des masques. Au-dessus de cette
étude, se lit l'inscription suivante : Approuvé par Monsii-
20 ECOLE FRANÇAISE. — DAVID.
gueur pour estre mis au-dessus de la porte de rOratoire de la
lieyne en dehors. Le 19 juiUft 1G80. Perrault.
Au bas du dessin, l'arliste a représenté deux anges dans
l'allilude de l'adoration. Près de ce groupe on lit : approuvé
par monseigneur pour estre mii au-dessui de la porte de
l'Oratoire de la Ueijne en dedans. Le 19 juillet 1680.
Perrault .
Aux crayons noir cl blanc sur papier ,'gris fonce. —
11.0,359. — L. 0,'M7.
Collection Mariette.
DAVID (jACQUES-Louis\ peintre, né à Paris le 31 aoxU
1748, mort à Bruxelles le 29 décembre 182d.
Voir, pour les détails biographiques, le Catalogue des pein-
tures, Kcole française, p. 91.
'Î03. Homère endormi. Deux jeunes filles lui appar-
ient du pain.
Le fond de ce dessin représente un palais qui reproduit
les lignes du palais du Luxembour/. On prétend que David
fit ce dessin pendant son incarcération au Luxembourg,
après le 9 thermidor.
A la piunic cl à IVncre de Chine.— II. 0,268.— 1.. 0,378
Acquis, en 1826, à la vente fuite après le décès de David (n" 37
du Citilogue).
'S'O'4. Léonidas aux Tcrmopylcs.
rremière pensée du tableau qui fait pnrti»^ du Musée. Co
dessin est signé: L. David 181,3. On lisait derrière la mon-
ture ces mots écrits par le maître lui-même: Au bon ami
et au véritable amateur des arts, monsieur Somnmrica.
David.
A la plume cl à l'encre de Chine.— H. o,2H.— L. 0,282.'
Acquis, en 182G, 'd la vente faite après le décès de David (no 27
du Cataioguel.
ÉCOLE FRANÇAISE. — DWID. 21
Ce dessin, réuni nu iiiiméro préoédent et aux deux r.uilies de
l)aysages, n»' 707 et 708 ci-après^ fut iiayé 4,082 fr.
VOS. Les Sabines.
Première pensée da tableau qui fait pirlie du Musée du
Louvre.
Dessin très-arrêté à la plume, lavé d'encre de Chine cl
rehaussé de blanc. — II. 0,477.— L. 0,640.
Donné par M. Ingres, janvier 1856.
TOC Le Serment du Jeu de Paume.
Esquisse au crayon et à Phuile sur toile. — H. 4,000.—
L. 6.6(10.
David exposa au salon de 1791 (no 132 du livret) le dessin de
celte compositioD, dessin qui eut un grand succès et qui fut gravé pir
3L Jazet.
Par un décret du 28 septembre 1791, l'Assemblée Constituante
ordonna que le tableau serait exécuté aux frais du Trésor public, et
placé dans le lieu de ses séances; miis David, absorbé par la poli-
tique, laissa la peinture à l'état d'ébaucbe et telle que nous la voyons
aujourd'hui. Les personnages sont tracés au trait : le nu est, en
certains endroits, modelé avec soin sous les vêtements qui dpv.denl
le recouvrir et qui sont déjà indiqués au crayon. Quelques tètes prin-
cipales (celles de Mirabeau , de Barnave, de Dubois de C'anré et du
père Gérard) sont peintes avec une grande vérité.
Acquis, le 19 mars 1835, au prix de 2,400 fr. (vente de diffé-
rents tableaux et dessins de Louis David).
'Î'O'Î'. Deux dessins sur une feuille :
1" Étude de paysage.
Sur le premier plan, le Tibre ; à gauche, le cliâteau
Saint-Ange.
A l'encre de Chine el au pinceau.— II. 0,167.— L. 0.220.
22 ÉCOLE FRANÇAISE. — DESIIAYS.
2° Étude de fabrique des environs de Rome.
A l'encre de Chine cl au pinceau.— il. 0,151.— L. 0,210.
■yOS. Trois dessins sur une feuille :
Tous trois représentent des croquis de paysage et dts
études de fabriques des environs de Rome.
Tous trois sont au crayon noir eljà l'encre de Chine.
Le premier, H. 0,072. — L. 0,I5'<.
Le deuxième, II. 0,0.ï3. — L. 0,134.
Le troisième, H 0,068. — L. 0,134.
DELA.CAZETTE (SoriiiE-CLÉMENCE), peintr(\fle porlmits
en miniature, nce à Lyon en septembre 1774, tnorte à Paris
le 27 octob^^e 1854.
Voir l'Appendice du présent volume, p. 288.
'Î'OS. Portrait de jeune femme, vue en buste et de
trois quarts.
Elle est vêtue d'une robe de velours bleu de ciel, décol-
letée, et porte des turquoises dans ses cheveux noirs el
bouclés. Une ch;iîne de grosses perles orne son cou.
Signé: Sophie Clce Delacazeltu 1814.
Miniature, forme ovale.— II. 0.138,- L. 0,114.
Donné, en décembre 1854, par M. Charles Desains.
DESTI4YS (.lEAN-n.\PTiSTE-HENRi),7)e/«<rg, né ù CoWvil.e
près Rouen, en décembre 1729, mort à Parislle 10 fcvriei
1763.
Voir l'Appendice du présent volume, p. 289.
•ÎIO. Jlepos de la Sainte Famille en Egypte.
La Vierge assise à gauche lient sur ses genoux TEnfant
ÉCOLE FRANÇAISE. — DORIGNY. 23
Jésup, que contomplent les chdnibins. Saint Joseph sur le
second plan, à droite, fait boiro l'âne.
Esquisse à l'huile. — H. 0,335. ~ L. 0,309.
Collection Mariette.
DESPORTTS (François), peintre, né le 24 février 1661, au
villugi' de Chanipigneul, en Champagne, mort à Paris le
13 avril 1743.
Voir,4)our les détails biographiques, le Catalogue des pein-
tiiros, tcolo Trançaise, p. 99.
"S'A!. Portrait de Desportes en chasseur.
Il est assis sous un arbre, caressant un chien d'arrêt. Son
cheval et deux lévriers sont près de lui. A ses pieds, on
remarque un lièvre, un canard sauvage, un faisan et deux
perdrix.
Première pensée du tableau qui fait pîrrtie du Musée.
A la sanguine. — H. 0,133. — L. 0,188.
Acquis de 31. Mayor. Voyez, ci-dessus, n° 663,
DORIGWY (Louis), peintre et graveur à Venu-forte, né à
Paris en juin 1634, mort à Vérone en 1742.
Voir l'Appenclice du pré-ent volume, p. 290-
'Î'IS. La Vierge et l'Enfant Jésus apparaissent, portés
sur un nuage, à un souverain agenouillé, qui
reçoit avec respect l'anneau que lui apporte
un oiseau envoyé sans doute par Marie.
Le fond du dessin indique que le lieu de la scène est
Venise.
A la plume et lavé de bistre. — H. 0.1.ï". — L. 0,112.
Ce dessin a été piqué. 11 vient de la coliecticn. Hlarlette.
21 ÉCOLE FRANÇAISE. — DUCREUX.
DOYEN (GABRiEL-FnANçois^, peintre, né à Paris en 172G,
mort à Saint-Pélcrsbourg le ^jiiin 1806.
Voir, pour les «lùtails biograpliinue?, le Calalogiic des |»eiii-
t(irc!«, Ûcolc rrnnçaiMC. p. KO.
713. Première pensée du tableau de sainte Geneviète
des Ardents, peint à Saint-Roch sur l'autel
qui forme la droite du bras de la croix.
Esquisse à l'iuiile sur papier. — H, 0,;îJ7.— L« 0,205.
DU BREUIL (Toussaint), peintre, né à Paris en 1561 {?],
mort à Paris le 22 novembre 1602.
Voir l'Ajspcnilice du présent volume, p. 202.
'S' 14. Composition très-riche en figures représentant
la Crucifixion.
Le Sauveur esl sur la Ci'oix, entre les deux larrons. Uii
soldat lui perce le côté de sa lance. Au pied di la croix, le
groupe de la Vierge évanouie dans les bras des saintes
femmes. Parmi les autres figures, on remarque, à gauche,
sur le premier pion, un groupe de soldits vus à mi-coips,
emportant les vêtements de Jésus ; à droite, deux homnries
vêtus à la mode du xvi* siècle , montés Tun sur un cheval,
l'autre sur une mule, et paraissant contempler cette scène
de douleur.
A la pierre noire el reli.Tiissé de blanc sur papier gri«.
— II. 0,ao7. — L. 0,:i8l.
Collections Delanone et Jubaf-li.
DUCREL'X (Joseph), peintre el graveur à Veau-forte, né à
Nancy en 1737, mort à Paris le Vt juillet 1802.
Voir rA|»pcnilicc du présent volume, p. 207.
ÉCOLE FRAN^AISK. — DU MONSTIER. 2o
•yiS. Portrait de Ducreux, par lui-même.
Vu presque de face; front chauve, cheveux retombants
sur le collet, habit noir.
Pastel. — II. 0,C'(0. — L. 0,V20.
Acquis le 24 juillet 18 io, au prix de 100 fr.
DU MONSTIEU (Da>(I1îl), pcinh^e en crayon et ou pnslcl,
né ù Paris leihi mai lo74, mort à Paris letl juin lf)40.
Voir l'Appendice du prcserl volume, p. 298.
'îllî. Portrait du duc de LonguexUle, en 1632.
La tête seule est achevée ; la collerette n'est qu'indiqncc.
Il est vu presque de face, un peu tourné vers la gauche.
Sa moustache retroussée et sa royale sont rousses ; les che-
veux qui lui couvrent à demi le front et retombent sur la
collerette, sont d'un blond pâle.
Aux crayons rouge et noir et au pastel. — II. 0,i2a.— ■
L. 0,310.
Voyez, ci après, la note dn no 1385.
'5'1'î'. Tête d'homme dans la force de l'âge, vue abso-
lument de face.
Barbe et moustaches longues et noires. Cheveux courts et
relevés. Col rabattu.
On lit à droite de la main du n\aître ces mots écrits à la
sanguine : Ce samedi 26 de novembre 160o.
Trù.>|- terni! né à la pierre noire, à la sanguine et au
pastel. —H. 0,388.— L. 0,285.
Colleclions Mariette et Lagoy.
Ce crayon, l'un des plus beaux de Duiiel du Monstier, est le por-
trait de N. Brulart, marquis de Sillery, cliaucelicr de France. Il a
été gravé par Léonard Gaultier et par Mii;liel Lasne.
Acquis, avec quatre autres dessius, de M. Mayor, au prix [de
600 fr., mars 1856.
?6 ÉCOLE FRANÇAISE. — DU MONSTIER.
ÎIS. Portrait présumé de César, duc de Vendôme,
bâtard d'Henri IV et de Gabrielle d'Estrées.
A la droite du dessin, on lit celte signature : Fait par
Daniel du MonsHer.
Au crayon noir.— II. 0,373. — L. 0,280,
Voyez, ci-après, la note du n" 1350.
'S' 19. Portrait présumé de JH^^^ de Roye de la Roche-
foucauld.
Un collier de perles entoure son cou, et une rosette de
ruban rouge orne son corsage.
Aux crayons rouge et noir et au paslcl. — II. 0,370. -<
L. 0,270.
Voyez, ci-après, la note du n» 13jO.
•yso. Folâtrait d'une dame en costume de veuve.
Aux crayons noir et rouge et au pastel. — 11. 0,3C0. —
L. 0,260.
. Voyez, ci-après, la note du n" 1350.
•ÎS! . Portrait déjeune femme vue en buste et de trois
quarts, tournée vers la droite.
Les cheveux sont relevés en arrière, aplatis sur le sommet
de la tête, et forment par derrière une torsade. Deux mèches
nouées par des rubans noirs tombent sur la poitrine, qui est
nue. Un collier de perles orne le cou. Epoque de la fin du
règne de Louis XIII.
Au pastel et au crayon noir — II. 0,32G. — L. 0,2i0.
•yss. Portrait d' homme tm en buste et de trois quarts,
tourné vers la droite.
Il porte barbe et moustache; un grand col uni sort de son
justaucorps boutonné jusqu'en haut. On lit sur ce dessin, de
la main de rarlisle et à la sanguine : Ce 30 de septembre 1G08;
ËCOLE FRANÇAISE. — ERRARD. 27
et d'une autre écriture : C'est le fils aine de M. le président
Le Faure. On Vcipdloit M. de Morsun.
A la pierre noire, à la sanguine et au pastel.— II. 0,o51 .
— L. 0,acJ.
•ÎSS. Tête de femme, vue de trois quarts, tournée vers
la droite.
Ses cheveux sont crêpés et relevés autour de la tête, sur
le .soniinel de laquelle est posée une petite pièce carrée
d'étoffe blanche.
Aux crayons rouge et noir et au pastel. — H. 0,282.—
L. 0,220.
'5'S4. Portrait d'une religieuse, vue en buste et de trois
quarts, tournée vers la droite.
On lit sur ce dessin, de la main de l'artiste : Ce 22 d'oc-
tobre 1&15. De son.auge le 68.
Aux crayons rouge et noir et au paslcl.— H. 0;372.
L. 0,286.
•925. Tête d'un homme jeune encore, vu de trois
quarts et tourné vers la droite.
Ses cheveux blonds relevés sur lei sommet de la tète tom-
bent négligemment le long des joues. Il porte un grand col
uni.
A la pierre noire, â la sanguine et au pastel.— H. 0,238.
— L. 0,206.
Collection Jabach.
ERRARD (Charles), peintre et architecte, né à Nantes en
1601 [?], mort à Rome le 23 mai 1G89.
Toir l'Appeudico du préseul volume, p. 311.
28 ÉCOLE FRANÇAISE. — FRAGONARD.
îSJC Portrait de M. de Cluonbniy, frère de M. de
Chantelou et comme lui correspondant du
Poussin.
Il est représenté en buste et fie profil, tourné à droite.
A la sanjsuinc, forme ovale. — H. 0,123. - L. 0,101.
Collection Mariette.
FRAGOTVARD (Jean Honoré), peintre, m'miatari'ite et qrn-
ViUr, né a Grasse en 1732, mort à Paris te 22 août 1800.
Voir, pour les détiils biogtapliiques, le Cu(aIo;;uc des pcin"
turcS; Ecole française, p. 127<
'î'îî'5', La Lecture.
Une jeune femme assise écout(i attentivement sa môre, vue
de dos et lisant.
Lave de bistre sur crayon. — II. O.iSj. — L. 0,-212.
'S'SîS. Groupe de têtes.
On remarque deux vieillards à longue barbe, une femme
vue de profil et bizarement coiffée, et une tête de chérubin.
A la pleirc iioiie. — U, 0,199. — L. 0,272.
•yso. Groupe de têtes.
Une seule est celle d'un homme vu de profil et grimaçant.
Les autres sont des lêtfjs de jeunes filles. Au bas du dessin,
lèle de chérubin, les ailes déployées.
A la pierre noire. — II. 0,20i. — L. 0,280.
•STJO Groupe de têtes bizarres exprimant la terreur.
A droite un lion.
A la pierre noire. — 11. 0,200. -L. 0,286.
ÉCOLE FRANÇAISE. — FRAGOiNARD. 29
ÇSl, Groupe de têtes tariées.
Vieill.iids, nègres, turcs, jeunes filles. En bas, à gauche,
une tète de tigre ; au milieu une tête de cheval et une de
lion.
A la picirc noire. — U. 0,199.— L. 0^281,
ÎSîî. Paysage.
Au pied d'un mur en ruines et couvert de lierres, des
femmes sont oicupées à laver. A droite, sur le premier
plan, au bas d'un escalier, une jeune fille portant un vase
sur sa tète, et une femnie vue de dos et tenant son enfiint.
A la sanguine. — H. 0,330. — L. 0,483.
933. Paysage.
Intérieur de parc. Sur le premier plan, une femme assise
vue de dos et tenant une quenouille.
A la sanguine. — H. Oj384. — L. 0,329.
734. Portrait déjeune femme vue en buste et de trofs
quarts, la tête presque de face.
Un collier de perles entoure son cou, sa collerette est
ouverte, renversée, relevée en arriére et ornée d"un nœud
de ruban bleu.
Miniature ébauchée sur ivoire, forme ovale. — II. 0,066.
— L. 0,054.
Acquis, en janvier 1832, de M. Carrierj avec le numéro 787 (mi-
niature de Hall), au prix de 700 fr.
Ir RAliO^ARD, d'après RLBEWS.
733. Le Couronnement de sainte Marguerite.
La sainte Vierge, assise sur un Irùoe, lient sur ses genoux
30 ÉCOLE FRANÇAISE. — GELLÉE.
l'Enfanl Jésus, qui pose la couronne sur la tète de la sainte
martyre agenouillée. Deux figures de femme debout, et plu-
sieurs anges tenant des palmes et des couronnes complètent
la composition.
A la pierre noire. — II. 0,212. ~ L. 0,168.
GELLÉE, du CLAL'DE LORRAIIX (Claude), peintre et
graveur, né en ICOO, au château de Chamagne {diocèse de
Tout], mort à Rome le 21 novembre 1682.
Voir, pour les détails biographiques, le Catalogue des iiciu-
f lires, Kcolc rrcinçaisc, p. 135.
•ÎSG. Paysage.
A droite, sur le premier plan, un fleuve couché sur son
urne et tenant une palme. Des cerfs et des biches paissent
ou viennent boire au bord de l'eau. A gaucho, sur le second
plan et sous de grands arbres, Apollon enlouré des Muses
et jouant de la lyre.
Le maître a signé ce dessin de cette manière : CLAO.
ÎV. TV. F. mai 1G64.
A la plume, lavé de bislrc el d'encre de Chine, et re-
haussé de blanc sur papier gris.— H. 0,^51.— L. 0,507.
Ce dessin a souffert.
'SS'V. Paysage au bord de la mer.
Sur le premier plan, l'arliste a rcprésentii l'enlèvement
d'Europe. A gamhe, un groupe d'arbres. A droite et sur le
second plan, une tour en ruines au pied de laquelle est un
vaisseau à l'ancre.
A l.i plume, lavé d'encre de Chine, cl rehaussé de blanc,
— II.O,:m. — L. 0,V25.
Inventaire Jabach, n' ( Carrache el modernes).
ÉCOLE FRANÇAISE. — GELLËE. 31
•ÎSS. Paysage.
Le soleil (rappe avec force sur les terrains du premier
plan, où paît un troupeau de moutons.
Au second plan, une colline surmontée d'un château-
fort.
Au verso, outre un croquis de passage à la plume, se
voit la signature du maître: Claude Gellee Roma 16... (les
deux derniers chiffres sont illisibles).
A la plume, et vigoureusement lavé de bistre, sur papier
rougeàtre. — H. 0,183. — L. 0,263.
Gravé en fac simile par M. Louis Maivy. (Ghalc. Itnp.)
'7139. Paysage.
Coteau boise sur le bord du Tibre. Tout est dans l'ombre,
excepté le ciel ; effet du soir. Une barque suit le fil de
l'eau.
A la plume et vigoureusement lavé de bistre.— H. 0,209.
— L. 0,3U.
'î'40. Etude d'arbre, le pied engagé dans un buisson.
A la plume et lavé de bistre. — H. 0,273. — L. 0,208.
Collection Pelletan, a° 54 du Catalogue.
741. Deux dessins sur une feuille:
\° Paysage.
A gauche, les restes d'un temple antique ; à droite, un
vieil arbre dont la cime est brisée. Sur le second plan, des
fabriques entourées d'arbres.
A la plume, lavé de bistre et d'encre de Chine, et re-
haussé de blanc sur papier gris.— H. 0,418.— L. 0,159.
2° Paysage.
A droite et sur le premier plan, les ruines d'un temple
32 ÉCOLE FRANÇAISE. — GÉRARD.
jinliiiue; sur le second plan, derrière un groupe d'arbres,
un grand monument circulaire. Dans le fond, un pont orné
d'une statue.
A la plume, lavé d'encre de Chine et rehaussé de blanc
sur papier gris pâle. — II. 0,H7. — L. 0,160.
Collection Pelletan, o» 54 du Catalogue.
GÉRARD (François, baron], peintre, né à Rome le k juin
1770, mort à Paris le 11 janvier 1837.
Voir, pour les détiils biographiques; le Catalogue des pein-
tures, Kcole françiiisc, p. Ii5.
'J'iS. Elude pour l'une des Renommées destinées à
souleuir en j^lafond le grand tableau de la
bal aille d'Austerlitz, et qui font partie du
Musée impérial du Louvre.
C'est celle dont les cheveux sont relevés et noués au
sommet de la tête, et qui porte de la main gauche une
trompette.
Au crayon noir, rehausse de blanc, sur papier bleu.—
II. 0,:J00. — L. 0,295.
Donné par M. H. Gérard.
•^43. Elude d'enfant debout, la lêtevue de fice.
Son bras gauche est passé autour du cou d'un liivricr
debout auprès de lui.
.\u crayon noir. — H. <),-290. — L. 0,200.
Donné par M. II. Gérard.
'S'44, Tcle déjeune femme , vue de profil et tournée
vers la gauche.
Au crayon noir et à rcsloni[»c, forme ronde. —D 0,105.
Donné par M. U. Gérard.
ÉCOLE FRANÇAISE.— GÉRICAULT. 33
743. Portrait en buste d'une jeune femme coiffée
d'un chapeau.
Elle est vue presque de face et tournée vers la dioile.
Sur la monture de ce dessin est écrite la date I8O0.
Très-tcrminc, au crayon noir, rehaussé de blanc; forme
ronJc. — D. 0,13j.
Donné par M. H. Gérard.
•Î^O. Marins rentrant dans Rome, suivi de ses soldats
qui portent des têtes au bout de leurs piques.
Des sénateurs tremblants s'empressent au-devant de lai.
Au crayon noir, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 0.355. — L. 0,455.
Donné par M. H. Gérard.
GÉRICAULT (jEAN-Louis-ANDRÉ-TnÉODORE), peintre, né à
Rouen le 26 septembre 1791, mort à Paris le 18 janvier
18-24.
Voir, pour les détails hiograpliiques, le Catalogue des pein-
î::rcs, École française, p. 119.
'î'4'î'. Deux cheiaux de hallage vus par derrière et
marchant vers la droite ; un troisième est seu-
lement indiqué, à mi-corps à gauche.
Au verso du dessin, quatre croquis, dont deux représen-
tent des cavaliers turcs.
A la mine de plomb. — II. 0,1 SO. — L. 0,240.
Acquis de M. de la Salle. Voyez, plus loin,no 1281.
•y^S. Lion attaquant un cheval qui se cabre et re-
tourne la tête.
A la miuc de pi niu. • - II. 0,'i23. — L. 0,293.
Acquis de A. de la Sullc — Voyez, plus loin, n» 1284.
3i ÉCOLE FRANÇAISE. — GILLOT.
'3'4î>. Centaure enlevant une femme.
Un autre Centaure est renversé à terre, sous leurs pieds.
A la plume, rehaussé de blanc, sur papier huilé. —
H. 0,173. — L. 0,2."53.
Acquis de M. de la Salle, qui le tenait de M. Colin. — Voyez
plus loin n» 1281.
'S'oO. Centaure enlevant une Nyiuphe qu'il tient ren-
versée sur sa croupe.
Pendant du n° précédent.
A la plume, rehaussé de blanc, sur papier huilé. —
II. 0,20j. — L. 0,2i5.
Acquis de M. de la Salle, qui le tenait de M. Colin. — Voyez
plus loin no 1284.
•ysi. Hommes nus retenant avec peine des chevaux
prêts à s'élancer.
Dessin trés-arrèté pour le sujet de la course des Barberi,
dans le Corso à Rome. Cette composition a été lilhographiée
en fac-similé, par M. Al. Colin.
Dessin Irrs-lermlné à la plume sur papier huilé. —
U. 0,2<J.i. — L. 0,'<60.
Acquis de M. de la Salle, qui le tenait de M. Colin. — V^oyez pius
loin no 1284.
•ÎSS. Homme tenant par la bride un cheval qui 'ca
franchir une barrière.
A raquarellu. - II. 0,206. -- L. 0,286.
Acquis à la vente Colin, janvier 1815, au prix de 273 fr. 35 c.
GILLOT [Zlkmhv.), peintre etgraveur, né à Langrto irt 1G73,
mort à Paris le 4 mai i722.
Voir rAp{i<*ndicc du présent volume, p. 315.
ÉCOLE FRANÇAISE. — GIRODET-TRIOSON. 2o
74Î3. Scène de la comédie iialicnne.
A gauche, Arlequin monté sur un âne; près de lui, se
voit Cassandre debout. A droite, deux marmitons tenant
des casseroles et sonnant de la trompette. Dans le foml, un
liomme couché sur des tonneaux et tenant un verre à la
main.
A la plume, à la sanguine el lavé de sanijuiuc. —
H. 0,159. — L. 0,215.
Collection Maiiette.
GIRARDOjX (Fr.\nçois), sculpteur, ne à Troyes le 16 mars
16:28, mort à Paris le i^" septembre 1715.
Voir l'Appendice du présent volume, p. 318.
■^54. Tête de Satyre riant, vue presque de face et un
peu tournée vers la droite.
Aux trois crayons sur papier gris.— H. 0,3-iO.— L. 0,2U,
GIR0DET-TRIOSO3( (A.nne-Louis) , ije{nlre , né ù Mon-
lurgis le o janvier 1767, mort ù Paris le 9 décembre iSi't.
Voir, pour les dét liis biographiques, le Catalogue des pein-
tiireit, Ecole françui.se, p. 154.
'î'So. Portrait de Canova vu en buste et de profil,
tourné lers la gauche.
A la pierre noire et à l'eilompe. — H. 0,277. — L. 0,192.
L6-'ué au Musée par M. Delorme, peintre; élève de Girckt.
Entré au Musée en août 1800.
'536. Turc blessé.
Etude pour le tableau de la révolte du Caire.
Aux crayons de couleur et au pastel. — II. 0,iCO. —
L, 0,30.",.
Ventes Girodet et de Musigny.
Acquis de M. de la Salie. — Voyez plus loin n' 1281.
36 ÉCOLE FRANÇAISE. — GRANET.
'S'5'î'. Etudes de figures nues pour le sujet de la mort
de Plicire.
A droite, Phèdre se renverse mouranle sur son siège cl
est soutenue par ^Enone ; à gauche, Thésée cache sa tùio
dans ses bras, et son confident s'écarle cfTrayé. Tout à f;iit
à droite, se voit une seconde tète d'une expression diffé-
rente, pour la figure de Phèdre; c'est celle que rarli^le a
déflaitivement adoptée.
Au crayon noir. — II. 0,-2C5. — L. 0,355.
Glotte composition, destinûe à l'éJilioa de Racine, par Firiiiin
Diriot, a été gravée par R.-V. Massard.
Ventes Girodet et Révil.
Acquis de M. de la Salle. — Voyez plus loin n" 128Î.
'iSH. Portrait de M. Firmin Didot.
On lit sous le buste ces mots: "•
Firminus Didot, typographus
Stephanorum œmulus, Musarum cultor.
A. L. Giiodet-Trioson, amicus amicuui
Dol' Idib^ Marl^ 182.3.
Trés-leriiiiiK", au crayon noir et à l'estompe, avec quelques
louches de blanc. — H. 0,274. — L. 0,228.
Donné par la famille Didot en janvier 1818.
GRAWLT (Fp..\NÇois-MAruu3), jJ5/»^rc, né à Aixen Provence
le 17 décembre 1775, morî à Aixle 21 novembre 1849.
Voir, pour les dét ùU biographiques, le Catalogue de» iioin-
turc.««) Kcolc françaiNC, p. iri7.
•ys». Le padre Pozzo , de la Compagnie de Jésus,
entouré de quelques membres de son ordre, est
occupé à peindre.
A raquarelle cl à l'encre. — II. 0,245. — L. 0,373.
Ce dessin et les suivants font partie du legs de deux cents dessins
laissé au Musée par M. Grcnet.
ECOLE FRANÇAISE. — GREUZE. 37
'S'GO, Dîner dans le réfectoire du couwnl de Srin
BcnedcUo, à Subiaco.
Lavé à reucie et à raquardle. — H. 0,2'(5. — L. 0.:;"5.
"ÎCl. Vue d'une portion de l'escalier de l'Orangerie, du
château de Versailles.
A l'aquarelle. — H. 0,200. — L. 0,Uô.
ces. Souvenir du château de Versailles.
A raquarclle. — H. 2Ô0. — L. (i,',r,o.
'SG3. Vue de la cascade de la villa Belvédère, à Fras-
cali, prise du vestibule du pahis.
Lavé à l'encre (le Chine. — H. 0,240. — L. 0,200.
764. Intérieur de Véglise de St-Louis-des-F ramais,
à Rome, un jour de fête.
Lavé à l'encre de Chine. — H. 0,220. — L. 0,170.
VCîS. Vue de la Scala-Santa, a Rome.
Lavé à l'encre de Chine. — H. 0,345. — L. 0,22j.
VCG. Intérieur de l'église des capucins de la p^ace
Barberina à Rome, le soir, pendant les qua-
rante heures.
Lavé à l'encre de Chine. — II. 0,2tO. — L. 0,150.
GREUZE (.Jean-Bapïiste), peintre, né à Tournus le 21 août
1725, mort à Paris le'21 mars 1805.
Voir, pour les déUils biographi(iucs, le Cutaloguo des pciu-
tiircM, Ûcole fruiiçaisc, p. 160.
IjN ECOLE FRANÇAISE. — GREUZE.
'î'6'î'. Tête de jeune femme.
Elle est vue de trois quarts, tournée vers la droite et pen-
chée. La bouche est entr'ouverte.
A la sanguine. — II. 0,3G4. — L. 0,301.
Acquis de M. Defer, par décision du 14 novembie ISti, au prix
de 25 fr.
'7GS. Tête de vieillard, xiue de profil et tournée à droite.
Etude pour la figure principale du tableau appelé le
Paralytique.
A la sanguine.— H. 0,409. — L. 0,29i.
Acquis de M. Defer, par décision du 14 novembre 1844, au prix
de 25 fr.
'S'CO. Portrait en pied d'homme debout, vu de face et
appuyé sur sa canne.
La tête est de trois quarts et tournée vers la droite.
On croit y reconnaître le duc d'Orléans, père de Philippe-
Égalité.
A la sanguine, à la pierre noire et à l'eslompc. —
H. 0,519. — L. 0,326.
Acquis de M. Defer, par décision du 13 décembre 1842, au prix de
60 fr.
ïtO. Tête de vieillard, vue de trois quarts, tournée
vers la gauche.
Il est chauve et légèrement incliné en avant.
A la sanguine. — H. 0,369. — L. 0,300.
Acquis, par décision du 18 avril 1842, au prix de 25 fr.
'î"5'l. Femme debout, vue de profil, tournée adroite et
tendant les bras.
Pour l'une des figures du tableau connu sous le nom du
Savetier ivre.
A la sanguine. — U, 0,404. — L. 0,303,
ÉCOLE FRANÇAISE. — GREUZE. 39
*Î"Î'S. Tête d'enfant endormi, vue de trois quarts cl
tournée vers la gauche.
A la sanguine. — H. 0,215. — L. 0,-2W.
*a'aS. Tête déjeune fille couverte d'une sorte de capu-
chon.
Elle est vue de trcis quarts et penchée vers la gauche.
A la sanguine.— H. 0,266. — L. 0,213.
'Zl^4. Buste d'homme dans l'attitude de la douleur.
Il est vu de profil, tourné à droite, les deux mains
appuyée? sur un bàlon.
Au crayon noir et à lencre de Chine. — H. 0,179. —
L. 0,153.
Ç'Î'S. Tête déjeune homme exprimant la douleur.
Elle est vue de profil, tournée à droite et appuyée sur la
main.
Contre épreuve à l'essence et retouchée au pinceau de la
tète du fils, dans le tableau du Musée du Louvre connu sous
le nom du Fils puni.
A l'essence et au bistre. —H. 0,216. — L.O.tsT.
V^G. Élude de vieille femme.
Elle est vue en buste, tournée vers la droite, joignant les
mains et dans Tatlitude de la douleur.
Pour la figure de la mère dans le tableau de la Malédic-
tion paternelle.
A la sanguine. — il. 0,450. — L. 0,317.
CoUeclioa Denon.
40 ÉCOLE FRANÇAISE. — GROS.
GROS (Antoine-Jean, baron], peinlre, né à Paris le 16 mars
1771, mort à Paris le 26/wm 1835.
Voir, pour les détiils biogMphiqueSj le Catalogue des iicin-
(iircs, École française, p. 167.
'î'î'tt bis. Tinujléon, général corinthien, fait mettre à
mort son frère Timophane, pour l'empêcher
d'usurper le pouwir.
Au crayon noir, lavé d'encre de Chine et rehanssé de
blanc, sur pa|)ier gris. — 11. 0,i50. — L. 0,.ï80.
Légué par M"'« la baronuc Gros. Entré en avril 18i2.
"î"?"^. François J^'' et Charles-Quint visitant les tom-
beaux de St-Denis.
Première p(3nsée du tableau qui fait partie du Musée.
A la piuuiu. — H. 0,413. — L. 0,258.
Acquis h la vente l'aile après le décès de Gros, en 1830, au prij
de 327 fr. CO c.
'V'élH. Groupe de Turcs fuyant.
Croquis destiné à la composition de la bataille de
Nyzareth.
A la pierre noire. — II. 0,GO:j. — L. 0/(68.
Acquis, en décembre 1851, de M. Dcbay fils, au prix de 400 fr.
Atliibué àOV.OS.
'î"î'9. Apollon sur un char traîné par quatre chevaux
vus de face.
Il tient les rênes de la main gauclie et agite uu fouet de
la main droite.
Au crayon noir, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
il. 0,100. — L. 0,01.5.
Aequis de M. de lix Salie. — Voyez plus loin u" 1284.
ÉCOLE FRANÇAISE — GUIARD (M"i'). 41
GUÉUKV (Pierre-Narcisse, baron), peintre, né à Paris le
13 mars 1774, mort à Pu/75 le 16 juillet 1833.
Voir, pour les détails biographiques, le Ciitalogiio «les poiii-
liiros, Ecole françni<9o, p. 172.
•ÎSO. Sujet tiré de Daplmis et Chloé.
Le vieux berger Pliilélas racontée Dnphnisetà Cliloé que
l'Amour lui est opparu et lui a parlé d'eux.
A la plume el lavé de bistre. — H. 0,2C0. — L. 0,308.
Donné au Kusée par les élèves légataires de I*. Guéri n.
GL'ÉRliV (Jean), peintre de portraits en miniature, ne à
Strashourcj en 1760, mort à Obernai le 30 octobre 1836.
Voir l'Apponriic© du présent volume, p. 322.
•îSt. Portrait du général Kléber.
Il est vu jusqu'au milieu du corps, relevant la tct^ avec
animation et la tournant vers la droite. Grande cravate
noire, habit brodé d'or et entr'ouvert, ceinture rouge; fond
de ciel
Signé vers la droite : J. Guérin.
Miniature.— H. 0,215.— L. 0,125.
Acquis de M. Delattre, le 21 septembre 1849, au prix de 500 fr.
Ce portrait, exposé au salon de 1798, fut fort remarqué. L'antiur
aimait à rappeler que le général Bonaparte, en ayant entendu parler,
le fil demander et le garda plusieurs jours sur la chemitée de sou
petit salon de la rue Cliantereine. (Rxtiait d'une note communiqui'e
par M. L. Levrault.)
GUIARD (M-"*), née "LAUlLhE, peintre de portraits à Vhuile
et au pastel, née à Paris le H avril 1749, morte à Paris
le 8 avril 1803.
Voir rApiicndicc du présent ■volume, p. 325.
42 ÉCOLE FRANÇAISE. — GUIARD (M-"*).
•rSS. Portrait de M"'' Victoire, fille de Louis XV, en
robe bleue, avec fichu de dentelles.
Elle est vue presque de face. La chevelure poudrée, très-
large et trés-haule, est surmontée de rubans bleus.
Pastel. — H. 0,710. — L. 0,580.
•Ï8S bis. Portrait de 31""" AdélaMe, fille de Louis XV.
Elle est vue en buste, assise et de trois quarts. Robe bleu
pâle, fichu de dentelles avec nœuds de ruban. Chevelure
poudrée, large et haute , surmontée de dentelles et de
rubans.
Pastel. — H. 0,715. — L. 0,585.
■ÎSS Portrait en buste de M. Vincent, peintre.
Il est en habit rose, les cheveux poudrés, de trois quarts
tourné à droite.
Pastel. — H. 0,580. — L. 0,/.70.
Ce pastel et le suivant ont été donnés au Mu?ée par M^e Nannoni,
en 1832.
'5'84. Portrait en buste de M. Bachelier, peintre.
En habit gris, poudré, souriant, de trois quarts tourné à
gauche.
Pastel. — II. 0,.-.70. — L. 0,450.
Ce portrait et le suivant ont été e.\posés au salon de 1783.
'585. Portrait'dc M. de Beaufort, peintre.
En buste, de trois quarts tourné à droite.
Pastel. — II. 0,.".7(). — L. 0,'(70.
•ÎS"» bis. Portrait de Pajou, soilpienr.
Il est vu à mi-corps, le bras droit uu. tenant l'ébauchoir
ÉCOLE FRA.NÇ4ISE. — HALL. 43
de la main gauche et modelant le buste de Lemoine (maître
dePajou).
Pasiel. — n. 0,710. — L. 0,r,80.
Ce portrait, exposé au sa'on de 17S3, est le morceau de réception
fie Mme Guiard à l'Acadéinie.
GUILLEMOT (Alexandre-Charles) , peintre , né à Paris
en 1786, mort à Paris eu novmbre 1831.
Voir r.%i»pcn<liee du présent volume, p. 327.
GUILLEMOT, d'après MICHEL-ANGE.
•ÎSC. Le Jugement dernier.
Au-dessus de ce dessin est un petit médaillon de forme
ovale, contenant le portrait de Michel- Ange.
A la pierre noire. — H. 0,140. — L. 0,120.
II.4LL (Pierre-Adolphe), peintre de portraits à l'hnile, au
piistd, en miniature et en émail, né à Boras [Suéde] le 23
février 1739, mort à Liège le 15 mai 1793.
Voir l'Appenilîce du présent ■volume, p. .327.
•y87. Portrait du prince de Conti.
Il est vu presque à mi-corps et de trois quarts. Ses che-
veux sont poudrés. Il porte un habit gris sur lequel on
remarque plusieurs décorations.
Signé : Hall.
Miniature, forme ovale. — H. 0,078. — L. 0.06i.
Acquis, en janvier 1852, de M. Carrier, avec le n" 734, au prix
de 700 fr.
"ÎSS. Portrait de jeune femme en buste, de trois
quarts, tournée à gauche.
Robe verte rayée, guimpe en mousseline claire; les che-
veux légèrement poudrés, relevés sur le front, forment une
44 ÉCOLE FRANÇAISE. - ISABEY.
coiffure élevée que surmonte un léger bonnet orné de
rubans et de fleurs.
Miniature, forme ovale. — H. 0,070. — L. 0,053.
L'gué par M. Théodore Dublin, avril 1861.
UIJET (Jean-Baptiste), /)em<r« et graveur nVecm-forle, n<!
à Paris en 1746, mort à Paris en 1811.
Voir l'Appemlice du présent volume, p. 33J.
'SH9. Deux chiens.
L'un d'eux est couché et endormi sur le premier plan : le
second est vu à mi-corps.
Signé: J.-B. liiict 1779.
A la pierre noire et au pastel, sur papier gris. —
H. 0,2«:{. — L. 0,'.i82.
Aciinis de M. Deler, par décision du li novembre 1844-, au prix
de lu fr.
ISABKY (Jean-Baptisti'.), peintre de fortraitsen miniutare,
en émail et sur porcelaine, dessinateur, lithographe, ne à
Nancy le 11 avril 1767, mort à Paris le 18 avril 1855.
Voir l'Appenilice du présent volume, p. S-IG.
•yOO. Vue du grand escalier du Musée, construit sous
le premier Empire par Percier et Fontaine.
On voit à gauche un homme en costume oriental, arrêté
et vu de face. A droite, un oflicier de Imssards donnant le
bras à une femme vAtue de noir. Sur le premier plan, un
(iflicier de cuirassiers accompagnant une dame vue de dos,
drapée d'un cachemire vert.
Signé: J. Isabey 1817.
Dessin tri"'S-pr('cirus('im'nl lerinini'- h j'aipiarcllc. —
li. 0,860. — L 0,600.
Exii'.sé au salon de 1817 et acquis, en 183G, .iu prix de 8,000 fr.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LA PAGE. 43
JOîJ\E!NET (Jean), peintre, né à Boiien en 16H, mort à
Parisien avril 1717,
Voir, pour les détails biographiques, le Catalcgue des poin-
(uro»i, École française, p. 183.
T91. Etude d'homme drapé et debout, vu de profil et
tourné à gauche, lerant la main droite.
Pour la figure du Christ dans le tableau du Centenier, qui
se trouvait aux Recollets de Versailles. A la gauche du
dessin, doux études pour la tète du Sauveur.
Aux crayons noir et blanc sur papier gris. — I!. 0,319.
— L. 0,2;J3.
littz. Le Martyre de saint Pierre.
Quatre bourreaux clouent le saint sur la croix, la tôle en
bas.
A h pierre noire, lavé d'encre de Cbiive, sur papier
gris. — II. 0,289. — L. 0,224.
L.V PAGE (Raymond de), dessinateur et graveur à fcan-
fo-rte né à risle en Albigeois en 1656 [?\, mort à Lyon en
1684 [?\
Voir l'Appendice du présent volume, p. 342
•593. Le corps du Christ déposé siir le bord du tom-
beau.
Il est soutenu par plusieurs saints personnages. La Vierge
est debout à droite, joignant les mains et détournant la lête.
La Ma<ieleine b.iise la nuiin du Sauveur. Ce dessin ests'jîné
par Taniste : R*^ La Page.
A la plume, et lavé d'encre de Chine, sur vélin. —
H. 0,326. — L. 0,231.
3
46 ÉCOLE FRANÇAISE. — LA FACE.
'5'94. La chasse de Diane.
Le trait lancé par la déesse vient de percer le cou du
cerf, qui se jette à Toau poursuivi par les chiens. Les
NyRîphes accourent sur les pas de Diane, portant des épieux
ou tenant en lesse leurs limiers. Composition destinée à un
éventail.
A la plume el lavé d'encre de Chine. — II. 0,215. —
L. 0,380.
^"95. La Vendange.
Dsux hommes, dans une grande cuve, pressent le raisin
que des femmes apportent dans leurs hottes. A gauche,
d'autres hommes mettent le vin dans les tonneaux. Sur le
premier plan, deux paysans en gaité et une femme tenant
un tambour de basque. Prés de ce groupe, deux enfants
mangent du raisin. Composition destinée à un éventail.
A la plume el à rcncre de Chine, forme cintrée. —
H. 0,208. — L. 0,388.
* dessin a été piqué.
VOG. Amours dans une barque.
Deux d'entre eux rament, un troisième est au gouveroeil,
les autres font de la musi(iue.
A la plume el lavé d'encre de Chine, çy II 0,103. —
L. 0,219.
Ce dessin a été piqué.
Culleclion M. D
^9^. Triomphe de Bacchus.
Le dieu e-t couché prés d'Ariane, au milieu du dessin.
Tous deux regardent les Satyres qui les entourent et dont
quelques-uns se livrent aux plai>irs de la table. D'autres
apportent des outres ou d s ctrbeilles de fruits. Parmi les
ÉCOLE FRANÇAISE. — LAGNEAU. 47
figures d'animaux qui complotent la composition , on
remarque des tigres, des éléphants et iàne du Silène. Sur
le second plan, à gauche, des musiciens sur une estrade
forment un concert.
Tri's-fincmciil cxOciité a la plume el à l'encre de Cliir.f.
— II. 0,100. — L. 0,344t.
LAGî^'EAU ou LAISKEAU, peintre en crayon et ait pastj',
travaillait au, commencement du X';ii^ siècle.
Voir l'Aiipendice du préseul volumej p. 345.
•598. Porlrait de religieuse.
Elle est vue en buste et de trois quarts, tournée vers la
droite.
A la pierre noire, à la sanguine et au pastel.— H. 0,24.j.
L. 0,i07.
'î'99. Portrait d'homme vu eti buste et de profil ,
tourné à gauche.
11 porte une toque ronde posée sur le côté de la tète; ses
cheveux sout longs et son costume indique la fin du
xv^ siècle-
A la pierre noire, à la sanguine et au pastel.— H. o,2G0
— L a,185.
Ce cravon est évidemment la copie d'un dessin du commencemeni
du xvi^ siècle.
800. Portrait de jeune femïne vue en buste et de face.
Ses cheveux sont partagés sur le front, et frisés en petites
boucles qui tombent de chaque côté des joues.
Aux rrayoris rouge ei i>oir et au p^islel. — H. O.-iC-i. —
L. 0,209.
4S ÉCOi.E FRANÇAISE. — LAGNE\U.
SOfl. Portrait d'homme vu en buste et de trois quarts,
tourné vers la droite et regardant k spec-
tateur.
Un ch.ippau poioiu est posé sur sa longue chevelure noire ;
il perle in luiusse col et un justaucorps à longues manches.
A l.> pierre iioii e et au pastel. — H. 0,348. — L. 0,225.
SOS. Portrait de vieillard vu à mi-corps et presque
de face, un peu tourné vers la droite.
Il est ch luve et porte une longue borbe blanche. Il tient
de s»^s d 'ux mains les plis de sou manteau, qui couvre son
épaule gauche.
A la pierre noire et à la sanguine, avec quelques louches
de pastel ; forme ovale. — H. 237. — L. 0,177.
803. Portrait de cieillard vu en buste la tête de
face.
Il est chauve. Sa barbe grise et ses mou«tarhPs sont
taillies à la Henri IV. Le buste est enveloppé d'un manteau.
A la pierre noire et à la sanguine, avec quelques louclirjs
d- i)aslel; forme ovale. — H. 0,223. — L. 0,159,
SO-i. Portrait d'homme en buste et de trois quarts,
tourné vers la droite.
Son front est découvert, ses cheveux sont relevés autour
do la ttHe. Il porte moustaches et royale, tt sous sa collerette
à larges tuyaux est iiidiquéi! la cuirasse.
A II pierre noire, à la sanguine et au pastel.— II. 0,<3I.
L. 0,100.
80'i. Portrait de vieille femme riant
Elle Cit vue en buste et pre.'que de face, un peu tournée
ÉCOLE FRANÇAISE. — L.\ IIYRE. 49
vers la gnuche. Ses clievL-ux sont crêpés, relevés autour de
la lête et reeouverlsduue étoffe de couleur noire.
A la pierre noire et à la sanguine, sur papier gris
brun. — II. 0,324. — L. 0,2oi.
S06. Portrait d'homme vu en buste et de profd.,
tourné à gauche.
Il est chauve et porte moustaches et barbe en pointe.
A la pierre noire, à la sanguiii^e et au paslel; forme
ovale. — H. 0,17-4.— L. 0,122.
SO'S'. Portrait d'un magistrat.
Il est vu de face, et sa longue barbe tombe sur sa poitrine.
Au paslel et aux crayons rouge et noir. — H. 0,180. —
L. 0,130.
Voyez, ci-après, la noie du no 4330.
LA IIY'F.E (Laurent de), peintre et graveur, né à Paris en
février 1606, mort le 28 décembre 16o6.
Voir, pour les détail» biographiques, le Catalogue des peiu-
(iives, Kcole française, p. 178.
SOS, Au pied de la croix, la sainte Vierge assise à
terre soutient sur ses genoux le corps inanimé
du Sauveur.
Deux anges agenouillés portent, l'un la tête, l'autre une
des mains du Christ. Dans le fond, on aperçoit les voûtes
et les lits d'une chambre d'hôpital.
A la pierre noire, lavé de Chine et rehaussé de blanc
sur papier gris jaunâtre. — H. 0,3G6. — L. 0,293.
nveotaire Jabach, no523. (Carrache et roodernes.)
809. Le Christ apparaissant après sa résurrection
aux trois Marie agenouillées.
Fond de paysage.
Première pensée du tableau qui fut p3int par La Hyra
fiO ÉCOLE FRANÇAISE. — LA TOUR.
pour les Cnrmi'liles de la rue Saint-Jacques, et qui fait
parlic du Mu>éc.
A la pierre noire sur papier gris.— II. 0,;î50.— L. 0,2'.î0.
8tO. La sainte Vierge portée sur les nuages appa-
raît à trois religieuses, en prière près du
tombeau où sont déposés les corps de deux de
leurs compagnes.
A la pierre noire, cl lavé d'encre de (lliinc. Compo-
sition cintrée. — II. 0,307. — L. 0,207.
Sfll. Plusieurs Moines sont agenouillés derant un
autel qiic surmonte une statue de la Vierge
tenant l'Enfant Jésus , placée entre deux
statues d'éfêques.
Deux enfantsailés écartent les rideaux du daisqui couvre
Paute]. A droite et à gauche, dans le fond, une procession
dans la campagne.
A la pierre noire el lavé de liislre.— H. 0,287.— L. 0,200.
LAI\CI\ET {?i]coh\i^], peintre, né à Paris le '^i janvier 1690,
mort à Paris le 14 septembre 1743.
Voir, pour Ils détails l'iograiiliiciue?, le Catalogue des pein-
tiirc.s. École frjinçai.so, p. 192.
81 S. Etude deux fois répétée de religieuse vue de face,
la tête tournée à gauche.
A la sanguine cl aux crayons noir cl blanc, sur papier
gris. — II. 0,2Gr;. — L. 0,209.
LA. TOUR (MAunif:i: Qt.KNTiN de), p intrn de portraits aa
pastel, né à Saint-Quentin leîi septembre 1704, mort à St-
Qui'vtin le 17 février 1788.
Voir l'Apiiontlice du présent \olumc, p. 348.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LA TOUR. 51
813. Portrait de Louis XV en buste, vu de triais
quarts et tourné vers la gauche.
Il est lète nue, en cuirasse, l'époule droite recouverte dt}
maiilcau d'iiermine ; il porte l'ordre du Saint-Esprit et celui
de la Toison d'Or.
Pastel. - H. 0,6W. — L. 0,540.
814. Portrait de Marie Lcczinska , femme do-
Louis XV, en buste, vue de trais quarts et
tournée à gauche.
Elle porte une robe montante bkue et jaune. La main
di'oile est appuyée sur l'éventail, la tête couverte d'un fichu
de dentelle noiie noué sous le cou.
Pastel. — H. 0,640. — L. 0,540.
813. Portrait de Louis de France, fils de Louis XV,
à l'âge de 8om 10 ans.
Habit rose, plaque et cordon du Saint-Esprit , cheveux
poudrés. Il est vu presque de face, un peu tourné vers la
gauche.
Paslel; forme ovale. — H. 0,500. — L. 0,450,
816. Portrait du Dauphin, fils de Louis XV, dans un
âge plus avancé.
Il est vu presque de face, un peu tourné vers la gauche.
Sur son habit de velours bleu, il porte la plaque du Saint-
Esprit et le cordon de la Toison d'ur. Le chapeau sous le
bras gauche, la main droite dans le gilet.
Paslel. — H. 0,640. - L. 0,5^0.
81 'î'. Portrait de Marie-Josèphe de Saxe, dauphine
de France, belle-fille de Louis XV.
Elle est assise, vue de trois quarts, tournée vers la gauche.
52 ÉCOLE FRANÇAISE. — LA TOUR.
Sa robe est blanche et décolletée, ornée de rubans bleus :
elle tient r.n éventail de la main droite.
Pastel. — H 0,640. — L. 0,520.
818 Portrait du maréchal de Saxe.
En cuirasse, avec le cordon du Saint-Esprit et ur.t.
écharpe blnnche sur l'épaule droite. Il est vu de face, tête
nue, et poudré. ^
Pastel. — H. 0,580. — L. 0,480,
819. Portrait en pied de Jlf"'* de Pompadour.
Assise devant une table chargée de livres, elle tient un
cahier de musique dont elle tuurne négligemment les
pages. Le regard est dirigé vers la gauche. Grande robe à
ramages d'or et de couleur. Nœuds de soie rose pâle au
corsage, qui est décolleté.
Les livres que Ton voit sur la table sont : le tome iv do
V Encyclopédie, l'Esprit des Lois, la Henriade, le Paslor fîdo.
Prés de ces volumes, une mappemonde, un recueil de
pierres gravées et une petite estampe portant la signature :
Pompndour sculpsit. Au pied de la table, un portefeuille de
dessins ou d'estampes, et, sur un canapé placé au second
plan, une guitare.
Pastel. — II. 1,730. — L. 1,280.
Ce bel ouvrage, exposé an p.ilon di; 17jD, et payé à Latonr 24,000
livres, se trouvait, in 1797, entru les mains du sieur Lespinasse d'Arlet,
qui le proposa à rA'JmiiiistralJou des Musées. Nous croyons qu'il fut
icquis, soit en celto môme année, soit peu après, moyennant échange;
mais nous n'avons pu trouver la date précise de l'acquisition, ni la
listft des objets donnés à M. Lespinasse d'Arlet,
Le pastel appartenait, sans aucun doute, au Mu«ée dus le premier
Empire ; mais il ne fut exposé (]ue longtemps après cette époque.
Il fiiîure, iioiir la iircmicre fuis, au livret de 1838.
i
ECOLE FRANC VÎ^E. — LE HRUN. 53
SSO. Purlrait d'un personnage vêtu de noir, assis,
portant Vordre du Saint-Esprit, et tenant
un lii're sur le genou.
Il est vu de trois quart-, tourné à droite,
Paslel. - H. 1,U0. — L. 0,880.
3Ca. Portrait de J. Siméon Chardin, vu en buste ei
presque de face, un peu tourné vers la droite.
Cheveux poudre?, habit uoir, jabut.
Paslel. — H.O,4iO. - L. 0.360.
SîîS. Fortriiit de René Fremin, sculpteur du siècle
dernier.
Il est vu à mi-corps, regardfinl le spectateur. Il tient sa
canne de la main droite, et montre de la main gauche ua
objet que l'on naperçuit pas.
Pastel. — H. 0,9*0. — L. ,730.
Ce beau porlrat, acquis en décembre 18r)o. au prix de 2,000 ù-,
de M^c Piot. arrière pelite-Blle de René Fremin, a été gravé par
V.-L. Sui uiTue, pour sa réceplion à l'Acaiémie, en 17-i7. La planche
f.iit partie de la Clialcogiaphie impériale.
&JS3, Portrait de Vauteur.
Il est vu en buste, riant et regardant le spectateur.
Ébauclic. Pastel.— H. 0,560. — L. 0,i33.
LE EKL'I\ ,Ch.\rles) , peintre et graveur , né à Paris le
'ii février 1619, mort à Patin le 12 février 1090.
Voir, pour le> d. taiU biographiques, le talwiosue de» |»ciii-
tui'cs, Kcole frauçaiMe» p. 32.
3.
Si ÉCOLE FR.WÇMSE. — LE HRUN.
8S4, Groupe de trois feiiinies nues.
L'une d'elles, à moiiié évanouie, est soutenue par les .lenx
autres.
Etude desiince à une composition d'Estlier devant
Assuérus.
A la sanguine el au crayon blanc, sur papier gris. —
II. 0,278. — L. 0,224l.
823. Etudes pour une adorulion des bergers.
Au milieu du dessin, le corps de l'Enfant-Jésus couché.
A gauche, une tiMe de berger penché vers la droite, et deux
études de mains. A droite, deux têtes de jeunes gens ou
d'anges.
Aux crayons noir cl lilanc, sur papier gris foncé. —
H. 0,-2C5. — L. 0.-2'«8.
8SG. La r.ainte Vierge assise tient de ses deux mains
l'Enfant Jésus, debout, vu de dos et tournant
la tête vers le spectateur.
A la sanguine el au crayon blanc, sur papier gris. —
H. 0,399. — L. 0,2ô6.
82^. Deux études d'enfant dormant.
Pour la figure de l'Enfant Jésus dans le tableau du Mu-
sée, nommé le Silence.
Dans le bas du dessin, deux croquis pour la composition
du même tableau.
A la sanguine el an crayon blanc, sur papier gris. —
II. 0,42.';. — L. 0,282.
8S8. Elude de vieille femme debout et diapée, inclinée
et tendant les bras vers la gaw.he.
Pour la figure de sainte Anne dans le tableau du Musée
du Louvre : le Silence.
A la sanguine el au crayon biaîic, sur papier gris. —
II. 0,410. - L. 0,276.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN. 55
829. Deux éludes d'enfant.
L'un assis et levant le bras gauche, la tt^te tournée vers
le spectateur ; l'autre suspendu au sein de sa mère.
Ces deux figures ont été placées par le maître dans le
tableau représentant l'entrée du Christ dans Jérusalem, qui
fait partie du Musée du Louvre.
Auï trayons noir el blanc, sur papier gris. — H. 0,iXi.
— L. 0,-268.
830. Deux études pour une figure d'enfant, assis, vu
de dos et jouant avec un chien.
Elle a été employée par le maître, pour les premiers
pions de son tableau représentant l'entrée du Christ à Jéru-
salem.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gr's.— H. 0,222.
L. 0,362.
83t. Le Christ portant la Croix.
Première pensée de la composition peinte par Lebrun
avec de grands changements, et dont le tableau fait partie
du Musée.
Croquis à la pierre noire, lavé d'encre de Chine, et
rehaussé de blanc. — H. 0.-2S0. — L. 0,439.
833. Le Christ étendu sur la croix.
Etude pour la figure principale du tableau de l'Élévation
en croix, qui fait partie du Musée du Louvre."
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — H. 0,349.
L. 0,261.
833. Le Christ nu étendii sur la croix,
A gauche du dessin, étude des jambes de la même figure
vue de face.
Pour le tableau de l'Élévation en croix.
Aux crayons noir et blanc sur papier gris. — H. 0,408.
— L. 0,290.
56 ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN.
83 ï. Etîide de femme drapée, agenouillée, la tête
levée, les bras tendus, exprimant la douleur.
Pour la figure de la Vierge dans le tûbleau de rÉIévation
en croix.
Dans le bas du dessin, élude de l'un des bras ei d"iaic'
partie de la draperie.
Aux crayons noir cl blanc, sur papier gris. — II. '(()! .
— L. 0,2:u.
833. La Chute des esprits rebelles.
Saint Michel foudroie les anges rebelles ; il est dans le
haut de la composition, entre deux anges qui s innentde
la trompette.
Au crayon noir et à la sanguine. — H. 0,790. — L. 0,312.
83C. La bataille de Constantin contre Maxence.
Sur un pont, l'Empereur à cheval, un javelot à la mnin.
s'élance contre Maxence, qui est renversé. La croix apparaît
dans le ciel. Sur le premier plan, un groupe de coiiibyt-
tants.
Au bistre reliaussc de blanc. — 0. 0,7:{j. — L. 1,000.
SST. Trois études d'anges.
L'un est drapé et joint les mains , ses ailes sont déployées
et la figure est entière. On ne voit des deux autres que le
haut du corps, et leurs bras sont croisés sur la poitrine.
Aux crayons noirel blanc, sur papier gris. — U. 0,'(01.
L. 0,250.
838. Première pensée du plafond de la (j(derie de
Versailles.
Le grand compjrliineul du milieu représenie la réceplion
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN. 57
d'Hercule an milieu des dieux de l'Olympe. Dans un grand
nombre de médaillons plus petits et de diverses formes,
?eliés les uns aux autres par des n<j[ures et des ornements
destinés à être exécutés en sculpture, l'artiste o dessiné les
travaux du héros. Enfin, quatre compartiments qui se font
pendants et qui accompagnent celui du centre, sont consa-
cré? aux triomphes d'Apollon, de Bacchus, de Neptune et
de Pan.
Ce projet ne fut pas ayréé par Louis XIV.
Au crayon et à la plume, lavé d'aquarelle. — H.0,4i5.
— L. 4,841.
839. Triomphe de Neptune et d'Amphitrite.
Le dieu et la déesse sont assis sur un char traîné par
quatre chevaux marins. Lestritonset les naïades les accom-
pagnent. A droite, sur le second pion, la figure de Poly-
phème assis sur un rocher et jouant de la flûte.
Cette composition, connue sous le titre an Réveil des Eaux
a été peinte, avec de notables changements, par Lebrun, à
rexlrémilé méridionale de la galerie d'Apollon, au Louvre.
A la plume et lavé sur sanguine; forme cintrée. —
H. 0,493. — L. 0,892.
840. Le Triomphe de Cybèle ou le Réveil de la Terre.
La déesse, la tête ceinte de tours, est assise sur un char
traîné par deux lions. Les faunes, les Satyres et les Nym-
phes l'accompagnent en jouant de divers instruments. A
gauche, prés d'un homme endormi, des enfants jouant avec
des guirlandes. — A droite, des Nymphes chasseresses
endormies, que contemplent de> Satyres.
Cette composition, destinée par Lebrun à faire pendant
au Réveil des Eaux qui décore l'une des extrémit-'S de la
galerie d'Apollon (voyez le n° précédent), n'avait pas été
exécutée en peinture.
58 ECOLE FRANÇAISE. — LE BRUN.
Elle a été en dernier lieU; lors de la restauration de cette
galerie en 1830, traduite d'après notre dessin, avec quel-
ques légers changements, par le pinceau de M. Josoph
Guichard, el elle orne actuellement la voussure même pour
laquelle le grand décorateur du xvii« siècle l'avait disposée,
A la itlunifi et lavé sur crayon; forme ciiilrsc
H. 0,546. — L. 1,098.
S41. Etude de Satyre accroupi levant la tête et le bras
droit. A droite, étude dit bras et de la main.
Ce dessin paraît avoir été destiné à servir de modèle à un
sculpteur.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — îl. 0,203.
L. 0,386.
Collection 31arieUe.
84S. Elude dliomme nu porté par trois soldats.
Pour la figure de Porus dans le tableau bien connu qui
fait partie de la suite des batailles d'Alexandre, et qui rcpié-
sente Porus blessé amené devant Alexandre.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. —H. 0,516.
L. 0,'(0G.
843. Etude d'homme deboiit, drapé, tourné vers la
gauche, portant la main à son front el regar-
dant avec admiration.
Dans le bas du dessin, tête de vieille femme coiffée à
l'égyptienne.
Ces deux études ont été employées par Lebrun dans son
célèbre tableau de la Tente de Darius.
A In sanguine el au crayon blanc, sur papier gris. —
H. 0,429. — L. 0,223.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE PRUN. W
SS4. Alexandre tourné à droite, de profd, casqué,
regardant en bas.
Tôle d'éludé pour le tableau de la Tente de Darius,
Pastel. — H. 0,410. — L. 0,273.
S-4S. Le roi gouverne par lui-même. — 1661.
Pi'emiére ponsée.
Louis XIV, assis sur "son trône et tenant un gouvernail,
regarde dans les airs une femme qui porte une couronne
ëtoilée ; de nombreux enfants sont au pied du trône; on
aperçoit derrière le roi les trois Grâces et une femme assise
revêtue d'un manteau fleurdelysé.
Au crayon , lavé à Peiicre de Chine, sur papier gris. —
H. 0,795. — L. 0,522.
Pour la composition peinte au plifond de la galerie de Yer5:ulle=.
Il y a plusieurs difTérences dans les figures, dont qiitlques-unes
sont nues dans le dessin et drapées dans le plafond.
8^6. Le Passage du Rhin.
Le roi Louis XIV est à cheval au bord du fleuve. La
Victoire vole devant lui. Plusieurs cavaliers sont déjà dans
l'eau. Adroite, la figure du fleuve effrayé et uoe Nymphe.
Ce sujet, traité en bas-relief et où les figures sont costu-
mées à l'antique , a été exécuté pour la décoration de la
porle Siiinl-Denis, par Michel Atiguier.
A la pierre noire et lavé d'encre de Chine. — H. 0,255.—
L. 0,'i86.
847. Portrait de Louis XIV, vu de profil et tourné à
gauche.
Il «?st jeune encore et porte ses longs cheveux tombant
sur les épaules L'artiste n'a indiqué du costume que le
rabat de dentelle au cou.
Au pasit'l sur papier gris. — 11. 0,519. — L. O.iOO.
60 ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUV.
84S, Povlrall de Louis XIV, vu de profil cl tourné à
gauche.
Il est représenté dans la force de l'âge, le cou nu tt por
tant de lonj^s cheveux.
Au pastel sur papier giis. —H. 0,524. — L. 0,402.
840. Le roi Louis XIV, en buste, vu de trois quarts
et tourné à droite.
Il porte une perruque. Nœud de rub'in par-de>sus lu
rabat. Moustaches fort petites.
Paslel. — H. 0,300. — L. 0,390.
8SO. Portrait d'un personnage vu de trois quarts et
tourné à gauche.
Cuirasse et longue perruque.
Paslel. — II. 0,540. — L. 0,380.
8Sf , Portrait d'homme ru en buste et de trois quarts,
tourné vers la droite.
Il porte une large perruque brune. L'habillement n'est
pas indiqué.
Au paslel sur ])apier gris. — H. 0,.j25. — L. 0,;i95.
8SS. Le roi Louis XIV à cheval.
Deux Amours décochent sur lui leurs flèches.
Fragment d"une plus grande com[)osiiion.
Lavé (l'encre du Chine sur crayon noir. — H. 0,250. —
L. 0,180.
8S3. Portrait de la marquise de Brinvilliers , fait
d'après nature, en 1070, au moment où elle
allait subir son jugement.
Ses traits altérés portent les traces de la toriuic. Diiiio
ÉCOLE FRANÇAISE. -LEBRUN et VANDER MEULEN. CJ
de ses mains elle tient un petit crucifix. Un prêtre, dont la
figure est légcreinenl indiquée adroite, met un cierge d;ins
son autre main.
Aux trois crayons, avec quelques louches de pastel, sur
papier gris. — H. 0,310. — L. 0,246.
LEBRUN, d'après POUSSIN.
6S4. Trois enfants jouant avec un loup.
L'un d'eux est renversé.
Tiré du tableau bien connu du Poussin représentant Mars
et Vénus, et faisant partie du Musée du Louvre.
Aux trois crayons, sur papier gris. — H. 0,343. — L. 0,423.
85S. Enfant couché s'affublant du baudrier et du
casque de Mars.
Tiré du tableau de Murs et Vénus.
Aus trois crayons, sur papier gris.— H. 0,338.— L. 0,466.
LECRLN et VAN DER HEULEN.
85G. Louis XIV partant pour la guerre.
Unejeune femme cherche en vaiû à le retenir. Les Amours,
tenanten mctin, les uns leurs arcs, les autres divers attributs
des arts et des sciences, joignent leurs efTorts aux siens.
Mais Minerve est debout prés du roi et lui montre le chemin ;
à droite de la composition, des officiers tiennent le cheval
du roi. L'armée est groupée sur les ditîerents plans d'un
vaste paysage.
Les fiu'ures de premier plan «ont d^i Lebrun, le reste est
de Van der Meulen.
A la pierre noire et à la mine <ic plomb, lavé d r: crj de
Cliine. — H. 0;.irt. — L. 0,470.
G2 ECOLE FRANÇAISE.— LEBRUN, VAN DERMEULEN.
SS*?. Louis XIV revenant à la tête de son armée, qui
remiMt le second plan et le fond de la compo-
sition.
Une jeune beauté, qu'ornent les trois Grâces et qu'accom-
pagn*nt l-^s Amours, s'avance au devant du Roi. Dans le
ciel, deux Renommées; l'une sonne de la trompette, Tauire
tient des couronnes.
Les tigures du premier plan sont de Lebrun; tout le reste
est de Van der Meulen.
A la pierre noire et à la mine de plomb, lavé d'encre do
Chine. — H. 0,323. — L. 0,469.
858. Vénus et les Amours attendant Louis XIV au
passage d'un défilé.
Le roi est à la tête de son armée. Vénus le montre aux
Amours, qui lancent leurs flèches sur lui.
Les figures de cavaliers sont de Van der Meulen.
Ar. crayon noir el à la mine de plomb, lavé d'encre de
Chine. — H. 0,344. — L. 0,285.
Il est à remarquer que Lebrun a emprunté qneli^ues-unes de ses
figures d'Amours au tableau de Jules R' main, représentant Vénus et
Vulcain, qui fait partie du Musée du Louvre.
859. Entrée de Louis XIV et de Marie-Thérèse à
Douai, en juillet 1667.
Le roi est à cheval, entouré de nombreux personnages ei
accompagnant le carrosse de la reine. Les notables age-
nouillés offrent à cette princesse les clefs de leur ville. Djns
le fond, les remparts de la ville, garnis d'un grand nombre
de figures.
Les fondssont de Van der Meulen. Les figures de premier
plan nous paraissent disposées et retouchées par Lebrun.
Au cr.iyon noir fl à l.i mine de plomb, lave d'cncie de
Chine. — 11. 0,482. — L. 0,701.
ÉCOLE FRANÇAISE.— LE BRUN, VAN DERMEULEN. 63
860, Louis XIV reconnaissant la position de l'ennemi
à la tranchée ouverte devant Tournaij , eu
1667.
Le roi est à droite, passant le haut du corps au dessus de
la tranciiée. Trois officiers s'empressent autour de lui et
veult-ni l'empêcher de s'exposer ainsi. Plusieurs figures de
solduts creusant la terre ou apportant des fascines complc-
lenl la composition. A gauche, les clievaux du roi.
A la pierre noire et lavé d'encre de Chine. — H. 0,524.—
L. 0,796.
8fil. Louis XIV inspectant la tranchée devant Douai,
en 1667.
Le cheval d'un garde du corps esi tué prés du roi pendant
cette visite.
A la pierre noire et lavé d'encre de Chine. — H. 0,492.—
L. 0,Vo3.
8SS. Louis XIV arrivéprès de Lille, du côté duprieuré
de Pires, en 1667, donne ses ordres pour faire
le siège de cette ville.
Le roi est à cheval, entouré de plusieurs officiers. Dans le
fond du paysage, on voit les clochers de Lille.
Le paysage est en entier de la main de Van der Meulen.
Les figures du premier plan sont disposées et retouchées par
Lebrun.
, 4 la pierre noire ei à la mine de plomb, lavé d'encre do
Chine. — H. 0,442. — L. 0,7M.
863. Ouverture de la campagne de 1G72.
Louis XIV est à cheval, entouré de ses officiers et donnant
des ordres. Au-dessus du roi, sur des nuages, sont les figures
de la Sugesse, de la Prévoyimce, de la Diligence, du Secret ;
la Fraude et l'Orgueil s'éloignent.
6i ÉCOLE FRANC SISE. — LE BRUN
L'n vaste paysage do la main de Van der Meulen s'étend
derrière celte composition; il est garni de troupes et repré-
sente diverses villes des bords du Rhin.
A la pierre noire et lavé d'encie de Chine ; le paysage
est à la mine de plomb. — H. 0,298. — L. 0,601.
SC-î. Louis XIV devant, Utrecht, 24jwmt672.
Le roi est à cheval vers la gauche du dessin. Il est entouré
de ses officiers et tient le bâton de commandement. Sur les
différents plans du vaste paysage qui occupe toute la droite,
se déploie l'armée française. Dans le fond , le clocher
d'Utrecht.
Sur les nuages, sont groupées de nombreuses figures
allégoriques. La Valeur, la Piété, la Clémence, la Renommée
accompagnent le roi. Plus loin, on voit la Noblesse et
la Religion que terrassent la Rébellion et THérésie, et que
l'armée royale va délivrer. L'Ambition prend la fuite.
Ces figures allégoriques sont en entier de la main de
Lebrun. Le paysage et les nombreuses figures qui Tenri-
chissent sont exclusivement l'ouvrage de Van der Meulen.
Les figures du premier plan, et principalement celle du roi,
parai^sc^t reioucliees por Lebrun.
A la pieri e noire el à la mine de plomb, lavé d'encre de
Chine. — 11. 0,396. — L. 1,047.
Cartons de LUBRV^ (\).
(I) Ces grands dessins de Lebrun se trouvant répartis enire les di-
verses salles (voyez l'avcrti^scnienl à la tèle du présent volume), nous
avons cru devoir les décrire en tomiiienranl |)ar la salle n» i el en sui-
vant jusqu'à la salle no ii. Le public pourra ainsi plus racilement les
trouver el les reconnaître.
Nous donnons les noms des graveurs qui ont reproduit les compoM-
tions, dans lesquelles entrent les dilTirenls (groupes et ligures de nus
cartons. Toutes ces cslaenpes d'après Lebrun font partie de la clialco-
grapliie des musées impériaux.
ËCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN. 60
SCS. Figure de femme drapée, dont la tête est cou-
ronnée de lauriers.
Elle est assise et tient un livre ouvert.
A la pierre noire, rehaussi- de blanc, sur papier gris. —
H. 1,370. — L. 1,5C0. — Salle 1.
Élude pour la Muse de l'histoire, dans le plafond du grand escalier
do Versailles.
Gravé par Simonneau l'aîné,
86«. Groupe de quatre femmes.
L'ano d'elles , dont la tête est couverte d'un casque,
semble donner des ordres.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris
forme ovale.— H. 1,780. — L. <,5G0. — Salle 1 .
Cnrlon pour k réparation de l'attentat des Corses, en 1G66. Au
plafond de la galerie de Versailles.
Gravé par Liotard et fini par Turdieu fils.
SC'î'. Figure d'ange assis, la trte levée au ciel, tourné
de trois quarts à gauche.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur. papier gris. —
H. 1,260. — L. 1,540. - Salle \.
Étude pour la coupole de la chapelle de Sceaux.
Gravé par Gérard Audran.. 1683.
868. Combat de trois femmes armées chacune d'une
épée, et la tête couverte d'un casque.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris
forme ovale. — H. 4,840. — L. l,r)GO. - Salle 1.
Carton du médaillon représentant la Hollande secourue contre
t'iivéque de Munster, \&(ib. Au plafond de la galerie de Versailles.
Gravé par ïardieu père.
en ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN.
8G9. Figure de guerrier presque nu, tourné à droite,
et tenant la hampe d'un drapeau.
A la pierre noire, sur papier gris.— H. 1,390.— L. 1,380
— Salle 1.
Étude pour la figure de l'Espagne, au cintre du Salon de la Guerre,
à Versailles.
Gravé par Dupuis l'aîné.
Sî"©. Femme ailée et drapée, la tête couronnée de
lauriers.
Elle est à genoux, le bras gauche levé, tournée de trois
quarts à gauche.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 1,C80. — L. 1,2:i0. — Salle 2.
Carton pour une ligure de l'un des angles, au plafond du grand
escalier de Versailles. ,
Gravé par Simonneau l'aîné.
8'ïl. Deux anges drapés, se tenant entrelacés.
A la pierre noire et à la sanguine, rehaussé de blanc,
sur papier gris. — H. 0,980. — L. 1,190. — Salie J.
Étude pour la coupole de la chapelle de Sceaux.
Gravé par Gérard Audran, 1GS3.
S'ÎS. Une femme ailée et drapée, la tête couronnée de
lauriers, écrit sur un livre que soutient un
vieilla rd agemuillé.
A la pierre noire, reliaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 1,000. — L. 1,180. — Salle 2.
Cirlon pour le médaillon en clair-obscur, représentant Vlhstoire
pctivant les évcnements du règne de Louis XIV, au plafond du grand
escalier de Versailles.
Gravé par Etienne Daudet.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRIN. 6/
S'S'S. Un Amour, les bras oui:crls et le>:cs. supporte
uiie volute.
11 est vu de face, à mi-corps.
A la pierre noire, rehaussé de b'.anc, sur papier gris.—
H. 0,750. — L. 1,030. — Snlle 2.
Élude pour l'une des ligures de l'angle de l'Asie, au plafond du
grand escalier de Versailles.
Gravé par Simonneau.
8'3'4. Femme ailée et drapée, s'élexant dans es airs
le bras gauche au-dessus de la tête.
Elle est vue presque de face, les jeux baissés.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris.—
H. 4,6tJO. — L. 1,230. — Salle 2.
Élude pour la Ogure d'uo des angles, près d'un trophée, au pla-
fond du grand escalier de Vei?ailles.
Gravé par Simonneau rainé.
875. Un Amour soulèxe une couronne de feuillage.
Il est vu de profil et tourné à gauche.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, surpap'er gris.
— H. 0,880. — L. 1,200. — Salle 2.
Élude pour une figure de l'angle de l'Afrique au plafond du grand
es-ali'-r de Versailles.
Gravé par Simonneau.
8*6. Femme assise près d'un chevalet.
Deux Amours dessinecl devant elle, et un troisième bro
ses couleurs dans le fond.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 1,060. — L. 1,180. — Salle 2.
Carton pour le médaillon en clair-obscur, représenlanl la Peinture
C8 ËCOLE FRANC USE. — LE BRUN
)fui trnvaille pour la gloire de Louis XIV, au plafond du cranH es-
calier de Versiilles.
Gravé par Etienne Baudet.
S'î'î'. Amour soutenant une guirlande de fleurs.
11 est vu de trois quarts, tourné à gauche.
A la pierre noire, rehaussé de Maiic, sur papier gris.
— H. O.790. — L. 1,030. — Salle 2.
Étude pour l'eDcadrcment du médaillon d'angle, représentant la
Vigilance, a.» plafond du grand escalier de Versailles.
Gravé par Simonneau»
S'î'8. Femme assise, couronnée et drapée.
Sa main gauche est appuyée sur un carton, et elle tient un
crayon; des pièces de monnaie s'échappent d'un vase placé
près d'elle.
^ la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris.
— H. 1,080. — L. 1,180. — Salle 2.
C.irton pour le médaillon d'angle, en clair-ob;cur, représentant M
Mcignifi'.ence, au plafou i du grand escalier de Versailles.
Gravé par Etienne Baudet.
S'Î'O, Femme agenouillée s'életant dans les airs ; elle
est tournée de trois quarts à droite.
Sa tête est couronnée de lauriers; le bras droit est leodu.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur pii|iior gris.
— H. 1,740. — L. 1,470. — Salle 2.
Étude pour une figure d'un des angles du pl.it'oud du grand esca-
lier de Versailles.
Gravé par Simonneau l'alnë.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN. C9
880. Femme travaillant à un buste.
On voit à ses pieds un fragment de statue, et derrière elle
un Amour qui sculpte.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris.
— H. i ,0G0. — L. i ,170. — Salle 2.
Carton pour le médaillon en clair-obscur, représentant la Sculp-
ture qui travaille au buste du Roi, au plafond du grand escalier
de Versailles.
Gravé par Etienne Baudcl.
8S1. Femme ailée et drapù, couronnée de lauriers,
regardant en haut.
Elle a les bras levés et est vue de trois quarts, tournée à
droite.
\ la pierre noire, rehaussé do blanc sur papier gris.
— H. 1,630. — L. 1,'«oO. — Salle 2.
Étude pour la ligure de l'un des angles, au plafond du grand
escalier de Versailles,
Gravé par Siinonneau l'aîné.
88S. Figure du Père éternel, j)orté par deux anges.
Il a la main gauche sur la poitrine et regarde en bas.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris.
H. i :69n. — L. 1 ,380. — Salle 3.
Élude pour la fresitue de la voûte, clans la chapelle de Sceaux»
Gravé par Gérard Aulran, 1681.
.'^83. Mercure, assis sur Pégase, s'élève dans le ciel.
Il est de trois quarts, tourné à gauche.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
II. 1,860. — L. 4,570. — Salle 3.
Carton pour un médaillon à fond d'or, au plafond du jrrand e'cilîir
de Versailles.
Gravé par Simonneau l'aîné.
f.
70 ECOLE FRANÇAISE. — LE BRUN.
884. Homme nu, assis, les jambes croisées.
On voit à sa gauche un bélier et un bouclier.
A la pierre noire, rehausse de blanc, sur papier gris. —
H. i,570. — L. 4,730. — Salle 3.
Étude pour run des esclaves assis à côté de la proue du navire,
dans un angle du plafond du grand escalier de Versailles,
Gravé par Simonneau l'aîné.
885. Femme couronnée , enveloppée de draperies
qu'elle retient des deux mains.
Elle regarde eo haut ; sa tète est de profil et tournée à
gauche.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 1,600. — L. 1,670. — Salle 3.
886. La Renommée volant au-dessus de la terre.
Elle souffle dans une trompette et en tieni une seconde de
la main droite. Elle est vue de profil, tournée à droite.
A la pierre noire, rehaussé de bianc, sur papier gris. —
H. 1,670. — L. 1,570. — Salle 3.
Carton pour le médaillon de couleur lapis, sur fond d'or, au pla-
fond du grand escalier de Versailles.
Gravé par Simonneau l'aiaé.
87. Femme couronnée et drapée, assise, les bras
croisés sur la poitrine.
Elle lient une flûte, et Ton voit à ses pieds une tête sciilplce
et un maillet.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris.
— H. 1,080. — L. 1,240. — Salle 3.
Carton pour la ligure d'EnIcrpc qui est au-dcs»ous de la corniche
du plafond, au grand escalier de Versailles.
Gravé par Simonneau l'aluc.
ECOLE FRAISÇMSE. — LE BRUN. 71
888. Femme assise, coiffée d'un casque avec panache.
Elle tient un poignard de la main droite ; un lion s'élance
à côté d'elle.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 1,770. — L. 2,170. — Salle 3.
Étude pour la figure de l'Espagne, dans le cintre du salon de la
Guerre, à Versailles.
Gravé par Dupuis l'aîné.
889. Femme drapée, assise.
Ses cheveux sont nattés, elle a la main gauche levée sur
des livres ; un poisson est étendu à ses pieds.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 1,380. — L. 1,580. — Salle 3.
Carton pour une figure de la muse Polymnie (?) au plafond do
grand escalier de Versailles. _ •
Gravé par Simonneau.
890. Femme drapée, assise, portant une couronne.
Elle est vue presque de face, tournée à droite.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 1,690. — L. 1,230. — Salle 3.
891. Guerrier montrant une armée à une fcmma
qu'accompagne un enfant.
On aperçoit une ville dans le lointain.
A la pierre noire, sur papier gris.— H. 2,350.— L. 2.000
— Salle 4.
Carton pour l'un des médaillons du plafond du grand escalier de
Versailles, représentant /«Gwene contre l'Espagne (jour les droits
de la Reine. 1G67.
Gravé par Cars.
72 É^OLE FRANÇAISE. — LE RRUN.
8C2. Renommée s'élevant dans les airs, en soufflant
dans une trompetle.
Elle est vue de iJiofil, tournée à gauche.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. I,;i70. — L. 1,rj80. — Salle 4.
893. Renommée tenantsa trompette de la main gauche
et s' élevant dans les airs.
Elle tourne la tête vers la gauche.
A la pierre noire el à la sanguine, reiuussé de blanc,
sur papier gris. — II. 1,:!00. — L. 1,G40. — Salie 4.
804. Femme drapée, étemhte, la main gauche sur un
vase, d'où s'écliappent des pièces de monnaie.
On voit auprès d'elle un lion, un étendard et des javelots.
A la pierre noire et à la sanguine, rehaussé «le blanc,
sur papier gris. — H. 1,380. — L. 1,570. — Salie 4.
895. Louis XIV à chertd d(mne des ordres en faisant
un signe avec sa canne.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris.
Mis au carreau. — H. 2,:i90. — L. 2,060. — Salle 4.
896. Femme ailée et couronnée, s'élevant dans les airs.
Elle lient une couronne de la main gauche et de l'autre
une guirlande de fleurs et do fruits ; elle est vue presque
de fuie, les yeux baissés.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 1,370. — L. 4,570. — Salle 4.
hl^TI. Minerve, coiffée d'un casque, la main droite
posée sur son bouclier.
Elle est vue à mi-corps, presque de face.
A la pierre noire, rcliaussé de blanc, sur papier gris. —
1,520. — L, 0.800. — Salle 5.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN. 73
S98. Apollon, couronné de lauriers, tenant son arc
de la main gauche.
Il est vu à mi-corps, de trois quarts, tourné à gauche.
A la pierre noire, reliaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 1,520. — L. 0,800. — Salle 5.
839. Hercule assis auprès d'une colonne, la jambe
gauche relevée.
On voit à ses pieds le lion, le taureau et l'hydre.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 1,170.— L. 1,090. — Salle 5.
Carton pour le médailloû couleur de bronze, représentant //e/'ca/e
qui se repose après ses travaux, au plafond du grand escalier de
Versailles.
GrdTé par Et. Baudet.
900. Saint Sigismond (?) et sainte Agnès.
Saint guerrier agenouillé sur les nuages, tenant une palme
de la maio gauche et oyaut un chien auprès de lui ; une
sainte tenant une p.ilnie est aussi agenouillée vers la droite.
Un agneau est devant elle.
Au-desiou>, deux anges supportent la couronne royale.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 1.260. — L. 4,650. — Salle 5.
901. Louis XIV debout, 'cêtu en empereur romain,
ayant auprès de lui une femme portant «»
faisceau, remet d'une main le bâton de com-
mandement à un guerrier à droite, et pose
une couronne sur le front d'un second guer-
rier qui s'incline, à gauche.
A la pierre noire rehaussé de blanc, sur papier gris. —
II. 1,'««0. — L. 1,510. — Salle 5.
Ca.ton pour le inùliiillon couleur de lapis, représentant le Roi ijui
74 ECOLE FRANÇAISE. — LE BRUN.
donne des récompenses aux chefs de ses armées, au plaj^id du
grand escalier de Versailles.
Gravé par Simonneau l'aîné.
90S. Louis XIV assis, rrtn en empereur romain ,
reçoit la supplique que lui présente un homme
agenouillé.
On voit à sa ^^luche une femme debout, tenant le caducée
et la corne d'aboodance ; à gauche, deux hommes portent
des ballots.
A la pierre noire, reliaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 1,470. — L. 1,560. — Salle 5.
Carton pour le bas-relief, couleur de lapis, représentant /e Roi
qui rétablit le commerce, au plafond du grand escalier de Versailles.
Gravé par Simonneau l'aîné.
903. Louis XIV, assis sur son trône, couronné de
lauriers et velu en empereur romain, reçoit
une supplique que lui remet un personnage
agenouillé.
A droite, auprès du roi, une femme debout, vue de profil,
représentant la justice.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. I,'i50. — L. 4,540.— Salle 5.
Carton pour le bas-relief, couleur êb lapis, au plafond du grand
escalier de Versailles, représentant le Roi léformtmt les abus qui
s'étaient glissés dans l'administration de la justice.
Gravé par Simonneau l'aîné.
90^. Figure d'ange drapé, la tête inclinée, vu de trois
quarts, tourné à gauehe, lumi-curps.
A la pierre noire el à la sanguine, rehaussé de blanc,
sur papier gris. — H. 1,180. — L. 1,030. — Salle 5.
Carton pour le plafoml de la rliapclle de Sceaux.
Gravé par Gérard Audran, Hiî^l.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN. 75
903. Combat de cavaliers qui traversent un fleuce.
La Victoire, qui plane au-dessus, conduit un guerrier ; à
droit'^, fijure allégorique du fleuve et une naïade.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
— H. 1,470.— L. 1,970.— Salle 5.
Carton pour le médaillon couleur lapis, au plafond du ïrnnd es-
calier de Versailles, représentant le Roi donnant des n-dres à ses
troupes pour leur faire passeï^ le Rhin à la nage.
Gravé par Et. Baudet.
006. Homme nu, les bras croisés sur la poitrine, vu
de face.
Le bas du corps forme gaîne.
A la pierre noiie, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 1,190. — L. 0,880. — Salle 5.
Carton pour l'un des termes représentant le Mois d'octobre, à
l'angle du plafond du grand escalier de Versailles.
Gravé par Et. Baudet.
90TI. Figure de femme représentant l'Afrique.
Elle est à demi-nue et tient une rame; on voit auprès
d'elle une corne de rhinocéros. Son altitude est celle de la
douleur.
.\ 1j pierre noire et à la sanguine, rehaussé de blanc, sur
pipior gris^— H. 1,1 io. — L. 1,000. — Salle 5.
«
908. Louis XIV, en empereur romain, ayant auprès
de lui une femme qui tient l'épée et les balances
de la justice, reçoit la soumission d'un guer-
rier et d'une femme qui conduit un lion.
A gauche, deux vieillards drapé?.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier ^ris. —
H. I,i80. — L. 1,980. — Salle 5.
Carton pour le bas-relief du plafond du grand c c lier de Ver-
76 ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN.
sailles, représentant V Ambassade d'Espagne qui fait satisfaction
au Roi et déclare, en présence des nu!res anidassadeurs, que CEs-
pagne cède la préséance à la France.
Grave par Simonneau l'aîué.
909. Louis XIV achevai, en costume romain, donne
des ordres à trois guerriers qui l'accompa-
gnent.
A la pierre noire, rehausse de blanc, sur papier gris. —
H. 1 ,600. — L. 2,180. — Salle 5.
Carton pour le bas-relief couleur de lapis, représentant le Roi
donnant ses ordres à trois gcnc'raux, au plafond du grand eicalier
de Vei-.s:iilles.
Gravé par Simonneau l'ainé.
910. Louis XIV, vêtu en empereur romain, debout
sous un dais, étend une main de chaque côté
pour faire conclure la paix à des envoyés de
l'Orient et de l'Europe , qui lui remettent
leurs armes.
Une femme personnifiant la Bonté est auprès du roi.
A la pierre noire, rehaussé de hi;inc, sur papier gris.—
H. 1,620. — L. 2,280. — Salle .■;.
Carton pour le bas-relief, couleur de lapis, rcpré-entant le Roi
recevant les ambassadeurs des nations, au plafond du grand esca-
lier de Versiilles. •
Gravé par Simonneau l'aîné. *
911. Louis XIV à cheml , en empereur romain,
accompagné de Mincrm, reçoit les supplica-
tions de femmes agenouillées, qui lui offrent
les clefs des villes qu'il a conquises.
A la pierre noire, rehaussé de blanc sur papier gris. —
n. 1,'.70. — L. 1,980. — Salle 5.
Cartou pour le b is-rtlicf, Couleur de lapis, au plalou'l du grand
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN. 77
escilior de Vi rsailUs, représentant le Roi recevant l'hommage des
villes fie la Franche-Comte.
Gravé par Étienoe Bamiet.
913. Une femme assise, personnifiant la force, tient
un poignard de la main droite.
Elle a un lion à ses côtés, et un enfjnt est auprès d'elle.
A la pierre noire et à la sanguine, rclianssé de blanc, sur
papier gris. — H. 4,nO. — L. 1,590. — Salle 5.
013. Femme drapée, assise sur un trône et entourée
de trophées.
Elle tient deux clefs de la main droite, etun sceptre de la
gauche.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 1,170. — L. 1,090. — Salle 5.
Carton pour le médaillon, couleur de bronze, au plafond du grand
escalier de Versailles, représentant V Autorité souveraine.
Gravé par Et. Baudet.
014. Figure de vieillard drapé, terminé en hermès, les
bras croisés, tourné de trois quarts à gauche.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris.—
H. 1,200. — L. 0,870. — Salle 5.
Carton pour le terme de l'angle du plafond du grand escalier
de Versailles, repré-^entant le Mois de Février.
Gravé par Et. Baudet.
1>1S. Figure d'ange, ru à mi-corps, les yeux levés au
ciel et les bras outerts.
La tête est de profil, tournée à droite.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 1,3/iO. — L. l,8ao.— Salle 5.
Étude pour le plafond de la ctiapelle de Sceaux.
Gravé par Gérard Audran 1681.
i.
78 ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN.
916. Groupe de deur figures dmis les airs.
L'une, assise dans le haut, tient un pampre de la main
droite et une couronne delà gauclie; celle qui est au dessous
est une Renommée tenant d3 chaque main une trompette.
Ce groupe est reproduit, avecquelqiies légers changements,
dans la composition de Lebrun et Van der Meulen (voyez
ci-dessus n" 857), qui représente le retour de la guerre.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 1,:}70. — L. <,170. — Salle 7.
91'§'. Hercule, le haut du corps nu, appuie le bras
droit sur sa massue, et a la main gauche levée.
«.a tête est de trois quarts, tournée à droite.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 4,780. — L. 1,080. — Salle 7.
Carton pour la figure d'Hercule, à cùlé du globe semé de fleurs de
lis, au plafond du grand escalier de Versailles.
Gravé par Et. Baudet.
918. Femm,e ailée et drapée, la tête couronnée de lau-
riers, de profd perdu, tournée à gauche.
Elle tient des fleurs dans la main droite.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 2.230. — L. 1,720. — Salle 7.
Carton pour l'une des Vicloires à l'augle du plafond du grand
escalier de Versailles.
Gravé par Et. Baudet.
919. Louis XIV à rlieval, vu de profd, ordonne une
attaque de la main droite.
Devant lui, deux jeunes princes à cheval, et un personnage
à pied tenant son chapeau de la main gauche.
A la pierre noire sur papier pris. Mis au carreau. —
H. 2,o:i(i. — L. 2,%0. — S.ille 7.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE nnUN. 79
9SO. Femme ailée, couronnée de lauriers, le Haut du
corps nu, s' élevant dans les airs.
Elle soutient une guirlande de fleurs et est vue de dos.
A la pierre noire, rehaussé de blanc sur papier gris.—
H. 2,420. — L. I,7i0. — Salle 7.
Carton pour l'une des victoires, à l'angle du plafond du grand
escalier de Versailles.
Gravé par Et. Daudet.
9St. Femme ailée et drapée, s'élemnt dans les airs,
les bras levés, tournée de trois quarts à droite.
Un coq est devant elle.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier griS —
H. 1,060. — L. 0,860. — Salle 7.
Cartou pour le bas- relief couleur de bronze, au plafond du grand
escalier de Versailles, représentant la Vigilance.
Gravé par Et. Baudet,
ÎÏ22. Figure d'homme nu, dont le bas du corps forme
gaine.
Il est vu de face, souriant, les bras au-dessus de la tête.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 1,190. — L. 0,870. — Salle 7.
Carton pour le terme du plafond du grand escalier de Versailles,
représentant le inois de septembre.
Gravé par Et. Baudet.
9S3. Femme ailée s' élevant dans les airs, le haut du
corps nu, la tête inclinée en arrière, les bras
levés.
Elle est tournée de trois quarts à droite.
A la pierre noire sur papier gris. H. 1,980. — L. 1,^00
— S.il e 7.
80 ECOLE PRANÇATSE. — LE RRUN.
9^^.* Jeune femme assise , couronnée de lauriei's ,
tenant un cahier sur son genou.
Des instriimenls de musique sont à ses pieds. On voit à
gauche, auprès d'un arbre, un vieillard lisant.
A la pierre noire, reliaussé de blanc, sur papier gris. —
11. 1,0G0. — L. 0,980. — Salle 7.
Carton pour le lias-relief couleur d'or, au plafond du grand
ee'alier de Versaillc?, représentant la Poésie qui célèbre les actions
liérdiques du roi.
Gravé par Et. Biudet.
ftSS. Figure d'homme 7111, couronné de fleurs, dont le
corps se termine en gaine.
Il a les bras levés au-dessus de la tête et est vu de piofil,
tourné à gauche.
A la pierre noire sur papier gris. — II. 1,170. — L. 0,870.
— Salle 7.
Carton pour l'un dos termes du plafond du grand escalier de
Vers.iilles, représentant le mois d'avril.
Gravé par Et. Baudet.
ose. Louis XIV debout, la tête nue , en empereur
romain, ayant la main droite appuyée sur le
bâton de commandement.
Il est tourné de trois quarts à droite.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
Mis au carreau. — H. 2,200. — L. 1,.".70. — Salle 7.
Étude pour la fiL'ure du roi, dans le compartiment du pl.ifond de
la galerie de Versailles, ri'[irésentant la Franc/ie-Comté conquise
pour la seconde fois, en KiOi.
Gravé par Simonneau.
027. Fragment d'un épisode militaire.
On voit au premier plan des chevaux débridés, des barri-
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN. 81
^ues défoncées et un amas de boulets ; dans le lujaUiin, une
marche de cavaliers; à droile, un groupe nombreux.
A la pierre noire sur papier gris. Le coté dioil du dessin
eslde forme cintrée. —H. 1,970. — L. 3,1G0.— Salle 7.
Ce carton parait avoir é!é (.xécuté eu collaboration avec \aii uer
Meulen.
92S. Louis XIV à cheval, coiffé d'un chapeau à
plumes, accompagné de deux jeunes princes.
Il est vu de profil, tourné à droile.
A la pierre noire sur papier gris. — H. 2,-180. — L. 1,460.
— Salle 7.
aS9. Figure d\mge volant sur les nuages, ayant les
mains jointes et regardant au ciel.
Il est vu de trois quarts, la tête à droite.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris —
H. 1,780. — L. 1,080. — Salle 7.
Carlon pour la coupole de la chapelle du château de Sceau.t.
Gravé par Gérard Audran en 1681.
930. Moïse change en serpent la verge d'Aaron.
Composition de douze figures drapées. D'après le tableau
du Poussin, qui appartient au Musée du Louvre.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
Mis au carreau. — H. 2,470. — L. 4,340. — Salle 8.
Ce carloa paroît avoir été destiué à servir de modèle à une lu-
pifserie.
031. Une femme ailée et drapée, accompagnée dt
quatre Amours, se voit au-dessus d'un médail
Ion ocale posé sur des trophées.
L'un des Amours est debout, le pinceau à la main.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. -
H. 2,(170.— L. 1,670. — Salie
82 ÉCOLE FRANÇAISE. — LE DRUN.
938. Louis XIV, en empereur romain, est assis sur
un trône, devant lequel une femme couronnée
est agenouillée.
Une seconde femme, aux pieds du roi, lient un livre à la
main; à droite, la justice chasse des coupables.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
Mis au carreau. Forme ovale. — H. 2,470. — L. 2,180
— Salles.
Carton pour le médaillon du plafond de la galerie de Versailles,
représentant l'Ordre rétabli dans les Finances. 16G2.
Gravé par Will.
933. Deux hommes à demi-nus , tournés vers la
gauche, portant un faisceau d'armures, de
casques et de sabres.
A la pierre noire sur papier gris. — Mis au carreau. —
H. 2,470. — L. 2,000. — Salle 8.
Carton pour le médaillon du plafond de la galerie de Versailles,
représentant le Roi qui arme sur terre et sur mer. 1672.
Gravé par Cars et Sitnonneau.
934. Louis XIV, en empereur romain, est assis, ayant
à côté de lui une femme debout, coiffée d'un
casque.
Il tend la main vers une femme couronnée^ qui s'age-
nouille.
A la pierre noire, rohnussé de blanc, sur papier gris. —
Mis an carreau. Forme ovale. — II. 2,470. — L. 2,180.
— Salle 8.
Carton pour le médaillon du plafond de la galerie de Versailles,
représentant la Protection accordée aux beaux-arts 1663.
Gravé par Surrugue.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN. 83
935. Une femme debout, coiffée d'un casque, la main
droite appuyée sur 'un bouclier , reçoit les
supplications d'une autre femme.
On voit un lion à leurs pieds et trois figures dans le fond.
A la pierre noire sur papier gris. — Mis au carreau.
Forme ovale. — H. 2,230. — L. 1,700. — Salle 8.
Carton pour le nié iaillon du plafond de la galerie de Versailles,
représentant la Prééminence de la France reconmte par l'Espagne.
16G2.
Gravé par Lépicié.
936. Fragment d'une bataille.
A gauche, un cavalier frappe de son sabre un homme à
genoux ; à droite, des cavaliers poursuivent l'ennemi.
A la pierre noire sur papier gris. — Mis au carreau. —
H. 2,460. — L. 1,600. — Salle 8.
93'7. Une femme, tenant unboiiclier fleurdelysé, Vépée
à la main, s'apprête à frapper quatre guer-
riers renversés devant elle.
A gauche, un aigle s'élève dans les airs.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
Forme ovale. — H. 2,220. — L. 1,700. — Salle 8.
Carton pour le médaillon du plafond de la galerie de Versailles,
représentant la Défaite des Turcs en Hongrie par les troupes du
roij. 1664.
Gravé par Tardieu fils.
938. Louis XIV, en empereur romain, est assis, la
main appuyée sur un livre ouvert; la Justice
est debout auprès de lui.
Le roi foule aux pieds un homme qui retient de ses mains
crispées et de ses dents des sacs d'argent.
8i ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN.
Dans le liant, la Vengeance poursuit des hommes qui
s'enfuient.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
Mis au carreau. Forme ovale. — H. 2,470. — L. 2,170.
— Salle 8.
Carton pour le médaillon du plafond de la galerie de Versailles,
représentant la Réformulion de la justice. 1667.
Gravé par Tardieu pire.
939. Deux hommes presquenus, portant des boucliers
et des casques.
L'un est agenouillé et vu de dos. Dans le fond, deux
figures à peine indiquées.
A la pierre noire, sur papier gris, — Mis au carreau.
H. 2-470. — L. 2,00. — Salle 8.
Carton pour la composiiion du cintre de la paierie de ViTsailles,
du côié du salon de la Guerre, repré-enUint VAlliance de l'Alle-
magne et de r Espagne avec la Hollande. 1G72.
Gravé par Cars.
940. Louis XIV assis, en empereur romain, donne
des ordres à un homme qui emporte des
ballots.
Une femme tenant une corne d'abondance, et deux pri-
sonniers enchaînés sont auprès du roi.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
Mis au carreau. Forme ovale. — H. 2,470. — L. 2,170.
— Salles.
Carton pour le niédailion du plafond de la galerie de Versailles,
représentant le RétubUssement de la navigation. 1663.
Gravé par Thomassin et i'reisler.
941. Un Amour, assis sur un char traîné par deux
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN. 85
colombes, retrace, sur un médaillon de forme
ovale, un trait de la vie de Louis XIV.
Dans le haut, une femme drapée remet une couronne ô
un Amour.
Dans le bas, un trophée d'armes.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris.—
II. 2.470. — L. 1,670. — Salle 8.
J4*Z. Passage d'une rivière par une armée.
On voit sur le second plan, à droite, de l'artillerie; deux
cavaliers sont sur le premier plan.
A la pierre noire, sur papier gris. -- H. i,%0. —
L. 1,700. —Salle 9.
043. Etude pour une f<gure de soldat courant, armé
d'un bouclier et tenant un poignard.
Il est vu de trois quarts, tourné à gauche.
A la pierre noire, sur papier gris. — Mis au carreau.
H. 1,980. — L. 1,500. — Salle 9.
944. Groupe de trois femmes.
Celle du milieu est drapée, assise sur un aigle ; la seconde,
nue, à droite, étend les bras ; la ircisième, assise sur un
lion, lève la têle au ciel avec effroi.
A la pierre noire, sur papier gris. — Mis au carreau. —
H. 2,-2-20. — L. 3,160.— Salle 9.
uarton pour la composition du cintre de la galerie, du côté du salon
tie la Guerre, à Versailles, lepré-entant VAlliance de l'Altem'igne
st de l'Espœjne avec la Hollande. 1372.
Gravé par Cars.
9i3. Deux femmes drapées, le sein nu, volant dans
les airs.
L'une, couronnée dépis, tenant une faucille de la main
86 ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN.
droite; l'autre couronnée de fleurs et portant une grappe.
A la pierre noire, sur papier gris. — Mis au carreau. —
' H. 1,980. —L. 1,780. — Salle 9.
Carton pour un fragment delà composition du plafond de la galerin
deVersaH'ie?, représentantie Roi qui arme sur terre et sur mer. 1672-
Gravé par Simonneau et Cars.
946. Homme presque nu, étendu, les deux mains der-
rière le dos.
On voit un trophée d'armes auprès de lui. H est de
profil, tourné à gauche.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 1,330. — L. 1,800. — Salle 9.
Carton pour une des figures d'esclaves, à un angle du plafond du
^rand escalier de Versailles.
Gravé par Et. Baudet.
94'î'. Homme nu, étendu, le bras gauche derrière le
dos.
Il est entouré de trophées et vu de dos, tourné vers la
droite. La tête est de profil et cachée à moitié par l'épaule.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris.—
Mis au carreau. — H. 1,470. — L. 1,770. — Salle 9.
Carton pour l'un des esclaves d'un angle, au plafond du grand
.scalier de Versailles.
Gravé par Et. Baudet.
0^9. Homme nu, les bras croisés, la tête couronnée de
lauriers; le corps se termine en kermès.
Il est de trois quarts tourné à gauche.
A la pii-rre noire, sur papier gris. — Mis au carreau. —
H. 1,780. — L. 0,980. — Salle 9.
Carton pour l'un des termes de la coraicbe du plafond^ au grand
escalier de Versailles.
Gravé par Et. Baudet.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN. 87
949. Groupe de femmes drapées, étendues dam l'alli-
lude de la douleur.
Au-dessus, une figure dont la tête manque et qui tient
une épée. A droite, trois femmes agenouillées; l'une a la
tôte cachée par ?a draperie. On voit un liibou devant elles.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris.—
Mis au carreau. — H. 2,<40. — L. 3,170. — Salle 9.
Carton pour la composition du plafond de la galerie de Versailles,
repiésentant la Frnnche-Comié conquise pour la seconde fois. 1674.
Gravé par Simooneau.
950. Femme ailée et drapée, assise sur les nuages.
Elle joue du sistre et est vue de trois quarts, tournée S
gauche, les yeux levés au ciel.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 2,240. — L. 2,510. — Salle 9.
9Sf . Louis XIV à cheval, accompagné d'un guerrier,
marche à la tête d'une troupe de cavaliers.
On voit deux grands arbres sur le premier plan de droite,
et une ville dans le fond.
A la pierre noire, sur papier gris. — Forme ovale. —
H. 1,900. — L. 1,700. — Salle 9.
93S. Femme drapée s'élevant dans les airs.
Elle soutient un casque que surmonte une couronne
fleurdelysée. Elle est de profil, tournée à gauche.
A la pierre noire, sur papier gris. — Mis au carreau. —
H. 2,380. — L. 1,420. — Salle 9.
Carlon ponr l'une des figures de la composition du plafond de la
galerie de Versailles, représentant le Roi qui arme sur terre et sur
nier. 1672.
Gravé par Simonneau et Cars.
88 ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN.
933. Femme drapée, descendant des airs.
Au-dessous d'elle, un Amour vu de dos, à mi-corps, sou-
tient uue corbeille.
A la pierre noire, sur papier gris.— H. 1,890.— L. 1,C20.
— Salle 9.
9S4. Groupe de huit personnages mis à mi-corps ,
debout sur un balcon recouvert d'une tenture.
A gauche, un sauvage coiffé de plumes.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
Mis au carreau. — H. 1,830. — L. 2,290. —Salle 10.
Carton pour les différeules nations de l'Améiique, peintes dans le
grand escalier du clK\leau de Versailles.
Gravé par L. Surugue. 1720.
05S. Femme couronnée et drapée.
Elle est assise, la jambe droite relevée sur le genou. On
voit des livres à côté d'elle.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. — ■
H. 1,670. — L ',360. —Salle 10.
Carton pour l'une des Muses, au plafond du j:rand escalier de
Versailks.
Gravé par Et. Baudet.
;>o«. Groupe de trois personnages, mis à mi-corps sur
un balcon.
On distingue deux nègres parmi eux.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris.—
Mis au carreau. —H. 1,790. — !.. i,^:»). — Salle «o.
Carton pour les difTérenles nations de l'Arriiue, peintes dans lo
grand isciller de Versailes.
Gra\é par L. Surugue. 1720.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN. 89
959. Groupe de six personnages, en costumes or im-
tdux, vus à mi-corps sur un balcon recouvert
d'une tenture,
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris.—
II. 1,790. — L. 2,330. — Salle 10.
Carton pour lesdifTérentes nations de l'Asie, peintes dans le grandi
.-calierdu chiteau de Versailles.
Gravé parL. Surugue. 1720.
9S8. Même composition, que le numéro précèdent,
avec quelques changements.
A la pierre noire, à la sanguine, rchaiissé de blanc, sur
papier gris. — Mis au carreau. — H. 1,680. — L. 2,330.
— Salle 10.
959. Figure d'homme nu assis, les bras croisés , tête
inclinée.
On voit derrière lui des boucliers et des armes.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris.—
H. 1,'»70. — L. 1,740. — Salle 10.
Carton pour l'un des esclaves d'un angle, au [ilafond du grand
escalier de Versailles.
Gravé par Et. Baudet.
9GQ. Groupe de huit personnages en costume du temps
de Louis XIV, vus à mi-corps, debout à un
balcon.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris.—
Mis au carreau. -. H. 1,680. — L. 2,330.— Salle 10.
Carton pour les différentes nations de l'Europe, peintes dans le
grand escalier du château de Versailles.
Gravé par L. Surugue. 1720.
90 ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN.
9G1. Groupe de (rois hommes presque nus.
Celui de gauche lève le bras, les deux autres emportent
des armes.
A la pierre noire, sur papier gris. — H. 1,830. — L. 1,490.
— Salle 10.
Cart"n pour les figures d'hommes forgeant des armes, dans la
composition du cinlre de la galerie de Versailles , du côté du salon
de la Guerre, rejirésentant V Alliance de l'Allemagne et de l'Es-
pagne avec la Hollande. 1672,
Gravé par Cars.
96S. Femme ailée, vue à mi-corps, tenant une trom-
pette de chaque main.
Elle regarde en has.
A la pierre noire, sur papier gris.— II. 1,210. — L. 1,380.
— Salle 10.
Carton pour une ligure de la composition représentant le Rui qui
gouverne par lui-même, au plafond de la galerie de Versailles.
1661.
Gravé par Dupuis le jeune et Tardieu fils.
963. Un vase de jardin, orné d'anses et de masca
rons en forme de têtes de taureau ailées.
On voit au-dessous une pelle.
A la pierre noire, sur papier gris.— H. 0,980.— L. 0,.')(;o.
— Salle 11.
•^G-î. Femme drapée, assise, tenant un carton qui lui
cache entièrement la tête.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
II. 1,540. — L.;i,-240. - Salle 11.
ECOLE FRANÇAISE. — LE BRUN. 91
Î5G5. Homme 7U(, étendu, vu de dofi, les bras croisés.
Il est entouré de boucliers el de casques.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
Mis au carreau. — H. 1,470. — I.. ?,1?0. — Salle U-
Carton pour une figure d'esclave, à l'un des angles du plafond du
grand escalier de Versailles.
Gravé par Et. Baudet.
966. Figure de femme étendue, entourée d'une grande
draperie, le haut du corps nu, la main droite
sur le sein, tournée de trois quarts à gauche.
On voit devant elle une hure de sanglier.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
— Mis au carreau. — H. l.'iSO. — L. 1,970. — Salle H.
OG'él. Homme nu, étendu, les bras croisés sur la poi-
trine.
On aperçoit devant lui un carquois, un turban et un
casque.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
Mis au carreau. — H. 1,470. — L. 1,130, — Salle H.
Carton pour une figure d'esclave, à l'un des angles du plafond du
grand escalier de Versailles.
Gravé par Et. Baudet.
968. Deux soldats armés d'une pique et d'un mous-
quet.
L'un d'eux est vu de dos. Dans le fond, d'autres soldats en
marche.
A la pierre noire, reh.-iussé de blanc, sur papier gris.—
H. 2,280. — L. 1,320. —Salle 11.
92 ECOLE FRANÇAISE. — LE BRUN.
9«î>. Femme assise, couronnée et drapée, le pied sur
une tête humaine.
Elle a la main gauche sur la hanche ; la tête inclinée est
vue de trois quaris à gauche.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 1,570. — L. ^,.^70. — Salle 42.
Carton pour l,i figure de Clio, au plafond du grand escalier de Ver-
sailles.
Gravé par Et. Baudet.
9'S'O. Louis XIV à cheval, triomphant des ennemis
foulés à ses pieds.
.\u-dessus de lui. Mars et Minerve dans les airs. On aper-
çoit une armée dans le lointain.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris. —
H. 2,250. — M. 1,070. — Salle 12.
Î>'5'1. Figure d'honune nu, couché.
Une draperie lui recouvre la tête; il est vu de trois quarts
et tourné à gauche.
A la pierre noire, sur papier gris H. 1,-4;îO. —
L. 1,970. — Salle 12.
Carton pour l'un des esclaves, au plafinl du grand escalier de
Versailles.
Gravé par Et. Baudet.
i}'S9. Homme nu, û mi-corps, levant le^ bras pour
frapper.
Il est tourné de trois quarts à dr.oile.
A la pierre noire, sur papier gris — ^ ». t^njO. —
L. 0,980. — Salle 12.
Carton pour l'une des figures du cintre de la galerie de Versailles,
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE BRUN. 93
Hii côlô du s lion de la Guerre, dans la composilion qui représente
Y Alliance de l' Allemagne et de l'Espagne avec la Hollande. 1G72.
Gravé par Cars.
O*». Amour debout sur les nuages, la main droite
levée et soufflant dans une trompette.
Il eA vu de trois quarts, tourné à gauche.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris.—
H. 4,780. — L. 4,190. — Salle 12.
Carton pour une figure de l'un des aogles du salon de la Gut- rre,
à Versailles.
Gravé par Preisler.
9'î'4. Femme ailée, couronnée de lauriers, étendue sur
des nuages.
Elle a le sein nu et est tournée de trois quarts à droite.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, sur papier gris.—
H. 1,700. — L. 2,180. — Salle 12.
Carton pour l'une des fîgiires de la composition du plafond de la
galerie de Versailles, reriésentant le Roi qui prend Maëstricht en
treize jours. 1673.
Gravé par Dupuis le jeune.
9^^. Groupe de trois guerriers.
Celai qui est au premier plan marche la tête baiisée et
porte la main droite à sa poitrine.
A la pierre noire, sur papier gris. — II. 1,920. —
L. 1,110. — Salle 12.
Carton pour la compositioD du plafond de la galerie de Versailles,
représentant le Roi qui arme sur terre et sur mer. 1672.
Gravé par Simonne^u et Cars,
ivi écolp: française. — le brun M""-).
«t«. Figure du Temps, couché sur les nuages.
Il fait un signe de la main gauche.
A la pierre noire, reliaiissé (le blanc, sur papier gris.—
H. 1,000. — L. 2,170. — Salle 12.
ÎJ'Î'Î'. Un Amour, jouant de la irompetle.
On voit un aigle derrière lui.
A la pierre noire, sur papier gris. ~ H. 1,780.
L. 1.2'(0, — Salle 12.
Carton poar roniemenl duii nr»g!edu salon delà Guerre, à\er-
sailles.
Gravé par Premier.
9'î8. Jupiter, assis sur les nuages, tient le foudre de
la main droite.
L'aigle est au-dessous de lui.
A la pierre noire, sur papier gris.— II. 1,720. —
L. 1,620. —Salle 12.
Carton pour une ligure de la composition du plafond de Versaille<^,
qui représente le Faste des puissances voisines de la France
LE BUU]^ (M"'«) , née ÉLISAIIE TU - LOUISE YIGÉE ,
peintre, née à Paris le 16 avril 1755, morte à Paris le
30 mars 1842.
Voir, pour les détails biographiques, le Cutnlogiic de» peiii-
ture.«, École franvuiMc, p. 50.
9'i9. Tcte de jeune [die.
Elle est vue de face, les yeux baissés, les cheveux recou-
verts d'un voile léger.
Signé : U<'<iise Vigée Lebrun,
Au fusain, à Peslonip. el an crayon blanc, sur papier
pris. — 11. o,2S0. — L. 0,20?
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE NAIN. 9o
980. Le baron de Breleidl, en buste.
H poi le sur son habit le cordon et la ijlaqae du St- Esprit .
il est vu de face.
Paslcl ; forme ovale. — O. 0,7£0. — L. O^CiO.
LE MOIIME (François), peintre, vé à Paris en i688, mort à
Paris le 4 juin 1737.
Voir, pour les détails biog^raiibiques, le Catalogue des pein-
tures. i:coîe française, p. 228.
ÎISl. Une femme nue entrant au bain, soutenue par
une autre jeune fdle.
Première pensée du labkau gravé par Laurent Cars, sous
ce titre: les Baigneuses.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — H.l',!"!'.
— L. 0,130.
Collectiou Lempereur.
LE NAIIV {l'un des frères'^, nés à Laon vers la (In du seizièiiie
siècle, morts à Paris (i*) les deux premiers en 1648, le troi-
sième en 1677.
Voir, pour les détails biographiques, le Catalogue des pchî-
tures. École française, p. 235.
Î)SS. Deux Paysannes assises.
L'une a la tête vue de proQl, la seconde regarde le spec-
tateur. Toutes deux ont les mains jointes et posées sur leurs
genoux.
A la pierre noire, avec queiqiics louches de sanguine,
et lavé de bistre, sur papier gris. — ii. 0,'«09. —
L. 0,288.
Collections Mariette et Huquier.
96 ÉCOLE FRANÇAISE. — LE PRiNCE.
LÉPICIÉ (Nicolas-Bernard), peintre, né à Paris le 16 juin
1733, mort à Paris le 14 septembre 1784.
Voir rA|tpcn«licc du présent volume, p. 356.
983. Tels de jeune homme.
Il ost vu de face, les yeux baissés.
Aux crayons noir et blain-, sur papier gris brun. •—
H. 0,335. — L. 0,261.
Acquis de M. Defcr, par décision du 14 novembre 18 ii, au prix
de 10 fr.
'' 984. Buste de vieille femme.
Elle est vue de face, la tête levée. Etude pour la figure de
la niére, dans le tableau intitulé : La Demande acceptée. On
dit que c'est la mère de Tardieu le graveur qui a servi de
modèle.
Signé : Lcpicié.
Aux crayons rouge, noir et blanc, »ur papier gris. —
H. 0,198. — L. 0,162.
Acquis de M. Dcfer, par décision du 14 novembre 1844, au prix
de 10 fr.
LE PUIlXCIî (Jean-Baptiste), p«>i<re et graveur, né à Metz
en 1733, mort à Saint-Denis da-Port, près de Lagny-sur-
Murne, le 30 s<'ptevibre 1781.
Voir, pour les détails hiograpbiqucs, le Catalogue des |iein-
tiirci>«, Kcolc française, p. 292.
983. Paysanne russe en habits de fête
Elle est assise et vue de profil, les mains posées sur les
genoux. La figure est entière.
Aui Irois cra}iiiib et au paslcl. — H. 0,.'i10. L.— 0,230.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR. 97
98C. Dame rnsse assise devant une table et tenant im
livre à la main.
Un manteau garni de fourrures l'enveloppe.
Alix crayons rouge et noir, — H. 0,309. -• L. 0,235.
LE SUEUR [EviTACHE], peintre, né à Paris en novembre IG\7,
mort à Paris le 30 avril 16oo.
Voir, pour les détails biographiques, le Catalogue des pcia-
tiires. École française^ p. 335.
987. Abraham renvoie Agar, qui tient par la main
son fils Ismaël, et s'éloigne en retournant la
tête vers lepatriarche.
Sur le second plan, est indiquée la figure de Sara.
Le Sueur peignit ce sujet pour le sieur Héron, qui demeu-
rait auprès du grand Chastelet. Le tableau est actaellemtnt
au Louvre.
A la pierre noire. — H. 0,216. —0,180.
Colleclion Crozat, i.» 2719.
988. Etude de femme drapée, agenouillée, tournée à
gauche et exprimant une vive douleur.
Pour le tableau peint par Le Sueur dans la maison de
M. de Nouveau, à la place Royale, el représentant Moïse
exposé sur les eaux. Il a été gravé par Baron , dans la col-
leclion Boydell, et est passé en Russie avec la galerie
dHoughtoQ. \
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris brun. —
H. 0,383. — L. 0,280.
989. Moise sauvé des eaux.
Les suivdutes de la fille de Pharaon contemplent avec
98 ÉCOLE FRANÇAISE.— LR SUEUR.
admiralionrcafantdanssoQ berceau. Une jeune fille debout
montre à la princesse la ville qui forme le fond de la com-
position.
A la mine de plomb. — H. 0,218. — L. 0,223.
E. Le Sueur peignit plusieurs fois ce sujet, notamment chez
M. de Nouveau, place Royale, et chez M. de Fieubet.
9IIO. Etude de deux femmes drapées mies de profil,
penchées en avant et regardant à droite.
L'une est agenouillée, la seconde est debout et s'appuie
sur la première.
Pour la composition du Mo'ise sauvé des eaux, dont le
dessin précédent offre la disposition générale.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-bri'n, —
11. 0,U\3. — L. 0,296.
Coll. Mariette.
f>01. Etude de quatre figures à mi-corps.
A gauchs, deux hommes debout; l'un d'eux t'>nt une
couronne. Adroite, deux femmes, dont une e.«t évanouie.
Pour une conipoMt.on (VEst/ier devant Assuériis.
Aux crayons noir el blanc, sur papior gris brun —
il. 0,280. — L. 0,397.
992. Tobie fait enterrer les morts.
■ 11 l'.st debout, à gauclie. Deux liommes déposent dans une
fosse un cadavre couvert d'une draperie ; deux autres en
prennent un sur un cheval .
Celte composition faisait partie de l'histoire de Tobie,
peinte par Le Sueur chez M. de Fieubet, trésorier de Pf-piu-
gne, pour la diicoialion de sa maison de ta rue des Lions
proche l'Arsenal. Tableaux actuellement détruits ou égarés.
A la i)icrrc noire cl lavr 1\ l'encre rlc Cliini'. _ n.0,2">
-- L. 0,19."j.
ECOLE FRANC. \1SE. — LE SI EUR. 99
993, Elude d'homme drapé, agenouillé, ru de profd
et tourné à droiic, étendant les bras ei dans
l'aiiitudedela surprise.
P.iryil être une première pensée pour la figura deTobie,
dans le tableau représentant la Nuit des noces de Tobie, peint
pour M. de Fieubet. 11 a été gravé par Ravenet, et est depuis
longtemps en Angleterre,
Aiu crayons noir et blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,283. — L. 0,296.
994. L'Ange exterminateur, les ailes déployées, l'épée
à la main, passe au-dessus de plusieurs per-
sonnages morts ou mourants.
On remarque, au milieu, un jeune homme s"affaissant et
levant le bras; à droite, une femme à moitié couchée sur
une pierre; sur le premier plan, un homme mort, étendu
.-ur le dos.
A la mine de plomb et à la pierre noire, sur papier
gris. Tiré aux carreaux. — H. 0.2S0. — L. 0,280.
Ce sujet; dont les angles devaient être arrondiSj paraît avoir été
destiiié à une compo-ilion imitant un bas-relief.
Au verso, croquis très-léger de figures drapées. Un personnage,
ciSîis sur un trône, dotine audience à un homme debout.
Acquis à la vente J. BoiUy, en mars 18C9, aux pris de 180 fr.
(plus les frais).
Nous savons par Guillet de S,untGeorg:s, que Le Suenr avait traité
chez M. de Fieubet l'histoire de Tobie, « tant dans le plafond d'une
a salle que dans des bas-reliefs feints de bronze rehausse's d'of et
« accompigués de plusieurs ornements. » Nous venons de remar-
quer que le dessin décrit sous le présent numéro ressemble à un
bas-relief. Le sujet parait aussi se rapporter à l'histoire de Tobie.
C'est vraisemblablement l'ange du Seigneur pénétrant dans le camp
du roi Sennacliérib, et faisant mourir en une nuit cent quatre -
vin?t-cinq mille A-s; riens. Voyez IV* Livre des Rois, chap. xis,
verset 35; et Livre de Tobie, L21.
Notre dessin nous fait donc encore connaître l'une des compo>i-
tionsde l'histoire de Tobie. Voyez les deux numéros précédents.
100 ËCOLE FRANÇAISE.— LE SUEUR.
a9S. Zacharie, frappé de mutisme par le Seigneur,
^n punition de son incrédulité, recoiare la
parole en écrivant sur une tablette le nom de
Jean, que l'ange lui avait indiqué pour son
fils.
■Jne jeune femme agenouillée tient l'enfant devant Zacharie
-issis et écrivant. Un jeune homme et une femme âgée sont
debout derrière lui. A droite, sur le second plan, un servi-
teur entre en tenant un vase; à gauche, sainte Elisabeth est
couchée sur son lit.
A la niine de plomb. — H. 0,2.ï:i. — L. 0,310.
Les historiens de Le Sueur n'ont jias p;nlé de cette importante
compoition, qui paraît cependant avoir été exécutée, car le dessin
est tiré aux carrés.
090. Ange volant, tourné à droite, avançant la main
gauche, qui devait tenir un lys.
Etude séparée du bras droit levé vers le ciel.
Pour lé tableau de l'Annonciation qui ornait l'église de
Milrij, entre Saint-Denis et Dammarlin, et qui tait mainte-
nant partie du Musée du Louvre.
Aux crayons noir cl blanc, siir papicf gr^-brun. —
H. 0,'.14. — L. 0,260.
î>î>T. Adoration des bergers.
La sainte Vierge et cinq bergers agenouillés adorent ou
contemplent avec admiration le Sauveur dans sa crèche.
Deux anges sont debout derrière ce groupe et au milieu de
la composition. Fond d'archiiecture.
A la mine de plomb. — H. 0,210. — L. 0,2G3.
Ce dessin a été tiré aux carrés à la sanguine, et, en outre, rayé
en partie de pcUts traits à la plume, dont Le Sueur s'aidait pour arri-
ver à une perspective exacte.
ËCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR. 101
998. Etude pour une figure de sainte Vierge age-
nouillée et vue de profil, tournée à gauche et
tenant devant elle l'Enfant Jésus sur son
berceau.
Pour une composition de l'Adoration des Bergers, dont le
dessin a appartenu à M. Paignon-Dijonval et a été gravé par
L-inion (n°13 de l'œuvre de Le Sueur.)
Aux crayons noir et blrnc, sur papier gris-brun. —
H. 0,352. — L. 0,2i6.
999. La sainte Vierge vue à mi-corps et de profil sur
les nuages^ portant l'Enfant Jésus, qui se
tient debout à son coït.
Tous deux tendent le bras et regardent en bas.
Celle étude parait être une première pensée pour un
dessin représentant la Vierge et l'Enfant apparaissant sur
les nuages à saint Jean et à saint François ageviouillés, exé-
cuté par Le Sueur pour servir de frontispice à un petit office
de la sainte Vieige. Il a été gravé par A. Bosse en 1655.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,276. — L. 0,233.
1000. La Vierge, tenant le corps du Sauveur mort
appuyé contre ses genoux, apparaît sur les
nuages à César de Bus , fondateur de la
congrégation de la doctrine chrétienne, age-
nouillé devant un prie-Dieu.
A la pierre noire et à la mine de plomb. — H. 0,209.—
L. 0,U7.
Ce dessin a été gravé par J. Couvay et a fait partie de la collection
Mariette. 11 est des premiers temps du maître.
1001. Jésus embaumé et enseveli.
Tandis que saint Joseph d'Arimathie et deux autres per-
5.
102
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUEU».
sonnages se livrent à ces soins pieux, la Madeleine bîiiseles
pieds du Sauveur.— La sainte Vierge cooLeniple avec dou-
jeur le corps de son fils étendu diwant elle.
Dans le haut du dessin, le maître a reproduit en quelques
traits de crayon et en très-petites figures sa composition
aYecchangemeuls.
A la mine de plomb el lavé d"oncrc de Chine. — -
U. 0,154. — L. 0,201.
lOOS. Femme morte étendue sur son lit, près duquel
se trouvent un homme debout et penché, et
une femme agenouillée , drapée de longs
vêtements, les brus étendus et parlant à un
personnage qui ne figure pas dans le dessin.
Etude pour le tableau représentant suint Pierre ressnsci-
unt Dorcas, peint par Le Sueur sur un autel de St-Eiienne-
du-Mont.
Aux crayons noir el blanc, sur papier gris-brun. —
II. 0,5G5. — L. 0,420.
1003. Saint Paul debout, vu de face et prêchant.
Etudes séparées des deux mains dans des proportions plus
fortes.
C'est la figure principale du célèbre tableau de saint Paul
à Ephese (peint en 1G49 pour le mai de Notre-Dame de
Paris), qui fait partie du Musée du Louvie.
Aux crayons noir el blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,403. — L. 0,253.
£O0ï. Etude des deux mains d'un homme écrivant.
Pour l'une des figures qui se trouvent à gau(;lie, sur le
second plan, dans le tableau de saint Paul à Ephese.
Aux crayons noir el blanc, sur papier uris-brun —
H. 0,121). — L. 0,1. -.:t.
ËCOr.E FRANÇAHE. — LE SUEUR. 10'!
flCOî». Etude dlwmme dclnnit et drapé, vu de profil
et descendant une marche.
Eludes séparées de la lèle, dos deux mains et des deux
piids, dans des propoi lions plus fortes.
Pour l'une des figures qui se Irouvenl à dioite, dans le
lable;.u de saint Paul à Ephèse.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gi is-brun. —
H. 0,'i22. — L. 0,j41.
Collection Lempereur.
lOOC Elude d'homme nu, agenouillé et appuyé sur
ses mains, tourne à gauche.
Pour la figure de l'honime. qui souffle le feu dans le
tableau de saint Paul à Ephése.
Aux crayons noir cl blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,431. — L. 0,261.
1007. Etude d'homme nu agenouillé, appuyé sur une
main, tourné vers la droite.
Pour la figure de l'un des bourreaux, aiiisanile feu, dans
le tableau du martyre de saint Laurent, peint par Le Sueur
pour l'église Saint-Germain-TAuxerrois et gravé par Gérard
Audran. Il a fait partie du cabinet Lalive de Jully.
Aux cr...%;ns noir et blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,206. — L. 0,328.
Collectu'U .Mariette.
lOOS. Etude d'hommenu, debout, les jambes écartées,
les bras tendus, et tourné vers la droite.
Pour la figure du bourreau qui enlève la draperie du
saint, dans le martyre de saint Laurent.
Aux crayons noir el blanc, sur |)apier gris-brun. —
H. 0,572.— L. 0,2.")0.
lO't ECOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR.
1009. Elude d'homme nu, debout, tourné à droite
et les bras tendus.
Etude séparée de la tête et du haut du corps, avec quelque
variante.
Pour la même figure que le dessia précédent. La pensée
est la môme, mais le mouvement est un peu différent. Les
jambes sont moins écartées, le haut du corps est plus ren-
versé en arrière.
Aux crayons noir cl blanc, sur papier gris-brun. —
II. 0,418. — L. 0,253.
1010. Etude dliomme nu, vu de trois quarts, penché
en acanl et tenant de ses deux mains une
corbeille renxersée.
Première pensée pour l'une des figures de bourreau.
Même tableau.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-brun. —
11.0,34."). — L. 249.
lOlt. Etude d'ange agenouillé sur les nuages, les
mains jointes, le corps tourné vers la gauche,
la tête penchée en amat.
Aux crayons noir et blanc, sur p.-'pier gris-J'fun. —
II. 0,315. — I,. 0,233.
lois. Etude d'ange debout, tourné vers la droite,
levant le bras gauche.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — II. 0,'i:;8.
— L. 0,-232.
fl013. Elude pour la figure de Rfnjmond Diucrès,
dans le second tableau de la suite de saint
Bruno.
Le docteur vient de mouur. Il est étendu sur son lit, la
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUliUR. lOo
main droite sur la poitrine, le bras gauche le long du coips,
la tôle un peu renversée en arrière, la bouche enlroa-
verlo.
A la pierre noire el au crayon blanc, sur papier gris-
jaune. — II. 0,133. — L. 0,2i:<.
DonTié par M. J.-A. Carnur, peintre, le 10 juillet 1866.
1014. Etude d'homme nu agenouillé, coiffé d'un
casque et étendant le bras droit.
Pour une figure de soldai du tableau de la suite de saint
Bruno, représentant saint Bruno paraissant en songe au
comte Roger.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-brun. —
B. 0,259. — L. 0,309.
1015. Etude d'homme nu, coiffé d'un casque et dor-
mant sur une pierre.
Pour une figure de soldat du même tableau.
Aux crayons noir el blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,2t3. — L. 0,359.
1016. Etude et première pensée pour la composition
de Darius faisant ouirir le tombeau de
Nilocris.
T;ibleau qui après avoir fait partie de la collection Crozat,
eA entré dans la galerie de TErmitage, à St-Pétersbourg.
Ce dessin est couvert de petits carreaux au moyen des-
quels Le Sueur cherchait à se rendre compte de la perspective
de sa composition , et des proportions de chaque figure ou
de chaque objet qui devait y entrer. L'artiste a en outre
écrit sur chacun des détails du monument qui forme la
droite, les dimensions qu'il était censé avoir.
Au verso, les lignes suivantes nous montrent avec quel
106 ECOLE FRANÇAISE. - LE SUEUR.
soin il s'était livré à ces recherches et quel en avait été le
résultat:
« Le devant du tombeau est posé a 10 lïieds.
(c Le tombeau a de lancjs 20 »
a Du tombeau aux arbres 42 );
« Des arbres à la pijramide 24 »
« La pyramide a de largeur et profon-
deur 14 »
:< De la pyramide aux arcs 58 »
« Les arcs ont de profondeur 24 »
a Des arcs à la pyramide du ioing. . . 72 »
« Font en tout -IJ V/' '''•'*'•
'i Les arbres sonts à trois fois plus loings que la haze du
tableau n'est large qui sonts 72 pieds dans le tableau.
« La pyramide est a quatre fois.
(c Les arcade sont possez a {&8 pieds dun$le tubleau.
(c Ils ont de hauteur IG pieds de vide et 8 pieds de large. »
A la mine de plomb, à la plume et à la saii^uiiic. —
II. 0,:îOO. — L. 0,-2I0.
Acquis à la vente Silvestre, décembre ISiil.
lOfî. Darius faisant ouvrir le tombeau de Nilocris.
Ce dessin est plus avancé et se rapproche beaucoup plus
de la peinture que celui du même sujet d('!ciit sous le
numéro précédent. Déjà toutes les ligures sont arrêtées, et
pour la plupart enliéiement dllférentes de la première
pensée.
A la pierre noire cl à l;i mine de plomb.
L. 0,-2:i.
II. 0,272.—
1018. Curtius se prêàintc dans le gouffre.
Les assistants exprinvut leur terreur. On remarque à
ÉCOLE FHANÇ.USE. — LE SUEUR. 107
gauclie de la composiiion une jeuno '"pmme tenant son
enfant par la main et clierctiant à s'élo^gniT.
A la mine de plomb. — H. 0,-269. — L. 0,-2:J7.
Ce dessin, mis aux carrés, a été exécuté en peiiilurc pour
M. Pkmson.
CoikcLion Crozat, n» 2718.
1019. Offrande à Diane.
La déesse est debout î la droite du dessin, ayant près d'elle
un léviier. Plusieurs jeunes filles agenouillées ou debout
lui présentent ou lui apportent leurs curbeilles pleines de
fleurs.
A la pierre noire et lavé ila bi:.lre. — II. 0,291. —
L. 0,364.
SOSO. Le Parnasse.
Minerve préside rassemblée des Muses. Mercure, assis
auprès de la déesse et son caducée en main, lit avec elle les
vers écrits sur une tablette qu'elle lient sur ses genoux.
Les trois Grâces voltigent au-dessus de ce groupe, sur lequel
elles jettent des fleurs, tandis que la Renommée, les ailes
déployées, fait résonner sa trompette. Les Muses debout,
couchées ou assises, sont attentives à la voix de la déesse.
Des Amours suspendant des guirlandes aux branches des
lauriers, ou jouant avec les cygnes du fleuve Hippocréne
couché sur le premier plan, enrichissent la composition. A
droite, les abeilles déposent leur miel dans la bouche de
petils génies endormis.
A la mine de plomb el léB'rcraeut lavé. — H. 0,382. —
L. 0,a9l.
Le Sueur av.iit exécuté ce sujet en un tableau de forme octogone,
peint, de bleu sur fond d'or, au phtfumi de l'app.irlenieut des bair.s
de la reine Aime d'Autriche, au Lou\re.
Notre dessin a élé gravé par J. Ccéiemans lorsqu'il faisait narti'-
du cabinet Bojer d'Éj^uiiles.
1C8 ÉCOLE FrxANÇAISE. — LE SUELR.
Sdiîiîl. Le Parnasse.
CfUt3 composition, moins nombreuse en figures que celle
du numéro précèdent, paraît être celle qui a été exécutéo
en peinture au plafond de l'appartement des bains de la
Reine. La forme octogone qui étaitaussi celle de la peinture,
la mise au carreau, la position des figures qui plafonnea»
plus que dans le n° 1020, tout se réunit pour nous faire
penser que le dessin du cabinet Boyer d'Eguilles était une
première pensée, dont nous possédons ici la disposition défi-
nitive.
Minerve est assise vers la droite. Mercure voltigeant au-
dessus d'elle indique avec son caducée un passage du livre
quelle tient ouvert sur ses genoux. Les Muses sont placées
sur les différents plans du dessin, à peu prés comme dans la
première pensée. Le maître a supprimé les trois Grâces, la
figure de la Renommée, les Amours jouant dans les arbres
ou avec les cygnes, et les petits génies endormis. Il a laissé
la figure d'Hippocrènc tenant son urne et couche sur le pre-
mier plan.
A la mine de plomb et à la pierre noire.— Forme octo-
gone. — Mis aux carreaux. — H. 0,316. — L. 0,397.
Un dessin du Parnasse de Le Sueur a fait partie d'une vente faite
par M. de Sainl-.Morys en 1785, m.iis nous ne pouvons sivoir si
c'est du dessin que nous venons de dccrire ou du précédent qu'il
s'agit.
tO«!S. Clio assise, le corps de face, la tête de profil,
tournée à gauche, le sein im.
Elle tient une trompette de la main droite; le bras gauche
est appuyé sur une lyre.
Pour l'un des tableaux du salon des Muses, à l'hôtel
Lambert, niainlinant au Louvre.
Aux Clayons non- et blanc, sur ()apicr gris-lirun. --
n. 0,386. — L. 0,2:}9.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUELR. J09
1023. Nymphe assise, vue de dos, le bras droit appuyé
sur son urne.
Une draperie légère couvre ses genoux.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. -- H. 0,285.
— L. 0,32^.
1024. La Monarchie française, assise, appuyée sur
un globe, esc couronnée parla Victoire.
Près d'elle, Minerve debout va s'élancer pour abaltre les
ennemis de la France, déjà à moitié terrassés par la Justice,
assise à gauche et tenant un glaive à la maui.
A la mine de plomb. — H. 0,277. - L. 0,196.
Ce dessin et le suivant sont les premiLMes pensées d'un grand ta-
bleau qui fut placé dans la chambre du roi, au Louvre.
Cet important ouvrage n'; resta pas lonL'temps. Il fut déplacé par
suite (dit Guillet de Saint Georges) des intrigues du peintre Roma-
nelli, et nul ne sait ce qu'il est devenu, non plus que les auties
tableaux, en grand nombre, peints par Le Sueur pour les appartc-
niciits de la reine Anne d'Autriche.
1023. Triomphe de la Monarchie française.
La disposition générale est la même que celle du dessin
précédent. Seulement, au-dessus de la figure principale,
planent deux Victoires ou Renommées au lieu d'une. A
gauche, dans le ciel, on remarque Apollon sur son char,
A la pierre noire et à la mine de plomb. — H. 0,288.
— L. 0,202.
Tiré aux carrés, ainsi que le précédent.
lOSG. Un homme c^é, vefu à l'antique, tenant un
livre ouvert sur ses genoux, est assis au
1!0 t'-.OLE FRANÇAISE. — LE SUEUR.
milieu de la composition et s'appuie sur
3riiu'n'c.
La Prudence est près d'eux. Mercure et le Silence cow-
plètent le groupe.
A la mine de plomb. — H. 0,2S7. — L. 0,210.
Ce dessin, mis aux carrés, a servi pour le t.il)k';iu connu sous le
ncm du Minisire parfait ou du Minisire d'Etat, qui figura dans
plusieurs collections célèbres, entre autres dans celle de Randon de
Boisset. Il avait été peint pour M. l'Ianson. Ou en connail l'cs-
timpe par Tardieu.
Collection Crozat, n» 2714.
lOS'î'. L'éloquence , assise dans le ciel, entre la
Musique et V Harmonie.
A la mine de plomb. — H. 0,183. — L. 0,227.
Ce dessin, fait en IGâ'i, était destiné à Anne de Cliambré, gcn-
tillionime de M. le Prince et trésorier des guerres, qui le fit copier
par A. Bosse, dans un précieux manuscrit sur vélin intitulé la
lUiéiorique des dieux, et contenant des pièces de luth de la com-
position de Denis Gaultier, le plus excellent joueur de luth de son
temps. A. de Chambré était ami de Le Sueur, qui fit une seconde
composition pour le manuscrit en question; elle y fut copiéj par
Nanteuil.
Collection Mirietle.
1098. Etude de jeune fdle debout cl vue de face^
tenant de ses deux mains, sur sa tfte, un
objet qui n'est pas indiqué.
Ses jambes sont remplacées par deux serpenls enroulés.
Pour une figure de cariatide.
Aux crayons noir cl blanc, sur pai)icr gris. — H. 0,U02.
— L. 0,197.
flOSSI. Ktude d'homme debout, un bâton sur l'épaule,
ÉCOLE FRANÇABE. — LE SUEUR. 111
et doinuititla main à une femme qu'il p/iralt
vmdoir cniraincv.
Aux crayons noir cl blanc, sur pnpier gris-bruii. —
H. 0,ai'2. — L. 0,2S1.
1030. Etude d'homme drapé, vu de dos et s'élançani
vers la droite, le bras levé.
Il parait vuulolr arrêter un cheval indiqué prés de lui.
Aux crayons noir et blanc, sur papier giis. — H. 0,428.
- L. 0,274t.
Collection Mariette.
1031, Elîtde déjeune fille vue à mi-corps, portant un
paquet quelle appuie sur le rebord d'un mur
en pierre, et pleurant.
Aux crayons noir et blanc, sur papior gris-brun. —
H. 0,223. — L. 0,179.
103S. Jeune fille voilée et couverte de longues dra-
peries tombant à terre , portant sur ses
épaules les bâtons d'un brancard qu'elle tient
de ses deux mains.
Elle est tournée vers la gauche.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris rrun. —
II. 0,i;io. — L. o,2;H.
Collection Mariette.
Recueil d'études de LE SUEIJR, pur Vhistnive de saint
Bruno.
i033. Elude d'enfant à moitié couché, étendant It*
H2 ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR.
bras gauche et semblant épeler une inscrip-
tion.
Pour l'uq des anges posés sur le fionton d'une des labiés
qui contenaient le panégyrique de saint Bruno.
A la pierre noire cl rehaussé de blanc, sur papier gris-
brun. — H. 0,143. — L. 0,193.
Ge dessin se trouvait placé sur la feuille de titre du volume con -
.-tenant les études de Le Sueur pour la suite des tableaux de VHis-
toire de saint Bruno. Nous avons parlé de ce précieux recueil dans
l'introduction de notre premier volume, page xxxix. M. Villot eu
parle également dans sa Notice des tableaux de l'Ecole française,
piges 3i2 et 343.
Nous rapporterons ici l'inscription placée en tète du recueil par
celui qui le vendit au roi Louis XVI :
« Desseins et études d'EuUache Le Sueur pour la Vie de saint
« Bruno, peinte dans le petit cltîlrc des Chartreux de Paris.
« C'.s tableaux, qui dépérissaient à cause de l'humidité du lieu,
« viennent d'être donnés au roy par les Chartreux, en 1776. Sa
« Majesté a bien voulu les accepter à dessein de les faire restaurer.
« Il faut espérer que l'habile artiste qui sera chargé de cette opé-
« ration aura le même succès que Carie Maratte, qui restaura les
« peintures de Raphaël au Vatican.
« Cette précieuse collection de dessins avait été formée, à Paris,
u par Francanzani, parent et élève de Salvator Rosa. M. Crozat en
« fit l'acquisition, dont il enrichit son célèbre cabinet de desseins;
« après son décès, ils furent aclieplés à sa vente, en 1741, par
a M. le marquis de Gouvernet, à la mort duquel, arrivée en 1774,
a M. Paillct, peintre et marchand de tableaux, s'en rendit adju-
« dicataire. Enfin ils sont passés entre les mains de M. Lebrun,
u peintre, qui, touché de la manière négligée dans laquelle ces
« desseins étaient toujours demeurés entre les mains des premiers
« possesseurs, les a confiés au sieur Glomy pour les arranger et
« ajuster afin de conserver à la postérité les savantes pensées d'un
« ouvrage qui a immortalisé le célèbre Le Sueur et a fait tant d'hon-
(( ueur à l'Ecole française. Il est aisé de voir, dans ces études, le
« goût simple, correct et majestueux, qui rend cet excellent peintre
u si «-emblable au fameux Raplnël, ([u'on le croirait plutôt sorti de
« l'Ecole de ce grand mallre que de celle du Vouet; cependant on
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR. 113
« aperçoit flans ses desseios le maniement du crayon ferme et plein
« d'elTet qu'il tenoit de son maître, en s'écartant de son goût de
« composilion sotivent trop maniéré.
« Le Sueur commença le cloître des Chartreux en 16iô et le finit
« en 1647, âgé de vingl-huit ans. »
S034. Deux dessins :
\° Figure d'homme drapé debout, formant
cariatide, tourné à gauche.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,393. — L. 0,160.
2° Figure d'homme drapé debout, formant
cariatide, tourné à droite.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,395. — L. 0,160.
Pour les fijuires disposées de chaque côté de l'une des
tables qui étaient placées entre les tableaux, et sur lesquelles
était inscrite, en vers latins, l'histoire de saint Bruno.
Ces deux figures ont été gravées avec celle décrite au numéro
p;écédent, sur le frontispice de la suite d'estampes d'après les ta-
bleaux de la Vie de saint Bruno, due au burin de Chauveau.
fl03o. Premier tableau. Raymond Diocrès, chanoine
de Notre-Dame, prêchant dans celte église
en présence de saint Bruno.
Première pensée de l'ensemble.
Lavé de bistre sur crayon, et tiré aux carreaux. —
Forme cintrée. — H. 0,340. — L. 0,225.
Cette première pensée présente de nombreuses différences avec
la peinture. Ainsi, dans le dessin, la figure du saint Bruno est
penchée en avant, tandis que dans le tableau elle est droite. Une
femme tenant un enfant, assise sur le premier plan du de.'sin, a été
remplacée par un vieillard. Enfin l'enfant tenant un chien, que l'on
voit dans la peinture, n'existe pas sur le dessin.
H4. ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUi Uli.
lo:$G. Changements projetés pour le premier plan
de la composition précédente.
En avant, un vieillard assis à terre, tourné à gauche.
Derrière lui, une femme debout, tenont un enfant, lui montre
le prédicateur.
Lavo de bistre sur crayon. — ii. 0,200. — L. 0,120.
SOS'Ï. Deux dessins :
1° Un vieillard assis, xn de face, la te te
appuyée sur la hiain.
Pour la figure de l'un des assistants dans la composition
du premier tableau.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,210. — L. 0,155.
2" Figure d'homme tu jusqu'aux genoux.
Il est debout, vu do trois quarts, la tête levée, et écoule
avec attention.
Tour la figure de saint Bruno, dans le premier tableau.
Aux crayons noir el blanc, sur papier gris. —Il, 0,2l(i,
— L. 0,«55.
1038. Deux dessins :
1° Ddui-figurc de vieillt(vd debout, les brai
croiséSj les yeux levés au ciel.
Il est de trois quarts, tourné vers la gnuclio.
Pour Tun des assistants, dans lacomposilion du premier
tableau.
Aux crayons noir ei blanc, sur papier gris-biuti. —
11,0,200. — L. 0,«:J5.
LCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR. Htî
2° Demi-figure de vieillard regardant au
ciel.
II est debout et presque de face. Même composilioiii.
Aux crayons noir et blanc, sur papier giià-^brun. —
B. 0,200. —L, 0,133.
1039. Vieillard assis, accoudé, m de profil et tourné
à gauche, la tête levée.
Même composition ; même figure que celle du n° 1036.
Aux crayons noir cl blanc, sur papier grivbrun, —
H. 0,250. — L. 0,310.
1040. Deux figures de vieillard, l'un debout, vu par
le dos, regardant au ciel, et l'autre assis,
tourné à droite.
Même composition.
Aux Clayons noir et blanc, sur papief fris-bruii. —
H. 0,-253. — L. 0,310.
1041. Deuxième tableau. 3Iort de Raymond Diocrès.
Première pensée de l'ensemble.
On voit au pied du lit deux enfants tenant des cjerges
qui, dans la peinture, sont remplacés par un vieillard. Li
démon, que Ton voit dans le tableau, derrière la tête di.
mourant, ne se voit pas dans le dessin.
Lavé de bistre sur crayon et tiré aux carreaux. —
Forme cintrée. — II. 0,335. — L. 0,230.
104S. Elude d'homme agenouillé, le corps penché en
avant, la tête appuyée sur les deux mains.
Pour la figure de saint Bruno dans le deuxième tableau.
Aux crayons nuir et blanc, bur papier firis. — II. 0,2i0.
— L. 0,400.
116 ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR.
1043. Deux dessins :
1" Une demi-figure d'homme , les mains
jointes.
Aux crayons noir el blanc, sur pajjier gris. — H. 0,1C8.
L. 0,1G0.
2° Une demi-figure d'homme tenant un crU'
cifix dans les mains et se 'pencliant en
avant.
Aux crayons noir el blanc, sur papier gris. — II. 0,IG8.
— L. 0,215.
Même composition.
tO'î4. Deuj' dossins:
\° Une tête de vieillard tournée adroite, rue
de trois quarts, les yeux levés au ciel.
2° Une tête de vieillard, vue de trois quarts,
entourée d'une draperie et tournée vers
le ciel.
Aux crayons noir el blanc, sur papier gris-''
H. 0,135. — L. 0,157.
Ces deux dessins, portés comme fius;inf •
du 2e tibluau, ne nous semblent
rions plutôt des études pour la tôlL
3e tableau.
lO'SS. Deux dessins :
1° Etude d'homme drapé, agenouilla
à droite, pleurant.
Première pensée pour la figure de saint Bruno dans le
deuxième tableau.
Aux crayons noir el blanc, sur papier gris-brun. —
11.0,200.— L. 0,185.
ËC«LE FRANÇAISE. — LE SUEUR, 117
2° Elude de vieillard drapé, agenouillé, te-
nant un livre à terre et levant la tête.
Il esl tourné à droite.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — II. O,2C0.
— L. 0,185.
Nous ne trouvons nullement dans le 2« tablenu cette Bgure que
l'on prétend lui appartenir.
1046. Troisième tableau. Obsèques de Raymond
Diocrès.
Première peusée de l'ensemble.
Dans le dessin, rofficiant a près de lui deux enfants
effrayés, au lieu d'un. On ne voit pas derrière lui le saint
Biuno debout et les mains jointes que l'artiste a introduit
dans la peinture.
Lavé de bistre sur crayon et tiré aux carreaux.— Forme
cintrée. — H. 0,;«34. — L. 0,230.
1049. Etude d'homme couché, enveloppé d'un linceul,
se soulevant avec effort.
Pour la figure de R;iymond dans le troisième tableau.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — H. 0,230.
— L. 0,410.
104S.
£^Mx dessins :
1° Demi-figure
d'homme
ouvrant les bras,
dans l'aititu(k de l't
'tonnement.
Aux crayons noir
et blanc, sur
papier gris. —
n. 0,200.
— L. 0,180.
■
2° Demi- figure
d'homme
tenant la
hampe
de la croix.
Aux crayons noir
et blanc, sur
papier gris. —
H. 0,200.
— !.. 0,180.
Même
composition.
6
118 ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR.
1049, Un prclrc (m costume sacerdotal, debout, vu
par le dos, ouvrant les bras.
Même composition.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — H. 0,308.
— L. 0,2C0.
1050. Etude d'homme drapé de longs retemeuls qui
le recouvrent en entier, assis et tourné vers
la droite.
Première pensée pour la figure de Raymond. Même com-
position.
Aux crayons noir cl blanc, sur p.ipier gris-brun. —
II. 0,268. — L. 0.200.
f051. Demi-figure d'evfant, ru de profû, tourné à
gauche, tenant un l'are de ses deux mains.
Même composition.
Aux cayons noir cl blanc, sur papier gris. — U, ,193
— L. 0,110.
fOSS. Quatrième tableau. Saiut Bruno en prières.
11 est va à genoux devant un prie-Dieu.
Dans le fond, deux hommes jettent en terre le corps de
Rnymond.
Première pensée del'ensemlMe.
Lavé de bislre sur mine de plomb cl tiré aux carreaux
— Forme cinlrée. -- H. 0,y;!0. — L. o,i23.
f OS«t. Etude d'homme à genoux, les bras croisés, la
tête baissée, ru de profd et tourné à droite.
Pour la figure de saint Bruno, mrme composition.
Aux crayons noir cl blanc, sur papier gris. — H. o,:UO
— L. 0,210.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR. 119
flOS4. Cinquihne tableau. Saint Bruno enseignant-
la Ihcologie.
Première pensée de l'ensemble. Ce dessin offre peu de
différences avec la composition définitive.
Lavé deiicrc de Chine sur crayon et tiré aux carreaux.
— Forme cintrée. — H. 0,3:t8. — L. 0,225.
105o. Saint Bruno enseignant la théologie.
Autre première pensée qui diffère totalement de la pein-
ture. Dans notre dessin, saint Bruno, au lieu d'être vu de
profil et sur le premier plan, est de face et au fond de la
composition. Les auditeurs sont vus de dos.
Lavé de bistre sur crayon.— Forme cintrée.— H. 0,335.
— L. 0,225.
10o6. Etude d'homme assis, vu de profû, tourné à
gauche , parlant et letant la main vers le
ciel.
Pour la figure de saint Bruno. Même compositio
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — If. 0,345
— L. 0,210.
105*9. Une figure drapée, assise, tenant un livre,
tournée vers la droite.
Même composition.
Aux crayons noir el "blanc, sur papier gris. — B. 0,347.
— L. 0,21.5.
10S8. Homme drapé, assis, tenant un livre, tourné
à droite, la main appuyée sur un banc.
Même composition.
Aux crayons noir el blanc, sur papier gris. — I[. 0,2S.!.
— L. O.UO.
120
ÉCOLE FRANÇAISE.- LE SUEUR.
Oâ9. Vieillard assis , vu de face , accoudé sur le
bras droit, tenant un litre de kt main
gauche.
Même composition.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — II. 0,2So.
-- L. 0,195.
G60. Deux demi-figures de jeunes hommes parais-
sant s'entretenir.
L'un porte un livre et est vu de profil. Le second est de
face.
Cette étude, inscrite par Lebrun comme faisant partie du
cinquième tableau, appartient à la composition du tableau
11° 6.
Au crayon noir. — H. 0,i3j. — L. 0,'IÇO,
f06f. Répétition, en plus petites proportions, du
numéro précédent.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — H. 0,;CO.
— L. 0,<75.
lOGS. Deux figures assises et drapées, Vune de face,
l'autre de profd et tournée à droite.
Toutes deux tiennent des livres.
Cette étude, destinée à la composition du cinquième
tableau, n'a pas été employée par Lesueur.
Aux crayons noirel blanc, sur papier gris. — U. 0,300.
— L. 0,240.
lOGSt. Sixième tableau. Saint Bruno et six de ses
disciples partent pour se retirer dans une
solitude.
Première pensée de l'ensemble.
Dans la peinture, le maître a ajouté deux sphinx sculptés
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SI E!R. 151
sur le premier plyn, et le groupe de jeunes gen> qui fjit
l'ubjet des deux éludes n^^ 1060 et 1061.
Lavé d'encre de Chine sur crayon et tiré aux carreaux
— Forme cintrée. — H. 0,330. — L. 0,225.
1064. Figure d'homme debout tourné à droite, drapé
et les bras croisés sur la poitrine.
Etudes séparées des deux mains.
Même composition.
Aux crayons noir et blanc, sur popiOf gris — H. 0,347.
— L. 0,230.
106o. Elude d'homme drapé, debout, xu de trois
quarts, tourné vers la gauche et ou\:rant les
bras.
Etudes séparées des deux mains.
Pour la figure de saint Bruno. Même composition.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — H. 0,3i0.
— L. 0,250.
f 066. Deux figures drapées, debout , tournées à
droite.
Ces figures, destinées à la même composition, n'ont pas
été employées par le maître.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — II. 0,410
— L. 0,270.
tOGT, Etude pour le groupe des deux disciples s' em-
brassant : même composition.
Etude séparée d'une main.
Anx crayons noir et Llinc, sur papier gris. — H. 0.280
— L. 0,2-20.
122 ÉCOLE FR\NÇ.\ISE. — LE SUEUR.
lOîiS. Dcini-figure d'homme drapé, vu de profd et
tourné à droite, les bras croisés sur la poi-
trine.
Pour la mémo figare que le n° 1064.
Aii\ crayons noir et blanc, sur papier tris. — U. O^IS^'.
— L. 0,215.
iîO(>9. Septième tableau. Apparition de îivis anges
à saint Bruno pendant son sommeil.
Pj-emière pensée de la composition. Elle ne diffère qu'en
peu de détails de la peinture.
Lavé d'encre de Chine sur crayon et lire aux carre; ui.
— Forme cintrée. — H. 0,333. — L. 0,225.
fO'î'O. Etude d'homme couché sur un lit.
Etude séparée d'une main.
Pour la fyure de saint Bruno, dans la même coniposiiioij.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris, — H. 0,283.
— L. 250.
lOTl. Groupe de trois anges volant.
Etude pour la même composition.
Au crayjn noir. — H. 0,395. — L. 0,232,
iOîS. Huitième tableau. Saint Bruno et ses compa-
gnons distribuent leurs biens aux pauvres.
Première pensée de l'ensemble. On voit, au premier plan,
un groupe de trois figures (une femme et deux enfant^) qui
ne se retrouve pas dans la composition définiiivp, — à
(Iruile, un homme agenouillé et une figure debout que
larlisle a égal-^ment omis daas le tableau.
Lavé de bislre sur crayon et lire aux carreaux — rorinc
cinlréc. — H. 0,310. — L. 0,220.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR. 123
10?3. Neuvième tableau. Saint Bruno et ses compa-
gnons viennent se jeter aux pieds de saint
Hugues, évcque de Grenoble.
Premiéie pensée de l'ensemble.
On remarque à droite une figure de jeune homme debout,
et à gauche un chien qui ne se retrouvent pas daûs la pein-
ture. Le reste est semblable.
Lavé de bisirc sur crayon et tiré aux carreaux. — Forme
ciulrée. — H. 0,337. — L. 0,225.
IO'Î'4, Figure d'homme debout, drapé, vu de vrofil et
montant un degré.
II tient de la main droite un paquet enveloppé dans sa
Jraperie.
Même composition.
Aux crayons noir et blanc, sur popler gris. ■<*• H. 0,35.
— L. 0,203.
tOîo, Etude de diacre debout, vu de face, tenant une
mitre. _
Même composition.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — H. 0,350.
— L. 0,143.
flO'î'6. Etude d'homme drapé, agenouillé, vu de profil,
tourné à droite et levant la tête.
Pour la figure de saint Bruno, même composition.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — H. 0,2'(0.
— L. 0,170.
lOî'S'. Etude, vue jusqu'aux genoux, de religieux
debout et de face, tenant un chapeau.
Pour la même figure que le numéro 1075.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — II. 0,240.
— L. 0,1. -.0.
VA ÉCOLE rRANÇA.ISE. — LE SUEUR.
lOÇS, Elude d'homme debout montant un degré,
croisant les bras et levant la tête.
11 est vu de profil, tourné adroite.
Même composition.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — H. O.oOO.
— L. 0,220.
tO'SD. Dixième tableau. Saint Hugues conduit
■ saint Bruno dans la solitude de la Char-
treuse.
Première pensée de la composition. La peinture offre peu
de changements avec le dessin.
Lavé d'encre de Chine sur crayon el lire aux carreaux.
— Forme cinlrée. — H. 0,336. — L. 0,223.
fOSO. Deux dessins:
1° Etude dliomme à cheml tourné vers la
droite, avançant la main gauche.
Tour Tune des figures qui accompagnent révêqueet saint
Bruno.
Môme composition.
Aux crayons noir et Blanc, sur papier gris. —H. 0,285.
— L. 0,183.
fi° Etrnie pour le jeune homme à cheval qui
marche derrière l'étéque et dont la
monture se cabre.
Môme composition.
Aux crayons noir el blanc, sur papier gris. — II. 0,2bii.
— L. 0,«85.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR. 123
1081. Deux dessins :
1° Elude d'Iwmme à cheval vu par le dos,
levant le bras droit.
Pour la flgure de saint Bruno.
Même composition.
Aux crayons noir et blarif, sur papier gris. — U. OCSO.
— L. 0,183.
2° Etude d'homme à cheval coiffé d'un cha-
peau, tournant la tête de trois quarts
à droite.
Pour la figure de révêque.
Même composilion.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — H. 0,280
— L. 0,185.
f OSS. Etude d'homme debout vu par le dos, le corps
penché, avançant le bri.is droit.
Celte figure est placée parmi celles du 10® tableau, mais
nous ne la reti cuvons ni dans la peinture ni dans le dessin.
Aux crayons noir el blanc, sur papier gris. — H. 0,3i.'0.
— L. 0,210.
f 083. Etude d'un bras droit, nu, levé et pQ^raissant
soutenir un fardeau.
Pour la figure décrite au numéro suivant.
Au crayon noir, sur papier gris. — H. 0,212. — L.0,2C6.
I084. Deux dessins :
1° Homme debout portant un paquet sur les
épaules et marchant vers la droite.
Même composilion.
Aux crayons noir el blanc, sur papier gris. — H. 0,2C0.
— L. 0,170.
ti.
126 ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR.
2° Répétilion de la même étude.
Aux crayons noir el blanC: sur papier gris. — 51. 0,230.
— L. 0,170.
iIi>S5. Elude d'un bras droit, à demi-nu, tenant un
fardeau.
Pour la môme figure que les dessins précédents.
Aux crayons noir el blanc, sur papier gris. — II. 0,210.
— L. 0,170.
10S6. Onzième tableau. Saint Bruno faisant cons-
truire la Grande-Chartreuse.
Première pensée de renseniLiie. Elle diffère peu de la
î'.omposition définitive.
Lavé d'encre de Cliine sur crayon el lire aux carreaux.
— Forme cintrée. — H. 0,335 L. 0,22»
108'î'. Deux dessins :
1° Etude d'homme drapé debout, to^^rné à
droite, avançant le bras et tenant un
plan.
Pour la figure de saint Bruno.
Même coinpos lion.
Aux criiyons noir et blanc, sur p.ipier gris. — U. 0,316.
— L. 0,167.
2" Etude d'homme montant sur une échelle
et portant sur l'épaule une pièce de
bois.
Même composition.
Aux crayons noir el blanc, sur papier gris. — H. 0,310.
— L. 0,167.
ÉCOLE I-'RAxXÇAISE. — LE SUEUR. 127
1088. Etude d'homme debout, faisant manœuvrer
une pierre de taille qu'il tient de ses deux
mains.
Même composilion.
Aui crayons noir cl blanc, sur papier gris. — H. 0:300*
— L. 0,180.
lOSÎ). Etude d'homme debout, vu de face, les jambes
écartées, se servant d'un levier.
Même composiiioD.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — H. 0,300.
— L. 0,480.
1090. Léger croquis pour l'ensemble de la même
composition.
Au crayon noir. — H. 0,220. — L. 0,170.
109a. Douzième tableau. Saint Hugues donnant
r habit blanc à saint Bruno et à ses compa-
gnons.
Première pensée de l'ensemble. Les figures principalts
sont les mûmes que dans la peinture. Celles du second pian
ont été changées.
Lavé d'encre de Chine sur crayon et lire aux carreaux,
— Forme cintrée. — H. 0,335. — L. 0,223
lOJS. Etude de religieux agenouillé, le corps penché
en avant, tourné vers la gauche.
Pour la figure de saint Bruno dans le seizième tableau de
la suite. C'est par erreur que Lebrun l'a compris parmi les
figures du douzième tableau.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — H. 0,180
— L. 0,260.
128 ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR.
1093. Etvde d'évfque assis, vu de trois quarts, se
penchant en avant et tenant une robe de
religieux.
Pour la composition du tableau n° 12.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — H. 0,310.
— L. 0,200.
14S04. Deux demi- figures de jeunes hommes nus.
L'uQ tient les mains jointes, l'autre a les bas croisés sur
la poitrine. Même composition.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — H. 0,{Gu.
— L. 0,180.
1093. Deux dessins :
1° Etude de religieux agenouillé , vu de
profd , tourné à gauche et les bras
croisés.
Aux cray<ins noir et blanc, sur papier gris. —11.0,300.
— L. 0,150.
2" Brligicux à genoux, les mains jointes.
H est vu de profil, à gauche.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — H. 0,300
— L. 0,150.
Pour les mêmes figures que le numéro précédent.
f 09G. Deux dessins :
1» Etude de religieux debout, vu de face, les
bras crois.'s.
Au crayon noir sur pipicr gris. — H. 0,31:.. — L. 0,123.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR. 129
2" BépétUion de la même étude.
La tête de cette figure est légèrement inclinée à g;iuche.
Même composition.
Au crayon noir, sur papier gris. — 11.0^15. — L. 0,123.
lOO'S'. Deux dessins f
1° Demi-figure de diacre debout, mi de face.
Elle paraît avoir été destinée à la même composition,
mais* n'a pas été employée.
Aux crayons noir et blanc lur papier gris. — H. 0,200.
— L. 0,150.
2° Etude de religieiix à genoux, vu par le
dos, le corps penché en avant.
Pour la figure de saint Bruno.
Même composition.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — ET. 0,200.
— L. 0,185.
î 098. Deux dessins :
\° Etude de diacre debout, vu de dos, avan-
çant le bras droit et tourné vers la
droite.
Même compo?iiion.
Aux crayons noir el blanc, sur papTcr gris. — H.0.;{00.
-^ L. 0,1 10.
2° Figure d'homme drapé, vu de face, les
bras croisés sous soii vêlement.
Môme composition.
Aux crayons noir el blanc, sur pjpier ijris. — H. O.oOO.
— L. 0,U5.
130 ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR.
f 099. Treizième tableau. Le pape Victor III con-
firme rinslitution des Chartreux.
Première pensée de l'ensemble. — La disposition générale
et le nombre des figures sont les mêmes. Mais, dans la
peinture, le personnage assis devant le pape est tourné dans
le même sens que les cardinaux et le pape lui-même, tan-
dis que dans le dessin il est placé en sens inverse.
Lavé de bislre sur crayon et tiré aux carreaux. — Forme
ciniréc. — H. 0,325. — L. 0,220.
ItOO. Vieillard debout, drapé, tourné à gauche et
lisant.
Même composition.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,420. — L. 0,2^7.
IIOI. Etude d'homme drapé, assis, vu de face, le
deux mains appuyées sur les bras de son siége^
Même composition. Pour l'une des figures du second plan'
Aux crayons noir ol blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,345. — L, 0,240.
nos. Figure drapée, assise, levant le bras.
Elle est vue do troisquarts à gauche, ettourne la tête adroite.
Même composiiiou.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,350. — L. 0,225.
1 103. Etude de cardinal assis, levant le bras gauche,
tournant la tête à droite.
Même figure que le dessin précédent, avec quelques diffé-
reoces de costume.
Aux crayons noir cl blanc, sur papier gris-brun. —
H.«,;»50. - I. 0. 22-1.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR. r.l
1 104. Etude de figure drapée, assise, vue par le des.
Long manteau traînant à terre.
Môme composition.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-ljiui , —
H. 0,393. — L. 0,265.
11 OS. Répéndon du dessin précédent, sans change-
ments appréciables.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,393. — L. 0,265.
1106. Quatorzif'me tableau. Saint Bruno donnant
l'habit à plusieurs religieux.
Première pensée de l'ensemble.
Les trois figures de premier plan n'ont pas été changées.
Mais dans le tableau, on voit, derrière saint Bruno, un reli-
gieux debout, tenant un livre qui ne se trouve pas dans le
dessin. Les figures du fond présentent aussi plusieurs
variantes.
Lavé de bistre sur crayon et tiré aux carreaux.— Forme
cinlrée. — H. 0,330. — L. 0,230.
J I07. Deux dessins :
1° Etude de religieux agenouillé, le corps
penché en avant, tourné à droite et vu
de profil.
Même composition.
Aux crayons noir et blanc, sur papier ris. — H. 0,;!00.
— L. 0,172
2° Elude de religieux debout, tourné à gauche,
vu de profil, tenant une robe.
Pour la figure de saint Bruno.
Même composition.
.\ux crayons noir el bla:ic, sur papier gris. — II. 0,300.
— !.. 0,«72.
132 ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR.
1 108. Deux dessins .*
1° Etude de religieux xu à mi-enrps et de
face, ('tendant- les bras et tenant un
vêtement.
Même compcxsition.
Celle figure, qui ?e trouve dans 11 prernicre pensée, n'ti
piiS été employée dans la peinture.
Alix crayons noir et blanc, sur papier gris — H. 0,195.
— ].. 0,170.
2° Elude de religieux vu à mi-corps, tourné
de profil vers la ga tche.
},tème composition.
Première pensée pour la figure de saint Bruno.
Aux crayons noir el blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,195. — L. 0,170.
fl 509, Deux dessins :
1"» Etude déjeune homme drapé, vu de face,
étendant le bras gauche.
Elude séparée d'une lête de vieillard.
Même composition.
Aux cr.iyons iif)ir et blanc, sur papier gris. — II. 0,liV2
— L. 0,170.
2° Etude de vieillard debout, drapé, vu de
trois quarts et tourné vers la droite,
les deux bras cachés sous son vêtement.
Nous ne retrouvons cette figure ni dans le tableau, ni
dans le dessin du n° 14, Elle se retrouverait plutôt (en sen«
inverse) dans le n° 16.
Aux crayons noir ci blanc, sur papier gris. — II.0,;t)-2.
— L. 0,170.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SU^iUR. 133
1 1 lO. Deux dessins :
1° Elude de religieux debout, vu de trois
quarts et tourné vers le fond, tenant
une mitre à peine indiquée.
Celle figure, que nous trouvons dans la première pensée,
ii'i pas été employée dans la peinture.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — II. 0,290.
— L. 0,190.
2" Religieux à genoux, ouvrant les bras, vu
par le dos.
Même composition.
Aux crayons noir ei blanc, sur papier gris. — H. 0,200.
— L. 0,190.
1111. Etude de religieux agenouillé, vu de profil, fe
dépouillant de son vêtement.
Même composition.
La figure se retrouve, au second plan, dans la première
pensée, mais non dans la peinture.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — il. 253.
- L. 0,490.
IIIS. Elude de religieux agenouillé, allachanl sa
sandale.
Celle figure paraît avoir été destinée à la môme compo-
sition, mais nous ne la trouvons ni dans la première pensée
ni dans le tableau.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — II. 0,253
— L. 0,190.
131 ÉCOLE FRANÇAISE. —LE SUEUR.
1113. Deux dessins :
1° Buste de religieux, la tête penchée, xu de
jn-ofil à droite.
Même composition.
Aux crayons noir el bliiiie, sur papier gris-brun. —
H. 0,172. — L. 0,140.
2° Deux têles vues de profil , tournées à
gauclie.
Même composition.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-bruii. —
H. 0,172. — L. 0,160.
1114. Deux têtes de religieux, vues, l'une par der-
rière, l'autre de trois quarts, tournée
à droite.
Môme composition.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — H. 0,120
— L. 0,305.
1113. Etudes de mains.
L'une tient un livre. L'autre est étendue vers la droite.
Même composition.
Aux crayons noir ui blanc, sur papier gris.— II. 0,120.
— L. 0,303.
1110. Quinzième tableau. Saint Bruno recevant un
message du Pape {Le dessin de Vensemblt
manque]. Deux dessins :
1" Elude de religieux debout, vu de profil,
ÉCOLE FRANÇAISE.— LE SUEUR. \Xi
à droite, tenant de ses deit.r mains un
impier qiîil lit.
Pour la fi.nure de saint Bruno dans la composiiiou du
quinzième tableau.
Aux crayons noir el blanc, sur papier gi is. — H. 0,;t;0.
— L. 0,143.
2" Etude dliomme debout, vu de profil, à
gauche, tenant d'une main son cha-
peau et de Vautre un sabre.
Même composilion.
Aux Cl ayons noir et blanc, sur papier giis. — H. o;i-JO.
— L. 0,1i3.
fl 1 1 7. Deux dessins :
1° Elude de religieux debout, vu de profd,
tourné à droite, les mains jointes.
Même composition.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — II. 0,315.
— L. 0,125.
2° Etude de religieux debout, vu de face, les
mains croisées sous son vêtement.
Même composition.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris.— H. 0,315.
— L. 0,125.
1118. Seizième tableau. Saint Bruno aux pieds du
pape Urbain.
Première pensée de l'ensemble. Les deux figures princi-
pales sont restées les mêmes Les figures accessoires sont
ch;iDgées.
A la plume el au crayon, lavé de bistre, tiré aux car-
reaux. — Forme cintrée. — H. 0,300. — L. 0,212.
136 ÉCOLE FRANÇAISE. - LE SUEUR.
1119. Etude de pape assis, tourné vers la gauche,
étendant les deux mains et penchant le corp?
en avant,
^ Même composition.
Aux crayons noir el blanc, sur papier gris-brun. —
^ H. 0,:i75. — L. 0,250.
Voyez, au n» 1109, un dessin qui nous parait devoir se rapioitcr
((luoique en sens oiipusé) à l'une des ligures du second plan du la
même composition.
IISO. Dix-septième tableau. Le Pape offrant un
évêché à saint Bruno.
Première pensée de l'ensemble. Les figures du pape
Urbain et de saint Bruno sont restées les mômes, mais ks
autres sont différenlesdansle tableau. Ainsi, dans le dessin,
la mitre est présentée par l'un des personnages qui se trou-
vent auprès du pape, tandis que dans le tableau elle est sim-
plement posée sur une table. Les figures du fond présen-
tent aussi plusieurs changements.
A la plume, lavé de bistre, tiré aux carreaux. —Forriie
cintrée. —H. 0,310. — L. 0,200.
11!S1. Elifde pour la figure du Pape assis, tourné
vers la droite, levant le bras.
Même composition.
Aux Clayons noir el blanc, sur papier gris-biun. —
H. 0,335. — L. 0,280.
112S. Etude de figure debout, drapée, vue de face,
les jambes croisées, la tête inclinée à gauche.
Même coniposiiion.
Aux (r.nyoïis noir el iilanc, sur papier {jrib-linin. —
II. 0,110. — L. 0,-2J0.
ÉCOLE FnANCAISE. — LE SLEUR. 137
fllS3. Etude de la même figure que celle du mancro
'précédent.
Ici, elle s'appuie sur Tépaule d'un jeune homme drapé.
Aux crayons noir cl blanc, sur papier gris-bruii. —
H. 0,105. — L. 0,233.
11 124. Etude de figure drapée, vue à mi-corps, tournée
vers la droite, les deux bras cachés sous le
vêtement.
Même composition.
Au cr.ijon noir, sur papici- g,i:-biu;i. — U. 0,282. —
L. 0,163.
tl2o. Dix-Jtuiticnie tableau. Saint Bruno se retirant
dans les montagnes de la Calabre.
Première pensée de Tensumble.
Dans le tableau, saint Bruno est représenté en prières
dans sa cellule, tandis que le dessiu nous le montre travail-
lant avec un marteau. Djns la peinture, nous voyons trois
moines retournant la terre; il ne s'en trouve que deux dans
la première pensée.
\ la plume, lavé de bislre, tiré aux carreaux. — Forme
cinirce. — II. 0,303. — L. 0,203.
il 26. Etude de religieux agenouillé, tourné vers la
gauche et les mains jointes.
Four la ngure de saint Bruno, telle que nous la voyons
dans le tableau.
Même comcosition.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,350. — V. 0,215.
ilS'î. Etude de reliijieux tu de profd, tourné à gau~
133 i::COI,E FRANÇAISE. — LE SUKUR.
che, les jambes écartées, tenant de ses deux
mains le manche d'une bêche.
Même composition.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-brini. —
' H. 0,:)30. — L. o,-2.;o.
1128. Etude de religieux debout, tourné vers la
droite, tenant en l'air et de ses deux mains
une pioche dont il se sert avec effort.
Même composition.
Aux crayons noir el blanc, sur papier gris-brun. ■-
H. 0.;î95. — L. 0,255.
11 SO. Etude de religieux debout, vu de profil, mon-
tant un degré, tenant un seau à la )iiain.
Cette figure, destinée à la composition du dix-huiiiéme
tnbleau, n'a pas été employée.
Aux crayons noir el blanc, sur papier gris. — H. 0,310
— L. 0,170.
1130. Dix-neuvième tableau. Le comte Roger, en
chasse, conduit par ses chiens dans l'ermi-
tage de saint Bruno.
Première pensée de l'ensemble, qui ne diffère pas de la
composition définitive.
A la iilumo, lavé de bistre, tiré aux carreaux.— Forme
cintrée. — H. 0,:i05. — L. 0,205.
■:i:51. Etude de religieux à genoux retournant la
tête avec étonnement et levant le bras droit.
Pour la figare de saint Bruno.,
Même composition.
Au crayon noir, sur papier gtis-brun. II. O.,'M0, —
I,. 0,2*5.
ÉCOLE FRANÇABE. — LE SUEUU. {".^
IflS^. Ettide de fjiicrrier s' agenouillant, tourné vers
la gaiicht et étendant les bras.
Pour la figore du comte Roger.
Même composition.
Alix crayons noir el blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,H95. — L. 0,260.
Î^SS. Vingtième tableau. Saint Brmio récèle au
comte Roger une conspiration.
Première pensée de l'ensemble, en tout semblable à la
composition définitive.
A la mine de plomb, tiré aux carreaux. — H. 0.29ô. —
L. 0,205.
IfTii. Autre première pensée du vingtième tableau.
Celle-ci ne ressemble en rien à la peinture.
Le comte Roger est à droite, vu en raccourci et dormant.
Saint Bruno, au pied du lit, le tire par son manteau. Djns
la peinture et dans le dessin précédent, le comte est déjà
réveillé el va s'élancer de son lit.
A la plume, lavé de bistre, tiré aux carreaux. — Forme
cintrée.:— H.f0,310. — L. 0,205.
113o. Etude de religieux debout, vu a^ dos, levant le
bras gauche.
Pour la figure de saint Bruno .
Même composition.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-bruii. —
H. 0,405. — L. 0,2.55.
1 136, Etude d^homme drapé, se soulevant sur son lit
et étendant les bras.
Pour la figure du comte Roger.
Même composition.
Aux crayons noir el Manc, sur papier gris-brun. —
H. 0,265, — L. 0,:J85.
140 ÉCOLE FRANÇAISE. — LK SLEIR.
1137. Vingt-unième tableau. Mort de saint Bruno.
Première pensée de l'ensemble, qui diffère peu de la
composition définitive. Le Sueur a seulement retranché une
figure de religieux agenouillé qui se voit dans le dessin,'
derrière la lète de saint Bruno.
A la plume, lavé du bislre, lire aux carreaux. — Fora*!; \
cintrée. — H. 0,285. — L. 0,190. tj>
1138. Etude de deux religieux à genoux, tournés vers
la droite et tus de dos.
Le premier a la lôte recouverte de son capuchon, le
second a la tète nue et levée au ciel.
Même composition.
Aux crayons hoir el blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,28o. — L. 0,:)8.5.
1139. Etude de religieux mort, vu en raccourci, les
mains jointes.
Pour la figure de saint Bruno.
Même compositisn.
Aux crayons noir el blanc, su;' papier gris-brun. —
H. 0,235. — L. 0,383.
1140. Elude de religieux debout, vu de trois quarts^
les bras étendus el regardant à droite.
Même composition.
Aux crayons noir cl blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0<395. — L. 0,280.
1141. Demo dessins :
1* Etude de religieux agenouillé, vu de trois
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR, iil
quarts, tourné vers la gauche, penchan
la tête et lecant les deux mains.
Même composition.
Aux cravdiis noir et blanc sur papier gris-brun. —
H. 0,255. — L. 0,1 3G.
2** Demi - figure de religieux , les mains
jointes, dans l'attitude de la douleur
Il est de trois quarts et tourné vers la gauche.
Même composilion.
Aux crayons noir cl blanc, sur papier gris-brun. —
II. 0,255. — L. 0,136.
ti4S. Etude de religieux debout , lu jusqu'aux
genoux et de trois quarts, la tête tournée
avec animation vers la droite, le bras étendu.
Ce dessin n'appartient pas au vingt-unième tableau, mais
bien à la première pensée du vingtième, décrite sous le
n° H3i. C'est la figure de saint Bruno telle que nous la
voyous dans cette esquisse, que Le Sueur a abandonnée.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris brun. —
H. 0,305. — L. 0,272.
1143. Etude de religieux debout, vu de profil, tourné
à gauche, les mains croisées sur le milieu du
corps.
Très de lui, un second religieux, les mains jointes et la
tête couverte de son capuchon.
Composilion du 21^ tableau.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-brun
H. 0,392. — L. 0,260.
tfL^^à. Etude de religieux agenouillé, vu de trois
142 ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR.
quarts, tenant de ses deux mains un arbre,
Gu le pied de la croix.
Etude séparée des deux mains en plus fortes proportions.
Cette figure n'appartient pas à la composition du vinjit-
uniéme tableau.
Aux crayons noir cl blanc, sur papier gris-brun. --
H. 0,330. — L. 0,222.
1145. Etude de cinq mains, dont deux jointes.
Pour diverses figures qui font partie du vihgi unième
tableau.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,206. — L. 0,225.
1146. Vingt-deuxième tableau. Saint Bruno porté
dans le ciel par les anges.
Première pensée de l'ensemble. Dans notre dessin, saint
Bruno est porté par cinq anges, tandis que, dans la pem-
ture, il est entre les mains de trois anges seulement. Dans
le tableau, Le Sueur a entouré le groupe principal de cinq
enfants ailés volant aux diflérents plans du ciel, enfants qui
ne se trouvent pas dans le dessin,
' A la plume, lavé de bislro, lire aux carreaux. — Forme
cinlrée. — H. 0,262. — L. 0,195.
114'î. Etude de religieux debout, vu de trois quarts
et tourné vers la gauche, levant les deux
mains.
Pour la figure de saint Bruno examinant le plan de la
Chartreuse de Rome, dans l'un des tableaux accessoires du
petit cloître des Chartreux, — tableau appartenant au Musée
du Louvre. — (Voyez la notice des tableaux de l'Ecole fran-
çaise, n° 548) .
Au crayons noir el blanc. — II. 0,403. — L. 0,225.
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR. 143
f 1 48. Etude de vieillard drapé, tourné vers la gauche,
formant cariatide , les bras réunis sur le
milieu du corps.
Pour Tune des figures qui servaient de support aux tables
sur lesquelles la vie de saiut Bruno se trouvait écrite en
vers latins. — (Voyez les n°' 1033 et 1034) .
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,380. — L. 0,157.
il 49. Deux dessins :
1° Figure de jeune homme debout, drapé,
vu de trois quarts, tourné à gauche,
formant cariatide.
La tête est de profil, le bras est pendant et appuyé contre
la muraille.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,397. — L. 0,447.
2" Même figure, tournée en sens opposé.
Ans crayons noir et blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,397. — L. 0,U7.
Pour rornementatioa des tables dont nous parlons au numéro
précédent.
1 1 SO. Deux dessins :
1" Etude de jeune homme dont le corps se
termine en gaine.
Il est vu de profil à gauche, la poitrine et le bras nus, et
forme cariatide.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris.— H. 0,303.
— L. 0,125
144 ÉCOLE FRANÇAISE. - LE SUEUR.
2° Même figure, tournée en sens opposé.
Aux crayons noir cl blanc, sur papier gris. — H. 0,305.
— L. 0,123.
Pour la même ornemenlation.
1151. Deux dessins :
1° Etude de terme de jeune homme, mi de
profd, à gauche.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — II. 0,200.
— L. 0,120.
2° Terme de jeune homme, vu de face, la
tête tournée de profd à droite.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gr-. — H. 0,260.
— L. 0,120.
Poar la môme ornementation.
tlSfi. Deux dessins:
1** Terme; figure d'itomme drapé, vu de
face.
Aux crayons noir el blanc, sur papier gris. — II. 0,200.
— L. 0,120.
2° Terme, figure dliomme drapé, vu de face,
la tête et les mains enveloppées dans la
draperie.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris.— II. 0,2C0.
— L. 0,120.
Pour la mémo crnemenlation.
11S3. Tête d'enfant renversée en arrière et criant.
Celte étude ne fait pas partie de la suite de saint Bruno.
Au crayon noir, sur papier gris. — il. 0,850.— L. Oioo
ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR. !4»i
11S4. Cinq études de mains dans des poses variées.
A gauche, profil d'homme à barbe.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-brun. —
II. 0,235. — L. 0,390.
filSS. Etude d'homme drapé debout, vu de profd, les
mains jointes, dans l'attitude de la terreur.
Pour la figare de saint Bruno, dans la composition du
troisième tableau : Obsèques de Raymond.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — H. 0,400.
— L. 0,250.
Ce dessin et les six dessins suivants ont été acquis, en février 1781,
■ le P. Lebrun, au prix de 300 livres. Ils se trouvent mentionnés
dans le registre de caisse des bâtiments du roi, département des
Arts, ainsi qu'il suit... : «Diverses études fjites par Le Sueur, pour
« Vllistoire de saint Bruno, fondateur des Ctiartreux, qui man-
u quaient au recueil du même auteur, déjà acquis pour Sa Majesté. »
f lo6. Etude d'ange xolant.
Il est vu de profil, tourné à droite, étendant la main.
Pour la composition du septième tableau (^/)/w/<ï/o>i de
irois anges à saint Bruno\.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — H. 0,325.
— L. 0,175.
1131^. Etude d'homme drapé,, les jambes nues, vu de
profd, se dressant sur la pointe des pieds et
étendant les mains au-dessus de la tête.
Pour lune des flgures du huitième tableau (Saint Bruno
■lislribuant ses biens aux }Hiuvre$]. Elle a été modifiée dans
Icxéculion de la peinture.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,440. — L. 0,240.
CollectioDs Mariette «t Huquier.
146 ÉCOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR.
f 1S8. Elude de religieux debout, vu de face.
Il lient un vêlement de moine légèrement indiqué.
Celte figure était probablement destinée à la composiliun
du douzième tableau. {Saint Hugues donnant Vh'ibit blanc
à saint Bruno.) Elle ne se retrouve pas dans la peinture.
Au; crayo;is noir et blanc, sur papier jjris. — II. 0,2'(.').
— L. P,l3o.
11S9. Etude de persomaïc drapé assis, tenant de
ses deux mai. s les bras de son siège.
Il est vu de trois quarts à gauche, et retourne la tête de
face.
Pour la figure du pape Victor III , dans le treizième
tableau: Le Pape confirmant V institution des Chartreux.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-brun. —
H. 0,315. — L. 0,230.
IIOO. Etnde de religieux à genoux, vu de trois
quarts, la main gauche posée sur la poitrine,
le bras droit étendu.
Pour la figure de saint Bruno dans le dix-septième tableau.
{Le Pape offrant un éoêché à saint Bruno.)
Aux crayons noir cl blanc, sur papier gris-brun. —
n. 0,400. — L. o,'2"o.
IIGI. Saint Bruno mourant, recevant l'extrême-
onction.
Composition de douze figures principales, qui était prc-
bableriient destinée au 21* tableau et a été abandonnée par
Le Sueur.
A la plume cl à la sanguine, lavé d'encre de Chine. —
Forme cinlrcc. — H.0,2-20. — L. 0,1 ÔO.
ECOLE FRANÇAISE. — LE SUEUR. 117
En joignant au recueil des études de saint Bruno, formé par
Francanzani, et comprenant li6 dessins, les six dessins supplémen-
taires acquis en février 1781, nous arrivons à un total d'environ
lûO dessins, formant l'œuvre précieux que nous venons de décriri;.
Il faudrait toutefois se garder de croire que ce sont là tous les des-
sins exécutés par Le Sueur pour la suite de saint Bruno. Quelle que
fût son ardeur, Francanzani ne pouvait tout retrouver, ni tout
acquérir. >'ous voyons, en effet, qu'il nous manque un des dessins
d'ensemble (celui du tableau n» 15), et que certaines compositions
sont représentées par un très-petit nombre d'éludés.
Le Sueur dut en faire un nombre très-considérable. Il avait, dans
le cloître des Chartreux, des modèles tout trouvés et toujours prêts,
et il dessinait d'après nature avec une facilité surprenante, qui n'a-
vait d égale que son habileté. Nous le voyons répéter les mêmes
études, pour approfondir le moindre détail. Nous avons d'ailleurs
bien des fois rencontré, dans des collections d'amateurs, d'autres
dessins de la suite de saint Bruno; nous en trouvons même au
Louvre. Voyez ci-dessus les n»' 1013, 1014 et 1015.
Il importe aussi de remarquer le progrès fait par l'artiste pendant
les trois années employées à ce grand travail. Les éludes des pre-
miers tableaux rappellent d'une façon particulière l'exécution de
Simon Vouet. L'inspiration est tout ent ère celle de Le Sueur; miis
le procédé appartient encore à son maître. Peu à peu, la transfor-
mation s'opère, et, vers le milieu de l'œuvre, Le Sueur déploie déjà
toute l'ampleur de son talent simple et profond.
Nous avons dit dans l'Introduclion de notre premier volume,
pige xxxix, que nous ne connaissions ni la date de la vente faite p.ir
Lebrun à Louis XVI du volume de saint Bruno, ni le prix de cette
vente. Nous pouvons aujourd'hui donner à ce sujet quelques indica-
tions approximatives. En rapprochant les deux notes que nous re-
produisons aux nos 1033 et 1155, nous trouvons que le volume
dut être acquis par Louis XVI, entre les années 1776 et 1781.
Quant au prix, une note manuscrite que nous rencontrons sur un
exemplaire du catalogue Crozat, nous apprend que le roi donna
pour cette acquisition la somme de 7.200 livres.
En 1711, à la vente Crozat, le même recueil avait été paye
502 livres, et, en 1774, à la vente du marquis de Gouvernet, (1).
(1) Nous sommes obligé de laisser ce chiffre en blanc, n'ayant pas
été assez lieureux pour trouver un catalogue Gouvernet avec les prix.
148 ÉCOLE FR\NÇAISE. — LOm.
LE SUEUR, d'après VOVSSm.
f 1G3. L'Adoration des bergers.
La Vierge à genoux, à gauche, tend les bras à TEnfanl
Jésus, étendu sur la crèche. Cinq bergers sont agenouillés à
droite.
Lavé (l'ciicic di' Chine sur mine de plomb. — H. 0,102.
• — L. 0,138.
Le tableau du Poussin, d'après lequel ce léger croquis a été fait,
est gravé dans l'œuvre de Landon, sous le n» 36.
LOlU (A.hF.y.K\ peintre de portraits au pastel et sculjHeur, né
eni7i'2 {?), mort à Paris le 18 août 1785. .
Voir l'Appcnaice du présent volume, page 357.
1163. Portrait de Pigale, sculpteur.
11 est assis, en costume de chevalier de saint Michel; habit
de soie moirée noire, recouvert d'un manteau doublé de
bleu, un chapeau à plumes bleues et noires sur une table ;
dans le fond un monument à la gloire de Louis XV, qui y
est représenté en pied.
De trois quarts, tourné à droite,
Pas.cl. — H. 0,900. — L. 0,730.
11G4. Portrait de Le Bel, peintre, membre de l'Aca-
démie. ]
Il est assis, presque en pied, en robe de chambre violette,
sa palette et ses pinceaux dans la main gauclip, et la droite
sur son genou.
La tète nue, poudrée, est vue de irois quarts et tournée à
gauche.
l'aslcl. — II. 0,040. —L. 0,740.
ÉCOLE FRANÇAISE. — MANGLARD. 149
LL.>DRERG (GUSTAVE), peintre de portraits au pa^td, né à
Slockholm en 1694, mort à Stockholm en mars 1786.
Voir l'Appendice du présent Tolume, page 359.
llGo. Portrait de François Boucher, en buste, de
trois quarts et tourné à gauche.
Il porte ua habit gris; la main gauche est sur la poitrine,
le corps et la tête se renversent en arrière, les cheveux re-
tombent jusqu'au milieu dts reins.
Pastel. — H. 0.650. — L. 0,500.
tittG. Portrait de Charles Natoire, en buste et pres-
que de face, la main gauche tenant un
portefeuille appuyé sur la poitrine.
Il porte un vêtement noir et une perruque poudrée retnm
bant sur ses épaules.
PasleL — H. 0,630. — L. 0,300.
M.4.>GLARD (ADRiEx) , peintre et graveur, né à Lyon k
10 murs 1693, mort à Rome le l^^ août 1760.
Voir le Catalogue des pein(ar«« . ÉiU>le Trançaisc
. p. 212.
1167. Vue de mer.
Sur le second plan on remarque une forteresse. Au pre-
mier plan, à gauche, une barque de pêcheurs ; à droite,
des baigneurs.
A la pierre noire e» laré. •— }1. 0,^3.-1,. O.iii,
Collection Mariette.
1168. Port de mer.
Sur le premier plan une jetée, animée défigures diverses;
150 ECOLE FRANÇAISE. — MASSON.
à droite, un navire que l'on décharge et dont on ne voit
qu'une moitié.
A la pierre noire el lavé de bislre. — H. 0,237. —
L. 0,409.
Collectioo Mariette.
MASQUELIER (Clâude-Louis), graveur, dessinateur, lilho-
graphe, né à Puris en mars 1781, mort à Paris le 15 avril
18o2.
Voir l'Appendice du présent Yoluine, p. 359,
MA.SQUELIER, d'après RAPHAËL.
1169. Dessin très terminé d'après la célèbre Mise au
tombeau du palais Borghèse, à Rome.
A la pierre noire. — H. 0,572. — L. 0,558. "
Ce (IcssiDj acquis en décembre 1853, de MM. Masquelier fils, au
prix de 3,000 fr., a fait partie de l'exposition de 1852.
MASSÉ (iKk^-BxvTiSTE), psintre en miniature, dessinateur
et graveur, né à Paris le 29 décembre 1687, mort à Paris le
26 septembre 1767 .
Voir l'Appendice du présent volume, p. 361.
11 'ÏO. Portrait d'homme assis, vu jusqu'aux genoux
et tenant un crayon.
La tête est de face, le corps légèrement tourné à droite.
A la sanguine. — H. 0,i17. — L. 0,:J75.
.IIASSON (Antoine), peintre au pastel et graveur au burin,
né n Lourij, près d'Orléans, en 1636, mort à Paris le
30 mai 1700.
Voir rAppcndicc du présent volume, p. 362.
ECOLE FRANÇAISE. — MIGNARD. 15' l
1171. Portrait de Pierre Dupuis, peintre de (leurs,
d'après Mignard.
Il esl vu presque de face, coiffé d'un large bonnet fourré.
A la mine de plomb sur vélin. — H. 0,1G0. — L. 0,130.
Ce dessin a appartenu à Manette, qui y a ajouté l'inscription sui-
vante : Ad Tabulam quam depinxerat N. Miijnard, Pet. Dupuis
pictoris effi'iiem in œre incidendum delineabat Antonius Masson.
Eu pfl'et, Masson a gravé, eu 1663, d'après ce portrait, une estampe
([ui porte le n» 25 dans le catalogue de Robert- Dumesnil.
MELLAN (Claude), peintre et graveur, né à Abbeville le
23 7nai 1598, mort à Paris le 7 septembre 1688.
Voir rAppentlice du présent volume, p. 364
ll'S'S. Portrait de Simon Vouet.
La tête est vue de trois quarts, tournée vers la gauche. Le
buste n'est pas indiqué .
A la sanguine. — Forme ovale. — H. 0,160. — L. 0,130.
Collectioa Mariette.
1193. Portrait de Pierre Dupré.
La tète vue presque de face, un peu tournée vers la
gauche. Il porte une collerette tombante et garnie de den-
telles. Le buste esta peine indiqué.
A la sanguine et à la pierre noire, — H. 0,156. —
L. 0,128.
Collection Mariette.
MIGIHAIvn (Pierre), ne à Troyes en novembre 1610, mort à
Paris le 13 mai 169o.
Voir, pour les détails biographiques, le Catalogue des pein •
(iirc.v, Écolo fraoçuisc, p. 22U.
152 ÉCOLE FRANÇAISE. — MIGNARD.
ll'î'4. Fragment d'une composition dont le médaillon
central représentcun Satyre et une jeune fille.
A droite, un homme nu terminé en hermcs, et au-dessous
un jeune homme nu, assis, le bras gauche levé.
A la pierre noire, sur papier gris-jaune, — H. 2,670. —
L. 1,270. — Salle \.
Ce carton et les suivants ont été exécutés d'après les fresques
il'Annibal Carrache, dans la grande galerie du palais Farnèse, à
Home. P. Aquila a gravé la suite de ces compositioiis célèbres.
ti'î'S. Deux Cariatides terminées en hermès se voient
de chaque côté d'un médaillon qui représente
llcro et Léandre.
Teux hommes nus sont assis au-dessous, et on voit deux
enfants au-dessus du médaillon.
A la pierre noire, sur papier gris-jaune. — H, 2,750. —
L. 2,900. — Salle 1.
tl*î'6. Fragment d'une composition dont le médaillon
central représente l'enlèvement d'une femme
par un guerrier.
■ A gauche est un homme nu terminé en hermès, et au-
dessous de lui un jeuns homme nu assis, la tête levée.
A la pierre noire, sur papier gris-jaune. — H. 2,700. —
L. 1,280. — Salle 1.
ll'S"S^. Deux Cariatides terminées en hermcs, s'élèvoil
à côté d'un médaillon dans lequel est repré-
senté le supplice de Marsyas.
Deux hommc.'s nus sont assis au-dessous; le médaillon est
surmonté de deux Amours couchés.
A la pierre loire, sur papier gris-jaune. — 11. 2,710. —
L. 3,900. — Salle i.
ÉCOLE FRANÇAISE. — MIGNARD. lo3
31*8. Grand carton dont le milieu est occupé par un
médaillon qui représente Pan et Syrinx.
A gauche, un vieillard terminé en hermès et un jeune
hoimne eu cariatide, vu de dos; dans le bas, un jeune
liofiime nu, as.^is, retient une guirlande; on voit un Faune
au-dessus du i!ieda:llon
A la piiTie noire, sjr papier gris-jaune. — H. ^î'iIO. —
L. 2,U0. — SiUeS.
11 tO. Grand carton dont le médaillon central repré-
sente Salmacis et Hermaphrodite.
A droite, un homme nu terminé en hermès et un jeune
honinip debout en cariatide, les bras au-dessus de la tète.
On voit au-dessous du médjillon un jeune homme nu,
assis, levant la tète; un Amour tient un massacre de bélier
au-dessus du médaillon.
A la [ ierre noire, sur papier gris.— H. 2,600.— L. 2,<20.
— Salle 2.
1180. Grand carton représentant dans un médaillon
Orithie enlevée par Borée.
On voit à gauche un vieillard drapé, en cariatide, et au-
dessous de lui un jeune homme nu assis, tourné vers la
droite, de proiil perdu.
A la pierre noire, sur papier gris.— H. 2,470.-1.2,120.
— Salle 2.
1181. Grand carton dont le médaillon représente
Orphée pleurant Eurydice.
A droite, deux cariatides; un vieillard drapé, terminé en
hermès, vu de face ; et un jeune homme les bras levés à la
hauteur du front.
154 ÉCOLE FRANÇAISE. — MIGNARD.
On voit au bas un homme nu assis et regardant à gauche,
et sur le médaillon une figure d'enfant.
A la pierre noire, sur papier gris. — II. 2,610. —L, 2,130
— Salle 2.
•Ï18S. Vieillard nu assis, le corps de face, les bras
au-dessus de la tête.
Figure de l'un des captifs qui sont au-dessous de la com-
position de Persée et d'Andromède.
A la pierre noire, sur papier gris.— II. i,540. — L. 0,810.
— Salie 3
1183. Homme nu assir, retenant de la main gauche
une draperie au-dessus de sa tête.
Figure de Tun des captifs qui sont au-dessous de la com-
position de Persée et d'Andromède .
A la pierre noire, sur papier gris. — H. 1,690.— L. 0,780.
— Salle 3,
1184. Jeune homme nu, assis, de profil, tourné à
droite, la jambe gauche relevée.
Figure de l'un des captifs qui sont au-dessous de la com-
position de Persée et d'Andromède.
A la pierre noire, sur papier gris. — 11.1,700. — L. 0,800.
— Salle 3.
1183. Homme nu, assis, les jambes ployées et tenant
les bras au-dessus de la trie.
Figure de l'un des captifs qui sont au-dessous de la com-
position de Persée et d'Andromède.
A la [licrn^ noire, sur paitier gris, — 11.1,600.— L.0,800.
— Salle 3.
ÉCOLE FRANÇAISE. — MIGNARD. !5o
1 186. Grand carlmi dont le médaUlon représente Pan
dompté par V Amour.
A gauche, un homme nu, tenant une massue, terminé en
hermès; au-dessous, un jeune homme nu, assis, les jambes
croisées; à droite du médaillon, un homme nu terminé en
hernies, et au-dessous un jeune homme nu, assis, tourné
de profil à gauche.
On voit deux enfants au-dessus du médaillon.
A la pierre noire, sur papier gris. — H. 2,680.— L. 2,970.
— Salle 4.
IIS'S'. Grand carton dont le médaillon représente
l'enlècement d'Europe.
A gauche, figure d'homme terminée en hermès, la main
gauche au-dessus de la tête ; dans le bas, un jeune homme
nu, assis, tourné de profil, à droite.
Au-dessus du médaillon deux enfants nus, et au-dessous
un masque exprimant Tétonnement ; à droite, un homme
DU terminé en hermès, tenant une draperie de la main
droite ; dans le bas, un homme nu assis, vu de trois quarts
et tourné à gauche.
A la pierre noire, sur papier gris.— 'H. 2,680.— L, 2,970.
— Salle 4.
1188. Jeune homme nu, assis, la jambe gauche
relevée et la main gauche derrière la tête.
Il est vu de profil, tournée droite.
Figure de Tua des captifs qui sont au-dessous de la com-
position de Persée et d'Andromède.
A la pierre noire, sur papier grii. — H. 1,690. — L. 0,800.
— Salle JO.
1189, Deux Satyres assis sur le bord d'une corni-
156 ÉCOLE FRANÇAISE. - MIRBEL (M-^^de).
chc, auprès de l'encadrtinent qui renferme
l'enlc'cement de Ganymcdc.
A la pierre noire, sur papier gris. — H.1,900. — L.2;660.
— Salle 11.
MIRIÎEL (M°>^ de) , née LIZINKA- ADIÉE-ZOÉ RUE .,
peintre de portraits en mini al lire , née à Cherbourg /-
26 juillet i796, morte à Paris le 29 août 1819.
Voir l'Appendice du présent volume, p. 370.
fflOO. Portrait de 31. Ingres.
Il est vu de face, en buste. Le vêtement est à peine pré-
paré. La tète est à nioiiié faite. Fond blanc.
Miiiialure. — Forme ovale. — H. 0,105. — L. 0,088.
Cette miniature elles quatre suivantes ont été données au Musée,
le 1" février 1850, par M. Gédéon Rue, frère de M™e de Mirbel.
fllOI. Portrait du baron Gérard, en buste, tourné de
trois quarts à gauche.
Habit bleu boutonné, cravate blanche Le portrait n'est
pas terminé, le fond est blanc.
Miniature. — Forme ovale, — H. 0,105. — L. 0,088.
1 192. Portrait de jeune homme.
Il est vu en buste et de face. Habit bleu à collet d.
velours, gilet jaune, cravate noire longue. Fond de paysag'
Signé : Lizini^a de Mirbel, 1830.
Miniature. — Forme ovale. — II. 0,100, — L. 0,085.
1 1ÎK8. Portrait de jeune fille.
Elle est en buste, de trois quarts à gauche.
ÉCOLE FRANÇAISE. - MOREAU. 157
Cheveux blonds nattés sur la tète, robe de velours noir.
Colleretle blanche. Fond marron.
Signe: Liziuka de Mirbel, 1831.
Miniature. — Foniu' ovale. — H. 0,090. — L. 0,075,.
1194. Portrait du président Amij.
Il est en buste, vu de face. Roberouo^e bordée d'hermine.
Croix de commandeur de la Légion d'honneur. Fond ver-
dàtre.
Signé: Lizinka de Mirbel, 1829.
.Miiiialure. — Forme ovale. — H. 0,135. — L. 0,H2.
nos. Portrait de M. Fichel.
Il est en buste, de face, vêtu d'un habit bleu à boutons
jaunes; gilet et cravate blancs.
Signé : Lizinka Rue, 1823.
Mlnialure. — Forme ovale. — H. 0,090. — L. 0,075.
Donné, en juin 1867, par M. Eui:éne Ficlicl flls.
MOREAU (Jean-Michel), dit KOREAU LE JEIIIXE, dessi-
7mteur d graveur, né à Paris en 1741, mort à Paris le
30 riovembre 1814.
Voir r.tppenilicc du présent volume, p. 372.
119G. Fête donnée à Loiaeciennes le 27 décem-
bre 1771.
De nombreux personnages sont assis autour d'une table
richement ornée et entourée d'un grand nombre de servi-
teurs. On distingue à gauche Louis XV assis prés de
M"'« Dubarry.
A la plume, à l'aquarelle, el rehaussé de blanc. —
II. 0,316. — L. 0,-16i.
Au dos du dessin se trouvent le» armes de M"» Dubarry.
11
Jo8 ÉCOLE FRANÇAISE. — NANTEUIL.
INANTEllL (Rohert), peintre an pastel et graveur au burin,
né à Rheims vers 1625 {?], mort à Paris le 9 décembre
1678.
Voir l'Appendice du présent volume^ p. 379.
Ifi}^. Portr ail du duc de Bouillon, neveu de
Turenne, grand chambellan.
Il est représenté en buste et de trois quarts, tourné vers la
droite. Il est jeune et porte de longs cheveux tombant sur
ses épaules. Une écharpc blanche passe en sautoir sur son
armure. L'artiste a placé son modèle dans un ovale au des-
sous duquel il a écrit : R. Nanteuil Faciebut 1638.
A la mine de plomb, sur viMin. — 11. 0,1GI . — L. 0,117.
On lisait, d'nne écriture ancienne, sur la monture de ce dessin :
DVC DE BOVILLON, grand ChamOelan de France.
Il a fait partie de la \'ente Revil, 18i2, n» 1G3 du Catalogue,
vendu 205 fr. Une note de la main de M. Revil nous apprend qu'il
l'avait acquis, le 31 juillet 1812, à la vente du dernier duc de
Bouillon.
En 1657, Nanteuil avait grave le même personnage dans une pose
identique (Hubert Dumesnil, 50).
f 108. Portrait de Louis de Bailleul, président à
mortier au Parlement de Paris.
Il est vu en buste et de trois quarts, tourné vers la droite.
Sa robe est recouverte du manteau d'hermine.
A la mine fit- plomb, sur vélin. — Forme ovale. —
H. 0,143. — L. 0,1ia.
Ce dessin a souffert.
Gra?c pur Nanteuil, en lOGl (Robert Dumesnil, 27).
tl«>9. Portrait de fcmnir âgée, tue jusqu'au milieu
du corps et de trois quarts, tournée vers la 1
gauche et regardant le spectateur.
Sa tête est couverte d'un capuchon noir, ses mains
ÉCOLE FRANÇAISE. — NANTEUIL. 159
gantées sont placées rnue dans l'aulie. Elle est représenlée
dans un ovule de pierres blanches.
A la mine de plomb, sur voliii. — II. 0,138. — L. 0.113.
1*^00. Portrait de Furetière.
11 est représenté en buste et de trois quarts, tourné vers
la droite et drapé d'un manteau à larges plis. L'artiste Ta
placé dans un cadre octogone. On lit sur ce dessin les deux
inscriptions suivantes, qui paraissent de la même main :
Robert Nantiieil ad vivum deli\iea, et : M. Antoine Fvretière,
né ù Paris le... 1620, décédé le 14 may 1688
A la mine de plomli, sur vélin. — H. 0,16i. — L. 0,H9.
f %01 . Portrait d'homme vu en buste et de trois quarts,
tourné vers la gauche.
Il porte de longs cheveux tombant sur son rabat, et la
robe de conseiller du Parlement.
Au paski.— H. 0,-2\-2. — L. 0,163.
1S03. Portrait de jeune homme vu en buste et de
trois quarts, tourné vers la droite.
11 porte une ample chevelure, de petites moustaches
retroussées et une royale. Son justaucorps garni d'aiguil-
leties est recouvert d'une grande collerette unie et tumbanle.
L'artiste a placé son modèle dans un ovale.
A la mine d'argent, sur papier recouvert d'une couche
de blanc. — H. 0,067. — L. 0,031.
Ce précieux petit portrait rappelle certaines estampes de la jeu-
nesse do Nanteuil, et doit être de la même époque.
Collection Jabacli.
1S03. Portrait de Turenne, en buste.
Il est vu de trois quarts, tourné à droite et regarde vers
160 ËCOLE FRANÇAISE. — ORSEL.
la gauche. Lon^s cheveux gris, petites moustaches, cuirasse,
rabat de dentelles.
Paslel, — H. 0,450. — L. 0,330,
Ce portrait a étj gravé par Nanleuil, en 1GG5 (Kobert Dumesnil,
n» 233).
1S04. Portrait de Dominique de Liguy, éxêque de
Meaiix , vu en buste et de trois quarts,
tourné vers la gauche.
Camail bleu, rabat blanc uni.
Paslel. — II. 0,330. — L. 0,2C0.
Acquis, en mai 18j5, de M. tvans, au prix de 150 fr. Gravé, en
1661, par Kanl^uil ^Kolicrt Duinesujl, 145).
ORSEL (Victor), peintre, né à Lyon en mai 1795, mort à
Paris te 1" novembre 1850.
Voir l'Appemlice du présent vol'ime; p. 384.
120S. Daix dessins sur une feuille :
1° Figure de Tieille femme debout , vue
jusqu'à mi-jambes.
Sa tête est recouverte d'un voile. Elle tient la main droite
sur sa poitrine; la tête est inclinée et vue de trois quarts à
gauche.
Pour la mère de la bonne, fille, dans le tableau: le Btcn et
le M.tl.
A la njiiic de plomb; mis au carreau. — II. O,;.0O. —
L. 0,170.
2° Trois études.
Têtes de vieilles femmes, l'une presque de face, r.'f^ar-
dant en bas ; lautre de trois quarts, à gauche, les yeux
levés; la troisième vue de profil , -tournée à droite.
ÉCOLE FRANÇAISE. — ORSEL. 161
De plus, élude de femme tenant des deux mains un enfuni
au maillut.
Pour le même personnage, dans une autre scène du
même tableau.
A la mine de plomb. — H. 0,260. — L. 0,185.
Ce dessin et les cioq suivants ont été donnés par M. A. Perin,
peintre, en juillet 1868.
1206. Etudes.
Tête de jeune fille , dont la chevelure est retenue par un
bandeau; elle a les yeux baissés et est vue de trois quarts à
gauche.
Cinq éludes de mains ; l'une d'elles tient une épée et uce
autre un bâton.
Pour une figure d'ange dans le même tableau Le Bien et
le Mal).
A la pierre noire et à l'estompe. — H. 0,360. — L. 0,260
ISOÎ. Deux dessins sur une feuille :
l'' Jeune fille agenouillée, axançant la main
droite vers la terre.
Le bras gauche s'appuie sur le genou ; elle est vue dd
profil, tournée à gauche ; les pieds sont nus.
Pour une figure de glaneuse.
A la mine de plomb. — H. 0,120. — L. 0,160.
2° Tête de jeune fille , les yeux baissés, vue
de trois quarts et tournée à gauche.
Pour une vierge peinte à Notre-Dame-de-Lorctte.
A la pierre noire et à leslorape. — H. 0,200. — L. 0,180.
162
ECOLE FRANÇAISE. — OUDRY.
1S08. Tête d'enfant, inclinée de trois quarts à gau-
che, le regard dirigé vers le bas.
Elle est nimbée.
Mis au carreau. — A la pierre noire el estompé. —
II. 0./<30. — L. 0,340.
Carton pour la tête de l'Enfant-Jésus dans le t.ibleau du Vœu à la
Vierge, peint dans l'église de Fourvières, à Lyon.
flS09. Tête de rierge recouverte d'un voile, mie de
face, regardant à gauche.
Mis au carreau el décalqué. A la pierre noire el à l'es-
tonipe. — II. 0,i.ïO. — L. 0,390.
Même tableau.
ISIO. Tête déjeune femme, rue de profil.
Les cheveux, en tresses, sont ramenés derrière l'oreille.
Elle est tournée à gauche.
A la pierre uoirc el à l'estompe , sur papier légère-
ment teinté. — II. 0,/(30. — L. 0,340.
Pour la tète de l'ange, mùme tableau.
OUDRY (Jean -Baptiste], peintre et graveur, né à Paris le
17 murs 1686, mort à Beauvais le 3 avril 1735.
Voir, pour les détails biograpliiques, le Catulogue des pein-
tures, Kcolo française, p. 242.
1211. Fagsnge. Intérieur d'un parc.
A gauche, un canal bordé de grands arbres. Au second
plan, dans un massif de verdure, un escalier que monte une
femme portant un vast3 sur sa tôle.
Ce dessin est signé : J. D, Oudry 1747 à Arcueil,
Aux rrayoMs noir et blanc, sur papier gris-bleu. —
II. 0,321. — L. 0,'(70.
Collection Mariette.
ÉCOLE FRANÇAISE. — PAPETY. 463
ISIS. Paysage. Intérieur d'un parc.
Sur le premier plan d'un carrefour formé par plusieurs
allées, deux femmes sont debout. Prés d'elles, un chien.
Au second plan de l'allée de gauche, on remarque un jet
d'eau.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-bleu. —
H. 0,327. — L. 0,476.
Collection Mariette.
1213. Paysage. Intérieur d'un parc.
Sur le premier plan, un enfant péchant à la ligne au bord
d'un canal. Dans l'éloignement , de grands escaliers de
pierre.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — H. 0,325'
— L. 0,424.
Collection Mariette.
1S14. Paysage. Intérieur de parc.
On remarque au milieu du dessin un grand escalier que
montent trois flgures. Deux autres figures debout sont sur
le premier plan. A droite, à gauche et dans le fond, de
grands arbres. — On lit sur ce dessin : à Arcueil.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris-bleu. .—-
H. 0,323. — L. 0,472.
Collection Mariette.
PAPETY (DoMiNiQUE-Louis-FERîiiiOL), peintre, né à Mar-
seille le 12 août iSlo, mort à Marseille le 'ii septembre 1849.
Voir l'AppeniIice du présent volume, p. 390.
jlSlS. Saint Mercure. ' A Mi:iMvVi>i8. —Figure de
jeune guerrier debout, ru de face, wlu d'une
tunique courte à la romaine.
Il tient un glaive dans la main droite et en appuie la lame
164 ÉCOLE FRANÇAISE. — PAPETY.
'Sur la main gauclie. Une lance est posée contre son
épaule droite. Sa tête nue est entourée d'une auréole.
Aquarelle sur papier gris ; le fond teint de bleu foncé.
— H. 0,:U2. — L. 0,191.
Ce dessin et les onze dessins suivants, exposés au salon de 1817,
fi'rent acquis au prix de 1,500 francs (mai 1847). Les peintures ori-
ginales, allribuées à Pansclinos, décorent le couvent d'Aghia-Lavia,
-ur le mont Athos.
fSI6. Saint Diomkîe. o' KWOmikZ. — Figure d'un
guerrier debout, vu de face.'
Il tient un glaive dans la main droite et s'appuie de la
gauche sur son bouclier. Sa tète est entourée d'une auréole,
son casque est attaché sur son épaule droite.
Aquarelle sur papier gris, le fond teint de bleu foncé.
— H. 0,342.— L. 0,',9t.
ISIV. Saint Dénictrius. o ' A AIIMHTPIO. — Jeune
guerrier debout, vu de face.
Il tire de la main droite son épée du fourreau.
Son bouclier est attaché à son bras gauche et sa lance est
appuyée contre son épaule gauche. Sa tête nue est entourée
d'une auréole.
A(|uarelle sur papier gris, le fond teint de bleu foncé.
— II. 0,342. — L.O.l'JI.
1218. Saint Léonce. 0' K w.O'STlS. — Figure de jeiine
guerrier vêtu d'une tunique longue, debout
et vu de face.
Il tient une lance dans la main droite et s'appuie de la
gauche sur un bouclier.
Sa tôle est entourée d'une auréole.
Aquarelle sur papier gris, le fond teint de bleu foncé.
— II. 342. — L 0,191.
ÉCOLE FRANÇAISE. — PAPETY. 163
1219. Saint Procope. nPOKOniS — Jeune guerrier
rcvriu d'une tunique longue et d'un man-
teau, debout et xu de face.
Il s'appuie de la main droite sur la garde de son glaive
|)lnré dans le fourreau et reposant à terre. Une croix est
placée dans sa main gauche.
Sa tête nue est entourée d'une auréole.
Aquarcllo sur papier gris, le fond teint de bleu foncé.
— H. 0,3i2. — L. 0,191.
1520. Saint Nichitas. O'AMKITAI. — Jeune guerrier
vêtu d'une tunique courte et d'un manteau,
debout et tu de face.
11 lient une lance dans la main droite et le glaive dans la
gauche.
Sa tète nue est entourée d'une auréole.
Aquarelle sur papier gris, le fi)nd teint de bleu foncé.
— H. 0.3^2. — L. 0,191.
12ÎÎ1. Saint Eurathi (?) ' A EYPA6Î. — Guerrier
debout, vu de face.
Il tient une lance dans la main droite; son épée et son
bouclier sont sous son bras gauclie.
Sa tête nue est entourée d'une auréole.
Aquarelle sur papier gris, le fond teint de bleu foncé
— U. 0,342. —L. 0,191.
ÎÎÎ2. Saint Panteîeinon. 'A nANTEvEllMON. —
Jeune homme vêtu d'une robe et drapé à la
romaine, debout et ru de face.
Il lient une plume ou un stylet dans la main droite, et ud
( I crier dons la gauche.
Sa lèie nue est cniourée d'une auréole.
Aquarelle sur papier gris, le fond tCMnt de bleu foncé.
— H. 0,342. — L. 0,191
8
166 ÉCOLE FRANÇAISE. — PAPETY.
13S3. Saint George, o' wv.ùvnoi. — Jeune guerrier
velu à la romaine, debout, ru de face.
Il lient de la main droite une lance et s'appuie de la gauche
sur un bouclier. Son casque estattaché sur son épaule gauche.
Sa tète nue est entourée d'une auréole.
Aquarelle sur papier gris, le fond leint de bleu foncé.
— H. 0,342. — L. 0,191.
1S34. Saint Théodore, o 'a OEOAQPOI;. —Figure de
guerrier vêtu à la romaine, debout et vu de
face.
Il tire de la main droiteson glaive placé dans le fourreau
qu'il tient dans la main gauche. Sa tête nue est entourée
d'une auréole.
.Aquarelle sur papier gris, le fond teinl de bleu foncé.
— H. 0,342. — L. 0,191.
1!3S5. Saint Jacques de Perse. lAKOBAi: nEP:i:iS —
Figure d'homme revêtu d'une tunique bleue
et rose et d'un manteau vert.
Il est debout et vu de face. Sa tète, couverte d'une coif-
fure à bords échancrés, est entourée d'une auréole. Il tient
une croix dans sa main droite.
.•\(|iiai clic sur papier pris, le fond leinl de bleu foncé.
— II. 0,312. — L. 0,191.
ISSC. Saint Miiias d'Egypte. ]\n\\S ErvnïlOi: —
durrrier vêtu à la romaine, debout et ru de
face.
Il tient une lance dans la main droite, des javelots et une
masse d'arme dans la gauche.
Sa tète nue est entourée d'une auréole.
Aquarelle sur papier f^ris, le fond li inl de bleu foncé.
— 11.0,34-2. —L. 0,191.
ÉCOLE FRANÇAISE. - PAiiîlOCEL. 167
PAWIOCEL (Charles), peintre et graveur, né à Paris en
1688, mort à Paris le 24 mai 1752.
Voir, pour les détails biograpliique?; le Catalogue Ues pein-
turcs, Écolo française, p. 24S.
ISS'Î. Le Préwst des marchands et les êclievins de la
ville de Paris dans les carrosses du roi.
(Cette description du dessin se trouvait au verso de la
monture, avecia date 1724.)
Lavé d'encre de Chine et rehausse de blanc, sur papier
gris. — H. 0,1 45. — L. 0,297,
PARROCEL (Joseph), peintre et graveur, né à Brignollcs,
en Provence, en 1648, mort à Paris le 1*'' mars 1704.
Voir, pour les détails biographiques, le Catalogue dea pein-
tures, École française, p. 248.
1828. Uîie bataille.
Tout le paysage est garni de combattants à cheval. De
larges nuages de fumée cachent une partie de la scène. A
droite, on remarque plusieurs cavaliers, parmi lesquels
paraît être un général. Sur le premier plan, des hommes et
des chevaux mourants.
Au crayon et ,i la plume, lavé, rehaussé âe blanc cl de
couleur jaunâtre, à la gouache, sur papier gris foncé.
— H. 0,341. — L. 0,3G4.
1229. Une bataille.
Un général est assis à droite sur le premier plan. Un
cavalier arrive au galop et le chapeau à la main.
Lavé de bistre cl d'encre de Chine et rehaussé do blanc,
sur papier gris. — U. 0,190. — L. 0,290.
^68 ÉCOLE FRANÇAISE.— PATER.
1530. Un Cavalier.
Dessin au crayon rouge el lavé. — H. O.îiSO. — L. 0,380
Acquis lie M. Defer, par décision du 14 novembre 18 i4, au prix de
10 francs.
PATEL (Pierre), peintre, né en Picardie vers le commen-
cement du xvii^ siècle, mort vers 1676 {?)
Voir, pour les détails_b:ographlqnes, le Catalogue des pein-
tures, École française, p. 250.
1531. Paysage.
A droite, les ruines d'un temple antique au bord de l'eau.
Au milieu du dessin, un groupe de deux arb;es. A gauche
et dans le fond, quelques collines.
Aux crayons noir et blanc, sur papier verdàtrc. —
H. 0,208. — L. 0,286.
1S3S. Paysage.
A gauche, les restes d"un temple antique. A droite, sur
le premier plan, deux hommes poitnntun cadavre.
Aux crayons noirci lihinc, sur papier gris. — II. 0,HO.
— L. 0,221.
Collection Mariette.
1933. Paysage.
A droite, les restes d'un temple antique, dans Tintérieur
duquel ont poussé quelques arbres. Au milieu du dessin et
sur le second plan, un pont ruiné.
Aux crayons noir el blanc, sur papier gris. — H. 0,'2()l.
— L. 0,379.
Collection Mariellc.
TATER (Jean-B.\pti.^ti>Josepii) , peintre, né à Valen-
ciennesen 1696, mnrl à Paris le 28 juillet IT.IQ.
Voir, pour les d'Hails hioqr.ipliir[ucs, le Catalogue «les poin-
tures, École française, p. 2Ji.
ÉCOLE FRANÇAISE. — PERCIER. 169
1S34. Jeune femme assise à terre.
Elle parait se disposer à entrer dans l'eau et relève ses
vêtements.
A la sanguine. — H. 0,106. — L. 0,175.
Acquis de M. Major, avec les n°^ 6G3, 664 et 711. ,
PERCirR (Charles j, architecte et dessinateur, ni à Parii
le 22 aoHf 1764, mort à Paris le o septembre 1838.
Voir l'Appendice du présent volume, p. 393.
lS3o. Grand dessin très-étudié d'après les huit bas-
reliefs en bronze d'Andréa Riccio , qui
ornaient autrefois le monument élexé à la
mémoire de Jérôme délia Torre dans l'église
de San-Fermo à Vérone, et qui, transportés
en France à la suite des conquêtes d'Italie,
ont été, sous la direction de 3IM. Percierct
Fontaine, encastrés dans la porte de bois de
la salle des Cariatides, au Loutre.
1" bas-relief. Maladie de Jérôme délia Torre.
Sa famille éplorée l'entoure et cherche à lui porter secours.
Apollon, debout derrière le lit, lève le doigt vers le ciel et
semble indiquer au malade que le moment suprême est
arrivé. A gauche, les trois Parques. Atropos va couper le
01 que tiennent encore ses deux sœurs.
2® bas-relief. Sacrifice à Esculape.
On se presse de tous côtés autour de l'autel, près duquel
fe dresse le serpent consacré. Un bœuf, des brebis, des
i;orcs, des fruits forment les offrandes.
3* bas-relief Mort de Jérôme délia Torre.
Sa famille et ses amis réunis en grand nombre autour du
i
170 ÉCOLE FRANÇAISE, — PERCIER.
lit funèbre, se livrent au désespoir. L'un lève les bras au
ciel, un autre s'arrache les cheveux. Un prêtre, le saint
livre en main, récite les dernières prières. Sur le devant,
un enfant nu, ailé, tenant d'une main un livre et de l'autre
une palme, représente l'àme du mort.
i" bas-relief. Funérailles.
La famille entoure le catafalque élevé à Jérôme délia
Torre, et dont les former sont celles mêmes du tombeau que
décoraient les bas-reliefs d'André Riccio. A droite, un vieil-
lard debout jette l'eau lustrale sur le monument.
5"^ bas-relief. Les bords du Styx.
Caron reçoit dans sa barque les âmes, parmi lesquelles il
est facile de reconnaître à son livre celle de Jérôme délia
Torre. A gauche, les monstres infernaux.
6*^ bas-relief. Cette composition parait repré-
senter Jérôme délia Torre professant la
médecine à Vérone.
Il est assis au pied de la statue de Minerve et parle, son
livre à la main. Ses auditeurs sont debout à droite. A gau-
che, plusieurs figures allégoriques parmi les(iLielles on
reconnaît Apollon, la ville de Véionc et le fleuve Adige. —
(Si cette explication , que nous empruntons au comte de
Clarac, est bonne, ce bas-relief devrait être placé le premier
de la suite) .
7"^ bas-relief. Les Champs-Elysées.
L'àme de Jérôme délia Torre est reçue dans le séjour for-
luné, au milieu des Amours qui se livrent à la joie, à la
danse et à la musique. A gauche, les trois Grâces debout et
enlacées. Sur le premier plan , à droite, plusieurs figures
de vieillards endormis qui paraissent représenter les
dépouilles mortelles des âmes heureuses.
ÉCOLE FRANÇAISE. — PERIN. 171
8" bas-relief. La Renommée.
Emljoucliant sa trompette, elle proclame les mérites de
Jérùine dolla Tone. Le cheval Pégase, le livre, la lampe et
la palme font allusion à son talent poétique; le squelette,
à son savoir comme médecin.
A la plume et lavé frcncrc de Chine. — H. 0,915. —
L. 0,595.
Ce dessin, donné par l'auteur à son élève M. Actiille Leclèrc,
membre de l'Institut, a été légué, par ce dernier, au musée. Reçu
3n juillet 1854.
f!S36. Vue intérieure d'un monument consacré aux
arts, dans le genre de ceux élevés pendant le
seizième siècle.
C'est une galerie immense et somptueuse dans laquelle
3)Dt disposés plusieurs chefs-d'œuvre de la statuaire antique.
Les piliers et les arceaux sont décorés de médaillons et
i'arabesques dans le style des loges de Raphaël.
A la plume et à l'aquarelle. — H. 0,610. — L. 0,476.
Donné par l'auteur à 31. Achille Leclère, membre de l'Inslitut, et
légué, par ce dernier, au Musée du Louvre. Reçu en juillet 1854.
PERIN (Lié Louis), peintre de portraits en miniature et à
Vhuile, né à Rheims le 12 octobre 1733, mort à Paris le
20 décembre 1817.
Voir rAppcndicc du présent volume, p. 397.
ISS'?. Portrait de M"""^ Gavet-Perin, sœur dupeinire.
Elle est vue de face, en buste, coiffée d'un bonnet blane
chargé de rubans. Robe rose , fichu blanc. Fond de pay-
sage.
Miniature, forme ronde. — Diamètre 0,070.
Cette miniature et les neuf suivantes ont été données, en 1853,
par M. A. Perin, fils de l'auteur.
172 ECOLE FRANÇAISE. — PERIN.
1S38. Portrait de JUT*"* la duchesse de Laroche-
fuucdult.
Elle est en buste, l.e corps tourné de profil à droite, la
lêle de face. Large chapeau, fichu sur les épaules, mantille
sur les bras. Ebauche. La lête seule est quelque peu avan-
cée.
Miiiialurc, forme ovale. — H. 0,075. — L. 0,060.
1S3&. Portrait de M. Pinson, chirurgien, sculpteur-,
de pièces anatomiqiies.
Il est vu de face, à mi-corps et debout. Cravate blanche,
redingote grise, coiiïure poudrée. De la main gauche, il
tient un buste de feinme couvert d'un voile noir et posé sur
un piédestal.
Fond de paysage.
Signé L. Terin.
Miniature, forme ronde. — Diamèlre 0,066.
1S40. Portrait de JJi""^ Pinson.
Elle est debout, vue à mi-corps et de face. Robe blanche,
fichu jaune, cheveux bloiads ornés de rubans et de fleurs.
De la main gauche, elle tient une palette et des pinceaux
Fond de paysage.
Signé L. Perin.
Miniature, forme ronde, — Diamèlre 0,0G6.
12^fl. Portrait de la mère de l'artiste.
Elle est en buste, vue de face. Bonnet blanc orné de
rubans et de dentelles. Rube bleue à orneuieuls rouges.
Fichu blanc brodé.
Miniature, forme ronde. — Uiamètro 0,060.
ÉCOLE FRANÇAISE. — PERIN. 173
lîîiîî. Portrait de l' artiste.
H est vu de fac8, en buste. La tête seule est avancée, le
■>l- est à peine indiqué.
Miniature, forme ronde. — Diamètre 0,063.
IS43. Portrait de l'artiste dans im âge moins avancé
qu'au numéro précédent.
Il est vu de face, à mi-corps. La tête est couverte d'un
chapeau noir à bords relevés. 11 est en manches de chemise.
Gilet verdàtre. Fond de paysage.
Signé : Perin.
.M-niature, forme ovale. — H. 0,063. — L. 0,030
«244. Portrait du père de V artiste.
Il est vu en buste, de trois quarts à droite. Cheveux pou-
drés, habit noir à la française.
Miniature, forme ronde. — Diamètre 0,0«0.
1S49. Portrait de la femme de Vartiste {amnt son
mariage et à Vâge de onze ans].
Elle est vue à mi-corps, a?sise, tournée à gauche, la tête
de face. Robe gris-perle, découvrant la poitrine elles bras.
Coiffure poudrée : une partie des cheveux retombe sur les
épaules. La main gauche est posée sur un clavecin, la main
ilroite tourne un feuillet du cahier de musique.
Miniature, forme ronde, — Diamètre 0,064.
1246. La prière du matin, d'après Greuze.
Signé : Perin.
Miniature, forme ronde. —Diamètre 0,084.
L'orifiinal fait aujourd'hui partie du musée de .Montpellier. Il ap-
partcoait à M. Dufrénoy, fermier-général, qui avait également com-
8.
174 ÉCOLE FRANÇAISE. — PILLEMENT.
ninnrlé la copie à L.-L. Perin. M. Dufrénoy périt sur l'échafaud, et
la minialure resta à l'artiste.
PEP.P.OA'EAU (Jean-Baptiste), peintre et graveur, né à
Paris en 1713 (?), mort à Amsterdam (?) en novembre 1783
Voir l'Appendice du présent volume, p, 399.
1547. Portrait de Laurent Cars, graveur, à mi-
corps, assis, tenant un porte-crayon dans /<
main droite, poudré et souriant.
Il est vu de trois quarts et tourné à gauche.
Paslel. — H. o.oSo. — L. 0,490.
Gravé par Miger (Chai. Imp.)
1548. Portrait de Pierre Bouguer, de l'Académie
des sciences.
Habit violet, la main droite dans iliabit, perruque
blanche; de trois quarts tourné à gauche.
Sigué Perroneau, 1733.
Paslel. — H. 0,680. — L. 0,570.
Donné en ISiGpar M. Grangcret de Lagiange, l'un des conserva-
teurs de la bibliothèque de l'Arsenal.
P1LLE.1IE1NT (Jean), peintre et graveur à Veau-forte, né à
Lyon en 1728 {?], mort ii Lyon le 26 avril 1808.
Voir l'il|iiieii(lice du présent volume, p. 407.
lSi9. Paysage.
Sur le second plan, à droite, une fal)rique. Au milieu,
sur lo premier plan, un iiomme vu de dos. A gauche, une
vache.
a la picTC noire, sur papier j^ris jauiiàlre. — II. 0,i:îl.
— L. 0,201 .
CoUectioD Mariette.
ÉCOLE FRANÇAISE. — POUSSIN. 173
PORTAIL ( Jacques-André), /(^/n^rerf*? fleurs, dessiwtleur,
né à Brest (?) vers la fin du dix-septième siècle, mort à
Versailles (?) /e4 novembre 1759.
Voir rAi»i»<?n»l«ce du présent volume, p. 409.
1500. Deux dames jouant aux cartes.
L'une assise, l'autre plus âgée' et debout, conseillant la
première.
A la sanguine et a la pierre lOire. - il. 0,334. —
L, 0,281,
Acquis à la vente Silvestre, janvier 1852, au prix de 30 fr.
POUSSIiX [Nicolas], peintre, né aux Andelys en juin 1594,
mort à Rome le 19 novembre 16Go.
Voir, pour les détails biographiques, le Catulogiie «les pein-
tures. Ecole française, p. 262.
1501 . Moïse défendant les filles de Jethro contre l'inso-
lence des bergers.
Le Prophète est à droite de la composition, luttant contre
trois bergers, dont l'un est déjà à terre. Les jeunes filles
garnissent la gauche. L'une d'elles est penchée sur le puits.
Six autres, partagées en deux groupes, expriment leur admi-
ration pour le courage de leur libérateur, ou emportent
leurs vases pleins d'eau.
Vigoureusement lavé de bistre, sur crayon. — II. 0.173.
— L. 0,434.
Ce dessin a été gravé par Peyron, et ea fac-similé par Rosotte.
(Chai, imp.)
12^9. Le frappement du rocher.
Moïse et Aaron sont à gauche, sur le second plan. Les
Israélites, formant plusieurs groupes variés, boivent avec
avidité ou expriment leur admiration. On remarque à
rQ ÉCOLE FRANÇAISE. — POUSSIN,
droite, sur le premier plan, une mère assise avec ses deux
enfants, ayant prés d'elle un vieillard qui joint les mains
et remercie le ciel : à gauche, un jeune enfant debout et
relevant le bord de son vêtement.
Première pensée du tableau peint, vers i636, pour M. de
Gillier. Il appartint par la suite à la galerie du Régent, pos;a
en 1798, avec la plus grande partie de cette coUectioa, en
Angleterre, et se voit mamtenant chez lord Ellcsmeerc,
héritier de la galerie Bridgewater.
A la plume el lavé de bistre. — H. 0,242. — L. 0,371.
1353. Le Jugement deSalomon.
La composition est la même que celle du célèbre tableau
peint par N. Poussin pour son ami M. Pointel, et qui fait
partie du Musée du Louvre.
Lavé de bislre, sur mine de plomb. — H. 0,340. —
L. 0,515.
Inv. Jabacli, n» 172 (Carrache et modernes).
1S54. Saillie Famille.
La Vierge, assise au milieu de la composition, tient sur
ses genoux l'Enfant Jésus, à qui saint Jean présente sa ban-
derole. Stiinte Elisabeth est près de son fils, à droite, assise
à terre et le menton appuyé sur sa main. Saint Joseph, assis
derrière ce groupe, s'appuie contre un tronc d'arbre. A
gauehe, sur le premier plan, un enfant tient de ses deux
mains un linge qu'il va présenter à la Vierge. Fond de
paysage.
A la plume et lave de bislre. ~ 11. 0,j,Oi). — L. 0,2IJ.
flS*>5. Sainle Famille.
Sur un perron, au pied de degrés en pierre, la sainte
Vierge est assise, tenant debout sur ses genoux l'Enfant
ÉCOLE FRANÇAISE. — POUSSIN.
177
Josas, qui reçoit un fruit des mains de saint Jean. Sainte
Elisabeth est assise à gauche et regarde la Vierge. A droite,
s.iint Joseph, couché sur une des marches, est enliéremeit
occupé d"une tablette sur laquelle il écrit. iDans la peinture,
il trace des figures avec un compas.)
Première pensée du tableau peint en 1648, pour M. du
Frêne Anne^iuin, gravé par les Poilly et par C. Stella. Ce
tableau était en Angleterre en 1810, et y est sans doute
encore
A la plume et lavé de bistre, sur croquis au crayon. —
H. 0,18i. — L. 0,:i7.
l«oC. La Sainte Famille.
La Vierge, assise et vue de faco, tient sur ses genoux
TEnfant JéiUS, qui tend les bras à sainte Elisabeth, age-
nouillée à gauche. Le jeune saint Jean debout porte la main
sur Tépaule de sa mère. Saint Joseph est assis derrière ce
groupe, qu'il contemple.
Lavé de bisire, sur croquis à lamiiic de plomb. —
n. 0,181.— L, 0,248.
ISèiî'. V Assomption de la Vierge.
Elude de figures nues pour le tableau peint en 16j0 pour
M. de Mauroy, ambassadeur de France à Rome; tableau qui
appartient au Musée du Louvre.
Au verso, élude de sainte Famille.
A la pierre noire et à la plume. — II. 0,531. —
L. 0,374.
Légué au musée par M. Delorme, peintre. Août 18G0.
t2o8. Première pensée pour la composition du
Baptême, de la suite des Sacrements peinte
pour M. de Chantelou.
Les figures sont au nombre de viniii et une environ ; elles
178 ÉCOLE FRANÇAISE. — POUSSIN.
sont groupées autrement que dans la composition définitive,
et d'ailleurs confusément indiquées. Le baptême fut peint
en 1646.
A la plume el lavé de bistre. — II. 0,457. — L. 0,256.
Collections Dimsdale, Lawrence et de La Salle. Ce dessin et lo
neuf dessins n"* 1259, 12G0, 1261, 1262, 1263, 1264, 1266, 1267 ei
1208, ont été donnés, en 186G, par M. His de La Salle.
La suite àes Sacrements, peinte pour M. de Cliantelou, afaitpnrti
de la galerie du Régoiit, au Palais-Royal. Elle est conservée aujour
d'iiui à Londres, dans la galerie de lord EUesmeere.
Exposé sulle des Boites.
1859. Elude j^our la composilion du Baptême.
Ce dessin est beaucoup plus terminé que le précédent, el
se rapproche de la composilion du tableau. L'effet de lumière
des figures et du paysage est étudié avec soin. La figure du
Christ, agenouillé au milieu du sujet,. porte sur les deu.\
genoux également ployés, tandis que dans la peinture cl
dans le dessin décrit sous le numéro précédent, le corps pose
sur un seul genou, la seconde jambe étant à moitié relevée.
A la plume et au crayon, vigourcuscmenl lavé de bislr ■
— H. 0,165. — L. 0,254.
Collections LaNvrciice et de La S;(llc.
Exposé salle des Boitci.
ISOO. Elude pour la partie droite de la coMpositioh
du Baptême^
Groupe de treize figures. Les figures du Christ et di
suint Jean ne s'y trouvent pus.
A la plume et lave de bistre. — 11.0,081. — L. 0,127.
Collections La.iroy et de La Salle.
Exposé sullc des BoUcs.
ÉCOLE FfiANÇAISE. — POUSSIN. 179
flSGfl. Etude pour la partie droite de la composition
i du Baptême.
Groupe de quatorze figures. Les figures du Christ et de
saint Joiin se voient à gauche.
A la plume et lavé de bislre. — II. 0,0G8. — I, 0,161.
Collections Lawrence et de La Salle.
Exposé salle des Koites.
126Î5, Croquis et première pensée du tableau de la
Pénitence, peint en 1647 j^our 31. de Chan-
telou.
Les figures sont disposées sur le Triclinium, à l'antique,
dont Poussin parle dans ses lettres; mais elles sont toutes
différentes de celles exécutées. Le groupe principal, celui
du Christ et de la Madeleine, se retrouve seul, avec de nota-
bles changements, dans la peinture. Dix-sept figures.
A la plume. — H. 0,133. — L, 0,186.
Collections Lawrence, Cunningham et de La Siiile*
Ksposé salle des Boites.
1SG3. Etude pour le tableau de la Cène, de la suite
des Sacrements peinte pour 31. de Chantelou.
Les figures sont à peu près nues, mais la disposition
générale est déjà celle de la peinture. L'effet de lumière
produit par la tête du Christ et par la lampe qui éclaire la
table est rendu avec force. Composition de douze figures
couchées sur des lits. A gauche, une figure debout. Exé-
cuté en 1647.
A la plume, vigoureusement lavé de bislre, et lire aux
carreau.v par le maître. — II. 0,157. — L. 0,256.
Collections Lawrence et de La Salle»
Exposé salle des Boîtes.
iSa ÉCOLE FRANÇAISE. - POUSSIN.
u*ZG4. Freimère pensée du sacrenient, de l'Ordre, ta-
bleau peint, en 1647, pour M. de Chantelou.
Groupe de quatorze figures.
Le Christ et saint Pierre se trouvent à l'extrémité de la
l'oniposilion, à droite. Lesnpôlres, tournés du côté du Sau-
veur, remplissent tout le champ du sujet. Au second plan,
un monument. Dans le fond, un paysage.
A la plume el lavé de bistre.— H. 0,137. — L. 0,213.
CollectionsMarieUe(ao 1321 du Catalogue), Lawrence et de Li Salle.
L'exécution de ce dessin nous donne une preuve certaine qu'il a
été fait par N. Poussin, à l'époque que nous avons indiquée plus
liaut, et pour la suite de M. de Chantelou. Mais la disposition gé-
nérale rappelle la composition peinte vingt ans auparavant pour le
chevalier del Pozzo. Poussin s'en sera sans doute aperçu, càr il l'a
complètement changée, et dans la peinture, le groupe du Christ et
de saint Pierre forme le milieu du sujet.
Exposé snlle des Boîtes.
fSGo. Autre première pensée pour la même compo-
sition.
Les figures du Christ et de saint Pierre oocupent encore
la droite du dessin. Le Christ ne tient pas les clés, mais une
longue pancarte déroulée, que saint Pierre agenouillé sou-
tient de ses deux mains. Le nombre des figures est le
même que dans le dessin précédent, mais la disposition pré-
fenle quelques variantes sans grande importance. Le mo-
nument d'architecture et le paysage qui occupe le fond sont
tout à fait changés.
A la plume cl lavé de bistro. — H. 0,133. — ]L. 0,216.
flSCîC Première pensée du sujet de la Confirmation,
peint, en 1645, pour M. de Chantelou.
Composition de vingt et une figures.
A la plume el lavé de bislre. — II. 0,131. — L. 0,25*.
Collections LawrcMice et de La Salle.
i:&l>OtȎ MUlIC dv.H ItoltCM.
ÉCOLE FRANÇAISE. — POUSSIN. 181
ISG"?. Étude pour le sujet de la Confirmuiion.
Elle parait être postérieure à la précédente; elle est plus
étudiée, et les groupes présentent quelque analo^jie avec la
composilioQ définitive. Groupe de vingt et une figures. La
figure de l'assistant qui lient les saintes huiles est debout,
comme dans le numéro précédent, taudis que dans la pein-
ture elle est agenouillée.
A la plume et lavé de bislrc. — II. 0,1-24. — L. 0,246.
Collections Mariette (n» 1321 d« Catalogue), Lawrence et de La
Salle.
Exposé salle des Boites.
iZGS. Étude pour la Confirmation.
Le groupe princip l de ce dessin, qui comprend vingt
figures, est bii-n celui qui a été exécuté. Les expressions sont
rendues avec plus de force que dans les deux études précé-
dentes. Seulement, dans la peinture, le maître a ajouté, au
second plan, un officiant posant un bandeau sur le front
d'un jeune garçon, groupe qui se trouvait déjà indiqué dans
le dessin décrit sous le numéro précédent.
A la plume et lavé de bislre. — II. 0,126. — L. 0,234.
Collections Lawrence tt de L i Salle.
Exposé salle des Boties.
1S69. V Extrême-Onction.
Première pensée du tableau peint, en 1644, pour M. de
Clu'utelou.
A la plume el lavé de bislre. — H. 0,230. — L. 0,340.
Poussin écrivait en avril IGii à M. de Chantelou : « Je travaille
u gaillardement à V Extrême-Onction, qui est, en vérité, un sujet
« digue d'un Apelles, car il se plaisoit fort â représenter des mcu-
« rjnts. Je ne (luilterai point ce tableau, peadant que je me trouve
Lien disposé, que je ne l'aie mis en bon terme pour une ébauche.
182 ÉCOLE FRANÇAISE. — POUSSIN.
« Il contiendra dix-sept ligures d'homme?, de femmes et d'enf>inls,
« jeunes et vieux, dont une partie se consument en [ileurs, tandis
« que les .lUtrcs prient pour le moribond. .. »
Notre desjin se ressent de cette gaillardise et de cette bonne dis-
pculion, dont parle Poussin; il e:t plein d'énergie, d'expression
et J'oH'cl.
Il a fait partie des collections Crozat et Mariette. Gravé en fa:-
simile par M. A. Leroy (Chai, imp.)
Exposé salle des Boites»
ISÎO. Apollon, afisis à gauche, tenant sa lyre, consi-
dère Daphné, qui, placée à l'autre extrémité
de la composition, embrasse le fleuve Penée,
son père.
L'amour lance à la nymphe, pour la rendre insensible à
l'amour d'Apollon, un trait de plomb. (Ovide, Métamor-
phoses, livre l.)
Deux nymphes sont couchées à terre sur le premier plan.
Une troisième nymphe se trouve placée dans les branches
d'un arbre. Mercure, vu à mi-corps derrière le tertre sur
lequel Apollon est assis, profite de la contemplation dans
laquelle est plongé le fils de Latone, pour lui dérober une
de ses flèches. Au second plan du paysage, les troupeaux
d'Adriiete.
A la plume, lavé de bislrc. — II. 0,320. — L. 0,iW.
Ce beau des«in, de la vieillesse du maître, est la première pensée
du grand tableau peint pour le cardinal Massimo, et acquis en
18Gt) par le mu«ée du Louvre.
Gravé en /ac-5/»(jVe par Hosotle (Chai. imp.).
ISîl. Mercure et Vénus.
Us sont assis ou couchés vers la droite de la composition.
Devant eux, un amour lutte avec un petit satyre, qu'il
lerraisc. A gauche, cinq enfants : l'un, debout, lient deux
ÉCOLE FRANÇAISE. — POUSSIN. 183
couronnes; les autres forment un concert. Le char et les co-
lombes de la déesse sa voient sur le second plan, entre de
grands arbres.
Ce dessin est de la jeunesse du maître. Il a été gravé par
Fabrilius Clarus.
A Id plume et vigoureusement lavé de bistre.— H.0,29t
— L. 0,40S.
Inv. Jabach, no 438 (Carrache et modernes).
tSÎS. L'Amour frappe avec force, de son arc, un
Satyre agenouillé qui cherche à enleur la
draperie d'une femme assise.
A la plume, lavé de bistre et rehaussé de blanc. —
H. 0,152. — L. 0,137.
Exposé salle des Boites.
12*3. Mercure remet à Paris la pomme destinée à la
plus belle, et de son bras étendu semble lui
indiquer le lieu où l'attendent les déesses.
L'Amour accompagne le berger. Prés de ce groupe, un
aigle combat un serpent.
A la plume et lavé de bistre. — H, 0,2J2. — L. 0,210.
Ce dessin est de la vieillesse du maître.
Gravé en fac-similé par Ramus (Chai, imp.),
18*4. Hercule riettoie l'étable d'Augias en y faisant
passer les eaux du fleute Alphée.
A la pierre noire et à la plume, avec quelques louches
de blanc, sur papier gris. — II. 0,l9i. — L. 0,433.
Ce dessin a fait jiartie des compositions arrêtée? par le maître en
1641 et lG'i2, pour la décoration de la grande galerie du Louvre, et
dont quelques-uues avaient mOme été peintes eu camaicux avant le
18i
ECOLE FRANÇAISE.
POUSSIN.
départ définitif de Poussin pour Home, dans les derniers mois
de lGi2.
Il a éié gravé à l'eau-forte par M. Gelée, avec d'autres composi-
tions de la mémo suite, sous la direction et ,'.ux irais de M. Gallcaux,
membre de l'hislilut. Jean Pesne avait déjà exécuté dix-neuf plan-
tlies, représentant diflérents sujets de la Vie d'Hercule, auxquelles
le recueil de MM. Gelée et Galteaux sert de complément.
fiS'î'S. Eumolpe enseigne à Hercule à jouer de la hjre.
A la plume, lavé de bistre et rehaussé de blanc, sur
papier gris-clair. — II. 0,180. — L. 0,423.
Composition destinée à la décoration de la grande galerie du
Louvie, et reproduite par M. Gelée dans le recueil puljJié par
M. Galteaux.
ISTG. Bacchanale.
Au milieu de la composilion, un terme qu'embiassc un
Salyre. A droite, un joueur de flûle et deux figures debout.
Sur le premier plan, au milieu, trois figures assises dont uue
de buveur. A gauche, un homme et une femme dansant
avec animation et les bras étendus. Au second plan, un
homme paraissant frapper sur un tympanum.
Au pinceau et vigoureusement lavé de bislrc, sur cro-
quis à la pierre noire. — II. 0,182. — L. 0,260.
Acquis en mars 1869, à la vente Doilly, au prix de 1,650 fr.
Exposé sallo ûes Boites.
IS'Î^. Annide, aidéepar les Amours, emporte Renaud
endormi.
Le groupe principal comprend sept figures. On voit à
droite une figure de fleuve et deux nuïades.
Preiiiiére pensée du tableau peint vers 1638, pour Stella.
A la plume, lavé de bistre.— II. 0,202. — L. 0,256.
Un lit dans Félibien^ tome ii, page 328 : Lorsque le Poussin en-
ÉCOLE FRANÇAISE. — POUSSIN. 485
voya le tableau du sieur Stella, il luy écrivit le soin « qu'il avoit
« pris il le bien faire. Je l'ay peint, dit-il, de la manière que vous
« verrez, dautant que le sujet est de soy mol, à la ditlurence de ce-
« luy de M. de Vrillière, qui est d'une manière plus sévère, comme
« il est raisonnable, con?iflérant le sujet, qui est béro'ique. »
Le tableau de M. de la Vrillière est la grande composition du
M'iUre d'école des Falisquea, qui fait partie du musée du Louvre.
Exposé salle des Boites.
ISIS. Un cavalier armé d'une lance et tourné vers
la droite, fait gravir à son cheval un plan
escarpé.
A la plume el lavé de bislre. — H. 0,105. — L. 0,)OG.
F.xposé snllc des Boites.
flS'79. Etude de paysage.
Au centre, plusieurs arbres élevés, dont le feuillage se
rejoint, couvrent la terre d'une ombre épaisse que percent
par places les rayons du soleil. A droite, sur le premier
plan, quelques arbustes eî des troncs d'arbres morts.
Vigoureusement lavé de bistre, sur un léger croquis rlc
sanguine. — H. 0,235. — L. 0,186.
Collection Mariette.
Exposé snlle des Bottes.
1380. Etude de paysage.
Sur le premier plan, à gauche, on remarque un groupe
i'arl>res au feuillage léger. Le soleil d^nne avec force sur
un talus qui se voit au second plan.
VigO'iiciisement lavé de bislre, sur un léger croquis à
la pierre noire. — H. 0,23.ï. — L. 0,18.'».
Collection Mariette.
Exposé snlle des Botte».
186 ÉCOLE FRANÇAISE. — PRUDIION.
tS81. Paysage,
A droite, sur un tertre, un berger assis joue de la flûte.
Son chien et ses moulons sont coucliés près de lui. Dans le
fond, au pied dune colline boisée, un chasseur précédé do
son chien, A gauche, sur le premier plan, deux femme-
portant. Tune un vase sur son épaule, rautro une corbeilK:
sur sa tête.
A la plume et lavé de bistre. — H. 0,232. — L. 0,487.
Collection Mariette.
1S83. Paysage garni d'arbres touffus.
On voit sur le premier plan Adonis, que vient de ren-
verser le sanglier qui s"enfuit. Dans le fond, quelques fabri-
ques sur un plan élevé.
A la plume et lavé de bistre. — B. 0,254. — L. 0,185.
Collection Mariclte.
PRUD'nOlV (ViETi^u), peintre, vé à Clunij [Saône-et-Loire],
le 4 avril 1758, mort à Paris le 16 [écrier 1823.
Voir, pour les détails biographiques, le Catalogue des pein-
tures, École francai.se, p. 294.
1383. La sainte Vierge portée au ciel par deux
anges.
Première pensée du tableau de l'Assomption, peint pour
la chapelle des Tuileries, qui fait, depuis 1818, partie du
Musée du Louvre.
Aux crayons nnir et blanc, sur |)apier pris-bleu. —
H. 0,293. — L. 0,213.
Ce iloesin a clô acquis, par décision du Ij octobre ISid, do
madnine veuve Voiarl, au prix de 700 fr.
Il avait été donné à M. Voiart, par M. de Boisfrcmont, élève et
ami de Prud'lion.
ECOLE FRANÇAISE. — PRUD'IION. 187
1284. Le Triomphe de Véviis.
La d(-eï>se est assise sur son char et tient une torclie.
L'Amour, debout sur le devant du char, guide les colombes
qui le traînent. Devant elles, à droite, le Printemps, sous la
figure d'une femme qui vole, répand des fleurs que trois
enfants recueillent. Un lapin, symbole de fécondité, suit le
char devenus.
Dessin trés-terminé, a'.x crayons noir et blanc, sur pa-
pier bleu. — H. 0,070. — L. 0,170.
Lithographie en contre-partie, par Aubiy-Lecomte (Chai. imp.).
Lithoiiraphié ésalement par JI. J. Boiliy. Acquis de M. de La Salie
avec les nos 7i~^ 748, 7i9, 750, 751, 756j 757 et 779, au prix de
1,550 fr. — Avril 1851 (1).
138S. L'ange de la Vengeance divine, les ailes
déployées, traîne, devant le trône de la
1 Justice, deux coupables, qu'il tient de ses
deux mains par les cheveux, et qui s'effor-
cent en vain de lui échapper.
La Justice est assise à droite, tenant le glaive et les
balances. Trois figures debout sont prés d'elle: la première,
appuyée sur une colonne, est la Force; la seconde, tenant
un frein, représente la Modération; la troisième a pour
attribut un miroir et paraît être la Vérité. Les cadavres
d'une femme et d'un enfant sont étendus sur les degrés du
trône.
Première pensée du tableau qui fut commandé vers i805
;i) M. llis de La Salle, dans rintérèl du Musée et pour compléter la
salle d'ciposilion des maîtres français modernes, a bien voulu distraire
de sa superbe collection quelques dessins précieux du xix^' siècle. Celle
cession a été faite au prix coûtant^ c'esl-à-dire à un prix bien inférieur
à la valeur réelle. C'est mil par le même sentiment que M. <le La Salle a,
en 1866, <ïr)nné 10 beaux dessins du Poussin, de la suite des Sacrements,
dont la description se trouve aux pages qui précèdent.
188 ÉCOLE FRANÇAISE. — PRUD'HON-
à Prud'hon, par M. Frochot, préfet de la Seine, pour le
Palais de Justice, et qui, depuis 1820, fait partie de la col-
lection du Musée du Louvre. L'artiste en changea complè-
tement la disposition eu exécutant la peinture.
Au fusain, à Teslompe et aux crayons noir et blanc, sur
papier gris-bleu. — H. 0,389« — L. 0,500.
{ Ce dessin fut don-né par Prud'lion au marchand de tableaux
Constantin, — M. Constantin fils en fit présent à M. Ledru-Rollin ,
et nous avons tout lieu de croire qu'il appartenait encore à ce der-
nier, lorsqu'il fut vendu, en mai 1851, au musée du Louvre, par
David d'Angers, pour la somme de 3,500 francs.)
Dans une lettre du 10 floréal an XIII, adressée à M. Frocliot (et
que M. MarciUe a bien voulu nous communiquer), Pnid'hon décrit
lui-même la composition quM projette : «Figurés-vousla Vengeance
« publi(iue, Némésis à l'aile de vautour, chargée de la poursuite des
« coupables, traînant au pied du tribunal de la Justice le crimiî et
« la scélératesse : la .Tiistice armée du glaive, entourée de la Force,
I' la Pru'lencp et la Modération, prononce l'arcét foudro'iant qui les
<( frappe de mort. La v ctime ensanglantée du crime, le poignard
« d ms le sein, gisant sans mouvement sur les marches du tribunal
« même, et sous les yeux de l'homicide; Il est saisi de crainte fl
« frissonne d'horreur... Ajoutés, pour sentir l'effet de ce tableau
« terrible, lapiésence des juges, l'arrivée des coupables, l'éloquence
« mâle des orateurs, les émotions diverses peintes sur les visages
« d'une assemblée nombreuse, et vous avouerés qu'il serait difficile à
« l'imagination de n'étie pas frappé d'un tel ensemble.
(' Ce tableau, composé de huit figures, de la largeur de dix pie'l>
'i sur huit de hauteur, destiné pour la salle principale du tribuua!
ji criminel, serait du prix de 15,000 francs... »
B28G. Tête d'étude de femme ornée d'un diadème.
Elle est vue de profil et vêtue d'une robe rouge qui lui
laisse l'épaule nue.
Pastel. — H. O.S.-iO. — L. 0,190.
Acheté ù la vente Druzard, décision du 25 juin 18.10, 50 fr.
ÉCOLE FRANÇAISE. — PRUD'ilON. 189
IS89. Portrait de HV^^ Mayer, artiste peintre, les
cheteux retombant sur le front, la tête pen-
chée, de trois quarts, tournée à droite.
PastPl. — H. 0,420. — L. 0,3i0.
Acheté à la vente BruzarcJ, décision du 25 juin 1839, 140 fr.
1S88. Eutcrpe debout, jouant de h lyre, le corps i>m
de profil et tourné à droite , la tête cou-
ronnée de lauriers et légèrement penchée.
Le pied droit pose sur un escabeau ; un Amour Tole au-
dessus de la Muse et lient un médaillon des deux mains.
Deux Amours sont placés près du piédestal qui supporte
Euterpe, lun assis, écrivant; l'autre agenouillé et jouant de
la flûte.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, avec des retouches
de sanguine, sur papier gris-bleu. Mis au carreau. —
H. 3,010. — L. 0,730.
Ce dessin et les cinq suivants ont été acquis, en avril 1867, à la
vente de M. Laperlier, au prix de 5,030 francs; les peintures dont
ils sont les cartons avaient été exécutées dans l'hôtel de la reine Hor-
tense. M. Denon en possédait les esquisses à l'huile. D.ins le catalogue
de son cabinet, ces esquisses sont désignées comme représentant
Euterpe Pandore, Vénus et Minerve.
1289. Pandore drapée, debout, appuyée sur un
pilastre.
Elle tient la boîte, dont elle enlève le couvercle ; le corps
est vu de face ; la tête, tournée à gauche , est inclinée en
arriére; un Amour vole au-dessus d'elle.
Au-dessous de Pandore, contre le piédestal, un Amour
souriant, vu de face, est assis les bras ouverts ; il tient des
bijoux.
A la pierre noire, rehaussé de btane, avec quelques
louches de sanguine sur papier gris-bleu. — .Mis au
carreau. — H. 3,0t0. — L. 0,730.
9
190 ÉCOLE FRANÇAISE. - PRUD'HON.
1S90. Venus. Elle est représentée sous la figure d'une
femme ailée et demi-nue [la tête manque].
Une draperie qu'elle relève de la main droite lui couvre
le bas du corps; elle se penche et tient de la main gauche
un Amour vu de face, qui s'élance vers elle.
A la pierre noire, rehaussé de blanc, avec des touches
de sanguine, sur papier gris-bleu. — Mis au carreau.
— H. 2,090. — L. 0,750.
1201. Amour agenouillé au milieu de rosiers et de
fleurs.
Il est vu de face, la tête ioclinée à droite, et tire de l'arc,
A la pierre noire, rehaussé de blanc, avec des louches
I de sanguine, sur p;ipier gris-bleu. — Mis au carreau.
— II. 0,620. — L. 0,730.
Dans le mènae cadre que le numéro précédent.
1292. Minerve [?) Elle est représentée sous la figure
d'une femme drapée debout [la tête et le haut
du buste manquent).
Elle tient un mors dans la main gauche et de la droits
relève sa draperie.
Au-dessous, contre le piédestal, un Amour assis, la main
droite posée sur une statue d'isis, tient une coupe de la
main gauche ; la tête est tournée de trois quarts à gauche.
A la pic/re noire, reliiiussé de blanc, avec des louches
de sanguine, sur papier gris-bleu. — 11. 2,010. —
L. 0,7.-j0.
129^. Anwur dans les airs, incliné vers la gauche,
la tête vue de face, tenant une banderole des
deux mains,
A la pierre noire, reliaussi- de blanc, avec des touches
de sanguine, sur papier gri^-b!eu. — Mis au carreau.
— 11. 0,7J0. — L. O,?.^.
Mùuie cadre <|U" le numéro piécéienl..
J
ÉCOLE FRANÇAISE. — RIGAUD. 191
QUESIXEL (Fbançois) peintre, né à Edimbourg en !o44.
vïort à Pans en 1619.
Voir l'Appendice du présent volume, p. 411.
1 294. Portrait de femme vue en buste et de trois
quarts, tournée vers la gauche.
Elle porte le costume du temps de Henri III. Ses ctie-
veux sont relevés sur les tempps : des nœuds de rubans
avec aiguillettes ornent ses manches, et une grosse chaîne
pend à son corsiige. Ce devait être une musicienne célè-
bre, si Ton en juge par ce quatrain de Bertaut, ioscrilsous
le portrait avec tout Tari delà calligraphie du temps:
« Epigramme.
«r Si ce portrait avoit les grâces nompareilles
« Dont son original fut embelli des dieux,
a Autant que ses beaux traits nous ravissent les yeux,
< Autjnt ses doux accorsraviroient nos oreilles.
« Bertaut. i
A la pierre noire. — H. 0,222. — L. 0,159.
Collection Mariette.
MGAUD (Hyacinthe), peintre, né à Perpignan le fOjiùlld
1659, mort à Paris le 27 décembrr 1743.
Voir, pour les détails biographiques^ le Catalogue des pein
tiires, Ecole frsnçaise, p. 307.
tS9S. Etude de mains.
La droite est posée sur le haut d'une couronne fleurdt^-
lysée; la gauche tient le bâton de conuiKindemeLt.
Aux c'ayons noir cl blauc, sur papier gris-bleu. -*
n. 0,2S2. — L. 0,387.
Coileciiôn Jlnielte.
192 ÉCOLE FRANÇAISE. — ROSLIN.
Attribué à RIGAUD.
1S96. Réception d'un magistrat au palais de justice
de Paris.
Le ville de Taris, le front ceint de tours, et la Justice
tenant ses balances raccueillent. Des enfants tiennent un
faisceau, Técusson armorié delà Ville, et une corne d'abon-
dance. Dans le fond, on remarque la sainte chapelle et les
tours de Notre-Dame.
A la pierre noire, lavé d'encre de Chine, et rehaussé
de blanc, sur papier gris-bleu. — II. 0,259. — L. 0,226.
ROBERT (Hubert), peintre et graveur, iiPÙ Pai^is en i7o3,
mort à Paris le Ib avril i808.
Voir, pour les détails biographiques, le Catalogue des pein-
tures^ Ecole fraiiçfiise, p. 314.
flSd*?. Vue intérieure d'un parc.
A gauche, une source sortant d'une grotte et alimentant
un réservoir. Au milieu, un escalier rustique bordé d'arbres
€t au haut duquel on aperçoit dans l'éloigné ment une
femme portant un vase sur sa lûle. Sur le premier plan,
deux personnages vus de dos.
A la sanguine. — H. 0,i,")l. — L. 0,337,
ROSLIIV (M"»^), îip'c MARIE-SUZANNE GlUOUST, peintre
de portraits au pastel, née à Paris le 9 mars 1734, morte
à Puriste 31 avril 1172.
Voir rAppcniIice du présent volume, p. 418.
12»S. Portrait de Duinont, le Romain, en buste.
Il porte un habit couleur brique ; les cheveux sont pou
drés. Il est vu presque de face, ^e tournant vers la gauche
Pastel. — H.0,.'>'<0. — L. 0,4fiO.
ÉCOLE FBANÇAISE. — SAINT. 193
RL'SSEL (ioii:^] , peintre de portraits, né en 1774; à Guilford
[comté de Surrcy] en Angleterre, mort en 1806 (1).
Voir l'Appenrtice du présent volume, p. 4l9.
1 298 bis. Portrait de petite fille.
Elle est vêtue d'une robe blanche, avec large ceinture
bleue. De la main gauche elle tient un panier de cerises, et,
de la main droite levée, deux cerises jumelles qu'elle semble
montrer avec joie. Elle est à mi-corps, la tète de trois
quarts, inclinée a gauche et souriant; les cheveux bruns
tombant sur les épaules.
Pastel. — H. 0,600. — L. 0,440.
Signé dans le bus, à gauche : J. Ritssel. H. A. pixit. 1798.
Légué en juin 18G9, par M. Henry Vikery.
SAIIVT (Daniel), peintre de portraits en miniature, né à
Saint-Lô en 1778, mort à Saint-Lô le 23 mai 1847.
Voir l'Appemlice du présent volume, p. 420.
flS99. Portrait d'homme vu en buste et de face.
Cheveux gris, cravate de couleur. Vêtement noir.
Signé: Saint.
Miniature; forme ovale. — H. 0,083. — L. 0,063.
Donné par la famille de Saint en octobre 1847.
tSOO. Portrait d'homme âgé, vu jusqu'aux genoux,
assis et regardant le spectateur.
Sur ses genoux se voit un livre entr'ouvert, qu'il tient
de la main gauche. Ses lunettes sont dans la main droite,
(i) Cet artiste appartient à l'école anglaise. Voyez plus haut, page 0, la
note concernant Bonington.
194 ÉCOLE PR ANC USE. — SLODTZ.
son habit est de couleur olive et recouvert d'un manteau
brun.
Signe à droite, dans le bas : Saint.
Miniature. — H. 0,200. — I,. 0,150.
Donné par la famille de Saint, octobre 18 i7.
SAIXT-AlfBlN (Gabriel- Jacques de], peintre et graveur à
l'eaa-forte, né à Paris en 172i, viort à Paris e;il780.
Voir l'Appendice du présent Yolume, p. 121.
1301. Près d'une femme assise et donnant le sein à
son enfant, une jeune fille vue de profil et
coi ffi'c d'un grand bonnet qui lui cache pres-
que tout le visage, est occupée à dessiner.
A la pierre noire, à la plume et ù r,iquarelle. —
H. 0,H6. — L. 0,152.
SILTESTRE (Israel), desainateiir et graveur à Veau-forte,
né à Nancy le iS août 1621, mort à Paris le 11 octobre
1691.
Voir l'Appendice du présent Yolumc, p. 425.
flSOS. Vue du port de Ripettaà Rome.
Quelques figures et quelques barques l'animent. On voit
dans le fond le haut du Panlhéon.
A la mine de plomb. — H. 0,171. — L. J,ii71.
Collection Mariette.
SLODTZ (René-Michel), sculpteur, né à Paris le 27 sep-
tembre 170j, mort à Paris le 20 octobre 1764.
Voir l'Appendice du préenl vuiutn(>, p. 428.
ÉCOLE FRANÇAISE. — TIIOURON. iOo
flSOtS. Bacchus et des Faunes.
Groupe.
A la sanguine. — H. 0,475. — L. 0,345.
Collection Warielte.
STELLA (J.^CQUEs), peintre, né à Lyon en 1596, mort à
Paris le 29 avril 1637.
Voir, pour les détails biographiques, le Catalogue des pein-
tures, Ecole française, p. 327.
1304. Le Christ et la Samaritaine.
Le Sauveur est assis sur le bord du puits. Sur le second
plan, à droite, les disciples debout.
A la plume et lavé d'encre de Chine. — H. 0,230. —
L. 0,173.
Collection Mariette.
SL'BLEIRAS (Pierre), peintre et graveur, né à Uzès en
1699, mort à Rome le 28 mai 1749.
Voir, pour les détails biographiques, le Catalogue des pein-
tures, Ecole française, p. 320.
130;>. Le mariage de la sainte Vierge
Joseph et Marie sont agenouillés sur les degrés de fautel,
et le grand-prêtre les unit. A gauche, figure de fernme à
genoux .
Aux crayons noir et blanc, sur papier teinté de gris. —
H. 0,406. — L. 0,254.
Collection Mariette.
TllOlIRON (Jacques), peintre en émail et enminiature, né
à Genève en 17 37, mort à Paris vers 1790 (:')
Voir n"* 1496 et 1497, et rAppendico du présent volume,
p. 431.
196 , ECOLE FRANÇAISE. — TROY.
1306. Portrait de Francklin, en buste.
Il est vu Je trois quarts, tourné à droite. Cheveux blancs
flottant sur les épaules. Habit gris.
Miiiislurc ; forme ovale. — II. 0,080. — L. 0,066.
TRÊ3IOLILP.ES (Pierre-Charles), peintre et graveur à
Veau-forte, né à Cliolet (en Anjou) en 1703, mort à Paris
le a mai 1739.
Voir i'Appcndico du présent volume, p. 432.
ISO'S'. Tête de jeune femme, couronnée de lauriers.
Aux trois crayons et au pasleU •• II. 0,040. — L. 0,035.
Colleclion Mariette.
1308. Tête de jeune fdle couronnée de roses, vue de
profd et penchée vers la droite.
Anx crayons rouge et noir, avec (|uelqucs louciies de
paslel, sur papier gris. —• II. 0,350. — L. 0,2%.
Collection Mariette.
TROY (François de), peintre, né à Paris en 1679, mort à
Rome le ^i janvier 1752.
Voir, pour les détails biographiques, le Catalogue de» peiii-
turc!«, Kcoie fi-unçai.se, p. 372.
1300. Figure de magistrat agenouillé.
Il est dirigé vers la gauche, écartant les mains et tour-
nant la léte vers le spectateur.
Aux crayons noir cl blanc, sur papier gris. • f.. u,'Mi
— L. 0,-25f..
ÉCOLE FRANÇAISE. — VAN LOO. 97
VAN LOO (Charles-André, dit CA.l^LE], peintre et gra-
veur, né à Nice le 15 février 1703, moi't à Paris le lo
juillet 1763.
Voir, pour les détails biographiques, le Catalogue des peûc»
(lires. Ecole rrançaïse, p. 205.
t310. Portrait de Carie Vanloo.
Il est vu de face. Le front est chauve. Le buste est t
)eiDe indiqué.
Alix crayons noir et blanc, sur papier gris-verdàlre.-i'
H. 0,420. — L. 0,303.
oiiecliuii Mariette.
1 »11. Portrait de M""' Carie Vanloo.
Elle est vue en buste et de face, les épaules couvertes d'un
iiantelet garni de fourrures. Les cheveux sont relevés et
inés d'une coiffe de dentelles.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — U. 0,5{C.
— L. 0,410.
ISIS. Tête de jeune fille souriant.
Elle est vue de trois quarts, tournée vers la droite,
les cheveux relevés, un double rang de perles autour du
cou.
A la pierre noire cl à lu sanguine, avec quelquti,
touches de pastel, sur papier gris. — H. 0,372. —
L. 0,283.
VAN LOO (Jean-Baptiste), peintre, né à Aix-en-Provenc
le H janvier 1684, mort à Aix le 19 septembre 1745
Voir, pour les détails biographiques, le Catalogue des peiKi-
turcs, Ecole française, p. 203.
a.
198 ECOLE FRANÇAISE. — VERNET.
1313. Etude, d'après nature, de femme nue assise, le
bras gauche étendu.
Dons le bas du dessin, à droite, diverses études de mains
légéremenl indiquées.
Aux crayons rouge et noir, avec quelques louches de
blauc, sur pajiier gris. — H. 0,329. — L. 0,2rj0,
Collection Mariette.
VERDIER (François), peintre et graveur, né à Paris en
1631, mort le i9 juin 1730.
Voir, pour les détails biographiques, le Catalogue des pein-
tures, Ecole fraiiçalKc, p. 379.
1314. La Sainte Vierge assise sur les nuages tient
sur ses genoux VEnfant Jésus, qui caresse
un saint religieux.
Une gloire d'anges contemple ce groupe.
Au crayon, lavé d'encre de Clnnc, rehaussé de blanc,
sur papier jaunâtre. — H. 0,290. — L. 0,ISO.
VERNET (Antoine-Charles-Horace, dit CA1\hE), peintre,
né à Bordeaux en 1758, mort à Paris le J7 novembre 1835.
Voir, pour les détails biograpliiques, le Cntalogue des pein-
tures, Kcole française, p. 402.
CARLE VERNET et J. ISAREY.
1315. Le premier consxd passant une revue dans la
Cour des Tuileries.
Au crayon noir el à l'encre de Chine. H. 0,258. —
L. 0,430.
Ce dessin porte la signature des deux artistes. Acquis en mars 1846
à la vente Brunet-Dcnon.
Vojcr plus liaut, no 790.
ÉCOLE FRANÇAISE. — VINCENT. 199
"VINCEIST (François-André), pe//if/e, né à Paris leZO décem-
bre 1746, mort à Paris le3 août 1816.
Voir, pour les détails biographiques, le Catalogue des pein-
(iires, Ecole française, p. 407.
1316. Portrait déjeune femme tue en buste, la tête
de profil et tournée à droite.
Aux crayons rouge, noir et blanc, sur papier gris. —
H. 0,539. — L. 0,416.
\IVIE?( [Sosepe], peintre, né à Lyon en 1657 {?], mort ù
Bonn le S décembre 1734 {?)
Voir l'Appendice du présent volume^ p. 435.
1317. Portrait de Maximilien Emmanuel, duc et
électeur de Bâti ère.
Il est revêtu d'une cuirasse ; sa tête est nue et coiffée
à"une énorme perraque ; il est vu de trois quarts, tourné
adroite.
Pastel. — H. 810. — L. 0,660,
Gravé par C. Vermeulen.
1318. Portrait du duc de Bourgogne, revêtu d'une
cuirasse, décoré de l'ordre du Saint-Esprit,
tenant un casque et le bâton fleurdelisé.
Il est vu presque jusqu'aux genoux, de trois quarts et
tonmé à gauche.
Pastel. — H. 1,000. — L. 0,780.
1319. Portrait df Girardon, sculpteur, à mi-corps,
la main gauche sur une tête de femme eu
marbre, la main droite ouverte.
Il a le col et une partie de la poitrine découverts, uu
200 ÉCOLE FRANÇAISE. — VOUET.
manteau violet ; les boucles de la perruque tombent sur ses
épaules ; il est presque de face, lourné à droite.
P;islcl. — H. 0,880. — L, 0,720.
flSSO. Portrait de Robert de Colle, architecte.
Il est assis, tenant sa main gauche appuyée sur un livre,
et un porte-crayon dans la droite ; il est vêtu d'un ample
vêtement noir, porte une perruque dont les boucles tombent
sur ses épaules ; presque de face, tourné vers la droite.
Pastel. — H. 0,890. — L. 0,720.
i:îS1. Portrait du duc cV Anjou.
Il est vu presque jusqu'aux genoux, portant une cuirasse,
le cordon bleu et une écharpe violette; la main droite sur la
hanche tient le bâton fleurdelisé, la main gauche est ouverte
et avancée ; il est tête nue, en perruque noire, de trois
quarts, tourné à droite.
Dans le fond, un paysage.
Paslel. — H. 1,000. — L. 0,780.
i:fiSl bis. Portrait d'homme à mi-rorps.
Il est vu de trois quarts, tourné à gauche, portant la
main droite sur sa poitrine et tenant de la gauche un porte-
crayon et un portefeuille. Habit jaune-brun, manteau violet,
grande perruque.
l'aslel. — II. 0,8G0. — L. 0,670.
Acquis de M. Uevi|.'iiCj au prix de tJOO Ir. Mars 18C4.
TOUET (Simon), peintre et graveur, né à Paris le 9 janvier
lu90, mort à Paris le 30 juin 1019.
Vuir, pour li:s détails bioLM-apliiiiues, le Cutuluguc «Icm pcin-
(urcit, Kcolo française, p. 40'J.
ÉCOLE FRANÇAISE. — WATTEAU. 201
13«S. La Vierge assise et vue de profil, tient entre
ses bras V Enfant Jésus endormi.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris.— II. 0,o5J,
— L. 0,24j.
Collection Mariette.
flâSS. Une Sainte évanouie soutenue par deux anges.
Aux crayons noir et blanc, sur papier gris. — H. 0,323.
— L. 0,235.
Collection Mariette.
WATTEAU (Antoine), peindre et graveur, né à Valenciennes
en l&ïS, mort à Nogent {près Vincennes] le iS juillet ITil.
Voir, pour les détails biographiques, le Catalogue des peia-
(ures. Ecole françaistc, p. 414.
132 4. Huit études de têtes diverses.
On remarque dans le haut du dessin trois têtes de jeune
nègre, l'une de face, la seconde de trois quarts, la troisième
de profil . A droite, tète de femme portant collerette, et étude
de main droite tenant un masque. Dans le bas, trois éludes
d'après une tête de jeune femme coiffée d'un grand chapeau
de paille.
Aux crayons rouge, noir et blanc, sur papier gris. —
— H. 0,267. — L. 0,397.
Acquis à la \ente ( d'Ymécourt ? ) 21 avril 1858, au prix de
505 francs, plus les frais^ en tout 530 francs 25 cent. — N" 77 du
Catalogue de vente.
1325. Neuf études de têtes, dont huit sont des têtes de
femme de profil ou de face.
X droite, tête d"homme de trois quarts, tournée vers la
gauche.
Aux crayons rouge, noir el blanc, sur papier gris. —
H. 0,250. — L. 0,381.
Acquis à la vente (d'Ymécourt?) 21 avril 1858, au prix de
202 ÉCOLE FRANÇAISE. — WATTEAU.
347 francs, plus les frais, en tout 36i fr. 35 c. N" 76 du Catalogue
de vente.
1336. Six études diverses.
A gauche, deux jeunes femmes coiffées d'un grand cha-
peau, vues à mi-corps et regardant en sens opposé. Vers la
droite, autre femme pareillement coiffée, le bras droit pen-
dant en avant, la tête un peu inclinée, le regard dirigé vers
le bas. Les autres études sont trois têles d'homme coiffées
d'une sorte de grande toque ronde.
Aux crayons rouge, noir et blanc, sur papier gris. —
H.0.270.— L. 0,380.
-\cquis à la vente (d'Ymécourt?) 21 avril 1858,. au prix de
340 francs, plus les frais, en tout 357 francs. N" 78 du Catalogue de
vente.
ISS'Î'. Dame debout, vue par derrière, la tête tournée
à gauche.
Elle est drapée d'un manteau qui passe sur l'une des
épaules et enveloppe le reste du corps.
A la pierre noire et à la sanguine. — H. 0,334. —
L. 0,165.
13S8. Deux figures de Scapin debout, l'une vue de
face, l'autre de trois quarts et enuloppée dans
son manteau.
Celte dernière a été placée par Watteau sur le second
plan de son tableau, gravé par Laurent Cars sous le titre de
Fêtes Vénitiennes .
A la sMiiHuiiii- et au crayon blanc, sur papier gris. —
H. 0,2.»7. — L. 0,182.
132!). Trois éludes de figurea d'hmnines.
Le premier agenouillé et vu de prolil, le second assis et
ÉCOLE FRANÇAISE. — WATTEAU 203
vu de dos, le troisième debout, enveloppé de son manteau
et regardant le spectateur. Cette dernière se trouve à l'extré-
mité de droite du tableau de Watleau, gravé par Scotin sous
ce titre: les Plaisirs du bal.
A la sanguine et au crayon blanc, sur papier gris. —
II. 0,2i.ï. — L. 0,361.
1 330. Etudes diverses.
A gauche , un homme agenouillé vu de dos, laissant
tomber son manteau. A droite, deux croquis d'homme
debout, vu de dos et de profil. Au milieu du dessin, deux
mains appuyées sur un bâton.
Les trois figures se retrouvent dans le tableau de Watteau,
gravé par Lebas sous le titre à.' Assemblée galante. L'étude
des deux mains a servi pour un des personnages du tableau
intitulé l'Amour au thcdire italien et gravé par Cochin.
A la sanguine et au crayon blanc, sur papier gris. —
H. 0,2G9. — L. 0,312.
1331. Croquis divers.
Tète de Gille vue de face et les yeux fixes ; figure d'homme
debout enveloppé dans un manteau. De plus, sur les diffé-
rents plans du dessin, cinq études variées, d'après une petite
fille coiffée d'un chapeau à plumes. Une de ces dernières
figures a été introduite par le maitre, en supprimant la
coiffure, sur le premier plan du joli tableau gravé par
Benoit Audian, sous le titre du Passe-temps.
A la s'anguine et au crayon blanc, sur papior gris. —
H. 0,271. — L. 0,400.
133S. Deux Paysannes.
L'une agenouillée et vue de profil , tournée vers la gau-
204 ÉCOLE FRANÇAISE. — WATTEAU.
che; l'autre assise à terre, appuyée sur le bras droit et dor-
mant.
A la pierre noire el à la mine de plomb, à la sanguine
cl au crayon blanc, sur papier gris. — H. 0,212. —
L. 0,352.
Ces deux figures ont é),é séparément gravées par Sllvesti^e, dans
le recueil de M. de Julienne, sous les n«* 199 et 200»
1333. Cinq têtes de jeunes femmes.
Deux sont de profil, les trois autres sonî ûe trois quarts.
Toutes sont dirigées vers la droite.
A la sanguine, à\la pierre noire el au crayon blanc, sur
papier gris. — H 0,217. — L.,0,2îi.
1334. Trois portraits de musiciens.
Le premier vu de trois quarts, les besicles sur le nez ; le
deuxième vu de face et chantant; la troisième est une femme
vue de trois quarts et chantant. Dans le bas du dessin, deux
croquis très-légèrement mdiqués d'après la même têle de
femme.
Mariette nous indique les noms de ces personnages dans
l'inscription suivante, ajoulôe par lui sur la monture du
dessin :
Prœclarorum musicorum cœtus, scilicet Antonius Fidi-
ceneximias, Puccini 1 talus cunlor mus. re(j. et Da. Darijc-
non Cur. de la Fusse Pict. Acad. Sororis (ilia ctti suaces
uccentus Musa invider et.
A la sanguine, i la pierre noiru cl rehaussé de blanc. —
11. 0,241. — L. 0,277.
Cullcction Mariette.
ÉCOLE FRANÇAISE. — WATTEAU. 203
133o. Etude d'après nature de jeune femme assise,
vue de profil et tournée à gauche.
Ses deux mains sont l'une dans l'autre et posées sur les
genoux.
A la sanguine et à la pierre noire, avec quelques touches
de blanc. — H. 0,259. — L. 0,184.
Ce dessin, qui a fjit partie de la collection Mariette, a été gravé
par Benoit Audran, sous le n» 70, dans le recueil publié par les
soins de M. de Juiienne.
1336. Croquis diicrs.
Tète d"homme, vue de profil et tournée à droite; trois
études de mains et deux croquis d'après un chat couché.
A la sanguine et à la mi;;e de plomb, avec quelques
louches de lavis. —H. 0,200. L. 0,180.
Colkclion Mariette.
1 33?. Tête dliomme xu de profil et jouant de la flûte.
A la sanguine et à la pierre noire, avec quelques
louches de blanc. — Forme ovale. — lî. 0,187. —
L. 0,153.
Collectiou Mariette.
1338. Etude d'homme nu , agenouillé , penché en
aiant, soulevant un linge de lamain droite.
Aux trois crayons, sur papier gris.— H. 0,24".— L. 0,298,
Collection Huquier.
133ÎI. Etude déjeune femme nue, vue jusqu'à la
ceinture.
Le bras droit tendu cache le visage, la main gauche retient
une draperie.
A la sanguine. et à la pierre noire. — U. 0,28:1.
L. 0,233.
CoUeulion Huquier.
206 ÉCOLE FRANÇAISE — WATTEAU.
13iO. Croquis divers.
A droite, deux études d'après une lêle de jeune homme
coiffée d'un chapeau noir. A gauche, jeune fille agenouillée.
Aux crayons rouge, noir et blanc, sur pajjier gris. >—
H. 0,'2fi:t. ~ L. 0,334.
Acquis, par décision du 13 décembre 1842, à la vente de l'Alliance
des Arts, au prix de 135 fr. 30 c.
WATTEAU, d'après PAUL VÉRONÈSE.
1341. Six têtes ou figures diverses, tirées d'une ado-
ration des Rois de Paul Véronèse : la sainte
Vierge tenant l'Enfant Jésus, têtes de turc
et de nègre, etc.
A la sanguine. — H. 0,220. — L. 0,3i6.
Collection Mariette.
WATTEAU, d'après TITIEN.
1349. Paysage.
Sur le premier plan, deux figures de jeunes gens age-
nouillés.
D'après un dessin à la plume du Titien, qui, à l'époque
de Walteau, appartenait sans doute à Crozat.
A la sanguine. — II. 0,234. — L. 0,2j3.
Collection Mariette.
ÉCOLE FRAMJAISK, Fl.\ DU XIV« SIÈCLE.
1342 bis. Grand dessin sur soie ayant servi de pare-
moul iraulcl.
Il est divisé en trois compartiments principaux.
ÉCOLE FRANÇAISE. — WATTEAU. 207
Dans ces compiriiments, sous des portiques formés par
des arcalures ogivales, sont figurées les scènes suivantes :
1° Compartiment de gauche :
Le baiser de Judas,
La flagellation,
Le portement de croix.
2° Compaviiment central:
La rrucifixion. Une banderole tenue par un des
personnages porte ces mots: Veré fîlius erat isle
Dei.
Cette composition est entourée par deux encadrements
divisés par moitié dans le sens de la hauteur. Ces encadre-
ments contiennent : à gauche, en bas, le roi Charles V age-
nouillé, vu de profil, les mains jointes, couronne en tête et
tourné vers la droite; adroite, la reine Jeanne de Bourbon,
agenouillée, tournée vers la gauche et regardant le roi.
Au-dessus de Charles Y, deux figures personnifiant la Loi
nouvelle ; l'une est celle d'uu docteur tenant une bande-
role sur laquelle on lit : Vcrè langores nostros ipse tiiUt.
La seconde figure est la Religion tenant la croix et le calice.
Au-dessus de Jeanne de Bourbon, se voient deux figures
personnifiant l'ancienne loi. L'une de ces figures est une
femme couronnée, les yeux voilés, tenant le Décalogue et
une lance brisée. La seconde figure parait être le roi David.
Il tient une banderole portant ces mots : Respice in faciem
Chj'isti tiii.
30 Compartiment de droite :
La mise au tombeau,
La descente de J.-C. aux enfers.
L'apparition de J.-C. à la Madeleine.
Dans les ornements qui bordent le sujet se trouve la lettre
K, initiale du nom du roi.
Dessiné en grisaille (à rencre de Chine?), sur soie
blanche). — II. 0,780. — L. 2,860.
Ce prCcleux objet d'art a appartenu à la cathédrale de Narbonne.
208 ÉCOLE FRANÇAISE. — XV« S'ECLE.
On présume qu'il avait été donné par Cliarles V lui même ou par
son (ils Cliarles VI.
Acquis, en Ib'Si, de M. Juks Doillyj au prix de 1,500 fr.
ÉCOLE FRANÇAISE, XV« SIÈCLE.
134^3. Sainte Genemèm, patronne de Paris.
Elle est debout, filant sa quenouille au milieu d'une
prairie, et gardant les moutons. Prés d'elle, une jeune fille
debout. Trois autres compagnes sont assises à gauche. Au
second plan, un roi à cheval, suivi de cinq cavaliers,
«'avance 'pour visiter la sainte. Dans le fond, à droite, un
château à tourelles.
Miniature sur vélin, provenant d'un nianu^iciit. —
H. 0,091. — L. 0,H9,
Ce fragment est d'une grande beauté, et pourrait être attribué
à Jean foucquet.
Collection Sauvageot, n" 1,050 du catalogue de M. Sauzay, Une
note de M. Sauv.igeol nous apprend que la miniature a fait paille
de la venle Dulphé (n» 101).
fl34'S. Une séance du Sénat romain.
Sept personnages en costume du quinzième siècle sont
assis et discutent. Sur le premier plan, trois autres person-
nages debout paraissent prendre part à la délibération. On
lit en lettres d'or: Le Sénat ; et plus loin : Murcus Fonda-
nias Luc'ms Yulerius tribunns. Murcus Porcins Cidhocoa-
.s»/«(sic). Sur la robe d'un des hommes debout on lit, deux
fois répété, le mot: ANEVS... La partie de droite du dessin
représente une rue et un poriiiiue à toits aigus et à tou-
relles. Plusieurs femmes parlent à deux hommes, dont l'un
.soulevé son bonnet. Sous co sujet so lit l'inscription : Les
Malioufs.
ÉCOLE FRANÇAISE. - FIN DU XV« SIÈCLE. 209
Ce dessin faisait partie du manuscrit d'une histoire
romaine. Tite-Live rapporte (livre xxxiv) que Caton pro-
nonça un discours pour le maintien de la loi Oppia, loi
somptuaire que les tribuns voulaient faire abolir. Ce&i évi-
demment le sujet de noire dessin.
Miniaiiirc gouachée et rehaussée d'or, sur vélin." —
H, 0,233. — L. 0,173.
1345. Querelle de Charles le Chauve et de Gérard de
Koussillon.
Composition comprenant trois scènes diverses.
A gauche, le roi Charles assis sur son trône, entouré de
plusieurs personnages, paraît adresser des reproches à
Gérard de Roussillon. Adroite, le roi s"éIoigne, suivi de ses
pages et de quelques seigneurs. Au second plan, on voit le
roi rendant la justice. Dans les trois scènes que nous venons
de décrire, Charles le Chauve est représenté avec le même
costume: manteau bleu fleurdelisé, avec grand collet d'her-
mine, robe rouge, couronne entête.
Sous le sujet se lit, en lettres rouges , l'inscription sui-
vante : Comment la (juerre encommviça dentre le roy Charks
le Chaulf et monseigneur Gérard de Rousillon a cause de la
conte de sens et des paroles iniurieuses que ungjour les deux
princes dirent lun a l'autre.
Miniature sur yélin, provenant d'un manuscrit. —
II. 0,280. — L. 0,230.
Collection Sauvageot. n" 1,054 du Catalogue de M. Sauzay.
ÉCOLE FR.\NÇ.USE, FI.\ DU W SIÈCLE.
1346. Les emblèmes de la Passion.
Sur un fond bleu semé d'étoiles d'or, se détachent les
figures du Christ en croix, de la Vierge et de sjint Jean,
210 ÉCOLE FRANÇAISE.— COMM. DU XVP SIECLE.
avec les différents emblèmes de la Passion. Au-dessus, une
femme en costume de veuve et une religieuse vêtue de noir
sont agenouillées chacune devant un prie-Dieu, en face l'une
de l'autre ; un écusson losaDgé est placé entre elles; oq lit
sur une banderole qui se déroule au-dessus : bone Iltesu
estoMichi Jhs.
Une bordure d'or entoure la miniature et porte l'ins-
cription : domine Ihesu Cliriste fili Dei vivi qui pro me
passus es amoris arJore sis michi solatium in mortis
agone .
Une seconde bordure ornée de fleurs et de rinceaux enca-
dre la bordure d'or.
Le cadre, surmonté d'un couronnement circulaire à jour,
porte l'écusson qui est dans la peinture.
Miniature sur vélin. -^ H. 0,280. — L. 0,200:
Collectioa Sauvagcot, n» 1,049 du catïlogue de M. Sauzay.
ÉCOLE FRANÇAISE, CO.MMENCE.MENT DU XVI* SIÈCLE.
ilî54'?. Un jeune homme cl quatre jeunes femmes ,
enveloppés de branchages, sont assis sur les
degrés d'un escalier, au haut duquel se
voit sous un dais une femme tenant une
fleur.
A droite, des jeunes gens debout. A gaucho, un empe-
reur et deux personnages à turbans.
Miniature sur vi'iiii, Urée d'une traduction de ï'Ar
d'nimei; d'Ovitk-. — II. 0,150. — L. 0,150.
Collection Sauvageot, n" t,ODC du catalogue de M. Sauzay.
ÉCOLE FRANÇAISE. — XVi« SIÈCLE. 2U
1348. Plusieurs jeunes geus et jeunes femmes sont
assis autour d'une table chargée démets.
Tous sont vêtus de blanc. Au fond, l'Amour nu, ailé,
tenant une torche.
Miniature sur vclin, tirée d'un manuscrit. Traduction
de VÂrt d'aimer, d'Ovide. — H. 0,150. — L. O.lôO.
Au verso, nous trouvons l'indication du sujet : Ovide enseigne
les amants comment Hz pourrons acquérir amyes a la table.
Collection Sauvageot, n° 1,056 du catalogue de M. Sauzay,
ÉCOLE FRANÇAISE, XYI« SIÈCLE.
'13'59. La Crucifixion.
Le Christ expire sur la croix, entre les deux larrons. La
Vierge évanouie est soutenue par saint Jean. Vers la droite,
plusieurs hommes à cheval. Ce sujet est entouré d'une bor-
dure dans le goût de l'école de Fontainebleau , ornée de
fruits et de mascarons.
Miniature sur vélin, pi'ovenant d'un manuscrit. —
H. 0,150. — L. 0,110.
Collection Sauvageot, n» l,0i8 du catalogue de M. Sauzay.
13oO. Portrait de François P^.
ïl est vu presque de face, de grandeur naturelle et coiffé
d'une toque à plume.
Celle tête peut avoir été dessinée pour servir à un vitrail.
Aux crayons rouge cl noir. — H. 0,370. — L. 0,295.
Ce dessin et les neuf dessins d»» 718, 719, 720, 807, 1379, 1380,
1384, 139i et 1395 ont été arlietés de iM. Letiuir, moyeniiaot la
somuie de 600 fr. Décision du 29 déceoibre 1849
212 ÉCOLE FRANÇAISE. — XVP SIÈCLE.
ISol. Portrait du duc d'Augoulcme, troisième fils de
François /*' et de Claude.
Il est représente tout enfant, en buste et de trois quarts,
un peu tourné vers la gauche. Il porte une sorte de cha-
peau, sous lequel est indiqué un bonnet blanc.
On lit sur ce dessia : M. Dangoulcsmp, fds de François I.
A la pierre lioire et à la sanguine. — U. 0,249. —
L. 0,179.
13oS. Tête de femme vue de trois quarts et tournée
■vers la gauche.
Cheveux crêpés et relevés de chaque côté du front. Coiffe
en pointe.
Aux crayons loiige et noir, avec quelques touches (îe
paslcl. — H. 0,340. — L. 0,235.
1353. Portrait d'homme en buste et do trois quarts,
tourné vers la droite.
Epoque de Charles IX.
Il porte moustaches et royale et est coiffé d'une toque
noire à plumes. Son justaucorps est hermétiquement fermé
jusqu'au menton, qu'entoure un petit col en dentelle.
A la pierre uoiic et à la sanguine. — H. 0,346. —
L. 0,-2:}4.
1354. Portrait de Renée de France, duchesse de Fer-
rare, fille de Louis XII et de Jeanne de
France.
Elle est représeutée en buste et de trois quarts, tournée
vers la gauche. Ses cheveux sont lisses et partagés sur le
haut du front ; un petit bonnet auquel pend un voile couvre
le derrière de la têle. On lit sur ce dessin : Madame Renée
de France, fille de Louis XII.
A la pierre noire et à la sanguine. — U. 0,252. —
L. 0,175.
ÉCOLE FRANÇAISE. — XVP SIÈCLE. 213
135 S. Portrait de Renée de France, fille de Louis XII,
duchesse de Ferrare.
A la pierre noire et à la sanguine, avec quelques lou-
ches de lavis. — H, 0,263. — L. 0,178.
Copie du dessin précédent.
fSoO. Portrait présumé d' Agnès Sorel.
Elle est vue de trois quarts, tournée vers la gauche.
Ses cheveux blonds sont recouverts d'une espèce de
loque qui emboîte la tête. Deux rangs de perles ornent le
haut du front.
Aux crayons rouge, noir et jaune. — H. 0,256, —
L. 0,183.
Ce dessin, qui est très-faible, est évidemment la copie d'un crayon
plus ancien. Une main du xvi« siècle y a ajouté ces mots ; « La
belle Ahnes. »
130*7. Portrait de femme vue en buste et de trois
quarts, tournée vers la gauche.
Epoque de Charles IX.
Les cheveux sont relevés sur les tempes et recouverts d'un
petit bonnet à pointe, à la partie inférieure duquel se rat-
tnche un voile empesé. La collerette est petite et à larges
iii.v niix. Le corsage est fermé.
Au crayon noir et au pastel. — H. 0,338. — L. 0.228,
1 358. Portrait de jeune femme vue en buste et de
trois quarts, tournée vers la gauche.
Epoque de Charles IX.
Les cheveux sont relevés et frisés. Une coiffe formée de
pierreries et de rubans est posée sur le derrière de la tête.
lu
214 ÉCOLE FRANÇAISE. — XVP SIÈCLE.
La colierelle est petite et à longs tuyaux. Le corsage est
fermé et surchargé de bijoux.
A la pierre noire, à la sanguine et au pastel. — H. 0,340.
— L. 0,230.
On présume que ce dessin représente le portrait d'Elisabetli, fille
de Henri H.
13o9. Tête de femme vue en buste et de trois quarts,
tournée vers la gauche.
Les cheveux sont relevés sur les tempes et ornés d'une
coiffe en pointe qui retombe sur le milieu du front. La col-
lerette est simple. Le corsage n'est pas indiqué. On lit sur
ce dessin les mots : Catherine, mère de la Roij^nc Catherine
deMédicis.
A la pierre noire cl au pastel. — II. 0,335. — L. 0,234.
1360. Portrait de femme eue en buste et de trois
quarts.
Le costume paraît indiquer l'époque de Charles IX.
Elle porte un bonnet à pointes et une grande colierelle
unie. On lit sur ce dessin : il/""* de Sardiny.
Au crayon noir, avec quelques louches de paaiel. —
H. 0,339. — L. 0,228.
ISGfl. Tête de femme vue de trois quarts et tournée
vers la gauche.
Elle paraît être de Tépoque de Charles IX. Les cheveux
sont relevés en arriére. La collerette est unie. Le corsage
n'est pas indiqué. On lit sur ce dessin : j|/"^ ArjiauU.
Au paslel. — II. 0,327. — L, 0,231.
i:t4>S. Portrait de femme, vue en hustc et de trois
quarts, tournée vers la gauche.
Elle porte sur le front une coiffe en dentelle noire qui le
ÉCOLE FRANÇAISE. — XVP SIÈCLE. 215
couvre et tombe en pointe entre les sourcils. Le corsage,
lé,i:ércment indiqué, est tout uni. Costume de veuve. Epoque
de Charles IX. On lit sur ce dessin : Mud'^d'Incar ville.
A la pierre noire et au paslel. — H. 0,337. — L. 0,230.
flS63. Portrait d'un jeune prince qui paraît être l'un
des fds de Henri II, âgé de \0 ans eniiron.
11 est vu en buste et de trois quarts, tourné vers la droite.
Sa toque en velours noir est ornée d'une plume de même
couleur et d'une ganse de perles. Un petit col en dentelle
blanche sort de son justaucorps hermétiquement fermé
jusqu'en haut par des boutons, et sur lequel pas.^e un ruban
supportant un médaillon.
A la pierre noire et à la sanguine, avec quelques tou-
ches de pastel. — H, 0,3ô«. — L. 0,245.
13G4. Portrait de femme âgée vue en buste et de trois
quarts, tournée i:ers la gauche.
La coiffe est noire et tombe en pointe sur le front qu'elle
couvre. Un voile de même couleur est attaché à cette coiffe
et tombe par devant sur le corsage. On lit sur ce dessin ces
mots : La belle Mad. de Larchan, et d'une autre écriture :
Anno œtutis suœ 67.
A la pierre noire et au paslel. — il. 0,326. — L. 0,203,
136o. Portrait de femme vue en buste et de trois
quarts, tournée vers la gauche.
Epoque de Charles IX.
Les cheveux sont relevés sur la tôle et frisés en petites
boucles serrées. La collerette est à plusieurs tuyaux et ornée
de dentelles.
Au crayon noir cl au paslel. — U. 0,313. — L. 0,232.
216 ÉCOLE FRANÇAISE. —XVP SIÈCLE.
1366. Portrait de femme vue en buste et de trois
quarts, tournée vers la gauche.
Ses cheveux sont frisés, relevés sur les tempes et ornés
d'une petite coiffe noire à laquelle est suspendue an voiL
de même couleur. Un collier d'un travail très-délicat passe
par-dessus la guimpe. Le corsage est orné de broderies
très-fines et de chaînes de perles. Les manches sont sur-
chargées d'ornements et de nœuds de rubans. Epoque de
Charles IX.
A la pierre noire el à la sanguine, avec quelques tou-
ches de pastel. — II. 0,34;i. — L. 0,234.
136*?'. Portrait de femme vue en buste et presque de
face.
Epoque de Charles IX.
Les cheveux sont relevés sur les tempes et ornés d'une
petite coiffe à laquelle pend un voile. Sur le corsage qui est
fermé se voient des nœuds de rubans et des colliers.
A la pierre noire et au pastel. — II. 0,302. — L. 0,219.
368. Portrait de femme vue en buste et de trois
quarts, tournée vers la 0uche.
Son costume indique le régne de Charles IX. Les cheveux
sont relevés sur les tempes. La collerette et le corsage sont
légèrement entr'ouverls.
A la pierre noire n au pastel. — U. 0,-J37. — L. 0,210.
1369. Portrait de femme vue en buste el de trois
quarts, tournée vers la gauche.
Le costume paraît indiquer l'époque de Charles IX. Les
cheveux sont relevés en rouleau et ornés de pierreries. Sur
îe corsage est une guimpo enrichie de dentelles, entr'tm-
verle et remontant jusqu'au haut de la tête. Sur les épaules
ÉCOLE FRANÇAISE. — XVT SIÈCLE. 217
à la naissance des manches, sont appliquées des rosettes de
ruhans mêlés à des pierreries.
A la pierre noire et à la sanguine, avec quelques tou-
chés de pastel. — H. 0,333. — L. 0,229.
13*0. Portrait de femme rue en buste et presque de
faee, un peu tournée vers la gauche.
Epoque de Charles IX,
Les cheveux sont relevés et frisés sur les tempes. Ils sont
ornés d'un petit bonnet auquel est suspendu par derrière
un voile. La poitrine est couverte d'une guimpe qui remonte
jusqu'aux oreilles. On lit sur ce dessin : Mad^ de Grignan.
Au crayon noir et au pastel. —H. 0,338. — L. 0,237.
1371. Portrait de femme vue en buste et presque de
face, itn peu tournée vers la gauche.
Fin du régne de Charles IX.
Les cheveux sont relevés sur les tempes. La guimpe est
ouvefte sur le devant et forme collerette. Le cou est orné
d'un collier formé de perles et de cœurs entremêlés. Le
pendant d'oreilles est un bijou formé des lettres B D G
entrelacées. Ce chiffre se trouve répété en plus grand sur
le bord du dessin avec la date 1573.
A la pierre noire et à la sanguine, avec quelques tou-
ches de pastel. — H. 0,307. — L. 0,220.
1 372. Portrait de Balzac d'Entragues.
il est debout, vu de face, la main droite appuyée sur un
fauteuil, la main gauche sur la hanche. Justaucorps blanc
rayé de noir. Collerette à larges plis, toque noire à aigrette
blanche, pendants d'oreilles. Bas de chausses et souliers
entièrement blancs.
218 ÉCOLE FRANÇAISE. — FIN DU XVP SIÈCLE.
On lit au bas l'inscription suivante :
LOVIS-DE-BALZÀC-DENTRAGVES-S-DE-DVNES.
3Iinialure, sur vélin. — 11.0,170. —L. 0,116.
Collection Sauvageot, n" 1,071 du catalogue de M. Sauzay
i:S'73. Portrait de Saint-Mcgrin.
Il est vu de face dans la même pose et dans le même
costume que le portrait précédent. La tête seule présente
quelques légères différences.
On lit au bas l'inscription :
PAVL-DE-STVER-SDE-S-MAIGRIN.
Miniature, sur vcliii. — H. 0,108. — L. 0,116.
Collection Sauvageot. n» 1,070 du catalogue de W. Sauzay.
ÉCOLE FRANÇAISE, FIN Dl] \W SIÈCLE.
lS*7IAk. Portrait de femme, vue en buste et de trois
quarts, tournée rers la gauche.
Costume du temps de Henri III.
Les cheveux sont courts et relevés; la collerette est
énorme.
Au crayon noir cl au pastel. —II. 0,3'«1, — L. 0,231.
i:t?5. Portrait de jeune fonme rue en buste et de
trois quarts, lomiiéc vers la gauche et regar-
dant le spectateur.
Costume du temps de Henri III.
Les cheveux sont relevé.s autour de la tr-te. La collerette
est .impie et tombante. Un collier de perles orne le cou et
ilcscend sur le corsage.
Au crayon noir et au pastH. — II. 0,348. — L. 0,252.
ÉCOLE FRANÇAISE.- FIN DU XVP SIÈCLE. 219
13')'<». Portrait de femme vue en buste et de trois
quarts, tournée vers la droite.
Epoque de Henri III.
Les cheveux sont relevés autour de la tête. La collerette
est relevée par derrière et échancrée par devant. La gorge
est nue, le cou est orné d'un double rang de perles.
Aux crayons rouge et noir et au pastel. — H. 0,325. —
L. 0,2U.
IS'S'T. Portrait de femme vue en buste et de trois
quarts, tournée vers la gauche.
Les cheveux sont relevés autour de la tête. La collerette,
à larges plis, est énorme et remonte par derrière presque au
haut de la coifl'ure. Sur le corsage qui est fermé sont indi-
qués des chaînes de perles et un médaillon suspendu à un
nœud de rubans.
Epoque de Henri III.
A la pierre noire et au pastel. — H. 0,343. — L. 0,246.
13'98. Portrait de femme vue en buste et de trois
quarts, tournée vers la gauche.
Les cheveux sont relevés et comme hérissés autour de la
tête, la collerette est énorme et presque plate. Le corsage,
orné d'une chaîne de perles, est fermé par de gros boutons.
Epoque de Henri III.
A la pierre noire et au pastel. — H. 0,33.">, — L. 0,234.
tS'fO. Portrait présumé de Charlotte de la Tré-
mouille, femme du prince de Condé.
Des colliers de perles sont enroulés autour de son cou et
tombent sur sa poitrine.
Aux crayons noir et rouge, avec quelques louches do
pasiel . — H. 0,340. — L. 0,235.
Voyci, plus haut, la note du n» 1350.
Si'O ECOLE FRANÇAISE. — FIN DU XVI« SIECLE.
1380. Portrait présumé de Marie de Clèves, première
femme de Henri de Condé.
Une collerette à plis serrés rayonne autour de son visage.
Aux crayons rouge et noir. — H. 0,335. — L. 0,233.
Voyez, plus haut, la noie du n" 1350.
1381. Portrait présumé de Henri P^ , prince de
Condé.
Il est vu de trois quarts, tourné vers la gauche. Ses che-
veux sont courts et relevés, sa moustache retroussée. Son
col est rabattu ; les boutons qui ferment son justaucorps sur
sa poitrine sont garnis de perles, et il porte au cou un
ruban bleu destiné à supporter l'ordre du Saint-Esprit.
Aux crayons rouge el noir. — H. 0,335. — L. 0,250
Voyez, ci-après, la note du n° 1385.
1383. Tête de femme mie de trois quarts et tournée
vers la gauche.
Epoque de Henri III.
Le cou est orm; d'une grande collerette à tuyaux, les che-
veux sont relevés sur les tempes et entourés d'une coIlTc
en velours noir qui retombe en pointe sur le milieu du
front. On lit sur ce dessin: Mad^ de Fcnuiquc.
Aux cayons roige et noir, avec quelques touches de
pastel. — H. 0,351. — L. 0,244.
1 383. Portrait m hiisie de femme, rue de trois quarts,
tournée à (janclie, un livre à la main.
Robe el manches larges. Corsage en pointe.
Aux crayons rouge et noir. — II. 0,200. — L. 0,160.
ÉCOLE FRANÇAISE. — FIS DU XVP SIÈCLE. 221
1384. Portrait présumé du maréchal de la Grange
d'Arquien, sous Henri IV.
Il est à cheval et en costume de guerre, tenant de sa main
droite une masse d'armes.
Au crayon noir. — H. 0.300. — L. 0,240.
Voyez, plus haut, la note du n» 1350.
flSSo. Portrait présumé du duc de Montpensier.
Il est vu de trois quarts. Ses cheveux sont relevés et sa
barbe est rare. Son cou est orné d'une collerette à plis
serrés. Des deux côtés de sa poitrine descend un ruban
teinté de bleu, destiné sans doute à supporter l'ordre du
saint Esprit.
Aui crayons rouge et noir. — H. 0,350. — L. 0,230.
Acheté, avec les do^ 716 et 1381, de >J. Rapilly, peur la somme
de 300 franc;. Juin 1850.
f 386. Portrait d'homme en buste et de trois quarts,
tourné vers la gauche.
Il est chauve et porte moustaches et royale. Une petite
collerette à doubles tuyaux entoure son cou.
A la pierre noire et la sanguine, avec quelques louches
de pastel. — H. 0,324. — L. 0,240.
138f . Portrait de Henri de Lorraine, duc de Guise,
dit le Balafré.
Il est vu presque de face. Ses moustaches sont relevées et
sa barbe est pointue, ses cheveux sont courts et renversés
en arrière.
Aux crayons rouge, noir et blanc. — II. 0,281. —
L. 0,194
iO.
222 ÉCOLE FRANÇAISE.— FIN DU XVI^ SIÈCLE.
f3S8. Portrait de femme 'vue en buste et presque de
face, un peu tournée vers la gauche.
Costume du temps de Henri IV.
Les cheveux sont relevés en pointe et noués sur le sommet
de la tête. Le cou est orné d'un collier de perles. La colle-
rette, échancrée par devant, laisse la gorge nue.
On lit sur ce dessin : Mad}^" de Frionville, feme de M. dt
f.atour.
Am c; "^ons rouge et noir et au pastel. — II. 0,328. —
L. 0,%14.
1389. Portrait de femme vue en buste et de trois
quarts, tournée vers la gauche.
Epoque de Henri IV.
La collerette est relevée par derrière et ouverte. Un collier
de perles orne le cou. La gorge est nue. Des dentelles sont
mêlées aux cheveux qui sont redressés et roulés autoui^ de
la tête.
On lit sur ce dessin ces mots : La douairière de Guise.
Au crayon noir et au pastel. — H. 0,346. — L. 0,242,
1390. Portrait de femme vue en buste et de trois
quarts, tournée vers la gauche.
Costume du tcmjis de Henri III.
Les cheveux sont frisés et relevés sur la tête. La collerette
est grande : le corsage est orné de bijoux et de perles.
Au trayon n ir et au pastel.— H. 0,345. — L. 0,234.
1391. Portrait de femme vue en buste et presque de
face, un peu tournée vers la gauche.
Ses cheveux sont relevés et noués ou pointe sur le sommet
de la tête La gorge est nue. Le cou est orné d'un collier en
ÉCOLE FRANÇAISE. — FIN DU XV1« SIÈCLE. 223
perles, auquel sont suspendues des chaînettes et des pende-
loques d"un travail délicat.
Epoque de Henri IV.
Au crayon noir et au pastel. — H. 0,341, — L. 0,241.
1393. Portrait de femme vue jusqu'aux épaules.
Elle est presque de face et un peu tournée vers la gauche.
Costume du temps de Henri III. Les cheveux sont frisés et \
relevés eu pointe sur le sommet de la tête. La collerette est
petite, à tuyaux découpés en pointe et ornée de dentelles.
Des boutons ornés de pierreries attachent le corsage.
Au crayon noir et au paslel. — H. 0,308. — L. 0,230.
1393. Portrait de femme, vue en buste et de trois
quarts, tournée vers la droite.
Costume du temps de Henri III.
La collerette est énorme : des ruches de dentelle blanche
sont mêlées à la chevelure.
Au crayon noir et au pastel. — B. 0,338. — L, 0,238.
1 394. Portrait de jeune homme presque sans barbe.
Il est en buste, vu de trois quarts et porte une collerette.
Aux crayons rouge et noir. — H. 0,340. — L. 0,230.
Voyez, ci-dessus, la note du n" 1350.
139:>. Portrait d'homme en buste et vu de trois
quarts. '
Il porte une royale et une moustache retroussée; son col
est rabattu
Aux crayons rouge et noit>— H. 0,.'.40. — l. C 235.
Voyez, ci-dessus, la note du n» 1.^50,
22i ECOLE FRANÇAISE. -COMM. DU XVIP SIECLE.
ÉCOLE FRANÇAISE, COMMENCEMENT DU XV!l« SIÈCLE.
1396. Portrait d'homme vu de trois quarts et tourné
vers la droite.
Il a les yeux fermés et porte moustache et royale. Le
front est haut et dégarni, les cheveux courts. Ce dessin est
évidemment fait d'après un homme mort.
On lit au haut : Mars 1606 (Miey ?)
Aux crayons rouge et noir, avec quelques louches de
blanc, sur papier jaune paie. — U. 0,'29(j. —
L. 0,210.
ISft'î'. Portrait de La Trémouille.
Il est représenté en buste et de trois qunris, tourné vers
la droite. H est jeune encore et porte le costume de la fin
du quinzième siècle. Ses cheveux sont blonds et tombent
en mèches droites de chaque côté des joues. Le chapeau est
arrondi.
On lit sur ce dessin l'inscription suivante : Louis de la
Trimouille, surnommé le vray Corps-Dieu. 1616.
A la pierre noire et au pastel. — H. 0,332. — L. 0,208.
On sait avec quelle ardeur, dans le xvi« siècle et dans la pre-
mière moitii'; du xvii« siècle, on cherchait h former les collectinns
de ces portraits historiqtios, que l'on nomm.iit alors crayon.». Celle
mode nousexjilique pourquoi nous rencontrons de nos jours tant de
crayons médiocres. C'étaient des copies, soit contemporaines, soit
postérieures, d'après des dessins qui servaient de types, et que
Ton reproduisait à l'infini. ,
La date authentique, mise sur ce portrait du hi'îros tué à la ba-
taille de Pavie, nous prouve qu'il a été exécuté d'après un original
antérieur au moins d'un siècle. Quoique beaucoup trop faible pour
être attribué ."i D^iniel Uumonsticr, il reproduit les procédés de co
maître.
ÉCOLE FRANÇAISE. — XVIIP SIECLE. 22o
1398. Portrait d'homme vu en buste et de trois quarts,
tourné xers la droite.
Sa barbe et ses moustaches sont noires. Son col est uni et
rabattu.
Aux crayons rouge et noir et au pastel. — H. 0,197. —
L. 0,156.
Collection Jabach.
1399. Portrait de Henri IV.
Il est représenté en pied, debout et presque de face, la
main droite posée sur le bâton de commandement, la main
gauche appuyée sur la hanche. Son armure est recouverte
par le manteau fleurdelysé qui tombe à longs plis jusqu'à
terre. On voit à ses pieds le casque orné du panache, la cui-
rasse et les gantelets.
Le fond est un portique d'architecture dans les piliers
duquel sont encastrés deux portraits de femmes en cos-
tume du temps.
A la pierre noire et à la plume, lavé de bistre et re-
haussé de blanc, sur papier gris-brun. — H. 0,407. —
L. 0,298.
Ce dessin pourrait bien être la reproduction de l'un des portraits
qui ornaient autrefois la petite galerie du Louvre, que l'on nomme,
depuis Louis XIV, la galerie d'Apollon. Il faudrait, en ce cas, l'at-
Irihuer soit à Jacob Bunel, soit à sa femme, qui y peignirent les
rois et les reines de France.
ÉCOLE FRANÇAISE, XVIII« SIÈCLE.
1400. Portrait de femme en buste, robe blanche,
écliarpe rose rattachée sur Vépaulepar un col-
lier de perles ; la tête inclinée de trois quarts,
tournée à droite, les cheveux très-courts.
pastel, forme ovale. -- H. 0,600. — L 0,500.
226 ÉCOLE FRANÇAISE — XVIIP SIÈCLE.
lîOl. Portrait de princesse en robe bleue, recouverte
d'un tnanteau doublé d'hermine.
Au corsage, une agrafe en pierreries.
Elle est vue de trois quarts, lournée à gauche.
Pastel. — H. 0,550. — L. 0,.'(50.
1403. Portrait de Peyronnet, ingénieur des Ponts
et Chaussées, directeur de l'Ecole, né en 1708,
décédé le 27 février 1794.
Il est de trois quarts, tourné vers la g.iuche.
Pastel. — H. 0,330. — L, 0,430. '
Donné par M. de Prony.
1403. Portrait de CréhiUon fils en buste, de trois
quarts et tourné vers la gauche.
Pastel. — H. 0,630. — L. 0,530.
CéfJu par M. Capelle, décision du 18 juin 1839, au prix de 120 fc
1 iO-S. Portrait d'Alarij [Pierre- Joseph], né eu 1G90,
académicien en 1723, mort en 1770.
Il est en costume ecclésiastique et tient une plume de la
main droite.
Pastel. — FI. 0,C:io, — L. o^-j^o.
Donné au roi Louis-Philippe par l'Acailéniie franeaisc, 1839.
l 'iiKi. Portrait de femme, vue à mi-corps, vêtue d'une
robe rose recouverte d'une dentelle noire.
Elle est vue de trois quarts, tournée à gauche.
Pasle — H. 0,6.50. — L. 0,490.
1 40(i. Jeitne fûk pleurant son oiseau mort.
Pastt^l, forme ovale. — (I. ,5*0 — . 0,440.
ÉCOLE FRANÇAISE.— FIN DU XVIIF SIÈCLE. 227
14ÎO"*. Portrait de JM""'^ la duchesse de Civrac? en
robe blanche.
Nœud de ruban bleu au corsage.
Elle est de trois quarts, tournée à droite.
Pastel. — H. 0,550. — L. 0,'550.
1408. Portrait présumé d' un grand d'Espagne.
Son habit est bleu ; il est vu de trois quarts, tourné à
droite.
Pastel. — H. 0,440. — L, 0.3G0.
1409. Portrait de femme; cheveux poudrés, robe
rouge à fourrure.
Elle est vue de trois quarts, tournée à gauche.
Pastel. — H, 0,440. — L. 0,370.
ÉCOLE FRANÇAISE, FIN DU XVIII" SIÈCLE.
1410. Jeune fille en pleurs s' agenouillant aux pieds
de la statue de l'Amour.
Miniature ovale. — H. 0,083. — L. 0,066.
Cette miniature est exécutée à limitation de Fragonard.
Légué au musée du Louvre par M. le baron de Trémon',
iiin 1S54.
Î8 DESSIN"^ INDIENS.
DESSINS INDIENS.
141 1 Personnagr à barbe blanche, la tête ceinte d'une
auréole, assis sur un trône porté par quatre
serviteurs Têtus de rouge.
Cinq autres serviteurs vêtus de blanc l'accompagnent,
tenant un parasol, un grand éventail, un chasse-mouches, etc.
A r.i(|ii;ir('lle, sur un Irait ;i l'encre de Chine. —
H. 0,120. — L. 0,122.
1413. Deux jeunes femmes debout , l'une s' appuyant
sur l'autre.
Elles sont vêtues d'étoffes transparentes, avec ornements
d'or, colliers de perles et pendants d'oreilles.
Colorié de bistre, avec quelques louches de rouge el
rehauts d'or. — H. 0,182. — L. 0,125.
1413. Jeune femme à sa toilette.
Elle est assise sur une terrasse, devant un pavillon en
marbre, dont une natte marque l'entrée. Elle a la partie
supérieure du corps presque entièrement nue et porte des
ornements d'or et de perles au cou, aux bras, aux mains.'
au front et au nez. Elle se rogarde dans un miroir que lui
présente une suivante accroupie sur ses talons. Une autre
suivante est debout vers la gauche.
A i';n|iiarclle, à la Rouache el rehaussi'' d'or. —
H. 0,192. — L. 0,i:)2.
DESSINS INDIENS. 229
1414. Prince partant pour la chasse.
11 est velu dhabits magnifiques et tient un faucon sur le
poing. Sa lête est ceinte d'une auréole. Il monte un cheval
noir et blanc et se dirige vers la droite. A sa selle est atta-
ché un carquois plein de flèches. Quatre hommes à pied le
précèdent : l'un tient un arc, l'autre un fusil, le troisième
une masse de fer, le quatrième une simple baguette. Der-
rière lui, trois hommes à cheval. Fond de paysage, avec
lac, grands rochers à pic et maisons au haut des rochers.
Sur le? différents plans de ce paysage, on remarque des
antilopes, une chèvre blanche, de grands oiseaux aquatiques.
Colorié à l'aquarelle, gouache et rehaussé d'or. —
H. 0,170. — L. 0,H7.
Cette miniature est ries plus remarquables. Les tètes sont pleines
de caractère, les chevaux sont dessinés avec beaucoup de finesse
et d'élégance.
141 o. Combat d'Antilopes.
Un prince âgé, assis au haut d'une estrade dorée, assiste
à ce spectacle, que contemplent de nombreux personnages
de toutes conditions. On remarque parmi eux deux Euro-
péens portant le costume du commencement du dix-septième
siècle. Sur le premier plan se trouvent deux chevaux et un
éléphant.
A l'aqnnreUe. gouache et rehaussé d'or, — H. 0.285, —
L. 0,180.
1 îl«. Prince partant pour la chasse.
Il esta cheval et tient sur son bras étendu un faucon qui
déploie ses ailes. Quatre hommes à pied l'accompagnent.
Dans le fond, au bout d'une prairie, se voit un lac avec
oiseaux aquatiques.
A ra(|uarelle, gouache et rehaussé d'or. — H. 0,235. —
L. 0,17a.
230 DESSINS INDIENS.
1417. Portrait de Soudiat Daida, grand visir de
l'empereur Mogol, entouré de sa famille.
Ce prince en mourant, âgé de 45 ans, à Faisabad, le
6 janvier 1775, laissa cinquante-deux enfants.
Noms de ceux qui ont ici leurs portraits ;
Mirza Mani, qui lui a succédé.
Mirza Sadatili.
Miiza Djengueli.
Mirza Djalaloudin.
Mirza Mijamoudin.
Mirza Mamelali.
Mirza Cujsenaii.
Mirza Goulamali.
Mametoussein Goulamctusseiii.
Peint à Faisabad par Nevazilal en 1774.
A Taquarelle et à la gouache. — H. 0,46t. — L. 0,395.
La note précieuse qui se trouve au verso de cette miniature, et
que nous copions Ddèlement, ne parle pas du talent de l'auteur,
talent des plus grands et depuis longtemps reconnu par les visi-
teurs du Louvre. Ce Nevazilal, en peignant la famille du grand-
vizir, a trouvé la dipposition la plus simple et la plus naturelle, et
a groupé ses personnages avec un rare bonheur. Tous les enfants
sont vêtus de fines robes blanches et ont la tôte couverte de coif-
fures ornées de perles. Outre le visir et ses neuf fils, on voit, sur
un plan un peu secondaire, un dernier personnage debout, portant
un collier de perles. Il est placé derrière l'héritier présomptif,
qui. comme son père, tient à la main une épée.
1418. Dame à sa toilette.
Elle est assise sur un siège à coussin rouge. Une ser-
vante lui présente le miroir; une autre tient un instrument
de musique; une troisième lui parfume les cheveux. Une
quatrième est debout à gauche, tenant la boîte à parfums.
A renerf de Oliinc, avec (|nclc|ucs touciies d'aquarelle et
ri'iiaiits (for. — II. 0,1(10. — I,, 0,125.
DESSINS INDIENS. 231
1419. Prince à barbe blanche, la tête entourée d'une
auréole, assis sur un coussin, au centre d'une
lerrasse ornée de fleurs émaillées sur fond
bleu.
Il est entouré de huit autres personnages dont trois sont
agenouillés: les autres sont debout. Dans le fond, on aper-
çoit deux palais.
A l'aquarelle, gouache el rehaussé d'or. — H. 0,225. —
L. 0,2U.
14SO. Sir hommes dans une barque contemplent avec
respect un saint personnage agenouillé sur
un petit radeau et tenant son chapelet.
A l'encre de Chine, avec quelques louches d'aquarelle
et rehauts d'or. — H. 0,170. — L. 0,130.
1431. Six homm^es assis dans la campagne.
L'un est au pied d'un saule et tient un chapelet. Les cinq
autres paraissent exécuter un concert.
A l'aquarelle, gouache et rehaussé d'or. — H. 0,-22ô. —
L. 0,U7.
1433. Marche d'un prince indien monté sur un élé-
phant.
11 se dirige vers la gauche et est précédé par de nom-
breux soldats tenant des armes ou des étendards. On remar-
que dans la composition quatre autres éléphants, plusieurs
chevaux, et dans le fond deux chameaux.
A raquarellc, gouache el rehaussé d'or. — H. 0,287. —
L. 0,180.
De la même miin que le n" 1,415.
232 DESSINS INDIENS.
14S3. Au milieu d'un -paysage, un prince assis sur
un tapis, la tête ceinte d'une auréole, parait
écouter un jeune homme agenouillé devant
lui et joignant les mains.
Ce jeune homme a enraiement la tête entourée de rayons.
A droite de ce groupe, deux hommes debout, et, sur le pre-
mier plan, deux autres hommes tenant chacun un cheval.
A raquarellc, gouache et rcliaussé d'or. — H. 0,217. —
L. 0,102.
1424. Sieuwarjie, prince des Marattes.
Il est debout, tourné vers la droite, tenant une épée d'une
main et une Ileur de l'autre.
A l'aquarelle, gouache et rehaussé d'or. — H. 0,250. —
L. 0,163.
Ce dessin et les sept dessins suivants paraissent être de la même
main. Une main hollandaise du xviiie siècle a écrit sur chaque
dessin le nom du personnage reprijsentc.
1425. Mierza Ahmct, gendre du roi de Golconde.
Il est debout, vu de protil, à droite, tenant une Heur de
la main gauche. Vêtement gris-argenté.
A l'aquarelle cl à la gouache. —II. 0,245. — L. 0,IG2.
1 426. Sja Mierza, chancelier du royaume de Gol-
conde.
Il est debout, vu de profil et tourné à gauche. Il tient de
la main gauche deux fliMiis, et s'appuie de la droite sur un
long bâton recourbé du bout inférieur. Vêtement blanc,
écharpe et ceinture de couleurs variées.
A raquarclle, gouache, avec rehauts d'or. — II. 0,2i5.
— L. 101
DESSINS INDIENS. 233
142'î'. Le sultan Moazcm, fils aîné de Sjah EuraU'
zeeh, la tête ceinte d'une auréole.
Il est debout, vu de profil, à gauche, tenant un faucon
blanc sur la main. Il porte un bouclier noir et une épée.
Vêtement jaune à fleurs roses.
A raquarcUe, goiKiclii!', avec rehauts d'or. — H. 0,246.
— L. 0,161.
1438. Mohammed Ibrahim, chancelier du royaume
de Golconde.
Il est debout, vu de profil, tourné à droite, tenant une
fleur de la main gauche. Vêtement blanc à fleurs ; une
écharpe dorée couvre les épaules.
A raquarelle, gouache et rehaussé d'or. — ÎI. 0,250. —
L, 0,162.
1429. Le sultan Aboel'Hasen, roi de Golconde.
11 est debout, vu de profil, tournée droite, la tête entourée
d'une auréole, tenant un sabre de la main droite. Vêlement
jaune orange à fleurs, tunique d'or avec fourrures. Perles
au cou, sur la poitrine et sur la coiffure.
A l'aquarelle, gouache et rehausse d'or. — II. 0,250. —
L. 0,162.
1430. Muhammed Amienchan, fils de Mierzumela
Mierza Muhammed Sayid, duc d'Agra.
Il est debout, vu de trois quarts, tourné vers la droite.
Vêtement blanc transparent, pantalon rouge, bas roses, cein- '
lure rouge et or.
A l'aquarelle, gouache, avec rehauts d'or. — II. 0,250 —
L. 0,162.
1431 . Sja Rasoe, confesseur du roi de Golconde.
11 est debout, la lêle ceinte d'une auréole, et vu de profil
234 ÉMAUX.
à gauche. A'rtement blanc, tunique jaune à fleurs violettes,
manteau vert doulili' de rose. Il tient une fleur et un sabre.
A ra(|iiniclk', gouache el rehaussé d'argeul. — H. 0,230,
— L. 0,1G2.
EMAUX.
AUGUSTIN (Jean-Paptis.te-Jacques), pcinlre de portraits
en miniature et en émail, né à Saint-Dié {Vosges) e 15 août
1759, mort à Paris le 13 av7il 1832.
Voir nos 6 16 à 648, et l'Appendice du prcseut volume, p. 202.
1«8«. Portrait de l'auteur, peint en 1809.
Il est en buste, la tête de face. Cheveux noirs bouclés,
habit brun, cravate blanche.
Émail, forme ovale. — H. 0,031.— L, 0,025.
Acquis au prix de 600 fr., de W. Franc, novembre 1855.
BOIT (CuAHLEs), peintre en émail et en miniature, né à
Stockholm vers 1663, mort à Paris le 6 février 1727.
Voir l'Appen«lice du i>io«ent volume, \\. ÏM,
1 'ilitt. La Charité, d'aprh lUnnehard.
Elle est représentée sous les traits d'une jeune femme
.assise à terre, allaitant un enfant nu. Un autre enfunt s'appuie
sur elle, monirant une poire qu'il lient de sa in;iin étendue.
En avant de ce groupe, un troisième enfant, vêtu de bleu
ÉMAUX. 233
et endormi, les mains posées sur un tambour de basque.
Signé à gauche: C. Boit.
Émail. — H. 0,115. — L. 0,150.
Ce erand émail servit de morceau de réception à Boit, lors de sa
nominalion à l'Académie.
Il est placé dans un cadre en bronze doré, sculpté avec beau-
coup de soin et de finesse, et portant la signature : J. Leblanc.
f. 1718. Ce cadre porte les armes du duc d'Oiiéans, régent, pro-
tecteur de Boit. On y a, en outre, encastré trois méJailles frappées
à l'honneur du même prince.
1434. Portrait du Régent.
11 est en buste et de trois quarts, tourné vers la droite
Il porte le cordon bleu sur sa cuirasse.
Signé à droite : C. Boit.
Émail, forme ovale. — H. 0,056. — L. 0,0i5.
Cet émail fut olfert par l'auteur (outre la Charité dont nous ve-
nons de parler), lors de sa réception à l'Académie.
f 43o. Louis XIV revêtu de ses habits royaux.
Il est debout, vu jusqu'aux genoux, tourné à gauche et
s'appuie sur son sceptre. La couronne est posée sur un
coussin à gauche. Grand manteau bleu fleurdelysé et doublé
d'hermine.
Signé à gauche: C. Boit pinx.
Émail. —H. 0.145. — L. 0,U3.
D'après le grand portrait peint par Rigaud. qui fait partie de la
qalerie du Louvre.
t i36. Portrait d'un personnage vu jusqu'aux genoux,
la tête tournée à droite.
Il est revêtu d'une cuirasse sur laquelle est jeté un man-
teau rouge doublé d"hermine. Perruque à la Louis XIV,
236 ÉMAUX.
cordon du Saint-Espril. On voit dans le fond un combat de
cavalerie.
Signé en bas, à gauche : C. Boitpinx.
Émail. — H. 0,124. — L. 0,005.
PETITOT (Jex^) , peintre de portraits en émail, né à Genève
le l'i juillet 1607, mort à Vevay en 1691.
Voir r.ippendice du présent volume, p. 438.
143"^. Portrait d'Anne d'Autriche.
Elle est en buste et vue de trois quarts, tournée à gauche.
Elle porte le voile de veuve. Grande guimpe sous laquelle
on aperçoit un collier de perles. Pendants d'oreilles.
Email de forme 'ronde. — Diamùlre 0,030.
D'après Philippe de Champagne. Au verso de cet émail, on voit
la lettre A surmontée de la couronne et placée enlre deux palmes.
K» 5 de la No lice de 1820.
438. Portrait d'Anne d'Autriche, vue de trois
quarts, tournée vers la gauche.
Corsage décolleté. Collier de perles. On aperçoit, au
sommet de la trte, la pointe du voile de veuve.
Émail, forme ovale. — H. 0,025. — L. 0,022.
D'après le portrait peint par P. Mij-'iiaid, gravé par Naiitcuil en
16<j0, avec quelques changements; ou d'après le portrait de iNaulouil,
daté de 1CG6.
K" 54 de la Notice de 1820.
1 ^3». Portrait d'Anne d'Autriche.
Répétition du numéro précédent.
Émail, forme circulaire. — il. 0,020. — L. 0.020.
Ce portrait et les a"* 1500 et 1501 sont fixes sur un médaillon
en nacre, enrichi d'une couronne et d'ornements eu or, enchâssés
EMAUX. 237
de roses et de clirysoprases. Duux anges en nacre de perle, avec
tètes eu ivoiie, complètent la décoration de ce petit monument, qui
paraît avoir été exécuté dans le xyu* siècle, à l'honneur d'Anne
d'Autiiclic et de ?es deux fils.
Acquis, en 1S35, en vente publique, au prix de 1,200 fr.
1 -4 iO. Portrait de Louis XIV jeune.
Il est en armure. Large collerette raballue, garnie de den-
elle. écharpe blonclie. Les cheveux, bruns et boaclé.s, ne
tombent pas sur les épaules.
Émail, forme ovale. — H. 0,027, — L. 0,022.
D'après le portrait peint par P. Mignard, gravé par de Poilly, IGCO,
N0 27 de la Notice de 1820, catalogué sous le nom de Monsieur^
il ère de Louis XIV.
1441, Portrait de Louis XIV, jeune, avec longs che-
veux.
H est vu de trois quarts, tourné à droite, et porte sur sa
cuirasse un rabat uni, orné de dentelles. Trés-légéres mous-
taches.
Émail, forme ovale. — H. 0,025. — L. 0,022.
D'après le portrait peint par Nicolas Mignard, d'Avignon, gravé
par Van Schuppen, en 1CG2; ou d'jprès et lui de Lebrun, peint en
1063, et gravé également par Van Schuppen (avec bordure compo-
sée par WignanI).
No 10 de la Notice de 1820.
144». Portrait de Louis XIV en armure.
Sous une cravate dont les deux bouts sont ornés de larges
guipures, on aperçoit le cordon bleu. Petites mouslaches
légèrement retroussées.
Émail, forme ovale, — H. 0,022. — L. 0,019.
D'après It [lortrait de C. Lebrun, gravé par A, Masson en 1C70.
N" 11 de la Notice de 1820.
Il
238 ÉMAUX.
1443. Portrait de Marie-Thérèse, vue en buste et de
trois quarts, tournée à gauche.
Cheveux blonds tombant en longues boucles sur l'épaule.
Collier de perles et boucles d'oreille. Robe blanche décol-
letée.
Émail, forme ovale. — H, 0,037, -' L. 0,029.
D'après le portrait peint par Baubrun, gravé par N. Pitau en 1662.
N» 53 de la Notice de 1820.
1444. Portrait de Marie-Thérèse.
Elle t'st vue en buste et tournije vers la gauche. Cheveux
blonds et bouclés. Corsage décolleté, collier de perles.
Émail, forme ovale. — H. 0.02."). — o.o-ii.
Parait être d'après le même |) atrait que 1© iutcéienl, avec quel-
ques cliîuigemeuts.
N" 17 de la Notice de 182U.
1445. Portrait de Marie-Thérèse.
Les cheveux sont bouclés et moins tombants que dans les
deux portraits précédents. Les traits et la pose sont d'ailleurs
les mêmes. La robe est bleue et garnie de guipures.
Émail, forme ovale. — H. 0,022. — L. 0,019.
N« 52 de la Notice ae 1820.
1 44tt. Portrait du grand Dauphin, fils de Louis XIV,
eu de trois quarts, tourné à droite
Grande perruqiii' tornhaiil sur la cuirasse. Un large nœud
rouge passe sur uu rabat du guipure.
Émail, forme o»ale. -. Il, o,027. — L. 0,02<.
b'après le portrait de Naiiteuil, gravé en 1677.
de la Notice de 1820.
ÉMAUX. 239
1447. Portrait dit cardinal de Richelieu, vu de trois
quarts, tourné à gauche.
Sur son vêlement rouge, il porte le cordon du Saint-'
Esprit. Col rabattu.
Émail, forme ovale. — H. 0,0:)7. — L. 0,030.
D'après le portiait en buste peiot par P. de Champaigne, et gravé
par Morin (R. D. 72).
Au verso se voient les lettres A R émaillées de blanc, sur fond
^ert, formant un chiffre double, et surmontées de la couronne du-
cale et du chapeau de canliiidl.
N» 32 de la Notice <le 1820.
1448. Portrait présumé de M"""^ de Combalet, duchesse
d'Aiguillon.
Elle e.stvueen buste et de trois quarts, tournée à gauche.
Cheveux châtains et bouclés. Une étoffe de soie jaune est
iliachée au sommet de la coiffure et retombe sur l'épaule.
Collier et boucles d'oreille en perles.
Émail, formo ovale. — H. 0,025. — L. 0,022.
N» 58 de la Notice de 1820.
1449. Aitlre portrait présumé de M""* de Combalet,
duchesse d'Aiguillon, vue de trois quarts,
tournée à gauche.
Cheveux châtains, petites boucles sur le front: longue
boucle partant du sommet de la tète et tombant sur l'épaule.
Collier et boucks d'oreille en perles.
Émail, forme ovale. — U. 0,024. — L. 0,020.
N ' r.9 de la Notice de 1820.
Cet émail et l- précédent ne ressemblent en rien aux portraits de
la duchesse d'Aiguillon gravés par Moncornet et par Langot.
240 ÉMAUX.
1 450 . Portrait présumé de la duchesse de Montbazon,
vue presque de face.
Cheveux noirs, courts et bouclés. Robe bleue à ramages
d'or et garnie de guipures. Boucles d'oreilles en perles.
Émail, formo ovali-. — H. 0,028. — L. 0,025.
No 8 de la Notice de 1820.
Les portraits, d'ailleurs fort médiocres, que nous trouvons de
M"»^ de ftlonlbazon, ne ressemblent pas à notre émail.
1451. Portrait présumé de la duchesse de Fon-
tanges.
Elle est en buste, le corps de face, la tête tournée de trois
quarts à gauche. Cheveux chàtniu clair. Nombreuses petites
boucles sur le front cl le long du visage. Chaînes de perles
mêlées aux cheveux épais du haut de la tête, avec boucle
tombant sur l'épaule. Boucles d'oreilles en perles, robe
blanche garnie de passementeries d'or.
Émail, forme ovale. — H. 0,029. — L. 0,025.
N» 30 de la Notice de 1820.
Le seul portrait de M"»"^ de Fontanges qui paraisse p'csfnter
quelque autlienticilé, est celui de Larmes>in, gravé eu 1087. — Il
est en complet désaccord avec notre émail.
14S!3. Portrait de messire Balthasnr Phelypeaux,
marquis de Chdteauneuf, conseiller et secré-
taire d'Etat.
Il est vu presque de face, un peu tourné à droite. Grande;
perruque blotide, rabat de guipure recouvrant le cuidon
bleu.
Émail, forme ovale. — H. 0,031. — L. 0,027.
D'après le portrait peint par P. Migoard et gravé par C, Ver-
meolen.
N" 2 de la notice de 1820. — Inscrit sous le nom de marquis de
LuNaidiD.
ÉMAUX. 24i •
f45S. Portrait de jeune femme vue en buste, la tête
de trois quarts, tournée à gauche.
Cheveux châtains bouclés et ornés de fleurs, collier de
perles et pendants d'oreilles. On ne voit pas le corsage de
la robe, que recouvre une large guirlande de fleurs natu-
relles.
Émail, forme ovale. — H. 0,024. — L. 0,020.
Ce joli petit émail a été gravé comme étant le l'ortiait de M"* de
Maintenon dans sa jeunesse. Cette attribution nous parait imagi-
naire, et la notice de 1820 l'enregistrait avec plus de rai'OQ sous le
nom de Dame inconnue (n» 56).
1434. Portrait présumé de M. de Malezieu.
Il est vu de trois quarts tourne à droite. Perruque brune
et bouclée tombant sur une robe rouge. Nœud et rabat de
guipure.
Émail, forme ovale. — H. 0,028. — L. 0,025.
N» 24 de la Notice iJe 1820. — Le portrait de Malezieu, que pos-
sède la Bibliotlièque impériale, et qui est gravé par D. Berger, n'a
aucun rap[)ort avec notre émail. — Le portrait du même personnage
gravé par Edelinck, d'après de Troy, n'y ressemble pas davantage
1435. Portrait de M""' de Maintenon.
Elle est vue en buste et Journée vers la droite, les épaules
de profil, la tête de trois quarts. Les cheveux sont châtains
et tombent en boucles légères. Perles au cou, aux oreilles
et dans les cheveux. Une agrafe de diamants et de perles
retient sur Tépaule droite une robe blanche garnie de den-
telles. Manteau rouge. Fond de ciel, et, à droite, montagne.^
bleues.
Émail, forme ovale. — H. 0,034. — 0,030.
N» 9 de la Notice de 1820. — D'après l: portrait peint par
Mignar.i, gravé par P. Giffard en 1687. Le même type a été repro-
duit par un anonyme (chez Habert), et plus tird par B. Lépicié
(suite d'Odieuvre).
242 ÉMAUX.
En 1687, Mme de Maintenon avait cinquante-deux ans. Le por-
trait de Mignard a été vraisemblablem»Dt iieint dix ou douze ans
auparavant, lorsqu'elle était encore dans l'éclat de sa beauté.
Notre émail a été admiré par Mariette, dans la collection d'En-
nery. Il a été plusieurs fois gravé, notamment par Mercuri, qui
s'est montré dans sa planche le digne rival de Petitot.
f 4S6. Portrait présimé de M""" de Sévigné .
Elle est vue de trois quarts, tournée à gauche. Cheveux
blond cendré formnnt de grosses boucles de chaque côté de
la tête. Perles au cou et aux oreilles. On aperçoit à peine le
corsage de la robe. Fond de ciel.
Émail, forme ovale. — H. 0,032. — L. 0,028.
On regarde assez généralement ce portrait comme authentique.
Cependant il ressemble bien peu au pastel de Nanlenil, qui a été
suci;essivement gravé par divers artistes. Mais ce pistel, qui dut
être un des derniers ouvra'-'cs de Nanteuil, représente une femme
d'une cinquantaine d'années. Le modèle de noire émail est plus
jeune de douze ou quinze ans. Il ne semble donc pas impossible que
la différence d'âge soit la cause principale des divergences que pré-
sentent les deux portraits.
N'^ 40 de la Notice de 1820.
1459. Portrait de Frédéric Àrmmid, comte de Schom-
berg, maréchal de France {mort en 1690).
Il est vu de trois quarts, tourné à gauche. Perruque
hloiide tombant sur la cuirasse. Cravate dont les bouts sont
ornés de guipure.
Émail, forme ovale. — H. 0,031. — L. 0,027.
D'après le portrait peint par , gravé par Larmessin.
N» 19 de la Notice de 1820 (sous le nom de Catinat).
1 iriS. Portrait ("Algernon Percy, comte de Northum-
beiimul.
11 c>i vu en buste et de trois quarts, tonrnéà droite, l'œil
ÉMAUX. 243
fixé sur le spectateur. Longs cheveux bouclés encadrant la
tête. Cuirasse rehaussée d'ornemenis en or.
Émail, forme ovale.— H. 0,027. — L. 0,023.
D'iiprès le portrait peint par A. Van Dyck, gravé par Houbraken,
avec quel'iue> légères différences dans le costume. La tète est gravée
à part par J. Payne, d'après le même original.
N» 16 de la Notice de 1820, inscrit sous le nom de Gaston de
France, duc d'Orléans,
1459. Portrait de Marie-Jeanne-Baptiste de Savoie,
duchesse de Savoie, vue de trois quarts, à
gauche.
Cheveux blonds cendrés tombant en boucles légères. Col-
lier et pendants d'oreilles en perles. Corsuge en étoffe de
soie jaune, avec ornements bleus, rattaché par une chaîne
de perles.
Émail, forme ovale. — H. 0,023. — L, 0,020.
L'original, peint par Beaubrun, a été gravé en grand par Vau
Sebuppen en 1666, et en petit par Larmessin en 1667.
N» 57 de la Notice de 1820, sous le nom de duchesse de Jlont-
pe./sier.
1460. Portrait de dame inconnue.
Elle est vue de trois quarts, tournée à gauche. Cheveux
châtains ornés de perles et formant longues boucles sur
répaule. Collier et pendants d'oreille ea perles. Corsage en
étoffe jaune rayée de rouge, orné de bijoux avec grosses
perles.
Émail, forme ovale. —H. 0,027. ,- L. 0,023.
No 42 de la Notice de 1820.
1461. Portrait d'homme jeune encore, vu en buste
et de trois quarts, tourné vers la droite.
Perruque bouclée tombant sur une robe de chambre à
244 ÉMAUX.
ramages d'or. Chemise ornée de dentelles, nouée sur le
cou.
Émail, forme ovale. — II. 0.027. — L. 0,02*.
Désigné dans la Notice de 1820 (n^ 49) comme étant le portrait de
Mansaid, cet émail ne ressemble ni à François Mansard, ni à Jules-
Hurdouin Mansard. Les portraits de ce dernier, qui ont été reprn
duits par la gravure, sont d'ailleuis d'une époque bien po
neure.
14G3. Portrait, d'Anne-Marie-Louise d'Orléans ,
reine d'Espagne.
Elle est vue de trois quarts, à gauche. Yeux bruns, che-
veux noirs, courts, épais et bouclés. Robe bleue avec orne-
ments d"or et draperie jaune.
Émail, forme ovale. — H. 0,o;îO. — L. 0,026.
D'après le portrait attribué à P. Mignard, gravé par Larmessin
en 1G79.
N" 13 de la Notice de 1820.
fl 'iCS. Portrait présumé du comte de Grignan.
Il est vu de trois quarts, à droite. Yeux bleus, granrle
perruque tombant sur la cuirassse et la recouvrant en partie.
Cravate de dentelle nouée autour du cou et formant rabat.
Émail, forme ovale. — H. 0,038. — L. 0,0:13.
Cet émail n'a aucun rapport avec le portrait du comte de Gri-
gnan, peint pai Larj;'illière et gravé par Luhin.
N» 3 de la Notice de 182^^.
l-^Cî4. Portrait de Mc.-ic-Anve deBaûore, dauphine
de France.
Elle est vue presque de face, légèrement tournée à gau-
che. Une boucle de ses cheveux noirs tombe sur l'épaule.
ÉMAUX. 245
Collier de perles et pendnnts d'oreilles ; robe de Iirocart d'or,
garnie de dentelles, el manteau bleu.
Émail, forme ovale. — n. 0,02o. — L 6,022.
D'après MignurJ ("?), grand poiliait gravé p.ir de Poilly.
Catalogué en 1820 (n» 55) sous le nom de duchesse de Ports-
mou th.
1465. Portrait de Henrtj-Jtdes de Bourbon, duc
d'Enghien, fils du grand Condé.
Il e?t vu de trois quarts, tourné vers la droite. Yeux
bleus, longue perruqae brune retombant sur la cuirasse.
Grand rabat orné de dentelles.
Émail, forme ovale. — H. 0,027. — L. 0,023.
D'après le portrait peint par Mignard, gravé par N. Poilly, gravé
aussi |iar Larmessin en 1662.
No 36 de la Notice de 1820; portait le nom de Gaston d'Orléans.
Le cadre de cet émail est orné de perles fines.
1 4C«. Portrait d'Anne de Bavière, duchesse d'Enghien
(femme du précédent).
Elle est de trois quarts, tournée à gauche. Yeux bleus,
ch'jveux blonds formant trois longues boucles tombantes.
Collier et pendants d'oreilles en perles. Corsage jaunâtre.
Émail, forme ovale. — H. 0,025. — L. 0,022.
D'après le portrait publié par la veuve Moucornet.
No 29 de la Notice de 1820, sous le nom d'Anne de Gonz igne.
pi inresse palatine.
Cadre pareil à celui du précédent.
1 46'S'. Portrait de Louise-Marie de Gonzague, reine
de Pologne.
Elle est vue en buste et de trois quarts, tournée à droite.
11.
246 EMAUX
couronne en têle, globe en main. Robe bleue, manteau
rouge bordé d'hermine.
Émail, forme ovale. — H. 0,030. — L. 0,030.
D'dprès le portrait peint par Juste d'Ei^mont, gravé par Hondius
en IGW et par Nanleuil en 1(353. Ces deux estampes présentent!
quelques différencei dans l'ajustement, mais l'identité est frappante.
Une gravure très-médiocre, pui)liée à Anvers chez P. de Jode, re-
présente la reine le globe en main et dans la même pose que
notre émail.
No 35 de la Notice de 1820. Catalogué sous le nom de Christine,
reine de Suède.
1468. Portrait pré.mmé de M"'" de Lndre, repré-
sentée en Madeleine.
Elle est vue presque de face. Longs cheveux noirs déroulés
et tombant sur la poitrine nue. Draperie rouge.
Émail, forme ovale. — H. 0,037. — L; 0,03
Le portrait de M"« de LuJre, gravé par Larmessin, ne pourrait.
eu raison de la différence de costume, être invoqué soit à l'appui,
soit au détriment de la dénomination donnée à notre émail.
No 41 de la Notice de 1820.
f 469. Portrait d'une dame inconnue.
Elle est vue de trois quarts, à gauche. Cheveux bloml.'^
enveloppés d'une draperie jaune qui retombe sur le corsage.
Émail, forme ovale. — II. 0,026. — L. 0,022.
N» 39 de la Notice de 1820.
t4'S'0. Portrait de PaulJulcs de la Porte, duc de la
Meilleraye.
n est représenté jeune encore, de trois quarts et tourné à
ËMAUX. 247
gauche. Longs cheveux bruns tombant sur la cuirasse.
Nœud et rabat de guipure.
Émail, Tornie ovale. — H. 0,026. —L. 0,02t.
L'orignal, peint par Bon Boulogne, a été gravé en 1679 par
GantreL
Ko 7 de la Notice de 1820. — Inscrit sous le nom de marquis
de Villarceaux.
1 4 T t . Portrait d'Elisabeth d'Orléans {fille de Gaston],
femme de J. -L. de Lorraine, duc de Guise.
Elle est de trois quarts et tournée à droite. Cheveux
blonds cendrés tombant en boucles légères sur les épaules.
Pendants d'oreille en perle, corsage de couleur jaunàire.
Émail, forme ovale. — H. 0,024. — L. 0,021.
D'après un portrait peint par gravé chez la veuve
Moncornet. L'identité nous paraît constinte, mais l'estampe est
détestable, tandis que l'émail est plein de finesse et de talent.
N° 43 de la Notice de 1820. Catalogué comme étant le portrait
de M™e de Grignan.
14?S. Portrait de femme âgée de quarante ans envi-
ron, portant le voile de veure.
Le buste est vu de face, la tête se retourne de trois quarts
vers la gauche. Cheveux noirs tombant en torsades sous le
voile et ornés de perles . Une agrafe et une chaîne de perles
retiennent sur le sein la robe, qui est blanche et noire.
Émail, forme ovale. — H. 0,035. — L. 0,028.
Émail décrit sous le n" 42, dans la Notice de 1820, comme repré-
sentant M°>6 de Maintenon après la mort de Scarron, son mari.
M. lis rien n'autorise celte dénomination, qui ne repose, crojons-nous,
que sur l'habit de veuve porté par le modèle.
1473. Portrait présumé de la princesse de Condé.
Elle est presque de face et regarde le spectateur. Cheveux
248 ÉMAUX.
bruns épais et bouclés. Robe rouge garnie de fourrure, che-
misette de guipure entr'ouverte.
Émail, forme ovale. — H. 0,035. — L. 0.031
N» 15 de la Notice de 1820.
Les portraits de Moncornet et autres représentant la princesse
de Condé sont exécutés d'après ud type qui n'a aucune ressem-
blance avec notre émail.
14'3'4. Portrait de Jean Chardin, célèbre voyageur.
Il est vu presque de face, un peu tourné vers la droiie.
Yeux bruns, longue perruque brune tombant sur le vêle-
ment garni de fourrures.
Émail, forme ovale. — U. 0,030 — L. 0,025.
Notre émail paraît être d'accord avec le portrait de Chardin,
gravé par S. Tbomassin en 1710. 11 s'accorde écralement avec celui
de David Loggan , quoique ce dernier ait représenté le célèbre
voyageur dans un âge plus avancé. L'émail de Pelitot paraît exécuté
d'après le même original que la gravure de ïliomassin.
N» 47 de la Notice de 1820.
f '4'Î'S. Portrait présumé delà duchesse de La Vallière.
Elle est vue à mi-corps, le buste de face, la tête de trois
quarts à droite. Yeux bleus, cheveux bruns formant grosses
touffes de chaque côté du visage; pendants d'oreilles et col-
lier. Corsage de robe bleu, orné de dentelles; draperie
jaune.
Émail, forme ovale. — H. 0,041. — L. 0,035,
Cet émail porte inscrit au verso la date 1673. Le portrait de
M""-' de La Vallièic, par Larnie>sin, celui publié par la veuve
Moncornet, ne paraissent pas représenter la inôme personne que
notre émail.
N" 25 de la Notice de 1810.
14'9G. Portrait présumé de la marquise de Movtespan.
Elle est vue presque de fice. Chu veux blonds tombant de
ÉMAUX. 249
clioque côtn sur les épaules et ornés de perles. Corsage
rouge et or, garni de dentelles.
Émail, forme ovale. — II. 0,030. — L. 0.02'(.
^fous n'avons pu retrouver le type original de ce poitrait, dont
Jes traits sont assez bien d'accord avec ceux de l'estampe gravée par
E. Picart en 1GC8. Dans ce dernier portrait, le visage est vu
presque de profil, ce qui ai'centue davantage la forme du nez.
DlUX autres gravures, l'une de Larmessin, l'autre de GdI (impri-
mée cliez N. Viççcher), quoique faites d'après d'autres originaux,
présentent aussi quelque conformité avec notre émMl,
No 23 de la Notice de 1820.
^Jg'^'y. Portrait delà reine Christine de Suède, -cou-
runnée de lauriers.
Elle est vue de trois quarts, à droite. Les cheveux châ-
tains encadrent le visage et tombent en petites boucles sur
l'épaule. Le corsage est orné d'hermine.
Émail, forme ovale. — H. 0,027. — L, 0,021,
D'après la peinture de D. Beck, gravée à Stockholm par J. Falck
en 1(JÔ3. La tête, la poitrine, le vêtement sont identiques dans
l'estampe et dans l'émail; mais Petitot a ajouté sur le sommet de
la lèle une couronne de lauriers. Il y a aussi un très-léger chang-;-
meiit dans les boucles du front.
l\° 50 de la Notice de 1820, sous le nom de duchesse de Longue-
ville.
i-lfS. Portrait présumé de la femme de Rembrandt.
Elle est vue presque de face. Cheveux bruns bouclés.
Guimpe blanche, manteau garni de fourrures. Robe bleu
et or.
Éfnail, forme ovale. ■— H. 0,0:!."). — 0,030.
Petitot, en copiant une œuvre de Ilemb -audt, parait s'être donné
de qiamles libertés.
N" 1 de la Notice de 1820.
2o0 ÉMAUX.
1 4^0. Portrait présumé de Marguerite de Lorraine,
duchesse d'Orléans.
Elle est en buste et de trois quarts, tournée vers la gau-
che. Yeux bruns, cheveux noirs, tombant en boucles légères
sur les épaules. Perles aux oreilles, au cou et au corsage,
l'oad de ciel.
Émail, forme ovale. — H. 0,03o. — L. 0,027.
La bordure de cet émail est finement sculptùe en fleurs émailléee.
Nous ne retrouvons pis le type de notre émail. Cependant les deux
portraits gravés par Woncornet s'accordent assez bien avec la déno-
mination donnée à l'œuvre de Petilot. Le portrait peint par Van
Dyck et gravé par Boi^^verl sVn éloigne sensiblement.
No'37 de la Notice de 1820.
1 480. Portrait de Marie d'Orléans, duchesse de
Nemours {mademoiselle de Longiieville).
Elle est vue de trois quarts, tournée à gauche ; cheveux
blonds bouclés, tombant sur les épaules, collier de perles,
robe de couleur jaunâtre.
Émail, forme ovale. — H. 0,040. — L. 0,031.
D'après le portr.iit peint par Beaubrun, et gravé par Nanteuil.
(le bel émail est entouré d'une bordure en fleurs émaillées et en-
richies de roses.
N" GO de la Notice do 1820. — Cataloiiué sous le nom de Dame
inconnue.
1 -îSl. Port mit présumé de Claude Sarrau, conseiller
'' \.^ au Parlement.
Il est vu de trois quarts, tourné à droite. Cheveux noirs,
yeux bruns, petite moustache. Rabat uni, robe rouge et
noire.
Émail, forme ovale. — U. 0,036. — 0,o:H.
N» 20 de la Notice de 1820.
V,^
ÉMAUX. 231
Attribué à PETITOT.
1 48S. Portrait d'Anne d'Autriche.
Elle est de trois quarts, tournée à gauclie. Cheveux bou-
clés tombant sur les épaules. Robe noire et voile de veuve,
guimpe blanche, collier de perles. Fond de ciel.
Émail concave et de forme ronde. — D. 0,050.
D'après le portrait peint par Philippe de Champaigne et gravé
par Jlurin (R. D. r» 41).
N» 4 de la Notice de 1820.
1483. Portrait de Louis XIV dans la force de l'âge.
Il est vu de trois quarts, tourné à droite. Le cordon bleu
passe sur la cuirasse, que relèvent des ornements en or.
Émail, forme ovale. — H. 0,026. — L. 0,021.
N'^ 45 de la Notice de 1820.
1484. Portrait présumé du maréchal de Villars.
11 est vu de trois quarts et tourné à droite. Yeux bleus,
perruque blanche assez courte, cuirasse avec ornements
d"or. Rabat de dentelles, retenu par un nœud de soie noire.
Émail, forme ovale. — H. 0,030 — L. 0.023.
Cet émail ne ressemble en rien aux divers portraits que nous
trouvons de Villars.
N" 34 de la Notice de 1820.
1483. Portrait présumé de In marquise de Thianges.
Elle est vue de trois quarts, tournée vers la gauche. Yeux
bleus, cheveux châtains retombant en boucles étagées. Col-
lier de perles. Corsajje jaune.
Émail, forme ovale. — H. 0,031. — L. 0,028.
N» 38 de la Notice de 1820.
252 É Vf AUX.
fl48C, Portrait présumr de la comiessc de la Suze.
Elle est en buste et de trois quarts, tournée à gauche. Yeux
bruns, cheveux blonds tombant en longues boucles sur
l'épaule et ornés de perles. Collier et pendants d'oreilles ;
robe bleue et corsage jaunâtre, avec agrafe de perles.
Émail, forme ovaic. — H. O,iio'(. — L. 0,030.
No 22 de la Notice de 1820.
1487. Portrait présumé de M'"^ Deshoulières.
Elle est vue en buste, le corps de face, la tête de trois
quarts, à droite. La gorge est nue. Une draperie verte et
jaune est posée sur l'une des épaules.
Émail, forme ovale. — H. 0,027. — L. 0,023.
Ce portrait ne re«setnl)le pas à celui peint par E. S. Ctiéron et
gravé par Van Si'huppeii en 1G95.
No 51 de la Notice de 1820.
1488. Portrait de C. de Sainte-Maure, duc de Mon-
taiisier.
Il est en buste, le corps de face, la tête de trois quarts,
tournée à droite. Yeux bleus, perruque grise, petites mous-
taches. Le cordon bleu passe sur la cuiiasse. Un ruban bleu
forme nœud sur le rabat de dentelle.
Émail, forme ovale. — II. 0,027. — L. 0,024.
D'après la peinture de Clau'le Lefebvre, gravé; par J. Grignon.
No 4S de la Notice de 1S20. — Catalogué comme étant le por-
trait du maréchal de Tourville.
1489. Portrait présumé d'Hortense Mancini, duchesse
de Mazarin.
Elle est vue de face. Cheveux relevés sur le front. Robe
bleu et or, doublée de rouge et garnie de deiitrllc
Émail, forme ovale. — 11. 0,026. — L. 0,022,
Notre émail oe rt■s^ctlllJle en rien au p..rliail piinl par Lrly,
ÉMAUX. 2o.T
gravé par Lombart en 1609. Il nous paraît, en outre, bien p«sié-
rieur.
No 33 de la N'^tice de 1820
1490. Portrait du marquis de Barbezieur, fils de
M. de Louwis.
Il e?t vu de trois quarts, tourné vers la droite. Son hahit
t'-t bleu et il porte un nœud de soie rouge sous un rabat de
dentelles.
Émail, forme ovale. - H. 0,030. — L. 0.027.
D'après le portrait peint par Mignard, gravé pir Vermeulen.
N» 14 de la Notice de 1820 .
Émaux peints à V imitation de PETITOT.
1491, Portrait de Charlotte-Marie de Daillon du
Lude, duchesse de Roquelaure
Elle est vue de trois quarts, tournée à gauche. Yeux bleus,
cheveux blonds formant des boucles épaisses et encadrant le
visage. Collier de perles. Robe bleue ornée de perles.
Émail, forme ovale. — H. 0.0'H . — L. 0,031.
D'après le méilaillon peint par Juste à'Kcmont, gravé par Van
Srhuppen en 1659. Ce médaillon se trouve pi icé dios le couronne-
ment du tombeau de la duchesse de Roquelaure, gravé par...
N» 18 de la Notice de 1820, sous le nom de Uadeleioe d'Orléans,
duchesse de Savoie.
1 492 . Portrait de Marguerite Lemon
Le corps est vu de profil, la tète tournée vers la gauche.
Cheveux bruns bouclés, tombant sur les épaules et ornés de
254 EMAUX.
fleurs. Robe bleue que retient la main droite. Collier de
perles.
Émail, forme ovale. — 0. 0,055. — L. 0,016.
D'après une peinture de Van Dyck^ gravée par Holiar en 1646, et
par Mnrin.
N»28 de la Notice de 1820.
Catalogué comme étant le portrait de Ninon de Lenclos.
L'estampe de Môrin a été postérieurement publiée par un éditeur
qui y a ajouté le nom de .tane Gray !
1403. Portrait de femme en buste.
Sa chevelure tombe sur ses épaules. Elle porte un rang
de perles. La gorge est découverte, le corsoge est orué d'un
nœud de soieroage.
Émail, forme ovale. — H. 0,045. — L. 0,037.
N» 21 de la Notice de 1820, sous le nom dt- »!"•= Dupré.
1494. Portrait jxrésumé de M""' de Montpensier
{Anne-3Iarie-Louise d'Orléans), connue sous
le nom de Mademoiselle.
Elle est vae en buste et de trois quarts, tournée à droite.
Cheveux châtain clair, formant grosses boucles à l'enlour
du visage. Collier et pendants d'oreille ; robe bleue garni
de dentelles et ornée de perles. Fond vert.
Émail, forme ovale. — H. 0,036. — L. 0,031 .
D'après le portrait de N. Regne«son, gravé en 1601. — Mais noire
émail est assez médiocre, et ne reproduit que très-imparlaitemeut le
caractère de l'estamiye.
N» 31 de la Notice de 1820.
WOIQUET [Anonv.] , peintre pn email, né à GenèveennO^ (?),
mort en LhnnUon en 17o9.
Voir rAppcndiee du présent volume, p. 446.
ÉMAUX. 2S5
f 493. Portrait de M. le marquis de Marigny.
Il est en biisle etlonrné de trois qiiorts à gauche. Petite
perruque poudrée. Habit violet.
Émail, forme ovale. — H. 0,oil. — L. 0,035.
THOURON (Jacques), peintre en émail et en miniature, né
à Genève en 1737, mort à Parts vers 1790 (?)
Voir n° 1306 et l'Aipendiee du présent vo'iime, p. 431.
1406. Portrait de Francklin, en buste.
La tête est de trois quarts, tourûée à droite. Cheveux
blancs. Habit gris.
Émail, forme ovale. — H. 0,086. — L. 0,068.
Répétition eu émail de la miniature du même artiste, n" 1306 du
[irésent catalogue.
149'î'. Bacchante nue et assise, mêlant des pampres à
sa cherelure.
Une peau de tigre recouvre le milieu du corps.
Émail, forme ovale. — H. 0,093. — L. 0,075.
D'après M™^ Lebrun.
Signé à droite, dans Je bas : Thouron.
'."ViiYLER (Jean-Baptiste), peintre en émail, en miniature
et au pastel, né à Strasbourg en 1743 (?|, jnort à Mont-
martre, près Paris, te 'ib juillet 1791.
Voir l'Appemlice du présent volume, p. 418.
l i9H. Portrait du comte d'Angiiiller . directeur
général des bâtiments sous Louis XVI.
Il est vu à mi -corps et de trois quarts, tourné vers la
2«6 ÉMAUX.
droite, vêtu d'un liabit de salin violet, tenant son chapeau
sous son bras gauclio.
Émail, forme ovole. —H. 0,H2. «-L. 0,098.
On lit sur une plaque d'émail ajoiUée à l'erirodiemunt, ces mots :
Portrait de M. le comte d'Anyiviller, conseiller du 7-oy, directeur
général des arts. Peird en email par M. Weyler.
Cette peiiilure servit à Wevler de morceau de réception à l'Ac.t
demie. Acquis en avril 1853 de M. Franc, au prix de 3^000 fr.
ÉMAUX D'ARTISTES INCONMS, XVI{« SIÈCLE.
1499. Portrait de Henriette de France, femme de
Charles ^^
Elle est vue eu buste et ^ *.rois quarts, tournée vers l.i
Rauche. Cheveux bouclés orne» de fleurs, pendants d'oreiH
cl collier; robe bhuiche garnie de foui nues.
Km.iil, lorme ovale. — H, 0,050. — L. 0,0-40.
D'après Van D^cli.
a fiOO. Portrait de Monsiewr, frère du '>'oi.
Il est vu de trois quarts, tourné à ^^aucbe . Perruque élevi
et retombnnt sur la cuirasse. Un nœud de soie rouge se vo:
•ous le rabat de dentelles.
Émail, forme ovale. — II, 0,028. — L. 0,'^2-.
Encadré avec le n" 143'-'.
1 riOl . Portrait de Louis XIV.
Il est dans la force de l'âpe, vu de trois quarts, tourné à
droite, le cordon bleu posé sur la cuirasse.
Émail, forme ov-jIc. — H. 0,02h. — L. 0,025.
Encadré avec le n» 143!».
ÉMAUX. 237
BlUJX D'ARTISTIS INCONNUS, FIN DL XVII« SIÈCLE
ET COMMENCEMENT DL XVlII^ .
loOS. Portrait d'homme mi, de trois quarts, tourné
vers la gauche.
Il porte une énorme perruque, un rabat de dentelle et
une robe bleue.
Émail, forme ovale. — H. 0,030. — L. 0,«.'2:..
1S03. Portrait de Louis XIV âgé.
Il est en buste et vu de trois quarts, tourné vers la gauche.
Enorme perruque haute et échancree sur le front, retombant
sur la cuirasse. Cordon bleu.
Émail, forme ovale. — H. 0,032. — L. 0,027.
Io04. Portrait de Louis XIV dans sa xieidesse.
Il est vu de trois quarts, tourné à gauche. Grande per-
ruque, cravate de guipure, cuirasse avec ornements rouges.
Cordon bleu.
Émail, forme ovale. — H. 0,033. — L. 0,029.
Au verso, deux L émaillées de blanc sur fond bleu.
flSOo. Portrait de Louis XIV dajis sa vieilles.?e.
Il est vu de trois quarts à gauche. Il porte une cuirasse
émaillée d'or, sur laquelle passe le cordon l>leu, et une cra-
vate de dentelle.
Émail, forme ovale. — H. 0,033. — L. 0,030.
Io04>. Portrait d'Antoine Arlaud, peintre en minia-
ture.
Il est vu a mi-ccrps, coiffé d'une ample perruque grise,
258 ÉMAUX.
teDaut une petite palette An miniaturiste, et travaillant à une
copie de la Léda de Michel-Ange.
Émail. —H. 0,075. - L.O.Oo'i.
D'après Largillière.
ÉMAUX D'ARTISTES IXCONMS, XVlll* SIÈCLE
f^O^. Portrait duczar Pierre le Grand dans sa jeu-
nesse.
Il est vu de trois quarts, tourné vers la gauche, revêtu
d'une armure que recouvre le manteau impéiial. Cheveux
bruns bouclés, petites moustaches retroussées.
Émail, forme ovale. — H. 0,035. — L. 0,030.
Au verso sont émailiées les armes de Russie.
N» 6 de la Notice de 1820.
D'après le portrait peint pnr Kneller, gravé en manière noire par
Smith ea Angleterre, et au burin par P. A. Gunst, à Amsterdam.
1508. Portrait du Ré fjent.
Il est en buste, vu presque de face, un peu tourné vers la
droite. Énorme perruque, d'un blond grisonnant, tombant
sur le vêlement. Robe de chambre rouge. Grande cravate
blanche nouée autour du cou et ornée de dentelles.
Émail, forme ovale. — H. 0,039. — L. 0,033.
Acquis le 21 juin 1833, au prix de 800 fr.
loOÎI. Portrait du roi Louis XV.
Il est en buste, la tète de trois quarts, tournée à droite. Il
)orte sur sa cuirassi^ le collier de la Toison d'or et le cordon
bleu. Un manteau fleurdelysé est posé sur Tepaule droite.
Émail, forme ovale. — 11. 0,047. — L. 0,038.
D'après L.-il. Van Loo.
ÉMAUX. 259
ISIO. Portrait de Soufftot, architecte.
Il est vu en buste, la tête de trois quarts, tournée à gau-
che. Petite perruque poudrée. Habit jaune.
Émail. — H. 0,035. — L. 0,030.
Acquis, CD novembre 1838, au prix de 100 {r<
1311. Portrait de Catherine IL
Elle est vue presque de face , portant la couronne, et des
lauriers sur ses cheveux relevés et poudrés. Manteau orno
d'hermine.
Émail, forme ovale. — H. 0,030. — L. 0,020.
a 31 S. Portrait en buste de Marie-Josèphe d'Autriche,
reine de Pologne, électrice de Saxe.
Elle est vue presque de face. La robe, verte et or, es*
bordée d'hermine. Elle porte sur sa poitrine plusieurs déco-
rations.
Émail, forme ovale. — H. 0,045. — L. 0,037.
D'après le grand portrait en pied, peint par Louis de Silvestre en
1737, gravé par Dauilé en 1750.
Acquis de M"« Delaporle, en novembre 1836, au prix de 200 fr.
ÎUn D'ARTISTES INCONNUS, XIX« SIÈCLE.
131^. Jeime fille assise, la tête penchée en avant sur
les bras accoudés, et souriant.
D'après une peinture anglaise.
Émail, forme ovale. — H. 0,047. — L. 0,040.
ÉCOLE FRANÇAISE.
APPENDICE.
Aiibi'y (Louis-François), peintre de portraits en minia-
lure, né à Paris le 27 février 1767, mort aux Bati-
gnoUes, le \6juin 1851.
Voir n" 615.
Ce miniaturiste fut d'abord élève de Vincent. II prit en-
suite des lerons d'Isabey qui était du même âge que lui.
Il exposa à tous les salons, depuis 1798 jusqu'en 1833 (à
l'exception, toutefois, du salon de 1806). En 1801, il avait
envoyé trois miniatures et un dessin fait d'après nature.
Voici en quels termes flatteurs on parle de cette exposition
dansun compte- renduintitulé: Pasqiiino et Scapin auinu-
séiim : « Cet Aubryqui fait des figures si mignonnes et si
« ressemblantes, ne charmerait-il pas tes yeux ? Au-
(( bry fait beaucoup d'honneur à son maître, et il l'imite
« parfaitement par la ressemblance et par le moelleux de
« son pinceau. On voit dans ses figures circuler le sang et
« briller les passions. » A propos du dessin, étude d'après
nature, on ajoute : « C'est un dessin achevé par ses
« belles formes, par sa précision et son élégance. C'est un
(( moilèle de beauté, parce que toutes les parties sont bien
« dessinées et bien arrangées »
1-2
262 ÉCOLE FRAN(;AISE.
Nous trouvons aussi le nom d'Aubry cité honorablement,
quoique en des termes plus brefs, par d'autres critiques de
salon. Parmi ses ouvrages principaux on cite les portraits
eu pied du roi et de la reine de Westplialie, exposés au
salon de 1810. C'étaient, croyons- nous, de grandes mi-
niatures, qui sont passées eu Angleterre.
Aubry fut le maître de Saint. Il tint pendant longuesan-
aées un atelier ouvert aux élèves des deux sexes. 11 rem-
porta en 1808 une médaille de seconde classe; en 1827,
celle de première classe lui fut décernée. Il fut nommé
chevalier de la Légion d'honneur le 15 janvier 183:2. De
1833 à 1818, Aubry fut employé, en qualité de restaura-
teur, par l'aduiinistration des musées.
Au{s:ii«tin QKXs-\ixpTiSTFrixcQVEs), peintre de portraits
en miniature et en émail, né à Saint-Dié (Vosges)
le 15 août 175'.), mort à ]*aris le 13 acril 1832.
Voir 11- CiiG ;i 018, et ir' li'.i-l.
Augustin se fornui sans maître. Il l'affirmait du moins,
lui-même, et l'on ne saurait mettre en doute la vérité ma-
térielle de cette assertion. On aimait assez, alors, à n'être
redevable de son talent (ju'à soi-même. Dans les années
(jui suivirent le salon de 1701 (ce salon révolutionnaire qui,
détruisant le privilège de l'Académie, servit de début à
Augustin et à tant d'autres), nous trouvons jointes au nom
des artistes (|uei(|ues (|u;ililicalions analogues, celle-ci,
par exemple (livret de 1700, page 11) : « Elève de la na-
ture et delà méditation. » Cela ferait sourire aujourd'hui ;
mais c'était le ton du moment, et cela posait son homme.
La (in du xviir' siècle n'était pas, ce nous semble, une
épo<|ue assez primitive poui- que l'artiste |iùl riepuiserqu'à
cesdeuxsoui'ces'''lerneiles : lanalureet la méditation. Même
privé de tout enseignenn'nt direct, il avait loujours devant
les yeux certains ouvrages d'art (|ui l'avaient particulière-
APPENDICE. 263
menlfrappé, qui luiavaient révélé sa vocation, et ((ue, sans
le vouloir, sans perdre son originalité (s'il avait reçu du
ciel ce don précieux), il devait imiter de près ou de loin.
Dans ce sens enfin, disons-le sans parodier Beaumarchais,
on est toujours l'élève de quelqu'un.
Cette vérité trouverait sans doute sa confirmation dans
le récit des premiers débuts d'Augustin, s'ils nous étaient
connus. iNous savons seulement qu'il vint à Paris en 1781,
sans protecteur, sans talent fait, et avec trois louis dans sa
poche. A force de travail et de persévérance, il parvint à se
faire un nom. Ses miniatures étaient rendues avec un fini
extraordinaire; elles paraissaient fondues et brillantes
comme des émaux. Celles qu'il exposa en 1701, 1793, 1795
furent avantageusement remarquées, puisqu'en 1796 nous
trouvons déjà deux artistes faisant suivre au livret leurs
noms de la mention : élève d'Augustin. A ce salon de 1796,
il fit paraître son propre portrait, danslequelil avait cher-
ché à se surpasser, et qui fit sensation parmi les amateurs
du genre. Nous en trouvons l'éloge dans deux brochures
du temps ; l'une {les Étriiières de Juvénal ou Satire sur
les tableaux exposés au Louvre, Van F) s'exprime ainsi :
« Augustin, lu t'es surpassé;
« Ton portrait est peint comme un ange,
« Et l'on peut dire à ta louange
Cl Qu'ISABEY seul t'a devancé. "
Dans la seconde, qui a pour titre : Critique du salon ou
les Tableaux en rauderille, nous trouvons, en l'honneur
du même portrait, un couj»let qu'il n'est pas inutile de
rapporter :
« Expression et vérité,
« Accord de coulmu-, harmonie,
Il Jean Augustin, en vérité,
I' A l'ivoire a donné la vie :
« Il respire le sentiment,
264 ÉCOLE FRANÇAISE.
« Ce portrait que tout le monde aime.
i( Pour peindre l'autour dignement,
« Je crois qu'il faut èlre lui-mènio. (Dis.)
Les expositions qui suivirent présentèrent au public d'au-
tres miniatures ou des émaux qui mirent le sceau à la répu-
tation d'Augustin : en 1801, le portrait de Calamard, sta-
tuaire, dontChaussard disait rétrospectivement (Pawsrtw/a.s
Français, salon de 1800, paiie 377) : « C'est la plus belle
tête en miniature qui ait jamais été peinte » ; et celui de
M'"'Récamier. Citons encore, en 1804, le portrait de Cliau-
det (qui fait partiedu musée du Louvre); en 1806,1e por-
trait de l'Empereur, en émail; en 1812, celui de Denon,
égalementenémaiL II fit aussi, à différentes époques, ceux
de Joséphine, de la reine Ilortense, du roi de Hollande,
de la reine de Naples, de la princesse de Schwarzemberg;;
ceux de Louis XVI II, des ducs de Berry et d'Orléans, de
la duchesse d'Anijouléme, etc.
En 1806, le Pausanias Frrt;?f«t5consacrfiunlong etsé-
rieux article au talent d'Augustin. Cet éloge qui ne saurait
trouver place ici, débute ainsi : « On connaît le talent mi-
raculeux de cet artiste: il s'est surpassé dans le portrait de
« l'Empereur etc. » Plus loin on lit ; « On regrette que
« M. Augustin n'ait pas exposé de grandes tètes ni de
« portraits avec les mains. IDe ceux que l'on voit à l'expo-
« sition actuelle, deux sont sur émail et quatre en minia-
a turc : ils ont tant d'éclat et de fini qu'au premier regard
«on les croit tous jieinls sur émail Il faut ti'aiter la
« miniature ainsi (jue MM. Augustin et Isabey pour donner
(( quelque considération à cette manière de peindre, la
<( plus facile de toutes, comme le prouve cette quantité
« de miniatures insi|)ides qui couvrent toutes les boiseries
<( de la galerie d'Aiiolloii. »
Dans uiuiautre ( iiti([n(' de salon (l*iis(jiiin et Scaitin au
muséum 1 804) nous relevons ce passage : « La ressemblance,
« la vérité, l'effet et la mollesse des chairs et des drape-
APPENDICE. 265
« ries dans ses miniatures, rendent Augustin bien recom-
« mandable dansce genre où il excelle; car il approchede
« la peinture parce qu'il abandonne le pointillé. »
Il n'est pas possible, il serait d'ailleurs inutile de citer
tous les écrits du temps dans lesquels se retrouve l'éloge
d'Augustin. Bruun-Neergard, Gueffier, chacun dans leur
compte rendu du salon de 1810, lui consacrent un passage
flatteur. Nous rapporterons seulement, en finissant, les
phrases suivantes tirées du salon de 181'2 (par Durdent) :
« M. Augustin est de ceux qui peuvent dire : mon tra-
ce vail est borné, mais ma gloire ne l'est pas. Ses minia-
« tures ont pour le fini quelque chose de désespérant.
« C'est là le mot propre, je m'en rapporte à la plupart de
« ses émules... »
Augustin obtint une médaille de deuxième classe en 1806,
et unede première classe en 18^4. Il fut nommé, en 1819,
premier peintre en miniature du cabinet duroiet, en 1821,
chevalier de la Légion d'honneur. Il reçut dans son atelier
un grand nombre d'élèves parmi lesquels on compte d'ha-
biles miniaturistes, et au premier rang, M"'' de Mirbel.
L'incontestable talent d'Augustin, sa grande réputation,
ne le préservèrent pas des caprices de la mode. Ce fini
surprenant, que l'on admiraittant de 1800 à 18:20, finit par
paraître un peu froid aux'yeux des amateurs qui, vers 1825,
se prirent à préférer la touche plus large, plus vive de
Saint et de M"° de Mirbel.
Il continua cependanld'exposer jus(iu'en 1831 ; mais les
comptes rendus (les dernierssalons de la Restauration ne se
ressentent plus de l'admiration de 1810. Lorsqu'on fit, en
1830, la vente du cabinet laissé par le vieil artiste, on y vit
paraître un assez grand nombre de ses portraits en miniature
et en émail. Quoique le vent d'alors ne fût pas favorable à
ce genre d'ouvrages, on fut frappé du réel talentde l'artiste
et certains émaux atteignirent un prix relativement élevé.
Ainsi celui de Joséphine fut poussé à 1,420 fr. ; celui de
26« ÉCOLE FRANÇAISE.
Denon, à 950 fr. Quelques miniatures furent aussi recher-
chées, mais dans leur ensemble, ces œuvres avaient perdu
la faveur du public, que le temps leur fera peut-être recon-
quérir.
Bcllaiigc.
Voir II' 649.
L'auteur des cinq petits dessins décrits dans ce catalogue
sous le n" GiO, ne saurait être le Jacques Bellange, colla-
borateur de Simon Youet, contemporain ou prédécesseur
de Callot et premier peintre du duc de Lorraine, qui a
laissé quarante-six pièces à l'eau-forte, décrites dans le
tome V de M. Robert-Dumesiiil. Jacques Bellange était un
maniérisie endurci, mais son habileté ne saurait être mé-
connue. Son dessin est aussi exagéré qu'il peut être ;mais
ses estampes ont une certaine harmonie qui lui appartient
bien, et il se sert de la pointe avec une pratique et une
liberté remarquables.
Tout au contraire, nos dessins sont exécutés avec timidi-
té, et sontl'œuvre, non d'un peintre, mais d'un modestefai-
seur d'images. Ce sont des portraits copiés avec conscience
d'après d'anciennes estampes et deslinésà faire partie d'une
suite de personnages célèbres dans quelque cabinet d'ama-
teur.
L'auteur s'appelait bien Bellange; peut-être était-il fds
ou petit-tils de Jacques BtdIange.II parait avoii' vécu à la
fin (lu XYir siècle ou même au commencement du xviir.
Nous ne possédons sur son compte aucun renseignement,
mais nous avons vu d'autres portraits historiques île la
môme suite que ceux du Louvre.
Blaiiclict (Tno.MAs), jieinire, n('' à Paria en 1617 (?),
mon à Lyon le'2\ juin KtS'J.
Voir ri" 052 à Gi)l.
Les dates de naissance et de mort que vous venons de
APPENDICE. 207
rapporter sont prises de d'Argenville, (jui ;i consacré une
notice à Thomas Blanchet. D'après les registres de l'Acadé-
mie, la date de naissance serait 1029, et non 1617, et l'ar-
tiste aurait par conséquent vécu douze ans de moins que
ne dit d'Argenville.
Blanchet lit pendant sa jeunesse un voyage en Italie et
se lia avec Poussin et l'Algarde. Il demanda aussi des con.
seils à A. Sacchi.
En 11)03, il était à Paris et y peignaitun )?ir// pour l'église
deNotre-Dame. Il alla ensuite s'établir àLyon, y ouvrit une
école académique, etydécorade nombreuxmonuments. Son
chef-d'œuvre était le plafond de l'Hôtel-de-YiHe qui péril
malheureusement dans un incendie en 1674. L'Académie
de Paris lui ouvrit ses portes le 30 mars 1676, quoiqu'il
ne pùt,àcausede son séjour à Lyon, faire les visites d'usage.
Il envoya eu 1681, par l'intermédiaire de Lebrun, son
tableau de réception, et vint lui-même remercier l'Acadé-
mie et prendre séance en 1082.
Ce tableau de réception, qui est conservé au Louvre, re-
présente Cadmus venant de tuer le Dragon, et en semant
les dents par ordre de Pallas. Les figures de premier plan
sont peintes danslegoùtdel'école de Lebrun. Celles du se-
cond plan, qui sont nombreuses et bien disposées, sont une
imitation évidente de Sébastien Bourdon. En somme, c'est
un ouvrage peu remarquable. Les contemporains faisaient
cependant grand cas de son talent. D'Argenville dit de lui:
« Il tenoit son pinceau de la main des grâces ; il pensoil
« avec tant de noblesse, son style étoit si élevé, qu"il auroil
« été un grand poète, s'il n'eût préféré d'être un peintre
K distingué. » Marietteparle égalementde Blanchet comme
trèshabile et ayant peint des tableaux dignes d'A. Sacchi.
Quant au mai de 1663, qui représente l'enlèvement au
ciel de saint Philippe, qui a élé donné au Louvre par le
Chapitre de Notre-Dame, en 1802, c'est une grande composi-
tion dans le goût italien de l'époque. Le coloris en est clair
"iOS ÉCOLE FRANÇAISE.
et brillant, mais les ligures nous paraissent lourdes et sans
agrément.
Boiicliardoii (Edme), sculpteur, vé à Cliaumont-en-
Jiussiyny le "20 niai 1G98, mort à Paris le "il juillet
17t')2.
Voir n" G60.
Après avoir étudié quoique temps dans sa ville natale,
sous la direction de son père, qui était archilecf e et sculpteur,
il vint à Paris et entra dans l'atelier de Coustou le jeune.
Ayant remporté en i7!2'2 le grand prix de sculpture, il
parfit pour Home Tannée suivante.
11 resta dix ans à Rome, dessinant avec zèle, d'après
l'anlique qui lui servait de modèle, d'après Raphaël et le
Dominiquin qui étaient ses maîtres de prédilection. l\ fit le
husie en marbre du pape Clément XII, des cardinaux de
Roban et do Polignac, de la femme de \Ylougbols, alors
dircclour de l'Académie do Franco, et de plusieurs Anglais
et Anglaises. Lorsqu'il revint à Paris, en 1733, sa réputa-
tion de sculpteur et de dessinateur était déjà laite et ré-
pandue, et, sans l'ordre exprès du roi qui le rappelait à
Paris, on lui confiait l'exécution du mausolée du pape
Clément XI.
On l'agréa àrAcadcmie rannéomémedesoM retour, mais
il f'uttoiitd'ahord asso/ délaissépar la cour. IleureusenuMil
|)Our lui, le curé deSt-Sulpicclui demandadesstatuespour
la décoration du chœur de son église. Ces statues en pierre
sont au nombre de dix, et se trouvent encore en |)lace
aujourd'hui. Co son! IrChrist Icnaiithi rroi.r clin Virrijc
lie iloidrurs, figures posées eu pcMidant sui' dc^ culs-do-
lampe et adossées aux piliers (jui se liouvenl à droite et à
gauche de l'autel. Huit figures d'apôtres ornent les huit
piliers du clueur. Ce sont dvs œuvres froides et liabiles,
privées de «sentiment religieux.
APPENDICE. 269
Les premières commandes qu'on lui fit pour le roi sont
croyons-nous, des figures exécutées en plomb à Versailles,
au bassin de Neptune. C'est une figure de Protée assis et
appuyé snrnne licorne marhie,povia.nt la date de 1739 :
ce sont deux Groupes (Venfants^ domptant des dragons,
qui doivent être de la même époque. Nous croyons aussi
devoir donner approximativement une date pareille à uu
bas-relief en bronze représentant saint Charles-Borromée
donnant la communion aux pestiférés, bas-relief qui orne
l'un des autels de la chapelle de Versailles.
En 1738 ou 1739, Bouchardon fut chargé de faire une
figure de marbre pour Louis XV. On l'avait laissé maître de
prendre le sujet qui lui plairait le plus. Il choisit celui de
Y Amour taillant son arc, et fit cette charmante statue que
tout le monde connaît et qui fait partie du musée du Louvre.
Le dieu adolescent est représenté le corps à demi penché
en arrière couri)ant légèrement le bois de l'arme qu'il vient
de se fabriquer dans la massue d'Hercule, et souriant avec
malice. Il ne faut chercher dans celte figure ni le style an-
tique, ni celui du xvi° siècle. Elle est bien de son époque,
et ce ne saurait être là un blâme pour l'artiste qui s'y
montre ingénieux et élégant. Un premier modèle de la sta-
tue de l'Amour fut exposé au salon de 1739, un second en
174G. Le travail du marbre commença en juillet 1747, et
fut poursuivi jusqu'en mai 1750, date de l'achèvement.
{Archives de iart français, I, 10:2.)
Le prévôt et les échevinsde la ville de Paris s'adressèrent
à notre artiste pour faire construire une fontaine dans la rue
de Grenelle, près du point où elle se croise avec la rue du
Bac. L'endroit était assez mal choisi, à cause du peu tle lar-
geur de la voie en cet endroit; mais Bouchardon lira un
excellent parti du terrain qu'on lui livra. Le i»onument est
entièrement dû à son inventien : il en dirigea lui-même
l'architecture, en même temps qu'il en sculptait les orne-
ments. Les trois figures de la ville de Paris, de la Seine et
1-2.
270 ÉCOLE FRANÇAISE.
de la Marne, qui se trouvent au centre de la composition,
sont en marbre; les quatre Saisons et les quatre jolis bas-
reliefs d'enfants qui ornent les deux ailes du monument,
sont en pierre. Le tout est plein de convenance et d'harmo-
nie; et lors de la réception du travail, la ville de Paris,
satisfaite à bon droit, décerna à titre de récompense et par
délibération solennelle du il février 1740, une rente via-
gère de quinze cents livres à Boucliardon, qui se trouvait
ainsi au point culminant de sa réputation, également
admiré par les connaisseurs et par le public. La première
pierre de la fontaine fut posée à la fin de 1739 : les mo-
dèles des figures principales et des bas-reliefs furent
exposés aux salons de 1740 et de 17-41.
Enfin les douze dernières années de la vie de Boucliardon
furent consacrées à un grand ouvrage, malheureusement
détruit en 1793, et qui ne nous est connu que par les
estampes, et par un petit modèle conservé au musée de
Versailles. La statue équestre de Louis XV, érigée au milieu
de la place de ce nom sur un grand piédestal orné de
figures, jouissait d'une immense réputation, et le soin
inconcevable avec lequel, malgré l'âge et une santé assez
chancelante, notre sculpteur avait étudié sur la nature les
moindres détails du cheval et du cavalier, nous fait penser
que cette réputation n'était point usurpée. Nous avons parlé
dans l'introduction qui se trouve à la tète de notre premier
volume, (lu beau présent fait en LSOcS an Musée, par M. Girard,
neveu de Ijouchardon, et coMiprenaiit les études de l'artiste
pour le monument en question. Ces dessins, tous exécutés
avec conscience et amour, sont si nombreux, si variés, si
approfondis, qu'ils donnent du talent de noucharilon une idée
plus élevée. Cayliis, dans son éloge, s'exprimeentermesana-
logues : « L^ nombre des études qu'il a dessinées d'après
« nature pour le cheval seul est siconsidéi-able que je n'o-
« serais le rapporter; on ne me croirait pas... Boucliardon
« s'est mis plusieurs fois entre les jambes du cheval pour
APPENDICE. 271
a dessinerle ventre et toutes ses parties » D'xVrgenville
dit de son côté, et son opinion parait avoir été partagée par
les premiers connaisseurs de l'époque : « Malgré de très
« légers défauts que les amateurs de cavalerie pourraient
« apercevoir dans le cheval, il est sans contredit le plus
« beau de tous ceux qu'on a connus jusqu'à présent. »
A la mort de Boucliardon, en 17G2, la statue équestre,
fondue d'un seul jet, se trouvait entièrement terminée et
réparée : mais le piédestal, aux quatre angles duquel étaient
placées les figures de la Justice, de In Force, de la Prudence
et delà Paix, n'était pas au même point. L'artiste, sentant la
vie lui échapper, écrivit aux éclievins pour les prier de con-
fier à Pigalle l'achèvement de son œuvre. Cette désignation
fait honneur à Pigalle, qui n'était ni l'élève ni l'ami de
Bouchardon, et qui sut se conformer scrupuleusement à
ses intentions, dont tant d'études faisaient foi.
En 1763 1e monument fut mené à sa place eh grande
pompo. Dix ans auparavant, en 1753, le Pioi, le Dauphin el
Mesdames étaient déjà venus en voir le modèle dans l'ate-
lier que la ville avait fait construire au Roule pour Bou-
chardon. {Mcvcuve de juin 1753.)
Notre sculpteur fut reçu académicien en 1714, et donna
pour son morceau de réception, une réduction du Christ
de St-Sulpice. Il fut nommé adjoint à professeur en 1745,
et enfin professeur en 1746. Il dessina en cette qualité plu-
sieurs figures d'étude qui ont été gravées par Perroneau,
Aveline, Auhert et Iluquier.
Le talent de Bouchardon comme dessinateur n'était pas
moins apprécié que son talent de sculpteur. Il aimait passio-
némeiit dessiner, etse livra àcegoùt, soit àRome soit à Paris,
avec la plus louable ardeur. Quand il ne tenait pas le ciseau
ou l'ébauchoir, c'était pour exercer son crayon.*Cependant
ses amis lui connaissaient une distraction, la musique, et
paraissent avoir regretté le temps qu'il lui consacrait.
Il se servait toujours ou pres((ue toujours de sanguine, et
-27-2 ÉCOLE FRANÇAISE.
l'on recherchait avidement ses études d'après l'antique, ses
compositions, ses fantaisies ou ses caricatures. On l'avait
iioniméen 1736 dessinateur de l'Académie des belles-lettres,
et il donna le dessin des principales médailles frappées de-
puis cette date jusqu'à sa mort. 11 dessina aussi les pierres
gravées du cabinet du roi, pour le grand ouvrage publié en
1750 par son ami P.-J. Mariette. Sa manière de traduire
l'antifiue ne paraît pas aujourd'hui foit exacte, mais on n'était
pas du même avis en 1750, et l'on ne saurait croire avec
quel enthousiasme les amateurs accueillaient ses moindres
productions. Mariette nous dit qu'à la mort deBouchardon,
ses dessins se vendaient au poids de l'or. Cetle vogue se
soutint pendant plusieurs années; car lors de la vente du
cabinet Mariette, en 1775-1770, les œuvres de Bouchardon
atteignirent des prix extraordinaires.
Nous n'exagérons nullement en affirmant qu'aujourd'hui,
malgré la différence sensible qui existe entre la valeur ac-
tuelle de l'argent et celle du siècle passé, malgré la hausse
énorme et toujours croissante des objets d'art de toute
sorte, les dessins originaux de Bouciiardon ne se ven-
draient pas aussi cher que certaines contre-épreuves de la
collection Marielte. L'engouement est de tous les temps, et
les vicissiludes du passé peuvent expli(|uer le présent el faire
entrevoir l'avenir. Heureux les artistes assez fortspour voir
leur (l'uvre résister au llnx et au reflux du goût!
Sans rien retirer des éloges «pie nous senil)Ient mériter
les éiudes d'après nature dont nous avons parlé plus haut,
nous dirons que le ciseau de Bouchardon nous paraît su-
périeur à son crayon, et (pie sa figure de l'Amour, sa fon-
taine de la rue de Grenelle renijiortent de beaucon|» sur
la plupart de ses dessins.
Le recueil des estampes gravées d'après Boncliaidon, qui
se trouvait chez Mariette (il était certainement des plus
complets, et c'est, |)ensons-nous, celui qui appartient à la
BibliolJièque impériale), ne contenait pas moins de i'25
APPENDICE. 273
pièces, dues à différents artistes, tels que : Fessard, Ave-
line, Demarteau, Preisler, Lebas, Huquier et le comte de
Caylus. Ce dernier, qui a écrit la vie de notre sculpteur,
et qui était son admirateur et son ami, doit bien figurer
dans ce total pour 150 eaux-fortes de dimensions diverses.
Boze (JosEPu), peintre de portraits à Vhuile, au pastel
et en miniature, né aux Martigues (Bouches-du-
Rhône), vers 17-46, mort à Paris en 182G.
Voir n"'^ G70 à 673.
J. Boze dont les commencements ne nous sont pas con-
nus, et qui portait le titre de peintre du ministère de la
guerre, fut admis à faire le portrait du roi Louis XVI et de
la reine Marie-Antoinette. Il était très dévoué à la cour et
à la famille royale, et faillit payer de sa tête ces sentiments
qu'il faisait hautement connaître. Appelé en témoignage,
lors du procès de Marie-Antoinette, il refusa de charger
l'accusée, et fut jeté en prison où il resta onze mois. Le
9 thermidor lui rendit la liberté, et il passa en Angleterre,
Il y trouva quelques ressources auprès des émigrés, et re-
vint en France à la Restauration. Ses opinions lui valurent
la bienveillance du roi Louis XVIII, qui lui commanda
son portrait et lui donna une pension. Il s'occupait encore
de peinture, lorsqu'il mourut octogénaire en 1826.
Il exposa en 1791, outre un cadre de miniatures, plu-
sieurs |)ortraits à Thuile et au pastel, parmi lesquels nous
remarquons ceux de Mirabeau et de Robespierre. Il figura
aussi au salon de 1817. Xous le retrouvons enfin au Salon
de la correspondance, de 1782, avec deux pastels : l'un
était son propre portrait, l'autre était celui du fameux mé-
canicien Vaucanson. Ce dernier était sans doute l'ami de
Boze, qui possédait lui-même des connaissances remar-
quables en fait de mécanique.
274 ÉCOLE FRANÇAISE.
Cai'on (Antoine), peintre, né à Beauvais vers 1515 (?)^
mort à Pans vers 1503 (?)
Voir II" G7i.
Dans une note publiée en 1850 sur cet artiste, M. Anatole
de Montaiii^lon a donné l'indication de différents morceaux
de peinture exécutés par Antoine Garon dans sa ville natale,
et qui existaient encore au commencement du siècle dernier.
Tout est perdu ou détruit anjourd'iuii. Il ne l'cste de lui que
des dessins, quelques estampes gravées d'après ses com-
positions, et des mentions éparsesdans divers auteurs.
En 1510, il travaillait à Fontaineblean sous la direction
du Primatice et recevait 14 livres de salaire par mois (La-
borde. Renaissance des arts, page 417). En 1550, nous
trouvons une somme de 50 livres « à luy ordonnée par le-
« dit Primadicis pour le raiVechissement tant au cabinet
«de la chambre du Roy, que en plusieurs lieux et endroits
« du dit chasteau. » (Jbid., page 484.)
En 1573, <à l'occasion de l'entrée à Paris de Henri, duc
d'Anjou, élu roi de Pologne, qui l'année suivante allait de-
venir roi de France, A. Garon fut chargé de diverses pein-
tures décoratives, en même temps que Germain Pilon était
chargé des sculptures, et Dorât des inscriptions poétiques.
{Ibid., pages 791 et suivantes.)
Ces commandes, répithèto de pictor eximius, que l'on
trouve sur son porirait gravé en 1500 |)ar Thomas de Leu,
le soin que prend Léonard Gaultier de le faire figurer entre
Janet et Pilon dans la suite des i< portraictz de plusieurs
hommes illustres qui ont llory en France depuis l'an 1500
jusques à présent » ; enfin les vers écrits en son honneur par
Louis d'Orléans et rapportés par M. de Montaiglon, tout
cela inditpie un artiste bien placé à la cour et apprécié
par la reine Galherine deMédicis.
G'est à celle princesse en ellel que sont consacrés pres-
que tous les travaux qui nous restent d'Auloinc Garon. La
APPENDICE. 275
Bibliothèque impériale possède une curieuse et remar-
qualjle suite de dessius de sa main, connus sous le nom
d'Histoire dWvtémise. Or chacun sait qu'Artémise était
le nom poétique de Catherine, pleurant comme la reine
d'Haiicaniasse son époux, comme elle lui élevant un mau-
solée,... etc. Si quelque doute pouvait existera cet égard,
il serait bien vite dissipé par la vue des dessins qui, tous,
portent les armes de France et de Médicis, le chiffre de
Catherine, son emblème et sa devise.
L'emblème est une nuée fondant en eau sur un feu mal
éteint, qui s'échappe en fumée. La devise qui s'y rapporte
est la suivante :
ADOKIiM EXTINCTA TESTANTVr. VIVERE FLAMMA.
Le volume contient 39 dessins. Il fut exécuté par les
soins et aux frais du sieur Nicolas llouel, Parisien, qui
ajouta à chaque composition un sonnet explicatif de sa fa-
çon, et offrit le tout (vers 1569) à la reine.
Dans l'épître préliminaire, il explique longuement et la-
borieusement le but de son œuvre, ses longues peines et les
dépenses qu'il a supportées pour la mener à bien, et la par-
faite convenance de l'allégorie qui nous présente la reine
sous la figure d'Artémise, Henri II sous le personnage de
Mausole,etenfin Charles IX sous celui du roi Lvgdamis, fils
d'Artémise... Il assure que les dessins sont « des premiers
« hommes tant de l'Italie que de la France »et ajoute : « faut
^( que je vous die que l'ayant en vostre cabinet, vous aurez
(( une choserare et exquise et dont vous pourrez comman-
« der de faire de belles et riches peintures à tapisseries pour
« l'ornement de voz maisons et superbes œdifices.... »
Ce Nicolas Houel était, paraît-il, ami des arts et des ar-
tistes. Il rappelle à la reine une visite qu'elle lui avait faite
précédemment : « Il vous pleut venir à mon logis pourvoir
(( quelques pièces que iavois en mon cabinet et pour y voir
<f quelques peintures des premiers ouvriers de nostre
1276 ÉCOLE FRANÇAISE.
France. » C'était donc probablement un homme de goût;
mais ce n'était pas un Ronsard. Sa poésie est à la fois plate
et barbare, et ses sonnets sont insipides.
Quant à Antoine Caron, c'est un continuateur exagéré de
l'école de Fontainebleau. 11 trouve moyen d'allonger les
figures déjà si longues du Rosso, et arrive parfois aux pro-
portions les plus étranges. On trouve toujours chez lui la
facilité et la grâce, une certaine grâce affectée et mono-
tone; mais la nature et l'étude sont absentes. Ses composi-
tions ont de la richesse, ses fonds sont ornés de fabriques
somptueuses et élégantes.
Sur les 39 dessins du volume de la Bibliothèque, 31 sont
de la main de Caron, les huit autres sont d'autres artistes,
probablement italiens, suivant le dire de N. Houel, que
nous avons rapporté plus haut (1).
Le Louvre i)Ossède deux dessins de l'Iiistoire d'Artémise,
soit qu'ils aient été détachés du volume que nous venons de
décrire, soit qu'ils fussent réservés pour le second volume
quepi'éparait N. Ilouel. L'un d'eux est déjà orné du sonnet
sacramentel. A vrai dire, le dessin décrit dans la présente
notice sous le n» 074 était probalilemenl aussi destiné àen
faire partie. Le sacre dujeune roi (pi'il représente est évidem-
ment celui de Charles IX. Ce dessin, qui porte la signature
du maître et une anciejme inscription, a lait partie du cabi-
net Crosat (no 058 du catalogue de Jlariette). Il a été pen-
<lant !nngtem]>.s le seul ouvrage connu de Caron, et suftirait
àlui seul pour fai"re reconnaître tous les autres; car jamais
manière ne fut plus caractérisée et plus uniforme que celle de
notre artiste. Parmi les autres dessins du Louvre, se trouve
une composition de la calomnie d'Apelles, composition très
étudiée que Jabach attribuait résolument à Primatice.
Nous avons vu plus liant que N. Houel conseillait à la
(!) Los huit dessins qui ne sont |»as de Caron sont le 'J% le K/,
le 11% le 18% le 19% le 23», le iH" et le 31' de la suite.
APPEiSDICE. 277
reine de faire exécuter en tapisserie les sujets de VHistoire
d'Artémise. Ce conseil ne fut pas perdu, sinou pour Cathe-
rine, du moins pour ses successeurs ; et nous trouvons dans
le livre déjà cité de M. de La Borde (page 789) mention d'une
tapisserie représentant « l'histoire d'Artémise, ou l'éducation
« d'un jeune roi sous les yeux de la reine, sa mère, exécu-
« tée au Louvre, par ordre de Marie de Médicis, sur les des-
(( sins d'Antoine Caron, en huit pièces, de 4^ aunes de cours
« sur 4 aunes de haut.) » (Inventaire de mars 1692.)
Notre artiste était hien ouhlié à l'époque où l'on dressait
cet inventaire, et c'est merveille que son nom y ait été con-
servé. Cependant Marolles, dans son Livre des Peintres et
dans ses deux catalogues, lui consacre une brève mention.
Il dit que Thomas de Leu (gendre de Caron), a gravé d'après
lui plusieurs portraits. Malheureusement il ne désigne pas
ces portraits; et, comme Thomas de Leu en a exécuté un
très grand nombre, sans nom de peintre ou de dessinateur,
il est difficile de trouver ceux qui proviennent de Caron.
Dans le livre bien connu des Tableaux de Philostrate, se
trouvent huit compositions d'Antoine Caron, gravées par
Thomas de Leu et Léonard Gaultier. Toutes les huit portent
son nom ; mais le livre comprend en tout 69 sujets gravés, et
nous croyons que parmi les pièces anonymes plusieurs
pourraient encore être données à notre artiste.
N'oublions pas en terminant de mentionner un beau
crayon représentant Caron, déjà fort âgé, qui appartient
à la Bibliolhèque. 11 est daté de 1592, et a été reproduit
dans l'ouvrage de M. Niel.
Chaperon ou Cliapron (Nicolas), peintre et graveur
à Veau-forte, né à Chàteaudun, mort en 1656 (?) âgé
d'environ cinquante ans (?)
Voir n° 677.
Nous possédons bien peu de renseignements sur X. Cha-
278 ÉCOLE FRANÇAISE.
peron, élève de Simon Vouet. Il fut probablement, dans sa
jeunesse, l'un des nombreux imitateurs de ce chef d'école,
mais nous ne connaissons aucun de ses ouvrages de peinture.
Vers 1040, il était à Rome. 11 eut. dans celte ville, quelques
relations avec le Poussin, et nous devons dire à quelle occa-
sion.
M. de Cbantelou, l'ami du Poussin, le secrétaire de M. de
Noyers, vint passer quelques mois à Rome, en 1643. Il y
commanda plusieurs copies d'après des tableaux célèbres, à
Miiiuard, à Nocret, à Errard, etc. ; et partit en laissant à
Poussin le soin do diriger ces travaux. La plus importante
des commandes de Cbantelou était la copie de la Transfi-
guration, de Raphaël, et le choix qui avait été fait de Cha-
peron pour traduire cette grande page, prouve en faveur de
son talent. Les moines de San-Pietro in Montorio avaient
consenti, par faveur tonte spéciale, à déplacer le tableau.
Ciiaperon s'était mis à l'œuvre, et son travail était môme
déjà avancé, lorsque tout à coup, soit par lassitude, soit pour
quelque autre cause, il l'abandonna. Poussin, qui trouvait
l'œuvre bien commencée {Lettres, p. 128), se plaignit vive-
ment k M. de Cbantelou de ce caprice. L'affaire dura de
longues années et causa mille tracas à Poussin, qui ne put
rien obtenir de Ciiaperon. Dans plus de vingt lettres, il ex-
prime à M. de Cbantelou toute sa mauvaise humeur, sans
ménager au pauvre Chaperon les épithètes les plus dures.
Le 21 janvier 101(1, il écrit : « Il faudra un jour (jue je
{( vous envoie voire copie de San-Pietro in Monlorio, car que
« voulez-vous que j'en fasse ; en faisant glacer certaines dra-
« peries,qui ont été réservées pour cela, elle peut être placée
li sur quelque autel, et elle y feroit un beaucoup meilleur
« effet que tel original de nos peintres de France »
Dans la letti'e du S juillet 1()47, nous trouvons le passage
suivant : » Le gros Cbapron est de retour dans celle ville et
« y vil une seconde fois ;inx dépens du bon M. Renard, il
<f S(* vante df lavoii'soii îableau »
appendr;!;;. 279
Chaperon voulait bien reprendre sa copie, mais non pas
rendre les arrhes considérables qu'il avait reçues. Toute
solution était impossible. M. Renard, dont parlait Poussin,
était l'ami et le protecteur de Chaperon et d'autres artistes.
C'était un homme fort recommandable, et nous rencontrons
sur son compte, à propos d'un jeune architecte qui arrivait
à Rome et avait besoin de protection, la phrase suivante,
dans une autre lettre de Poussin : K) février IG53... « Je
« le ferai de tout mon cœur, pour l'amour de vous et pour
« celui de M. Renard, qui véritablement est honnête homme
« et amateur de belles choses, mais qui choisit fort mal
« ceux à qui il voudrait en faire acquérir le talent. »
Ce M. Renard chercha donc à s'interposer dans la querelle,
et même à prendre pour son compte le tableau commencé.
Il se mit, à cet elîet, en relations avec M. de Chantelou, à
qui, de son côté, Poussin disait : « Ce sont là des tours de
« ce gros bouffie de Chapron, qui à la fin trompera le pauvre
« Renard, lequel est aussi simple qu'un oison. »(3nov. 1047.)
Enfin, tout ayant échoué, Poussin envoya à M. de Chan-
telou, en décembre 1G48, la copie inachevée, et les extraits
de sa correspondance que nous avons donnés, prouvent
bien que ce n'était pas un ouvrage sans valeur.
En 1649, Chaperon publia, en les dédiant au même
M. Renard, conseiller du Roi , etc., la suite des Loges
de Raphaël en cinquante-deux pièces.
D'innombrables épreuves ont été tirées, jusqu'à nos
jours, de celte suite que tout le monde connaît, et qu'il
dessina et grava à l'eau-forte. C'est là son meilleur titre à
la notoriété; car, quoique la fière allure des disciples de
Raphaël, qui avaient traduit de leur mieux, sur le mur, les
pensées du maître s'y montre un peu appesantie, l'œuvre
est, dans son ensemble, tout à fait louable, et restera
l'honneur de N. Chapron. Tous ceux qui possèdent de
bonnes épreuves du recueil, [seront de notre avis.
En tète des sujets des Loges, Chaperon s'est représenté
280 ÉCOLE FRANÇAISE.
lui-même, assis au pied du buste de Raphaël que couronne
la Renommée. On remai'que dans ce frontispice l'inlluence
évidente du Poussin.
M. Roberl-Dumesnil cite, en outre, quatre eaux-lbrtes
de la composition de notre artiste; enfin nous trouvons
mention de quatre pièces gravées d'après lui par H. Picquot,
N. Poilly et B. Lens.
ChaiiTeaii (François), peintre, dessinateur et graveur,
ne à Paris le 10 mai 1013, mort à Paris le 3 féirier
1670.
Voir 11=' 681.
C. Perrault a, dans son livre des Hommes illustres, ré-
servé une place à F. Chauveau. Félibien lui avait déjà con-
sacré plusieurs lignes élogieuses de ses entretiens (II, 580).
Mariette, dans son Abecedario, vante avec effusion son
talent. Florent-Leconte, Moréri, Basan, lleinecke, se joi-
gnent à ce concert. — Enfin Papillon avait écrit sur cet
artiste, dont il avait épousé la petite-fille et dont il avait en
main les j)apiers, une notice spéciale, qui a été réimprimée
dans ces dernières années par les soins de MM. Arnauldef,
Chéron et de Montaiglnn. Cherchons à pénétrer \;\ cause de
cette célébrité, qui a duré longtemps et dont il reste si peu.
Chauveau fut élève de La livre. Il grava d'abord les ou-
vrages de son maître et ceux d'autres peintres habiles de
cetemps; |iuisil se mit à produire ses pro])res compositions
à l'aide df l'enn-forte, moyen |)lus expédilir(|ne la gravure
au burin. Ces pièces furent remarquées par les amateurs,
par les gens de lettres, j»ar les libraires, et on vint de tous
côtés lui en demander (k; nouvelles. C'était ce que nous
appelons aujourd'hui des illustrations. Tout convenait à
son inqtiloyable abctndance. Sujets sacrés, livres ascétiques,
histoire profane, poèuu-s, rom.ins, pièces de théâtre, dé-
coiations, thèses, fronlispiccs, vignettes, leltres ornées et
APPENDICE. 281
lleuroniu'os, tout passait par ses mains, et ce qu'il ne pou-
vait c^raver lui-même il le faisait faire à d'autres.
« Jl n'y a eu guère de graveurs si féconds que luy, dit
« Félibien, et qui ayent composé des sujets avec une or-
« donnance plus naturelle, et une convenance plus noble
« et plus judicieuse. Il aimoit beaucoup la lecture, prin-
a cipalement celle des poètes, et mesme faisoit des vers
<' assez facilement. Il avoit l'imagination vive et une
«^ mémoire .merveilleuse La quantité de pièces que
<i Cliauveau a faites est inconcevable »
Mariette, développant la même pensée et s'appropriant
d'ailleurs les parties principales de l'éloge de Perrault, s'ex-
prime ainsi : c( Il disposoit agréablement ses sujets et les
« inventoit avec une facilité merveilleuse : il ne s'en tenoit
v: pourtant presquejamaisàses premières idées; car, après
« avoir jeté sur une ardoise ou sur le papier, ce que le prê-
te mierfeude son génie lui inspiroit, il l'effaçoit, il ierefor-
« moit une infinité de fois jusqu'à ce qu'il l'eût réduit au
« point où il le souhaitoit De là vient qu'il réussissoit
« si bien dans les sujets romanesques, de sorte que ce
« qu'il a gravé dans ce genre n'est pas moins propre à
« exciter la curiosité île ceux qui les regardent et à les rem-
« plir d'idées magnifiques et extraordinaires, qUe la lecture
« même des romans dont elles font l'ornement, et l'on
« peut dire avec assurance qu'il y entre encore plus de
(( poésie que de peinture II ne s'est presque point fait
<( de livre considérable de son temps où il n'y ait quelques
<( planclios de sa main, et il étoit encore fort occupé à des-
« siner pour d'autres graveurs et môme souvent pour des
« peintres qui luy demandoient secrètement des dessins
(f de tableaux dont ils se faisoient honneur. »
Celte citation fera, croyons-nous, comprendre la célé-
brité de Cbauveau. Ce qu'on aimait en lui, c'était au moins
autant que sou talent, les livres ([u'il ornait, les romans
de grand caractère, Cil us et P luira inonil, Cléopàtre,
-28-2 ÉCOLE FRANÇAISE.
Clélie, ScipioUyAlmahide C'étaient les Fables de la Fon-
taine ou les Tragédies de ï{acine,\csMétamorplioses d'O-
vide, le Virgile travesti, de Scarron, ou le Virgile sérieux,
mais non moins travesti, hélas ! de noti'e bon abbé de Vil-
leloin... Il était rillustrateur en voinue des livres en vogue,
et sa réputation a suivi au tombeau celle de presque tous
ceux qu'il avait décorés. Combien avons-nous vu, combien
verrons-nous encore de ces lourdes chutes! — Que d'ar-
tistes aimés du public ont disparu plus vite que Cliauveau,
et sans laisser comme lui (juel(|iios traces !
C'était son habitude de faire chaque soir une planche
après son souper, et cette habitude donne la clef de l'im-
mensité de son œuvre. Papillon et Basan disent qu'il a
gravé plus de 3,000 pièces. C'est probablement en y comp-
tant les vignettes, les lettres ornées, les devises et autres
menues pièces de ce genre. L'un de ses ouvrages princi-
paux est le Carrousel de 106^. La gravure, dit Papillon,
en est pleine de feu et d'esprit. Avouons-le, ce feu et cet
esprit nous paraissent assez languissants. On pensait tout
autrement en 1070; car, outre l'applaudissement général et
une gratification considérable, (Ilianvcan reçut le brevet
de graveur ordinaire du roi et une [tension de OOO livres.
(Papillon.)
Il fut rerii de l'Académie le 14 avril 10(')3, et en même
temps promu conseiller dans celte compagnie : il en exer-
çait encore les fonctions à sa mort. Scarron, Srudéri,
Bensérade, Sanleuil étaient ses amis.
Comme confre-|)aitie aux éloges par nous rapportés, ci-
tons le jugement d'un criti(|ue moderne, qui aimait peu,
il est vrai, les académiciens: « Inventenr prolixe, dessina-
«' leur lâché, Chaiiveaii... rebute l'explorateur i)ar riiisi|ti-
« dite de ses ligures; on a de la piîine à saisir l'agi-énnuil
« de SCS com|)osilions, où tons les |)ersomiages, liislori(|ues
<i ON mylliologi(|ues, sont transformés en héros de iiielles. »
(Renouvier, Types et manières des maitres graveurs.)
APPENDICE. 283
Héros de ruelles, le mal ne serait pas bien grand, si, au lieu
d'être uniformes et vulgaires, les figures de Chauveau étaient
originales et variées, si l'art véritable les animait, si la
fantaisie s'y uiontrait autrement que dans l'étrangeté des su-
jets. Quant à ce don d'invention qu'il possédait à un degré si
reconnu, en parcourant les quatre gros volumes qui forment
son œuvre à la Bibliothèiiue impériale, on y voit plutôt une
aggravation de ses torts, et on le souhaiterait moins fécond.
Citons cependant, parmi les meilleures pièces de cet ar-
tiste, une jolie petite Sai nie-Famille à l'eau-forte (avec des
anges tenant des guirlandes de fleurs), gravée d'après un
de ses propres tableaux ; une suite de Divers masques, dans
le goût de La Belle, d'une exécution plus distinguée que
d'habitude, et quelques petites pièces, telles que celle du
Jardinier François. Chauvean peignait aussi de temps en
temps pour son plaisir; et, s'il faut en croire Papillon, Le-
brun, appelé à son inventaire, aurait admiré plusieurs de
ses tableaux et en aurait acheté un de ses deniers. J. Bou-
langer, N. Regnesson, Leclerc, F. Poilly et autres ont gravé
de nombreuses pièces d'après ses compositions. Lui-même
a exécuté plusieurs planches d'après Jules Romain, Perino
de! Vaga, X. l'oussin, E. Lesueur, Le Brun, La Hyre, etc.
Un beau portrait de Chauveau, peint par Claude Le-
febvre, remarquablement gravé par L. Cossin et reproduit
par Edelinck dans la série des Hommes illustres, confirme
pleinement l'assertion suivante de Yigneul de Marville,
(jue nous relevons dans les Archives de l'art français
(I, 47) : (1 Nous avons eu en France trois graveurs habiles,
|< tous trois fort beaux hommes et très bien faits, —
« Lasne, Chauveau et Nanteuil. »
N'oublions pas le quatrain de Marolles :
« François Chauveau pouvoit mériter de la gloire,
« Pour son invention, s'il eust eu cet air doux
" Que l'art lui dénioit dans ses plus hardis coups.
" Quaud il vouloit toucher les desseins de l'histoire. »
284 ÉCOLE FRANÇAISE.
Marolles cite aussi Chauveau dans son chapitre des Cu-
rieux d'estampes :
(( Stella, Quesnel, Ciiauvcau, ((iii, pleins de connaissance,
« Pouvaient choisir si bien
« en ont eu abondance. »
Lecomtede Brienneavait, en elTet, acquis de notre artiste
une collection des estampes de Marc-Antoine, au prix de
6,000 livres. Cette somme, très considérable pour l'époque,
prouve qu'il s'agissait d'un œuvre nombreux et bien choisi.
Cocliin (Charles-Nicolas), dessituiteur et graveur, né
à Paris le'i^ février 1715, mort à Paris le :20 aviil 1790.
Voir nos 686 à 688.
Jamais artiste n'entra plus aisément que celui-ci dans la
carrière, et ne la parcourut avec plus de bonheur. Son
grand-père et ses granils-oncles étaient artistes. Son père
était un graveur qui ne manquait ni de talent ni de répu-
tation. Sa mère, elle-même, Louise-Madeleine Horlemels,
maniait adroitement la pointe ou le burin. Il trouva donc,
pour ainsi dire, dans son berceau, l'exemple et l'amour du
travail. Aussi se développa-t-il rapidement.
Avant l'âge de quinze ans, il avait déjà dessiné et gravé
plusieurs pièces de sa composition ou d'après dllférents
maîtres. Son père, pour le perfectionner, le fit entrer dans
l'atelier de Ueslont, le neveu de Jouvenet.
Marolles, parlanldesCocliin de son tem|)s, les désignait
spécialement dans cet hémisticbe: It'sfacih'sCorliins. ha fa-
cilité et toutes les qualités de sa race s'étaient réunies et incar-
nées chez le jeune Charles-Nicolas, qui se mit à composer,
.sansse donner beaucoup de peine, des scènes familières dans
le goût de Chardin et de lîoncher, et des sujets divers dans
les genres les plus o|tp<)sés. Quand il ne traduisait pas lui-
même ses inventions sur le (iii\rt',d "autres graveurs (parmi
APPENDICE. 285
lesquels il faut compter sou père et sa mère) s'en chargeaient
avec empressement. Il devint le grand faiseur de frontispices,
de vignettes, de tleurons,de lettres grises Il passait des
Contes de la Fontaineà YÈnéide, ôeVÉuéide k des sujets
de bréviaire, de la Bible kVEncyclopédie^ei toujours ses
petites figures, vives, proprettes et galantes, plaisaient aux
libraires et aux lecteurs. Religieuses ou profanes, peu ini
portait, et la différence entre elles n'était pas très marquée.
Dans ses frontispices, que Ton retrouve à la tète de tous
ces beaux livres du temps, et jusque dans les catalogues de
nos amis les grands curieux, comme Quentin de Lorangère ou
Mariette, il emploie volontiers l'allégorie. C'est l'Histoire en-
veloppée d'un voile que soulève à demi le génie de l'Étude;
c'est le Temps, figure ailée et débonnaire, malgré quelques
velléités rébarbatives, qui prête son dos pour servir de pupi-
tre, ou qu'une troupe d'enfants désarme de sa faux, etc., etc.
Qui ne connaît ces sémillantes compositions qu'une gravure
fine et coquette traduit si gaiement?
Mais le triompbede Cochin fut la représentation des fêtes
de la cour cà l'occasion du mariage du dauphin et d'autres ré-
jouissances publiques. Dès 1739, lors des noces de Louise-
Elisabeth de France avec l'infant d'Espagne, il avait dessiné
et gravé deux pièces représentant les feux d'artifice de Paris
et de Versailles, compositions ornées d'un grand nombre de
figures spirituellement groupées. Pourle mariage du dauphin
en 1745, il composa quatre grands sujets : bal paré et bal
masqué, cérémonie religieuse et spectacle de gala, qui sont
encegenre de véritables petits chefs-d'œiKre.Ilsontété gra-
vés par lui-même et par Cochin père, et Ton ne saurait rien
voir de plus élégant et de plus agréable, rien qui donne une
meilleure idée du luxe et de la bonne grâce des femmes de
la couiOLe Louvre possède trois des dessins originaux faits
à cette occasion.
Les mêmes éloges reviennent de droit au sujet an Jeu du
Roi, dans la galerie de r<?rsa<V/('s, dessiné quelques années
l:!
'286 ÉCOLE FRANÇAISE.
après par Cochin et gravé par son père. Le billet d'entrée
pour le bal parc de Versailles, petite vignette de sa main, à
l'eau-forte, est hii-mènieun modèle delà fine distinction du
temps.
Un artiste si babile ne pouvait être laissé décote par l'Aca-
démie, qui le reçut comme agréé en IT-ii. Quelques années
après, une occasion brillante qui devait décider de sa for-
tune, se présenta. M""' de Pompadour, qui destinait à son
frère, M. de Vandières, encore fort jeune, la place de
directeur général des bâtiments, voulut lui faire faire un
voyage en Italie : elle choisit Cochin pour l'accompagner,
avec Soufflot et l'abbé Leblanc.
Ils partirentdonc en décembre 1749, et ne revinrent qu'eu
septembre 1751. Notre artiste, qui savait écrire, publia
quelques années après .ses remarques sur les beaux ouvrages
de peinture et de sculpture qui avaient attiré l'allention des
voyageurs. M. de Vandières, à sou retour, fut nommé direc-
teur général, et prit le nom de marquis de Marigny. 11 ne
pouvait oublier son aimable compagnon de route. Aussi le
chemin de Cochin fut-il, dès celte époque, rapide et soutenu.
En 1751, l'Académie le reçoit par acclamation, et sans
qu'il eût donné son morceau de réception. En 1752, il suc-
cède à Charles Coypel comme garde des dessins; en 1755, à
Lépicié, comme secrétaire et historiographe de l'Académie.
Le roi lui donne des lettres de noblesse en 1757. Enlin il
reçut l'ordre de Saint-Michel et fut nommé censeur royal.
Cochin, homme du monde brillant et facile, ami de Diderot,
ne devait pas être un censeur bien sévère. Mais il avait
dans les (juestions d'art une influence incontestée.
M. de Marigny ne prenait pas une mesure administrative
sans le coiisullcr, Diderot n'écrivait sur les salons (|u'après
avoir pris son avis. Cochin était (Midii l'un des oracles du
salon de M'"" (ieoffrin.
Que devenait l'art au milieu de tout cela? Cochin ne trou-
vait plus le temps de graver, et se contentait de dessiner.
APPENDICE. -287
Mais, obéissant à ses souvenirs d'Italie, ou voulant se con-
former an style académique, il chercha à agrandir sa ma-
nière, et cet effort ne fut pas des plus heureux. Le Louvre
possède le dessin qu'il donna tardivement (en 1 761 ) à l'Aca-
démie pour sa réception. Il représente Lycurgue blessé dans
une sédition, et reçut de grands applaudissements (1). Mais
quelle différence avec ceux dont nous avons parlé plus haut,
et qui avaient de moins hautes prétentions! Mariette fait
une remarque analogue : « Il y a des gens, dit-il, qui re-
a grettent la manière qu'il s'étoit faite autrefois, et qui,
« pleine de gentillesse, paraissoit lui avoir été dictée par la
(( nature seule. Je n'en puis dire davantage; mais quandje
« considère le dessin dans lequel il a représenté l'audience
(( que le roi donna à l'ambassadeur de la Porte-Ottomane
(( dans la grande galerie de Versailles, et que je le compare
i( à ces compositions allégoriques qu'il fait graver pour en
« enrichir la dernière édition de l'abrégé chronologique du
« président Hénault, il me semble que ma réflexion n'est
« pas hors de place. »
Diderot était d'un tout autre avis. Il s'écriait à propos de
ces mêmes dessins pour le président Hénault : « L'esprit,
« la raison, le pittoresque, tout y est; et les têtes et les
«: expressions, et l'ensemble des figures, et la composition.
(( — Cet artiste, homme de plaisir, grand dessinateur, autre-
« fois graveur de premier ordre, n'aurait fait que ces dessins
« qu'ils suffiraient pour lui assurer une réputation solide.»
(Salon de 17G5.) Est-il nécessaire d'ajouter que la raison et
le goût n'étaient pas du cùté du brillant écrivain, qui lui-
même modéra, avec le temps, le lyrisme de son admiration?
Cochin s'occupait sans doute activement des affaires de
(t) « C'est un autre clicf-d'œuvrc et qui a ravi tous les connais-
« seurs que le dessin au crayon rouge représentant Li/curgue blessé
« dans une sédition, ou plutôt c'est un tableau du genre le plus
• sublime, auquel il ne manque que la couleur. » {Mercure de France,
16 octobre 1761, page 7.)
288 ÉCOLE FRANÇAISE.
l'Académie, mais il paraît avoir un peu négligé ses devoirs
d'historiographe ; car nous ne connaissons de lui qu'un éloge
consacré à l'un des Parrocel. Il aurait pu et dû en l'aire bien
d'autres. Disons cependant qu'il fournit les éléments delà
notice sur Chardin, qui a été écrite pour l'Académie de
Rouen, \yar Hayet de Couronne. — Chardin était l'ami intime
de Cochin, qui aurait probablement ajouté à cette notice
bien des détails intéressants, s'il l'avait écrite lui-même.
On connaît de lui quelques mémoires théoriques lus à l'Aca-
démie, et divers opuscules sur les arts ou sur les salons,
opuscules des plus légers, comme son voyage en Italie. '
Il mourut, âgé, en 47
Le terrible incendie du 12 février 1GG1 détruisit la petite
galerie du Louvre, que Louis XIV, aidé de Lebrun, fit bientôt
renaître de ses cendres pi us bel le et plus bri Mail te (iiu^janiais;
mais la voûte de Du Breuil n'existait plus. En 1703, le Pa-
villon des Poésies de Fontainebleau fut jeté à bas, et avec
lui dis|)arurent les travaux d'Hercule que notre artiste y
avait peints. D'autres compositions dont il avait orné lecliâ-
teau d<' Saint-Germain ne liireiil pas plus heureuses, etnous
APPENDICK. 295
ne pourrions indiquer aujourd'hui aucune peinture authen-
tique (le Du Breuil, soit à fresque, soit à l'huile. Il est donc fort
diflicile d'apprécier àquel degré les louanges à lui décernées
par Sauvai et par ses contemporains étaient justes. Il est
assez vraisemblable toutefois que ces raccourcis violents, ces
géants musclés, ces figures ultra-plafonnantes nous paraî-
traient du goût le plus douteux. Mais nous trouvons dans
Sauvai (1,408) un autre éloge plus sérieux que nous ne
saurions omettre, et qui, s'il s'applique réellement à Du
Breuil, lui ferait le plus grand honneur. N. Poussin, après
avoir vu dans une église de Paris la Cène de Porbus (au-
jourd'hui au musée du Louvre), dit que ce tableau et celui
des Augustins de Du Breuil, étaient les deux plus beaux
qu'il eût vus... Malheureusement, dans la description de
l'église des Augustins (par Sauvai lui-même et par les
autres auteurs qui ont écrit sur la ville de Paris), nous ne
rencontrons aucun tableau de Du Breuil, mais bien une
composition de Bunel, son collaborateur du Louvre. Nous
craignons donc que la gloire d'avoir été admiré parle grand
maître normand ne revienne de droit à Bunel. Sauvai a pu
faire méprise.
Le Louvre possède de nombreux dessins de Du Breuil,
provenant tous, ou presque tous, de Delanoue et de Jabach.
Ces dessins sont de diverses sortes : dans les uns il déploie
un savoir assez prétentieux et l'on croirait volontiers qu'il
cherche Michel-Ange. C'esttoutcequenonsen pouvons dire,
et l'erreur de ce sculpteur italien qui les prenait pour œuvres
du grand Florentin, était bien forte. D'antres dessins sont
d'une plume plus line et d'une exécution plus légère, dans
le goût de Primatice et de Niccolo. Ces derniers nous parais-
sent beaucoup plus agréables. De ce nombre est la cru-
citixion décrite dans ce volume sous le n" 714. C'est une
composition bien entendue et rappelant la meilleure époque
de l'école de Fontainebleau. Trois petits vélins d'une taille
presque microscopique, représentant diverses scènes de l'in-
296 ÉCOLE FRANÇAISE.
stitution de l'ordre du Saint-Esprit, sont encore plus remar-
quables. Chacune des nombreuses figures qu'il y a fait
entrer est pleine d'esprit et de vérité.
Au dos d'une figure de saint, imitée de Michel-Ange, se
trouve une inscription contemporaine que nous devons
rapporter ici :
« Ce desoing rcprcsenlc St-Xpdc (St-Cliristophe). Lequel a esté
Il faict par monsieur du Breiiil, parisien aagé de "21 ans le premier
,( jour d'apuiil M \ IIII'"' VIII
. . . Vigrand (?) 1588. »
Au-dessous on lit d'une autre écriture : « prisé xviii
Iran s vj. »
Le chiffre 27, encore très visible, a été surchargé, et on en
a fait un 30. Si cette correction nous donne la véritable date,
Du Creuil serait né en 1558.
En tout cas, il n'avait pas en 1602, lors de sa mort, beau-
coup j)lus de quarante ans. II s'était marié en 1598. En 1597,
le roi Henri IV luiavait donné un logement dans la maison
professe des Jésuites, en même temps qu'à son beau-frère
Tremblai, sculpteur, et au tapissier Laurent (Sauvai, tomell,
p. 506). De 1593 à 1601, il figure plusieurs fois comme
témoin on commo parrain sur les registres do la paroisse
d'Avond-Fonlainobleau. 11 y est qualifié : » Noble homme
« Toussaint Du lireuil, valet de chambre et maître peintre de
« Sa Majesté. » Lestoile, en rapportant sa mort prématurée,
a soin (l'ajouter qu'il était « singulier en son art ».
On a peu gravé (ra|)rès ci't artiste, inalgr'é sa réputation
de grand dessinateur et compositeur. Nous ne pouvons citer
que six pièces, dont trois sont dues au burin de I*. Katoure
et de Gabriel Lejeune, les(|uels Iravaillaieul ensemble. Deux
autres sont l'œuvre de ce Lejeune et de P. Vallel. Elles sont
décrites par llciiwcke et par M. Koberl-Dumesnil, et la
Ijibli(ttlK'([ue impériale les |)ossè(le.
APPENDICE. 297
Ducrenx (Joseph), ;jé?/;?f/Y et graveur à Veau-forte, né
à Nancy en 1737, mort à Paris le ^i juillet 1802.
Voir n» 715.
Cet artiste fut l'unique élève de Latour. Il peignit les por-
traits avec succès, soit au pastel, soit à l'huile. Il eut, en
1760, l'honneur d'être choisi par M. de Choiseul pour aller
faire à Vienne le portrait de l'archiduchesse Marie-Antoi-
netle. Il s'acquitta de sa mission assez heureusement pour
que la princesse, devenue reine de France, voulût l'atta-
cher à sa personne en le nommant son premier peintre. —
Il fut aussi élu membre de l'Académie impériale de Vienne.
Il se présenta plusieurs fois à l'Académie de Paris, mais
ne put se faire agréer. Il exposa. donc, avec les artistes dé-
daignés, au Salon de la correspondance, en 1781, 1782,
1783 et 1785. Plus tard, la Piévolution ayant fait place nette
et renversé les barrières académiques, il figura aux salons
de 1791, 1793, 1795, 1796, 1798, 1799, 1800 et 1801.
M. Bellier de la Chavignerie a publié, dans la iî^-r^p uni-
verselledes arls (noveml)re 18G4),unelistefortintéressante
des portraits exécutés par Ducreux de 1702 à 1795. Cette
liste ou ce journal comprend les noms des personnes les
mieux placées, soit à la cour, soit à la ville, et prouve le
cas que l'on faisait de l'artiiteetde ses ouvrages. Il peignit
aussi la miniature, et grava à l'eau-forte (à Londres, 1791)
trois pièces où il se représenta lui-même riant, pleurant ou
demandant le silence d'un air mystérieux. Il aimait à ré-
péter ces sortes de masques, comiques ou tragiques, d'après
ses propres traits, et chaque exposition en voyait paraître
une nouvelle édition. Mais c'était un comique bien lourd
et un art peu relevé. Ce portrait, si souvent fait et refait,
est ce que l'on connaît le mieux de Ducreux. 11 serait bien
préférable que l'on pût apprécier en connaissance de cause
quelques-uns des nombreux pastels par lui exécutés pen-
dant les trente dernières années de la royauté. Un grand
298 ÉCOLE FRANÇAISE.
nombre de ces ouvrages doit exister encore, et il est vrai-
semblable qu'on en goûterait le mérite. Mais le nom de
Ducreux est oublié, et la plupart de ses portraits à l'huile
ou au pastel doivent porter d'autres noms.
Du Iffonstier (DxmEL), peintre en crayon et au pastel,
né à Paris le 14 mai 1574, mort à Paris le 21 juin
1646.
Voir n« 716 à 725.
Le nom de DuMonstier a appartenu à plusieurs artistes
franrais du xvi" et du xvir siècles. Nous réunirons ici le
résultat de nos recberches concernant cette famille. Les
contemporains donnaient le plus souvent à ses membres le
nom de Dumontier, mais eux-mêmes ont toujours signé :
Du Monstier, forme qu'il convient d'adopter.
I
Geoffroy Du Monstier, peintre, travaillait à Fontainebleau
sous la direction du Rosso, entre 1537 et 1540, à raison de
vingt sous par jour {La Renaissance des arts à la Cour de
Fra«c<?, par le comte de Laborde. — Comptes des bâtiments).
Il était aussi miniaturiste et graveur, et Mai'iette a eu raison
de sujjposer qu'il peignait sur verre. Car il y a identité com-
plète de style et de manière entre ses eaux-fortes et nn des-
sin à compartiments fait pour une verrière, qui appartient
au musée des dessins du Louvre, et qui, dans le livret de
1838, figure sous le nom d'un Daniel Duinoutier l'ancien.
Nous devons donc restituer sans hésitation àOeolfroy ledit
dessin, qui témoigne de son habileté, et d'une soumission
entière à l'école un peu sauvage du Rosso. Une des eaux-
fortes de Geoffroy Du Monstier, Vierge debout tenant l'En-
fant Jésus (R.-D. 12), porte la date de 1543; une autre
fignie de femme debout, vue de l'ace, tenant d'une main
le i^lobe du soleil, de l'autiele globe de la lune (R.-D. 18)
APPENDICE. 299
est datée de 1547, M. Robert-Duniesnil, dans son tome V
décrit en tout vingt-deux pièces à l'eau-forte de Geoffroy.
II
Nous mentionnerons ici, pour ne rien omettre, un Cardin
Du Monstier, imager,c'esl-k-(\h'e sculpteur, qui, dans un
compte des bâtiments commenç^anl, en 1540 et finissant en
1550, figure comme ayant été employé au château de Fon-
tainebleau, <à raison de douze livres par mois « pour avoir
(( vacqué à nettoyer la figure de Cléopâtre naguères jettée
« en cuivre, en la fonderie des figures antiques amenées
« de Rome. »
Ce Cardin Du Monstier était-il parent de Geoffroy? Cela
nous paraît vraisemblable, mais nous n'avons aucune preuve
à donner à l'appui de notre supposition.
III
Nous savons par Mariette que Geoffroy du Monstier eut
une nombreuse lignée. Cosme et Estienne furent ses fils.
Nous parlerons d'abord du premier, sans savoir lequel fut
l'aîné. Marolles dit expressément que Geoffroy était grand-
père de Daniel : or un acte authentique que nous allons
citer établit que Daniel était fils de Cosme ; il est dont cer-
tain que Cosme dut le jour à Geoffroy.
Cosme du Monstier fut peintre en miniature et proba-
blement au pastel. 11 était fort considéré du roi (Henri 111
ou Henri IV) « qui se confiant en sa prudence, l'envoya en
« plusieurs cours chargé de commissions importantes. »
Ce renseignement avait été puisé par Mariette dans un ma-
nuscrit de Sauvai. Nous ne connaissons aucun ouvrage de
Cosme. Nous' savons seulement qu'en 4581, il était peintre
de la reine Catherine (Jal, page 88'2). 11 figure sur un compte
de 1583-1584 comme faisant partie des officiers du roi, et
en 158G comme attaché au service de la reine (Laborde).
300 ÉCOLE FRANÇAISE.
Il réunissait probablement les deux positions. En 1602,
il vivait encore et habitait Rouen, puisque, par acte passé
devant notaire et daté du mai, il se faisait représenter au
mariage de son fils Daniel. — Dans le contrat de mariage,
pièce intéressante publiée dans les Archives de fart fran-
çais (tome III, page 307) on le qualifie ainsi : « Noble
« homme Cosme du Monstier peintre et vallet de chambre
« de la feue royne mère. »
IV
La filiation d'Estienne n'est pas établie d'une manière
aussi nette que celle de Cosme. Mais, ainsi que nous le
verrons tout à l'heure, elle ne paraît pas moins certaine.
Eslienne Du Monstier fut sous les Valois un peintre con-
sidérable et honoré. Sa carrière fut longue et brillante,
ainsi qu'en témoignait l'épitaphe placée sur son tombeau
dans l'église St-Jean en Grève. Nous devons reproduire ce
précieux document, déjà publié par MM. Jal et de Laborde :
« Cy gist Estienne Du Monstier, noble, rare et excellent
(1 en son art; il estoit peintre et valet de chambre ord" des
a rois Henri II, Franfois II, Charles IX et Henri III, et de
«: la très grande royne Catherine de Médicis et du roy à
c( présent depuis l'espace de cinquante ans et plus jusqu'à
« la fin de son âge, qui fust le 23" jour d'octobre lf»03, aagé
« de 83 ans. Priez Dieu pour son âme. Il porloil d'azur à
« l'église ou Monstier d'argent. »
On le voit, il s'agit ici d'un artiste qui cul toute la faveur
de nos rois pendant la seconde moitié du xvi" siècle; et ses
talents devaient être à la hauteur de sa i)o.sition. Lorsque,
dans le xvir siècle, on parle de Du Monstier sans ajouter
le nom de baptême, c'est Daniel qu'il làut entendre. S'agit-
il du xvr siècle, quaud les comptes ou les auteurs men-
tionnent Dumonstier ou Dumonstier Vaisnc, c'est toujours
Eslienne (jue l'on veut désigner.
APPENDICE. 301
Voici un exemple à l'appui de notre assertion. Après la
mort d'Estienne, lorsqu'on lui donne pour successeur
Martin Frcminet, les comptes de 1604 disent que celui-ci
est nommé : « Peintre et vallet de chambre au lieu et par
« la mort de Du Monstier Taisné. >>
Nous devons citer aussi un dessin plein d'intérêt qui
appartenait à la bibliothèque Ste-Geneviève, et qui a été
transporté naguère à la Bibliothèque impériale. Il repré-
sente la reine Catherine assise devant une table et se dis-
posant à écrire. Près d'elle est notre Estienne, debout,
faisant office de valet de chambre, et lui présentant la
plume. Une main du temps joignant le nom de baptême à
l'appellation commune, a écrit au-dessous de la figure ces
mots : Estienne du Monstier Vaisné.
C'est encore évidemment Estienne que Félibien men-
tionne dans le passage suivant de ses entretiens.
Il vient de parler des peintres de Fontainebleau. Il vient
de citer Janet et Corneille de Lyon, et, avant de passer à
Jean Cousin, il ajoute :
« Il y avoit Dumoutier qui faisoit des portraits en
« crayon; il estoit père de celuy que nous avons veû à
<i Rome en 1048, et oncle de Daniel Dumontier peintre du
« roy. Dumoutier le (ils avant que d'aller à Piome avoit fait
« un voyage en Flandres, et avoit porté avec luy plusieurs
(( portraits de la main de son père représentans des sei-
« gneurs et des dames de la cour de France, lesquels l'ar-
n chiduchesse Isabelle acheta. »
En s'exprimant ainsi, Félibien parle d'un homme dont il
avait connu personnellement le fils, et sur lequel il possé-
dait des renseignements non douteux. En ajoutant que notre
Du Monstier était ONCLE DE DANIEL, il enlève toute in-
certitude sur sa filiation; car l'oncle de Daniel, oncle pa-
ternel, ne peut être que le frère de Cosme et le fils de Geoffroy.
Estienne Du Monstier figure dans les comptes de 1509,
de 1570, de 1577, de 1584 et de 1599 Mais à quoi bon rap-
302 ÉCOLE FRANÇAISE.
porter ces lambeaux de comptes, d'ailleurs si précieux et
qui sont bien souvent notre seule ressource? Nous possé-
dons ici un document irrécusable qui les rend inutiles, l'é-
pitaphe du maître. Elle constate qu'il fut successivement
le peintre en titre de cinq rois et de Catherine de Médicis.
M. Jal qui a découvert tant d'actes de baptême concer-
nant les membres de la famille Du Monsîier, ne cite qu'un
acte ayant rapport aux enfants d'Estienne. C'est un fds du
nom de Gilles, qui vient au monde en 1574. A cette date,
Esticnne avait déjà cinquante-quatre ans, et l'on peut affir"
mer que ce n'était pas son premier enfant. Mais les registres
des paroisses ne remontent pas bien loin dans le xvi" siècle,
etsiM. Jal n'a pu y découvrir la naissance de Pierre, fils
d'Estienne, dont nous avons à parler maintenant, qui peut
espérer de la trouver, à moins d'un de ces hasards extra-
ordinaires que les travailleurs rencontrent si rarement?
Nous allons donc essayer d'étaijlir, à l'aide des documents
qui restent à notre disposition, la biographie de Pierre Du
Monstier.
Le dessin de la bibliothèque Ste-Geneviève dont nous
avonsdécrit les deux personnages principaux, est, pensons-
nous, d'Antoine Caron. 11 n'y faut chercher, comme dans
les autres ouvrages de ce peintre, ni réalité ni ressem-
blance. Ce sont toujours ces mêmes formes allongées, ces
têtes de ]iratique qui se retrouvent invariablement sous sa
plume ou sous sou crayon. Mais parlons des personnages
accessoires que l'artiste a groupés près de Catherine et
d'Estienne Dumonstier.
A droite de la reine se voit M"" de Sauve, assise à terre,
et jouant avec un chien. Au milieu, devant la table, deux
persoiinagi^s de taille microscopiciue représentant le nain
et la naine de Catherine ; enfin à gauche, sur un plan se-
condaire, un jeune pag(; de quinze à vingt ans, est debout,
APPENDICE. 303
levant un rideau. Près de lui la même main contemporaine
à qui nous devons les autres inscriptions, a tracé le nom :
Pierre Du Monstier.
Nous pensons que Pierre est bien ce fils d'Estienne, que
Félibien vit à Rome, et nous ne trouvons aucune trace d'un
autre Pierre Du Monstier l'ancien, frère de Cosme et d'Es-
tienne, dont l'existence se trouve cependant aujourd'hui
assez généralement admise.
Voici ce qui nous semble résulter avec certitude des do-
cuments qui nous sont connus, et les indications fournies
par Félibien, Marolles et Tallemant des Réaux.
Pierre Du Monstier paraît pour la première fois dans les
comptes de 1583-1584. En supposant le dessin d'Antoine
Caron fait vers la même époque (rien ne s'oppose à cette
conjecture), Pierre aurait eu environ dix-huit ans. Cet âge
semble bien s'accorder avec les autres circonstances de sa
vie bien et dûment constatées.
Il figure de nouveau sur les comptes de 1586. En 150-4,
Thomas de Leu grave, d'après un de ses dessins, le por-
trait de Guillaume Legagneur; en 1595, celui de Jean de
Beauregard. Après la mort d'Estienne, qui eut lieu en 1603,
il fait son voyage en Flandre, et vend à l'archiduchesse les
crayons de son père. Il se marie, âgé d'environ quarante-
cinq ans, en 1611. Il avait d'ailleurs Thuineur assez voya-
geuse, et se trouvait à Turin en 16:25. Ce fait résulte de
l'inscription que portait un dessin de sa main vu par Ma-
riette. Un autre dessin delà bibliothèque Sainte-Geneviève,
signé de ces mots : « Petrus Du Monstier Parisiensis
faciebat Romœ UVX] », nous apprend qu'il poussa plus
loin que le Piémont son voyage en Italie, et nous suppo-
sons qu'il séjourna au moins quinze ans à Rome, puisque
Tallemant, en 1637, et Félii)ien, onze ans plus tard, en
1648, le trouvèrent dans cette ville.
Tallemant a soin de nous dire qu'il était cousin germain
de Daniel, confirmant ainsi de son côté la filiation qui ré-
304 ÉCOLE FRANÇAISE.
suite clairement pour nous de la comparaison et de l'étude
des pièces concernant celte famille. Pierre, tout comme
Daniel, avait, dit Tallemant, une mémoire remarquable,
et pouvait réciter sans broncher mille vers d'un goût plus
ou moins équivoque.
Félibien, qui avait consacré au père et au fils un passage
important de ses entretiens, par nous cités plus haut, re-
vient encore sur ces artistes dans son opuscule qui a pour
titre : « Noms des peintres les plus célèbres et les plus
« connus, anciens et modernes. » Après avoir parlé de Du
Monstier (l'ainé), il ajoute ces mots: « Il eut un fils qui
« mourut à Rome vers l'an 1650, et qui travailloit de la
« même manière. »
En ce point Félibien se trompait, mais son erreur était
assez naturelle. — Il avait vu à Rome, en 1048, Pierre fort
âgé. N'ayant plus entendu parler de lui, il le supposait
mort à Rome, vers 1650. Mais, au contraire, notre artiste
revint vers cette année à Paris, sa ville natale, et y mourut
le 26 avril 1656, âgé, si notre compte est juste, d'environ
quatre-vingt-dix ans. — Cette longévité n'a rien d'extraor-
dinaire. Pierre avait vécu six ou sept ans de plus que son père.
La bibliothèque Sainte-Geneviève, outre le dessin fait à
Rome en 1633, possédait deux crayons de la main de
Pierre Du Monstier, signés et datés de 1618. L'un est un
portrait (le femme dans la force de l'âge, coiffée en cheveux,
lecou orné d'un collier de perles. L'autre est le portrait de
M. de Nègreplisse, vu de trois quarts, portant moustaches et
royale,clieveux courts et relevés, pourpointhoutonné, col uni.
Si Mariette avait vu ces deux dessins, il aurait probablement
traité Pierre d'une autre faron, et supprimé la phrase dédai-
gneuse par la(|uellc il c;ir;i(térise son tiilent. iNoiis n'hésitons
pas à dire, en effet, que ces crayons sont égaux aux meil-
leurs de Daniel. Le jjastel y est mélangé à la sanguineavec
beaucoup de goût et de finesse, la couleur est vigoureuse et
pleine d'harmonie. L'Italie parait n'avoir pas été favorable
b
APPENDICE. 305
au talent de cet artiste, car le dessin daté de Rome est tout
aussi faible que pouvait l'être celui de Turin vu par Mariette.
Que ce soit l'efTet de l'âge ou l'étourdissement produit par
les grands ouvrages des maîtres italiens, il est certain que
son habileté n'est plus la même. Nous connaissons peu de
dessins que l'on puisse attribuer à Pierre Du Monstier. Les
seuls q.ui nous paraissent être de la même main que ceux
(i;ités de 1618, et plus haut décrits, font partie des recueils
de la Bibliothèque impériale (n»^ 55 et 50 du volume por-
tant le titre : Foulon et autres).
Pierre Du Monstier portait le titre de peintre et valet de
chambre du Pioi, titre qui appartient aussi, comme nous
l'avons vu, à Estienneson père, àCosme son oncle, et enfin
à son cousin «germain Daniel.
VI
Daniel fut, sinon le plus habile, du moins le plus connu
des Du Monstier. Il n'était pas seulement connu par ses
crayons, dont il a produit une quantité immense, mais aussi
par sa belle bibliothèque, par son amour pour la musique,
par son cabinet de curiosités, par sa mémoire prodigieuse,
et enfin par ses reparties spirituelles et libres. « II savoit
« de l'Italien et de l'Espagnol, » ditTallemant avec cette vi-
vacité dédaigneuse qui lui appartient, << je pense qu'il aimoit
« fort à lire et il avoit assez de livres. C'étoitunpelit homme
« qui avoit presque toujours une calotte à oreilles, naturel-
ce lement enclin aux femmes, sale en propos, mais bonhomme
« et qui avoit de la vertu. Il étoit logé aux galeries du
((. Louvre comme un célèbre artisan, mais sa manière de
« vivre et de parler y attiroit plus les gens que ses ouvrages.
« Son cabinet étoit pourtant assez curieux Quand il
'( peignoit les gens, il leur laissoit faire tout ce qu'ils vou-
« ioient; quelquefois seulement il leur disoit : Tournez.
300 ÉCOLE FRANÇAISE.
« VOUS. Il les l'aisoit plus beaux qu'ils n'ctoient, et disoit \
« pour raison, ils sont si sots qu'ils croient être comme je
« les fais, et m'en paient mieux... »
L'abbé de Marolles consacre à Daniel le quatrain suivant :
« Daniel Du Moutier eut une âme sincère,
(( Travaillant en crayon, il s'en lit de l'honneur;
« En cela son sravoir fut rempli île bonheur.
« Sa parole estoit douce et sa piqueure anière. »
Ailleurs il dit : >
(( Daniel Du Moutier que tout son siècle admire. »
Félibien s'exprime ainsi : « Vous avez connu Daniel'j""
« monstier peintre du Roy qui faisoit des portraits ejg d» '
« tel. Outre l'intelligence qu'il avoit pour ces sor»,jQJ( .•^
« vrages, et la parfaite ressemblance qu'il dojr qu'ij avoit
(( portraits, il s'estoit rendu célèbre par l'amaoit un cabinef
(( pour la musique et pour les livres dontila\isa "rande mé
« fort considérable; mais encore plus pour -'ei-e quH nvo'i
« moire qui luy tenoit présent dans l'esprit (qu'il avoit i'
« leù, en sorte que dans la quantilé de livjvijint nommé tel
« n'y en avoit pas un où il ne trouvast Miellés qn.ililé.s luv
<•( passage qu'on pust luy marquer. Cev Cour et nyr/ni Jes
« avoient acquis beaucoup d'amis à
« gens de lettres. » 2 novembre 1G07) que
Malherbe nous apprend (lettre du I-' gravé par M. Ûien
Daniel avait fait son portrait. Il a éfnn'IV,Ie2() jninlGlO
Quebjuesjoursajtrès l'assassinai de Ib'l écrit à Peiresc -«sî
le poète parle encore de notre artiste. I de d'un crayon (bj
« vous venez ici, vous verrez un miri qui est si bien nue
« feu roi, fait parlesieurDu iMonstliier,u.' nie semble qu'il
«je vousjure(|ueje ne le vois jamais qu'il nt'ru/ y gj^ ^
« veuille parlera moi; il fait son compte qu'irv,,-^^ ^^
« une copie |)our vous, mais que vous vous souveiVA. .
« ne sais quelle tortue que vous lui avez promise... »
la ifi
APPENDICE. ù07
Un contemporain appelle Daniel Du Monstier le plus
excellent crayontieur de VEurope. En effet sa vogue était
générale, et tous les personnages célèbres du temps sont
venus poser aux galeries du Louvre devant lui. Ses plai-
santeries relevées de gros sel gaulois, sa brusquerie, les
excentricités quelque peu scandaleuses de son cabinet et de
sa bibliothèque (réservées pour le huis-clos, sans doute, et
forcément cachées aux visiteurs de toute condition qui se
présentaient chaque jour chez lui), tout cela faisait de notre
peintre un homme singulier, dont on aimait le talent et
dont on citait les boutades.
Daniel était, nous l'avons dit, peintre et valet de chambre
du roi. Nous trouvons ce titre dans son contrat de mariage
t'U 1002, et dans un autre acte officiel de 161^, publié dans
la Revue des Prov inccs de r Ouest{^v&\?L^nQ e{Vo\\.o\x\'!à''\\-
vraison, novembre 1853). C'est un don que lui fait le roi
Louis XIII, en considération de ses bons , fidelles et agréables
services, des droits de rachapt lods et ventes de la terre du
Plessis-Bertrand, sénéchaussée de Rennes. Ce don fut con-
firmé eu 1613 par lettres patentes delà reine Marie de Mé-
dicis, qui qualifie ainsi l'artiste : a: iSotre cher et bien amé
« Daniel Du Moustier, l'un de nos peintres ordinaires. >-
Né en 1574, il mourut en 1646, âgé de soixante-douze ans.
Il s'était marié deux fois, en 1602 à Geneviève Balilîre, et le
5 mai 1630, à Françoise Hesèque, laquelle mourut en 1636.
Tallemant prétend que celte dernière était sa servante. Il
eut de nombreux enfants que les premiers seigneurs et les
plus grandes dames de la cour se firent un plaisir de tenir
sur les fonts baptismaux.
Sa manière de dessiner est bien connue, le nombre de
ses crayons conservés jusqu'à nous étant encore très-consi-
dérable. La seule bibliothèque Sainte-Geneviève en possé-
dait environ quatre-vingts, signés ou non signés. C'est un
maître très-inégal, et il y a une énorme différence de mérite
entre les portraits qu'il traitait avec soin, etceux qu'il exécu-
308 ÉCOLE FRANÇAISE.
tait de pratique et par pacolille, ainsi que cela lui est arrivé
trop souvent, Nous ne connaissons pas de dessin de sa main
qui porte une date antérieure à lOUO, (juoique sans aucun
doute il ait dû produire de nombreux travaux avajit cette
époque. Mais probablement sa manière n'était pas encore ce
qu'elle est devenue depuis, et les crayons de sa jeunesse se
confondent avec ceux que l'on doit aux portraitistes si nom-
breux de la fin du xvi'^ siècle. La date la plus moderne
que nous ayons relevée est celle de 1044, que porte un
portrait de l'abbé de Saint-Cyran, fait de mémoire un an
après la mort du modèle. Daniel était alors âgé de soixante-
dix ans.
YII
Le fils aîné de Daniel naquit en 1004, et son père lui
donna le nom d'Estienne en souvenii- de celui cpii venait de
mourir l'année précédente, et qui fut la véritable illustra-
tion de la famille Du Monstier.
Estienne le jeune fut élevé danslesarts. Dès l'année 1019,
à peine âgé de (}uinze ans, il ébaucbait des portraits que
Daniel corrigeait et terminait. Une inscription placée sur
l'un des dessins de la bibliotbè(|ne Sainte-Geneviève nous
l'atteste. Il estvraisemblabled'ailleurs qu'Estiennc lejeune
resta simple amateur, et peut-être copiste de son pèi'e : car
on ne rencontre aucune autre mention sur son compte. Il
vivait encore en KioS.
Nicolas Du Monstier, l'ini des autres fils de Daniel, na-
(juit en ir»l:2. Il suivit la nuMuc cariièrc, et paniît l'avoir
poussée plus loin ([n'Esticnne Ir jeune. En 10;{(), âgé de dix-
huit ans, il obtenait la survivance du logement de .son père
au Louvre. Cette faveur lui était accordée par le roi pour
reconnaître les services passés et présents d(î Daniel «fant
« en sa personne qu'en celle de Nicolas Du Monstier son fils,
APPENDICE. 309
« lequel il nourristet instruict audict art de peinture, l'en-
« voyant à cette fin en Italie pour le rendre d'autant plus
« capable de servir Sa Majesté. »
En 1061, lors du terrible incendie de la galerie du Lou-
vre, Nicolas rendit des services signalés en sauvant quel-
ques-uns des portraits des rois, et plusieurs années après,
en 1068, on donna à sa veuve, en souvenir de ce fait, une
somme de 1,500 livres.
Il fut reçu à l'Académie, comme peintre de portraits en
pastel, le 4 janvier 1665. L'année précédente, la compagnie
l'avait chargé de faire le portrait d'Errard. Il mourut à l'âge
de cinquante-cinq ans, le 16 septembre 1067.
Nous mentionnerons brièvement en terminant quelques
autres membres de la famille Du Monstier, qui ont aussi été
artistes, mais qui n'ont eu d'ailleurs aucune réputation.
Le Père Lelong cite un dessin du cabinet de M. de Fon-
tette, exécuté par Charles du Monstier.
Mellan a gravé un portrait de Nicolas Coeffeteau, évêque
de Marseille, d'après Antoine Du Monstier.
Un Louis Du Monstier, graveur, exécuta en 1004 d'après
Lefèvre, un assez faible portrait de Robert de Fénouillères,
chanoine.
Enfin nous avons vu les portraits de Louis XV et de Marie
Leczinsiva, chacun dans un ovale, de profil et se regardant.
Cette pièce, ainsi qu'un portrait du dauphin, fils de
Louis XV, porte la signature C. Du Monstier.
Ajoutons ici la table généalogique des principaux mem-
bres de la famille Du Monstier, en faisant observer que di-
vers points de cette filiation ne reposent jusciu'à présent que
sur des conjectures, à nos yeux fort plausibles, mais qui
ne doivent jamais être considérées comme valant des faits :
14
310 ÉCOLE FRANÇAISE.
Geoffroy du Monstier Cardin?
154-7 1550
I I
Cosine Estienne
vivait encore eu 1G02. né en I5t2(), mort en 1603.
I I
Daniel Pierre
né en 1574, mort en 104(>. né vers 1565, mort en 1656.
I
I I
Estienne le jeune Nicolas
né en 1604 né on 1612
vivait encore en 1653. mort en 1667.
Voici donc une suite d'hommes habiles ei recherchés de
leurs contemporains, ([ui durant un siècle, à partir de 1550,
ont produit d'innombrables portraits dessinés, et cepen-
dant, disons-le à notre honte, combien pou connaissons-nous
leurs ouvrages! Nos pères, qui les aimaient pourtant, les
ont bien mal conservés. Ils ont même perdu les origines et
le souvenir de cet art tout français.
Geoffroy Du Monstier a résisté quebiue peu à l'oubli,
grâce à ses eaux-fortes et aux l'ares collectionneurs qui les
ont recueillies. Daniel seul est resté en possession de sa cé-
lébrité. Il le doit à l'habitude qu'il avait prise de dater
presque tous ses dessins, et assez souvent même de les si-
gner. IMerre Du Monstier, dont le talent n'est qu'une va-
riante (le celui de Daniel, a laissé trois ou quatre portraits
aullienli(iues, à l'aide; desquels, avec le lem|is, d'autres
dessins pourront être remis à son nom : mais Cosme Du
Monstier, mais surtout Estienne, que sont devenus leurs
crayons? Où est, hélas! la collection des œuvres d'Kstienne
veiidne par Piei're à l'arcliidnchesse Isaixdie? A (|iioi tient
la gloire des artistes, et qu'Eslienne eût bien fait d'ajouter,
comme son neveu, sa signature à sesœuvres!
APPENDICE. 3il
Il existe néanmoins un certain nombre de portraits, exé-
cutés à la pierre noire et à la sanguine, sans rehauts de
pastel, sentant de loin leur plein xvi' siècle, et se rattachant
par leur touche sobre et naïve, par leur parfaite vérité, à
l'école délicate de Janet. Nous pourrions réunir, en les
prenant au Louvre et à la Bibliothèque, vingt ou trente de
ces crayons, bien supérieurs à tous ceux de Daniel. Dans
ce nombre se trouvent évidemment plusieurs ouvrages
d'Estienne. Mais tant que l'incertitude habituelle ne sera
pas dissipée, tant que nous n'aurons pas des points de
comparaison sûrs et bien établis, ce n'est pas nous qui es-
saierons de les désigner.
Ei*i*ai'(l (Charles), peintre et architecte, ne à Nantes
1601 (?), mort à Rome le 25 mai 1689.
Voir n' 726.
Les registres de l'Académie disent que C. Errard mourut
à Rome en 1689 âgé de quatre-vingt-trois ans. Il serait
donc né en 1606. Mais l'inscription placée sur son tombeau
à l'église Saint-Louis-des-Français, et rapportée dans les
Mémoires des académiciens (tome I, p. 85), déclare expres-
sément qu'il était, à sa mort, âgé de quatre-vingt-huit ans.
Quoique la première version soit la plus accréditée, nous
croyons devoir adopter la seconde qui, en raison du monu-
ment qui la i'ournit, et en l'absence de documents authen-
tiques, doit être considérée comme ofticielle.
Le père d'Errard était peintre et lui donna les premières
notions de l'art. Il le mena à Home à l'âge de dix-huit ans
(vers 1620?), et l'y entrelint pendant plusieurs années. Le
jeune homme se livra sérieusement à ses études, eut la bonne
chance de rencontrer M. de Chambray, qui s'intéressa à
lui et lui fut plus tard d'un grand secours.
Etant revenu à Nantes et de là à Paris, Errard fut pré-
senté par Chambray à M. Des Noyers, secrétaire d'Etat, qui
312 ÉCOLE FRANÇAISE.
le renvoya à Rome pour se perfectionner, mais cette fois
avec une pension du roi. Notre artiste se remit donc en
route, et rencontra à Marseille Claude Lorrain, qui comme
lui revenait en Italie pour la seconde fois. Ils firent de con-
cert le reste du voyage et arrivèrent ensemble à Rome, en
16^7. Là Errard se mit à dessiner avec une grande ardeur
les monuments, les statues, les ornements de tout genre,
étudiant l'architecture en même temps que la peinture. « Il
«fit, dit Guillet de .Saint-Georges, plus de dessins à lui seul
«que dix autres n'auraient pu faire, y observjtni. toujours
«une extrême propreté et une grande exactitude. Aussi on
« le regardoit à Rome comme un des plus forts dessinateurs
« de toutes les écoles... » Il peignitaussi quelques tableaux,
notamment pour le chevalier del Pozzo.
Son séjour à Rome fut cette fois de seize années entières.
Il s'y trouvait encore à la fin de 1643, et l'on voit par les
lettres de l'oussin à M. de Chantelou, qu'il avait fait pour
cet amateur deux copies que Poussin trouvait bonnes et
bien imilées. Poussin parle de lui, en ces lettres de 1643,
avec estime et considération.
On ne l'oubliait pas en France; dès le :20 février 1643, et
avant son retour, le roi lui donnait par lettres-patentes le
titre de l'un de ses peintres et architectes ordinaires, avec
logement au Louvre et 1,200 livres de gages par an. En
septembre 1614, nouveau brevet lui désignant un logement.
M. Des Noyers qui se trouvait pour le moment éloigné des
affaires, le reçut à merveille et l'emmena dans son château
de Dangu, où il peignit une galerie et des cartons pour des
tapisseries, et où il séjourna longtemps. Ce fut à Dangu
qu'il travailla, de concert avec M. de Chambray, à la tra-
duction de Palladio, au Paralli'le de V architecture an-
cienne et moilerne, et enfin à la traduction du Traité de
peinture de Léonard de Vinci, ouvrages (jui parurent sous
le nom de Chambray, et auxquels Errard ne contribua pas
seulement par ses dessins.
APPENDICE. 313
Sa position était devenue considérable, et son intlnence
était grande. Il fut recherché par la cour et par les particu-
liers. Savant en architecture en même temps que peintre,
il menait de front tous les genres de décorations, et nous
voyons que, dans les années 1G59 et 16G0, ses ouvrages du
Louvre montèrent à la somme énorme de 78,568 livres
(Chennevières, Notice sur la galerie d'Apollon, p. 24). « En-
<' fin c'étoit lui, dit Guillet, qui donnoit tous les dessins
K des ouvrages qui se faisoient chez le roi pour la sculpture,
« la menuiserie, la serrurerie et généralement pour tout le
« travail qui dépend du dessin. » Noël Coypel, encore tout
jeune, traduisait avec succès en peinture ses compositions.
En 1648, à la fondation de l'Académie, il fut l'un des rfozi^e
anciens, avec Lesueur, Lebrun, Bourdon, etc. En 1660, il
eutdegrandsdémêlésdanslAcadémie avec AbrahamBosse.
habile graveur et dessinateur, qui était dans la compagnie
depuis la fondation, comme professeur de perspective. Er-
rard l'accusait d'avoir mis au jour un traité des proportions
des figures antiques, prises sur ses dessins. Bosse, qui était
d'un caractère difficile, et qui prétendait posséder et ensei-
gner les véritables règles de la perspective, se défendit en
attaquant la science des autres. Il n'était pas aimé dans l'Aca-
démie, et fut, après de longs débats, exclu en 1666 : mais il
se vengea par avance en publiant une lettre que lui avait
écritePoussin au sujet de ces discussions. Poussin y parlait,
avec un dédain peu déguisé, de la publication faite par
ChambrayetparErrard du traité de Léonard. Il se plaignait
aussi d'Errardqui,en copiant les dessins faits par lui-même,
N. Poussin, chez le chevalier del Pozzo, s'était permis d'y
ajouter de mauvais paysages de sa façon (1).
(I) Il est bon de reproduire ici textuellement la phrase de la lettre
■lu Poussin, qui, nous ne savons pourquoi, a été singulièrement adoucie
dans la publication de M. Quatrenii-rc :
« Les gaufes paisagcs qui sont au derrière des figurines humaines
314 ÉCOLE FRANÇAISE.
Cetle lettre dut être fort pénible à Errard et à l'Académie
elle-même, que le vieux et illustre maître ne paraissait pas
avoir on grande estime. Bosse, en l'imprimant en l()05, pro-
testait contre les mauvaises dispositions de l'Académie qui
devait bientôt rendre l'arrêt d'exclusion, et appliquait sans
doute à sa mésaventure le vers de Lucain :
Victrix causa d'ds placu'd, sed vicia Catoni.
Errard eut bientôt après un plus grave sujet de méconten-
tement, en voyant Colbert faire entrer au conseil des bâti-
ments C. Lebrun, C'était pour lui le plus redoutable des
rivaux, jeune, ardent, plein d'imagination, inventeur infati-
gable, tandis que le pauvre Errard, 'à force de mesurer des
statues, des piédestaux ou des colonnes, avait contracté une
manière lourde et sans charme. Voyant son compétiteur
gagner du terrain, il sut se retirer habilement, en propo-
sant la création de l'Académie de France à Rome, création
dont il était depuis longtemjjs (luestion. Colbert accepta, et
Errard partit, comme premier directeur, en mars 1G()G,
avec douze élèves. Il revint en France en 1073, se maria,
quoique fort âgé, en 1G75, à une jeune fille de dix-huit ans,
et repartit à la fin de cette même année, pour reprendre
la direction de l'Académie de Uome, qu'il conserva jusqu'au
11 septembre 108;}. Sou influence sur les jeunes pension-
naires ne fut pas des |)lus heureuses, s'il faut en croire
Mariette: « Il les assujettit trop à ce que l'anatomie, lespro-
« portions et les règles de l'art ont de plus servile, et il
(( captiva ainsy tellement leur génie que ceux qui suivaient
" ilf'lacopicf|Uo iiioiisieiir ili;(',liaiiilir;ij' a faitiiii|iriiiH;r, y oui clé ajonts
" par un ccrlain F-naid, sans que j'en ayo ri<Mi sccu. n
Un certain Errard! I,c trait était dur pour l'académicien charpc de
grosses connuandos, qui, en raison même de ses anciennes relations,
se croyait à Paris le légitime représentant des doctrines du maître! A.
Bosse (levait se frotter les mains.
APPENDICE. 315
« ses leçons ne purent jamais depuis se défaire de la mau-
« vaise éducation qu'il leur avait donnée. »
En 1G83 il demanda du repos, et ne songeant plus à re-
tourner en France, où il aurait trouvé Lebrun dans tout
réclat de son triomphe, il vécut encore pendant six années,
calme et honoré, dans une belle maison qu'il avait achetée,
et dans cette grande ville qui avait vu s'écouler la meilleure
partie de sa jeunesse.
C'est Errard qui a donné les dessins de l'église de l'As-
somption, à Paris, monument qui ne le relèvera pas du
reproche de lourdeur fait par les contemporains à son talent.
€iiUot{CLk\:DE), peintre et graveur, né à Langreseniùld,
mort à Paris le 4 mai 1722.
Voir n" 753.
Gillot subit la loi commune à tous les artistes qui ont été
surpassés par leur élève. Il devait être, et il a été sacrifié au
peintre de Yalenciennes. On le connaît comme le maître de
Watteau, et cela dit tout. On songe peu à examiner de près
les dessins et les eaux-fortes qu'il a laissés, et qui donnent
la mesure de son talent. Il possède l'invention, la gaîté,
l'entrain, la facilité de la main; ce qui lui manque, c'est
l'étude de la nature et des maîtres, c'est la distinction, le
charme enfin, ces qualités supérieures et mystérieuses qui
rehaussent et décorent les œuvres de son élève.
Claude Gillot vint de Langresà Paris pour étudier, et se
mit sous la direction de J.-B. Corneille. Il ne put travailler
longtemps avec ce dernier, qui mourut en 1GU5. 11 ne paraît
pas d'ailleurs que Corneille ait eu quelque influence décisive
surson goût. Gillot montra une prédilection mar(|uée pour les
sujets bachiques et comiques, pour les scènes do ballet et de
comédie. Il fut même chargé pendant quel(|ue temps de
diriger les décorations et les costumes de l'Opéra. Les scènes
du théâtre italien qu'il représentait dans ses tableaux et dans
316 ÉCOLE FRANÇAISE.
ses dessins obtinrent un grand succès, et ce genre, qu'il mit
à la mode, fut adopté et perfectionné par d'autres. En 1715,
il fut reçu de l'Académie comme peintre de sujets galants et
modernes, et cependant son tableau de réception représen-
tait un Christ que l'on va mettre en croix. D'ailleurs sa ma-
nière de peindre était peu agréable, et ses tableaux ont
presque entièrement disparu: «Il peignoit si médiocrement,
« dit d'Argenville, que ses ouvrages ont été inhumés avec
« lui : il faut excepter ses dessins, qui sont toujours re-
« ciierchés. »
Quelques années avant sa réception à l'Acadéinie, Gillot
fit la connaissance d'Antoine Watteau, et, ayant vu avec plaisir
quelques-uns de ses ouvrages, l'invita à venir demeurer avec
lui. Le nouveau venu avait une douzaine d'années de moins
que le maître, et profita heureusement de ses leçons ; mais
leur intimité ne fut pas de longue durée. Soit qu'il faille
en accuser le caractère changeant et atrabilaire de l'élève,
soit que l'on doive taxer de jalousie le maître, (jui voyait
chaque jour le talent du jeune homme se développer outre
mesure et s'ouvrir à de nouveaux horizons, ils rompirent
leur association. « Ils se quittèrent, » dit Gersaint dans
son catalogue du cabinet Quentin de Lorangère (catalogue
rédigé avec un zèle et un soin rares et peu imités), « ils se
(( quittèrent au moins avec autant de satisfaction qu'ils
« s'éloient auparavant unis. »
Caylus s'exprime ainsi à ce sujet : « Ils se quittèrent mal,
« et toute la reconnaissance que Watteau ait pu témoigner
« à son maître pendant le reste de sa vie, s'est boriu'^e à un
(' profond silence. Il n'aimoit pas même qu'on lui demandât
« des détails sur leur liaison et sur leur ruptur(! ; car pour
« ses ouvrages, il les vantoif, et n<^ laissoit j)oint ignorer les
(< obligations (ju'il lui avoit. »
De son côté, Gillot, appréciant sans doute l'énorme diffé-
rence qui existait entre sa peinture et celle de Watteau,
renonça au jtinceau et se renferma <lans ses dessins et ses
b
APPENDICE. 317
eaux-fortes. Il mourut dans la force de l'âge, en 1722, quel-
ques mois après son élève, que la mort avait emporté tout
jeune et au début de son merveilleux succès.
L'œuvre de Gillot, qu'avait réuni Quentin deLorangère,
ne contenait pas moins de trois cent quatre-vingts pièces.
Sur ce nombre plusieurs suites ont été gravées par d'autres
sur ces dessins, notamment la vie du Christ en soixante
pièces à l'eau-forte par Huquier : inventions banales et
creuses. Les scènes comiques du théâtre italien, gravées en
douze pièces par le même Huquier, sont bien supérieures.
Ce graveur a encore mis au jour, d'après les dessins de
notre artiste, un petit recueil d'ornements divers. JoUain
a publié une suite dliabillements à Vusage des ballets,
opéras et comédies, en quatre-vingt-quatre pièces. Enfui
Audran, Scotin, Cavlus, Sarabat..., ont travaillé d'après
Gillot.
Les eaux-fortes qu'il a gravées de sa main sont assez nom-
breuses. Nous remarquons principalement quatre pièces en
largeur représentant les fêtes de Faune, de Diane, de Pan.
de Bacchus, compositions animées et agréablement dispo-
sées qui se ressentent, si nous ne nous trompons, du goût
de Latage. Deux pièces représentant le Sabbat, rappellent
avec une nuance de style toute différente, les fantaisies de
Callot. Entiii une suite de soixante-douze petites eaux-fortes
pour les fables de Lamotte, forme le complément de son
œuvre. La Bibliothèque impériale possède aussi une pièce
satirique sur la décadence des arts, que l'on attribue à sa
pointe et ([ui rappelle bien sa manière.
Quant à ses dessins, ils sont exécutés d'une plume vive et
line, mélangés souvent de sanguine lavée ou en crayon :
quehjuefois aussi il se sert avec talent de la gouache. Le
Louvre en possède une trentaine de ses meilleurs, que l'on
retrouve soit dans les scènes du théâtre italien, soit dans la
petite suite de JoUain, soit dans les fables. Ils viennent
presque tous de Mariette, et vraisemblablement de Quentin
14.
318 ÉCOLK FRANÇAISE.
de Lorangère, (lui en avait recueilli un nombre extraordi-
naire.
Ce sont de très-jolis croquis, pleins d'esprit et de fantaisie,
représentant à merveille les types célèbres de la comédie ita-
lienne, les aventures d'Arlequin et de Golombine, ou les
costumes de ballet et d'opéra. Malheureusement la fantaisie
y domine, et la nature n'y est nullement consultée. C'est le
vice radical de Gillot, et sans parler de la magie du pinceau
et du coloris qu'il n'a jamais possédée et qui était le triom-
phe de son élève, c'est là ce (jui creuse un abîme entre lui
et Watteau. Car celui-ci étudiait avant tout et toujours la
nature. Il l'interprétait sans doute à sa guise, et c'estle droit
de tout homme de talent, mais il ne faisait rien sans elle.
Ce qui, dans l'œuvre gravé de Gillot, nous paraît le plus
digne d'attention, c'est une suite de huit pièces assez
grandes, exécutées par Jollain, représentant, en diverses
attitudes. Arlequin, Mezetin, Scaramouche... Ces figures
dessinées plus sérieusement que d'ordinaire, ont dû servir
de modèles classiques à tant de peintres qui entrèrent dans
la voie tracée par le maître de Watteau.
Lancret, l'habile imitateur de Watteau, a été aussi élève
de Gillot. Mais il ne resta chez lui (\ue \)en de temps, et,
chose remarquable, ce fut Watteau qui l'engagea à quitter
V aieWev pour se livrer à l'étude de la nature.
Oirardon (FriANçois), sculpteur, né à Troyes le it) mars
10:28, mort à Paris le i" septembre 1715.
Voir n* 751.
Il fit ses premières études avec un sculpteur en bois du
nom de Baudesson, et en |)renant pour modèle les ouvrages
de sculpture dont deux artistes du xvr siècle, François
Gentil et Dmnenico, avaient enrichi les églises de Troyes.
Avjiiit eu l'occasion de travailler au château du chancelier
APPENDICE. 319
Séguier, celui-ci prit le jeune artiste sous sa protection, et
lui fournit les moyens de faire le voyage de Rome.
Il revint dans sa villenatale vers 1650, bien jeune encore,
mais déjà habile, et fit plusieurs ouvrages pour un célèbre
curieux du temps qui habitait Troyes, le sieur Quinot (dont
nous avons déjà eu l'occasion de parler dans notre premier
volume : Notice du miniaturiste Werner.) Cet amateur fut,
dit-on, l'un des auteurs de la fortune de Girardon, qui fit
plus tard son buste.
A Paris, il se perfectionna en travaillant avec les Anguier,
et retrouva la protection du Chancelier, qui lui donna une
pension sur les sceaux. En 1664-1665, il était employé par
le roi à sculpter, d'après les dessins de Lebrun, quelques-
unes des figures de stuc de la-galerie d'Apollon. Louis XCV
avait promis une récompense à celui des sculpteurs qui,
dans ce travail important, emporterait la palme. Ce fut Gi-
rardon qui obtint la gratification de 300 louis, et la valeur
de ses concurrents (les sculpteurs Regnaudin, Gaspard et
Balthazar de Marsy) rend sa victoire des plus honorables.
C'est de cette époque, sans doute, que date la grande for-
tune de notre artiste. Ses talents furent mis continuellement
à profit par Colbert et par Lebrun, et il ne se fit plus de
grande entreprise, sans qu'on eût recours à son ciseau. Soit
que l'invention fût sa partie faible, soit qu'il sentit la néces-
sité de se soumettre à la direction suprême de Lebrun, il ac-
cepta sans murmurer de traduire, le plus souvent, les idées
du dictateur, mettant toute sa gloire à les bien exécuter.
11 était d'ailleurs toujours prêt à se rendre utile. En mars
et avril 1666, nous le trouvons à Toulon, travaillant à l'orne-
mentation du vaisseau amiral le Royal-Louis (.4 /"c/nïv5 de
Vart français, n, p. 237 etsuiv.). L'intendant d'Intreville
écrivait à Colbert combien la présence de Girardon lui était
précieuse. Car il savait àlafois travailler et se faire obéir de
tous les sculpteurs, peintres, doreurs qui donnaient au pauvre
intendant plus dcmal que tousles autres ouvriersqu'il avait
3-20 ÉCOLE FRANÇAISE.
SOUS ses ordres. « Le sieur Girardon est fort sujet sur les
« ateliers et travaille de sa main i)artout, » écrit-il en oc-
tobre 1668. « 11 a réparé à merveille les figures de la
« pouppe de l'amiral » Le 25 décembre suivant, d'In-
Ireville dit à Colbert : « M. Girardon a pris sa route du
« côté de Gennes... J'ay regret de le voir éloigné, sa ma-
(( nière d'agir le faisant chérir de tous ceux qui le con-
naissent... » Pour remplacer Girardon, on eut recours à
Puget, que l'intendant paraissait voir arriver avec quelque
appréhension, et dont en effet le caractère dut lui paraître
moins souple et moins égal. En septembre 1670, Girardon se
trouvait encore à Marseille pour des travaux du même genre.
Nous savons par le Mercure de France qu'en 1672, l'un
des plus importants ouvrages de Girardon, Apollon chez
Thélis, était déjà en place. Ge groupe se compose de sept
figures de marbre, dont les quatre principales sont de sa
main; les Irois autres sont de Thomas Regnaudin. La dis-
position du groupe entier appartient à Lebrun. Du moins,
D'Argenville l'affirme, et l'aspect général de l'œuvre rend
son assertion ^vraisemblable. Tout le monde a vu à Ver-
sailles les Bains d'Apollon, qui ne sont pas l'un des
moindres ornements de ces jardins magnifiques.
Le tombeau du cardinal de ruchclieu qui fut terminé en
1694) se voit encore dans l'église de la Sorbonne à Paris.
G'était, aux yeux de Girardon, son meilleur ouvrage, et
dans sa vieillesse, il se plaisait à aller le revoir. D'Argenville
eld'autres ont dit aussi (pieridéc première en avait été don-
née par Lebrun. « Cet inimitai)le nmnumcnf dû au génie
« de Lebrun et à riiabileciseaudcGirardonjCstleplus par-
« lait qui soit en France. L'invention et l'exécution s'y dis-
« putent le prix. » (Voynfic jiittoresfjuede Paris, p. ^18.)
Ici l'assertion de D'Argenvilli' udus paraît erronée. En effet,
G. Simonneau et P. Picai't, qui ont donné du tomlicau une
q u ad ru pi e gravure sous ses dill'ércn tes faces, ont soind'ajou-
ii'ràleuri'slam|icles nmls : F. Girardon inrenit et fecit;
APPENDICE. 321
et dans la dédicace à Letellier, évêque de Reims, Girardon
lui-même, comme s'il voulait répondre par avance à D'Ar-
genville, s'exprime ainsi : « Ectypum sepulcri Richeliani
« in marnmris visceribus aiic mentis et manus inventif
« exact i et in temploSoirbon icoPci ris lis erecti... monumen-
ts l\im. .. àal, dicat, consecrsi. . .F . Giira.rdonscu\ptoi' reg'ius. »
Enfin le monument lui-même porte la signature qui suit :
Fr. Girardon Tricassin inr.etsculpsitan.M. DC.XCIV.
On ne saurait imaginer une affirmation plus explicite et la
question doit évidemment être tranchée en faveur de Girar-
don. Remarquons seulement que la figure de femme cou-
chée au pied du tombeau est prise à Nicolas Poussin.
Louis XIV avait commandé à Girardon sa statue équestre
en bronze. En 1G87, le roi alla la visiter (J/ercure de France
de février 1687); mais quand elle fut érigée sur la place de
rilôtel de Vendôme, on s'aperçut que les proportions en
étaient trop petites. Le roi donna la statue au maréchal de
Boufflers, qui la transporta en Normandie, et en commanda
une plus grande à Girardon. Cette seconde figure, fondue
d'un seul jet par Keller, fut mise en place, avec grande
pompe, eu 1009. Elle resta sur la place Vendôme jusqu'en
1792, époque à laquelle on la détruisit pour en faire des
canons. Le modèle est conservé au Louvre.
Nous ne saurions citer ici tous les ouvrages de Girar-
don, qui durant sa longue carrière donna sans relâche des
preuves de son assiduité au travail. Dans le seul palais de
Versailles, on le retrouve à chaque pas, depuis la grille
d'entrée jusqu'aux ornements des bassins. Groupes et
figures de marbre, groupes et figures de plomb, bas-
reliefs, termes, vases, de sa main, ou exécutés d'après ses
modèles par Poultier, Mazière, Granier, Slodtz, l'énumé-
ration serait trop longue pour cette notice, et nous ne
pouvons mieux faire que de renvoyer le lecteur à l'excel-
lent catalogue de notre collègue, M. Soulié. Trianonaaussi
sa part <les sculptures de notre artiste.
322 ÉCOLE FRANÇAISE.
A Paris, combien d'églises furent ornées de ses œuvres!
A Saint-Lèu, le tombeau delà présidente de Lamoignon; à
l'église des Capucines, le tombeau de Louvois ! à Saint-
Nicolas du Cbardonnet, celui de Jérôme Bignon; à l'église
Saint-André-des-Arcs, à Saint-Germain-des-Prés, d'autres
monuments du même genre. Tous se trouvent décrits avec
soin dans les guiiles et les ouvrages spéciaux. Il travailla
au Louvre dans la cliambre du roi, et dans celle de la
reine. Il envoya aussi plusieurs de ses meilleurs ouvrages
à Troyes, sa ville natale, qu'il aimait avec passion et qu'il
chercliait à embellir de toutes façons. On lui doit enfin les
bustes de Boileau, de Lamoignon, d'Arnauld, etc..
Il mourut plein d'années, jouissant de la réputation et de
l'aisance qu'il devait à son travail. Il était de l'Académie de-
puis 1657, elfutnommé successivement professeur, adjoint
à recteur, recteur, et enfin, en août 1695, à la mort de Mi-
gnard et sur la désignation même du roi, cbancelier de
l'Académie. Il avait son logement au Louvre, et y avait dis-
posé une belle galerie remplie de sculptures antiques et
modernes de grand prix. Il aimait probablement aussi les
peintures, et tout au moins les dessins. Car il avait réuni
toute une nombreuse série d'études de Lesueur, pour la
suite de saint Bruno et pour l'histoire de saint Gervais et
saint Protais.
Ouéi'iii a Kxy), lie in tri' de portraits eu miniature, né à
Strasbourg en 17()(J, mort à Obernai le 30 octobre 183(1.
Voir n" 781 .
Cethabileartistevints'établirà Paris dans les années qui
précédèrent la Révolution. Il entra dans l'atelier de David,
et s'adonna à la miniature, qu'il comprenaitd'unefaçonori-
ginale et pour ainsi dire liistori(iue. Un portrait de M"" la
Miarécliiile de Maligiion, fllb; du baron de Brdeuil, le mit
à la mode, et le fil appeler à la cour, où il peignit les por-
APPENDICE. 323
traits du loi Louis XVI et de la reine Marie -Antoinette. Ces
lieux grandes miniatures, de forme ronde, qui portent la
signature de Guérin, mais qui ne sont pas datées, appar-
tiennent aujourd'hui à M. le comte G. de Germiny, sénateur.
En 1789, J. Guérin entreprit une suite de portraits
d'après les députés à l'Assemblée nationale. Ces portraits,
gravés en manière noire par Fiesinger, devaient faire con-
currence au recueil deDesjabin (dont nous parlons à l'ar-
ticle d'Isabey). Ce sont des portraits ovales (hauts de neuf
centimètres environ) : et il est présumable que, soit à cause
de la concurrence, soit pour quelque autre motif, letravail
fut abandonné par le dessinateur et par le graveur, une fois
les premières livraisons publiées. Voici les portraits que
nous trouvons à la Bibliothèque impériale : Fezensac de
Montesquiou, — J. Petion, — Mirabeau, — Malouet, — La
Rochefoucauld duc de Liancourt, — duc de la Rochefou-
cauld, — les frères Lameth, — Lafayette, — Henri Jessé,
— Freteau, — comte deClermont-Tonnerre, — A. Beauhar-
nois, — Thouret, — Sieyès, — Robespierre, — J. Piewbel,
— P.-L. lUx'derer, — Barère.
J. Guérin faisait partie de la garde nationale, et eut l'oc-
casion de rendre à la famille royale d'éminents services en
la protégeant au péril de sa vie, le 20 juin 1792, contre la
populace furieuse qui s'était introduite aux Tuileries.
Obligé de quitter Paris après le 10 août, il se réfugia
en Alsace, à Obernai, dans la famille Levrault, cà laquelle
l'attachaient les liens d'une étroite amitié. Mais, au bout
de quelque temps, craignant de compromettre ses hôtes,
il se rendit à Strasbourg, et se présenta à Desaix, qui lui
fit endosser un habit de soldat, et le prit avec lui aux
avant-postes. Une fois la Terreur passée, il facilita à Guérin
les moyens de redevenir ai-liste.
C'est en 1798 que Guérin parut pour la première fois
au salon, avecle portrait de Kléber, son compatriote et son
ami : grande miniature largement traitée, pleine de feu et
324 ÉCOLE FRANÇAISE.
de talent, qui est devenue, ainsi que cela était bien juste,
le portrait classique du héros.
Jean Guériii avait probablement l'intention de publier,
comme il l'avait fait pour les députés de 1789, une suite
des iiénéraux de la République : car Fiesinger grava
d'après lui, par le même procédé de manière noire, mais
en plus grandes dimensions, les portraits suivants :Kléber,
— Gouvioii-Saint-Cyr, — Sainte-Suzanne, — Bernadotte,
— Desaix. — Buonaparte (1791), tête maigre et animée,
yeux enfoncés sous les orbites, cheveux longs). Les minia-
tures ou les dessins qui servirent d'originaux à ces es-
tampes, ont sans doute été conservés et doivent êlre, comme
le porliait de Klébcr, infiniment précieux.
Il est surprenant que de pareils ouvrages n'aient pas attiré
d'une façon plus marquée l'attention sur leur auteur, que
certains critiques mentionnent avec bienveillance sans
doute, mais un peu en second rang. Au salon de 4804 (Pas-
([uino et Scapin au Muséum), on lui consacre leslignesqui
suivent : « Guérin (Jean). Ilegarde celle jolie miniature, ce
« noble portrait. Il est bien frappant, cette miniature té-
« moigne un grand talent. » Bruun-Neergard (Salon de
1810) s'exprime ainsi : « On ne voit pas sans intérêt les
« productions de Guérin de Strasbourg »
David appréciait moins froiilement lesdites productions,
ainsi (jue le piouve le fait suivant que nous empruntons
aux Annales de la Société libre des Beaux-Arts (article de
M. Desains) : a David professait pour ce beau talentune es-
« time particulière. Sur le point de marierune de ses filles,
« il voulut devoir le itortrait de lajeune fiancée au pinceau
« de Jean G\iérin. Celui-ci, justement ficrde cechoix, con-
« sentit volontiers, mais a condition (|ue le peintre des
« Sabines poserait lui-même le modèle. iS'ous ji'avons pas
« besoin de dire que cet ouvrage fu un des meilleurs de
«' l'habile miniaturiste. »
En \H\'l, jiarutle poitrail de l'Empereur, grande minia-
APPENDICE. 3-25
ture sur vélin, gravée par B. Roger. Mais, malgré ce haut
patronage, l'artiste ne fut ni mieux apprécié, ni mieux ré-
compensé. Il exposa jusqu'en IS^ll, sans que nous trou-
vions trace de médailles à lui décernées. 11 se retira, en
1833, chez ces mêmes amis qui, quarante ans auparavant,
l'avaient recueilli dans des circonstances bien différentes,
et mourut au milieu d'eux à l'âge de soixante-seize ans,
après quelques années de repos.
M. L. Levrault a publié dans la Revue d'Alsace de
1836, un travail biographique sur Jean Guérin, travail dont
il a bien voulu nous communiquer un extrait, qui nous a
été d'un grand secours pour notre courte notice.
Giiiaiul (M"'), »?'(? Adélaïde Labille (en secondes noces
M"'' Vincent), peintre de portraits à l huile et au
pastel, née à Paris le 11 avril 1749, morte à Paris le
4 floréal an XI {S avril 1803).
Voir n"° 782 à 785 (bis).
Cette dame fut d'abord élève de François-Elie Vincent
le père, peintre en miniature. Elle re(;ut aussi les conseils
de Latour, et se fit remarquer comme peintre de portraits,
soit à l'huile, soit au pastel.
Elle se présenta à l'Académie vers 178:2, et pour faire
tomber le préjugé qui s'attache quelquefois aux œuvres
d'art sorties de la main des femmes, eut soin de faire le
portrait de plusieurs membres de l'Académie, afin qu'ils
sussent par eux-mêmes si tout son talent lui appartenait.
Elle avait une redoutable concurrente dans la personne de
M""' Vigée-Lebrun, plus jeune que M'"" Guiard de six ans,
et alors dans tout l'éclat de son beau talent. L'Académie
trancha galamment la difficulté, en nommant à la fois les
deux femmes peintres, le 31 mai 1783. M"'' Guiard ne pou-
vait sans doute être mise sur la même ligne que sa rivale :
3-26 ÉCOLE FRAiSÇAlSE.
mais son mérite était réel, et l'Académie fit acte de justice
en le reconnaissant.
Elle donna pour son morceau de réception le portrait au
pastel du sculpteur Pajou, qui fait partie du musée du
Louvre, et plus lard le portrait à Thuile du peintre Amédée
Van Loo, lequel se trouve aujourd'hui à l'École des Beaux-
Arts, parmi les portraits d'académiciens. Par une faveur
toute spéciale, l'Académie agréa M"'- Guiard et la reçut
dans la même séance.
Elle figure à toutes les expositions, à partir de l'année de
sa réception, avec un certain nombre de toiles à l'huile ou
de pastels : on remarque particulièrement en 1785, son
propre portrait en pied, à l'huile. Elle s'était représentée
peiguantetayanlprèsd'ellesesdeuxélèves qui la regardent,
M"»^* Rosemont et Capet. Elle fit aussi plusieurs fois le por-
traitde Mesdames, fillesdcLouisXV, quila nommèrentleur
/)r^»j<>r/)?/M/re.Monsieur,frère du roi(depuis Louis XVIII),
lui donna le même titre, etlni commanda un grand tableau
dont le sujet était la réception d'un chevalier de l'ordre de
Saint-Lazare. Ce tableau était jjresque terminé, quand sur-
vint la Révolution, et la pauvre artiste vit en un moment
détruire le fruit de plusieurs années de travail assidu.
Elle ne paraît pas avoir cependant manqué de travaux
pendant la période révolutionnaire. Car nous la voyons
paraître «mi 17U1 avec le portrait de plusieurs députés à
l'Assemblé nationale, parmi les([uels nous reniar«iuons :
Robespierre, lesfrères Lameth, Talleyrand, Beauharnais...
En 1703 M""' Guiard se sépara par le divorce de son
mari. Le 30 prairial an IX (l'.)juin 1801), elle épousa en
secondes noces le peintre V. André Vincent, fils de son pre-
mier maitie, qui lui-nn-me l'avait aidée de ses conseils
l)endant sa jeunesse. Les deux époux n'étaient plus jeunes,
et, deux ans après, la moit vint rompre cette'union, en en-
levant M'" Vincent.
APPENDICE. 3-27
Guîlleiuot (Alexandre-Charles), peintrey né à Paris
en 178G, mort à Paris en novembre 1831.
Voir n^ 786.
Il fut élève de David, et concourut pour le prix de Rome
en 1807. Il n'obtint que le troisième prix. Mais il fut plus
heureux l'année suivante et remporta le premier prix. Le
sujet du concours était la maladie d'Antiochus.
Il exposa aux salons de I8I4, 1817, 1819,18-22,18-24.,
1827, 1831.
Sou tableau représentant le Christ ressuscitant la fille de
la veuve de Naïm, exposé en 1810, lui valut la médaille de
première classe. On plaça au Luxembourgson tableau de la
mort d'IIippolyte, qui avait fait partie de l'exposition de 1822.
On lui confia ensuite, dans l'église Saint-Sulpice, la déco-
ration d'une chapelle dédiée à Saint-Vincent-de-Paul. Les
esquisses des trois sujets qu'il représenta parurent au salon
de 1824. Enfin Guillemot peignit dans la première des salles
du Conseil d'Etat, au Louvre (salles qui aujourd'hui sont
consacrées au musée des dessins), un tableau représentant
la clémence de Marc-Aurèle.
Le grand dessin d'après le Jugement dernier de Michel-
Ange, exécuté à Rome en 1812, fut exposé, après la mort
de l'artiste, au salon de 1833.
Hall{?iET{RE-A.T)OLvuE), pemtre de portraits à llmile, au
pastel, en miniature et en émail, né à Boras (Suède) le
23 février 1739, mort à Liège le 15 mai 1793.
Voir n»^ 787 et If^H.
La Suède a fourni à la France et à l'Académie, dans la
seconde moitié duxviii" siècle, trois artistes distingués, qui,
en bonne justice, ne devraient nullement compter parmi les
nôtres. Le premier est le pastelliste Lundberg, dont nous
328 ÉCOLE FRANÇAISE.
parlons en son lieu. Le second, Roslin, peintre de portraits
en renom, est représenté dans les galeries de peinture du
Louvre par un ouvrage d'un goût excellent. Le troisième
miniaturiste, d'une incomparable habileté, sera l'objet de la
présente notice.
Notre ancien collègue et ami, M. Villot, qui a publié en
1867, à l'aide de documents communiqués par la famille de
Hall, une étude des plus complètes et des plus intéressantes
sur cet artiste, adopte comme date de naissance l'année 1730.
Il s'appuieàce sujetsur la tradition conservée parmi les
enfants de Hall, qui, sur le dire de M"' Hall, accusaient leur
père de s'être rajeuni de deux ans. Mais nous trouvons dans
le grand dictionnaire de biographie suédoise, publié à Upsal
en 1848, unedale précise qui ne saurait avoir été inventée,
et qui s'accorde rigoureusement avec les déclarations olfi-
cielles du peintre, et avec les données fournies par les
registres de l'Académie. Elle nous paraît donc devoir être
adoptée sans contestation.
Le père de Hall était médecin et destinait son fils à la
même profession. H lui fit faire des études classiques à l'uni-
versité de Gœttinguc (1), et suivre les cours de chimie, de
botanique, d'anatomie. Mais, vers 1758, à Tûge de dix-neuf
ans, ainsi qu'il le déclare dans une lettre publiée par
M. Villot (page 54), le futur médecin se prit de goût pour
le dessin, et s'y livra avec assez de succès pour que son père
consentît à lui laisser entreprendre un voyage, dans le but
de visiter les principales galeries d'Europe.
H quitta donc la Suède où il ne revint jamais, malgré les
instances de son père, qui mit tout en œuvre pour le rappe-
ler au pays natal. Le livre suédois par nous cité dit qu'il
re(;ut à Berlin des leçons d'Eckhard, |)eintre du roi, et à
llambourgdesconseilsde lleic li.ud, iiiiniaturisleliaiiovrien.
(1) La biograpliic suéduisn jiarlc iJ'li^sal et de Greifswaldc, non de
Cœlliniruc.
APPENDICE. 329
Du reste les renseignements provenant de cette source s'ac-
cordent assez mal avec les traditions de la famille, et les
déclarations de Hall lui-même sont seules à l'abri de toute
contestation.
En 1760, il se trouvait à Paris et prenait le parti de s'y
fixer (Villot, page 10). Son talent s'était sans doute déve-
loppé, et son pinceau lui procurant quelques ressources, il
abandonna définitivement la médecine pour la peinture. On
ne sait s'il demanda des conseils à l'un des peintres alors en
vogue, par exemple <à son compatriote Roslin qui était déjà
membre de l'Académie depuis 1753, et qui fut son ami.
Greuze pour qui il avait une admiration toute particulière,
dut aussi avoir sur lui une grande influence, sinon par ses
avis, au moins par ses exemples. Mais l'on ne peut, faute de
faits certains, qu'avancer à cet égard quelques conjectures.
En 17(39, son talent était déjà hautement apprécié, et l'A-
cadémie le recevait au nombre de ses agréés. Il exposa pour
la première fois, au salon de cette même année, plusieurs
miniatures parmi lesquelles nous remarquons les portraits
des trois petits-fils du roi Louis XY : le Dauphin, le comte
de Provence et le comte d'Artois; et ce début souleva de
grands éloges.
Le Mercure de France d'octobre 1700 contient à ce sujet
un article que nous allons citer, et qui nous semble des plus
honorables pour celui qui sut du premier coup juger si sai-
nement notre artiste; car aujourd'hui, après un siècle d'in-
tervalle, après tant de revirements et de fluctuations, ce
jugement, qui pouvait paraître hasardé, est devenu le juge-
ment de la postérité : « Tous les portraits de M. Hall, nou-
« vellement agréé, sont de la plus grande beauté ; ils sou-
« traités d'une tout autre manière que celle que les pein-
« très en miniature ont coutume d'employer : on n'y voit
« point la fatigue du pointillé; rien de z^n^^ ^'^^"^ '^^ labo-
« rieux; la touche est libre et la manière large comme celle
(f d'un peintre d'histoire; ses tètes sont aussi correctement
330 ÉCOLE FRANÇAISE.
«. dessinées et ses étoffes rendues avec autant de goût que
« de facilité. M. Hall, très jeune encore, montre les plus
« grands talents dans un âge où les autres ne donnent en-
« core que des espérances et peut être regardé comme le
« Van-Dyckde la miniature. » (L'article est de M. DesBoul-
miers, ancien capitaine de cavalerie.)
L'éloge est aussi juste que complet. La manière libre du
Suédois, sa coquette facilité, son adresse à profiter de la
transparence de l'ivoire pour donner l'éclat et la vie aux
chairs, en réservant la gouache pour les vêtements et les
accessoires, et en laissant de côté le système du poinlillé,
c'étaient là des qualités brillantes et nouvelles, qui devaient
faire paraître bien froid le procédé des miniaturistes ses
rivaux. Cette comparaison avec Yan-Dyck devait d'ailleurs
combler de joie l'artiste qui, dès sa jeunesse, étudiait avec
passion les œuvres du maître flamand, et qui conservait
soigneusement de précieux dessins et des esquisses de sa
main.
Les salons en se succédant vinient confirmer la réputa-
tion de Hall. 11 n'envoyait pas seulement des miniatures,
mais aussi des portraits à riiuile, des pastels, des émaux.
N'est-il pas étrange qu'aucun de ces derniers ouvrages ne
soit parvenu jusqu'à nous? Vraiscinblablemont tout n'a pas
péri : mais ce (jui existe encore a dû être attribué à d'autres
artistes de talent.
Au salon de 1775, le buste de 11. Robert, peint au pastel
et de grandeur naturelle (hauteur deux pieds, largeur un
pied huit pouces), fut considéré comme excellent. Voici ce
(\n tiu {\\[\tt M rrcui'e (ocA. 177r),pageslOl-10r))...(( MM. Hall
« et Weiler nous ont aussi fait voir plusieurs têtes en pastel
<ï de grandeur naturell(^ Le portrait enpasteldeM. Hobert,
« peintre du roi, peint parM. Hall, est d'une ressemblance
« et d'une magie étonnante : il est ainsi que celui de cet
« artiste peint d'après lui-même, comparable à tout ce que
« nous avons de mieux en ce genre. >)
APPENDICE. 331
Le successeur de Bachaumont s'exprime ainsi à ce sujet:
« Le portrait de M. Robert par M. Hall est niàle et nerveux,
« comme le faire de cet artiste, quoique simplement en
« pastel. Le talent de cet étranger est pour la peinture eu
« émail et en miniature. Il s'est enhardi cette fois, et s'est
« élevé Jusqu'aux têtes de grandeur naturelle ; ce qui doit
« le perfectionner dans son genre, où il lutte contre M. Pas-
« quier... » (Pierre Pasquier, peintre en émail et en minia-
ture, reçu académicien le :27 octobre 1769, vivait encore
en 1792.)
Le même critique, au salon de 1773, consacrait les lignes
suivantes aux peintres d'émaux : «M. Pasquier, M. Hall et
« M. Courtois, peintres en émail, ont chacun des partisans;
« mais le second l'emporte assez généralement par des car-
" nations plus animées, des airs de tète plus ressemblants
■( et des étoffes plus vraies. »
L'exposition de Hall au salon de 1779, fut des plus nom-
breuseset des plus brillantes. Nous en trouvons encore avec
plaisir la preuve dans un passage du Mercure, qui témoigne
(lu grand succès de notre artiste auprès dupublic : «Jamais
« on n'a traité la miniature avec autant de liberté de pin-
« ceau, avec un si bel effet de couleur et d'une manière
« aussi large, j'ai presque dit aussi en grand que l'a fait
« M. Hall. Ses petits tableaux ont toute la magie de l'art,
« et ses portraits sont dans le genre de l'histoire par les
« beaux caractères des têtes, par une ressemblance vivante,
« par le choix des positions, par le goût des ajustements et
« par l'intelligence des accessoires et des fonds. Ce maître
« apeint avecun égal succèsen huile, en pastel, en émail,
« en miniature. Il a exposé cette année une collection très-
« brillante dans ces dilTérenls genres de peintures où les
i< tons de sa couleur sont portés au même degré d'énergie.
« Que ne pouvez-vous avoir sous les yeux le portrait de
« Voltaire, peint d'une vérité frappante, dans le jour le
« plus convenable, avec tout le feu et l'àme que ce grand
332
ÉCOLE FRANÇAISE.
« homme mettoit dans ses regards et sa physionomie, lo
C'est an mois de mars ou d'avril 1778, que dut être peint
le portrait deVoltaire. Hall venait à la même époque défaire
celui de madame Lebrun, alors si belle et si jeune, en même
temps que si habile artiste. Le passage que M"*" Lebrun
consacre dans ses mémoires k ce souvenir, est trop flatteur
pour que nous puissions l'omettre... : « Hall, le plus habile
« peintre en miniature de cette époque, venait de finir mon
« portrait. Ce portrait était extrêmement ressemblant, et
« Hall étant allé voir Voltaire, le lui montra. Le célèbre
(c vieillard, après l'avoir regardé longtemps, le baisa à piu-
« sieurs reprises. J'avoue que je fus très flattée d'avoir reçu
« une pareille faveur, et que je sus fort bon gré à Hall
« d'être venu me l'affirmer. »
Hall avait épousé, dès 1771, M"* Gobin, fille d'un riche
négociant de Versailles, qui lui apporta une jolie dot et lui
donna quatre enfants. Mais M'"" Hall, tout en adorant son
mari, ne savait pas lui faire apprécier le toit conjugal. Ses
goûts et ses habitudes étaient d'ailleurs l'opposé des goûts
de Hall. Elle aimait le monde, les soirées brillantes, le jeu:
lui, au contraire ne se plaisait que dans la retraite ou à la
campagne; il était grand chasseur, et s'cnferrnait volontiers
avec quelques amis pour faire de la musique. Plus M"'" Hall
se montrait exigeante etdil'licile, pins son mari était disposé
à prendre ailleurs des distractions. Il disparaissait (|uel-
quefois pendant des semaines entières, laissant ses travaux
commencés, négligeant ses rendez-vous et ses affaires. Les
clients, qui étaient nombreux, finissaient par se lasser et
allaient chercber un peintre moins inexact.
Tout cela ne contribuait pas à nnîtlre de l'ordre daiïs le
ménage, et, malgré les générosités de .M. Oobiii (|ni ouvrit
deux ou trois fois sa bourse en temps opportun, M'"" Hall
apercevait parfois au seuil de son logis la désagréable sil-
bouelle des huissiers.
M. Gobin moiicot en 1787, et la li(|ni(lation de sa fortune
APPENDICE. a33
fut des plus malheureuses. Grâce aux assignats, grâce au
désordre de ces temps, ce qui lui restait s'en alla enfumée.
Hall se trouva donc seul avec sa famille à soutenir, et son
talent pour toute ressource. Ce talent était toujours très
grand et très recherché, et les comptes publiés par M. Villot
montrent que, tout en ne travaillant qu'à ses heures, il
gagnait par an de 20 à 25,000 livres.
Il est évident pour nous que le malheur de ces années
agitées n'eût influé que passagèrement sur les profits du
miniaturiste. Il aurait eu, comme tout le monde, des mo-
ments durs à passer, et sa clientèle eût changé sans aucun
doute ; mais il n'était nullement l'ennemi des idées nouvelles
et son intérêt eût dû lui conseiller de ne pas quitter la
France. Soit qu'il fût pris de peur, soit qu'il voulût rappeler
au roi de Suède les promesses et les offres que ce prince
lui avait prodiguées lors de son séjour à Paris, soit enfin qu'il
espérât gagner de grosses sommes à l'étranger, il partit en
mai 1 79 i , Le premier résultat de son absence fut de le faire
inscrire sur la liste des émigrés, et de mettre par conséquent
sa femme et ses enfants, restés à Paris, dans une position
très difficile.
Il fit d'assez nombreux portraits à Spa, à Aix-la-Chapelle,
à Maastricht, et put même envoyer à sa femme une pre-
mière somme de 1,200 livres. Mais il ne rencontra pas le
roi de Suède, qu'il avait espéré trouver à Aix, et l'année
suivante (15 août 1792) le coup de pistolet d'Ankastroëm
vint anéantir toutes les espérances qu'il pouvait avoir de
regagner l'aisance et la fortune dans son pays natal. Il son-
gea à revenir auprès des siens, ou à s'établir définitivement
en Hollande, ou même à passer en Angleterre, pays où il
eût trouvé à faire bien des portraits largement payés, mais
le temps passait sans amener de changements favorables. Il
tomba malade, et, après quelques mois de souffrance, vint
mourir assez misérablement à Liège, chez un chirurgien
français qui s'v trouvait établi, et l'avait pris en pension.
15
334 ÉCOLE FRANÇAISE.
La réputation de notre artiste fut, on -a vu, des plus
grandes tant qu'il vécut. A sa mort, les charmantes minia-
tures dues à son pinceau furent recueillies par quelques
artistes spéciaux, ou parmi petit nombre d'amateurs, qui
les conservaient avec un soin jaloux. Mais peu à peu le
nom de Hall vint à grandir ; ses œuvres furent chaque jour
plus recherchées, et depuis trente ou quarante ans, sa célé-
brité est sortie du cercle où elle se renfermait d'abord,
pour se répandre dans le public.
Comme au temps du Mercure de France et de M™'
Lebrun, Hall passe aujourd'hui, à juste titre, pour l'artiste
le plus original, le plus vrai, le plus séduisant, parmi tous
ceux qui ont cultivé le même genre. Saint, peintre de por-
traits bien connu, dont le présent volume contient la notice
biographique, avait la plus grande admiralion pour le talent
de Hall, et avait acquis une Irentdine de ses œuvres. Il les
étudiait sans cesse, et aimait en travaillant à en avoir une
prés de lui. Lors de sa vente, en 184G, les miniatures du
Suédois furent chaudement disputées : de simples bustes de
femmes furent payés jusqu'à 400 et 500 francs, un portrait
un peu plus grand, contenant troishgures en i)ied, montaà
1,100 francs, entin une miniature ovale n'ayant que dix
centimètres de hauteur, et représentant à mi-corps les por-
traits de M""" Hall, de sa sœur et de sa fille, fut portée à
790 francs. Ces prix, nous nous le rappelons fort bien,
paraissaient déjà (juel(|nepen exagérés, et c(;pendant ils
lurent bien vite dépassés. M. Daugny qui avait acheté chez
Saint le portrait deM"" Hall et de sa sœur, dont nous venons
de parler, étant venu à mourir en 1858, ce petit chef-d'œuvre
fut remis en vente et porté au prix élevé de 4,'.)(K) francs,
La progression était énorme sans doute, mais il est vrai-
seml)lable (|ue, si depuis cettt,' époque elbîaélé soigneuse-
ment gar;inlie, comme elle le méritait, de l'Iinmidilé et de
la lumière, la mince feuille d'ivoire peinte par Hall n'ob-
tieinlrait pas aujourd'hui un prix moindre.
APPENDICE. 335
Le portrait du prince de Conti, que possède le musée du
Louvre, est, ce nous semble, un des meilleurs de l'artiste,
et peut être cité à l'appui de l'éloire ffue lui décernait le
Mercure de France, pour son talent de faire grand en de
si petites proportions. La figure entière est posée et des-
sinée avec autant de naturel que de fermeté. La tête res-
pire, et si on la regardait avec un verre grossissant, elle
ferait l'effet d'une étude peinte dans l'école de Rubens.
Hnet (Jean-Baptiste), peintre et graveur à Veau-forte,
né à Paris en 1746, mort à Paris en 1811.
Voir n' 789. '
Il f\it élève de J.-B. Leprince, et se fit connaître comme
peintre d'animaux. Il fut reçu de l'Académie en 1769 et
donna pour sa réception un tableau représentant un boule-
dogue attaquant des oies sauvages, qui, exposé au salon de
cette même année, décore aujourd'hui le château deMeudon.
Il envoya de nombreux tableaux et dessins à tous les sa-
lons qui suivirent, jusqu'en 1787. Après avoir d'abord suivi
le genre d'Oudry, que rappelle son tableau de réception,
il se mit à imiter Boucher et fit un grand nombre de pasto-
rales dans ce goût si recherché, sans se donner la peine d'y
ajouter quelques figures nouvelles ou quelques détails pris
sur la nature. C'est toujours la même l3ergère à demi-nue,
couchée ou assise près de son berger, gardant des moutons
ou des chèvres de fantaisie. C'est l'éternel et galant tru-
meau, toujours gai et agréable aux yeux.
Il en fit un grand nombre et paraît avoir été en vogue.
Nous trouvons, dans les Arcliires de l'art français (IV,
200), une lettre curieuse qu'il écrit à un amateur du temps
qui lui avait demandé quatre tableaux d'après Berchera.
Après avoir examiné les estampes qui doivent lui servir
pour la composition, en raison du gr^nd nombre de figures
3;J6 ÉCOLE FRANÇAISE.
et d'animaux qui s'y trouvent et de la nécessité où il sera
de faire les figures et les draperies d'après nature, il dé-
clare qu'il lui est impossible de demander moins de 1500 li-
vres par tableau. Ce prix est élevé pour l'époque, 1780, et
donne à penser que ses ouvrages se vendaient facilement.
Aux salons de 1800, 1801, 1802, J.-B. iïuet exposa en-
core. Mais le goût du public était changé. Les bergères n'é-
taient plus de mise, et les études d'animaux qu'il envoyait,
faites d'après nature, n'avaient probablement plus le même
succès que ses pastorales d'autrefois, peintes de pratique.
Il a gravé une quarantaine de pièces à l'eau^forte, dont
quelques chasses d'après Ondry. Dans le Catalogue Pai-
gnon-Dijonval, nous trouvons près de quatre-vingt-dix
estampes gravées d'après ses compositions. Plusieurs de
ces estampes sont exécutées dans le goût du dessin par De-
marteau et autres.
Isabcy (Jean-Baptiste), /^é-Zn^rt' de portraits en minia-
ture, en émail et sur porcelaine, dessinateur, litho-
graphe, né à Nancy le 11 avril 1707, mort à Paris
)e 18 avril 1855.
Voir n"^ 790 et 1315.
Venu à Paris au moment où la France allait entrer dans
la période la plus agitée de son histoire, cet artiste, grâce
à ses talents variés, grâce à la gaieté et à l'agrément de son
caractère, sut se faire bien venir des divers gouvernements
qui se succédèrent, non sans troubles et sans violence, à
des intervalles rapprochés. Tous ces pouvoirs, si opposés
d'origine et de tendance, s'accordèrent en un point, la fa-
veur dont ils se |)lurent à faire jouir pendant plus de soixante
ans le célèbre J.-B. Isabey.
Il avait à Nancy reçu des artistes Claudel et Girardetdes
leçons de miniature, de paysage, de perspective. Lorsqu'il
arriva à Paris en 1785, il n'était âgé que de dix-huit ans.
APPENDICE. 337
Dépourvu (le toutes ressources, il se mit à peindre pour des
tabletiers, des couvercles de tabatières ou des boutons
d'habit. Il trouvait aussi de temps en temps quelque minia-
ture à faire, et cherchait à se perfectionner par des études
sérieuses. Il avait d'abord espéré se faire recevoir dans l'a-
telier de Dumont, peintre en miniature de la reine; mais
celui-ci, ne voulant pas d'élèves, se contenta de lui donner
quelques conseils, et Isabey, sans renoncer à ces petits
ouvrages qui le faisaient vivre, entra avec joie dans l'atelier
de David, où de sévères et utiles leçons l'attendaient.
Sa bonne fortune l'avait mis en rapport avec le marquis
de Serent, gouverneur des enfants de France, qui le choisit
pour faire le portrait des jeunes ducs d'Angoulème et de
Berry, llls du comte d'Artois. La reine vit et agréa cet ou-
vrage, et lui commanda son propre portrait, en lui confiant
comme modèle une miniature de Sicardi, et en consentant
à donner au jeune artiste, à titre de supplément, une séance
pour quelque modification de costume.
Le voilà donc admis et lancé à Versailles, où sa gaieté et
son esprit lui faisaient trouver faveur. Déjà, il pouvait
croire à son avenir et espérer de se faire à la cour le sort
le plus brillant, lorsque la Révolution éclata.
Il fallut se tourner d'un autre côté, et le travail vint en
aide à Isabey. Un éditeur vint lui demander les portraits
des membres de l'Assemblée constituante. Il en fit ainsi
plus de deux cents à G francs pièce (1). Le gain était des plus
(1) Nous empruntons ce détail aux mémoires mêmes d'Isabey (cités
par M. E. Taigny). Mais nous devons remarquer ([ue si Isabey fit
effectivement plus de deux cents de ces portraits, ils ne furent pas tous
employés par l'éditeur. Nous avons trouvé à la Bibliothèque impériale
le recueil en question; il forme trois volumes in-4", et l'on n'y voit
que quatorze ou quinze profils gravés d'après Isabey.
En voici le titre : Collection complette des portraits de MM. les
' Députés à l'Assemblée nationale de 1789. A Paris, chez le sieur
« Dejabin, marchand d'estampes et éditeur.de cette collection, place
« du Carrouzel, n" 4. »
33.S ÉCOLE FRANÇAISE.
modestes, mais suffisait au moment présent. Puis, la répu-
tation du jeune peintre s'étendait, et il trouvait ailleurs des
portraits dessinés et des miniatures qui lui étaient vraisem-
blablement mieux payés que ceux de son éditeur. C'est
ainsi que Mirabeau, Barrère, Saint-Just, Collot-d'IIer-
bois, Couthon, vinrent successivement poser devant
lui.
Les dessins et les miniatures qu'Isabey exposa aux salons
de 1793, 1795, 179G, eurent le plus grand succès. 11 avait
adopté pour ces dessins une méthode de crayon estompé
produisant un elTet vigoureux, dans le goût des estampes en
manière noire, et ce genre nouveau fit fureur. M. Delé-
cluze (Journal des Débats du ^21 avril 1855) rapporte que
pour parvenir;! voir ceux du salon de 1795, il faillit être
étouffé.
Sous le Directoire et le Consulat, la position d'Isabey ne
put (lue s'affermir et s'améliorer. Il n'était pas seulement le
dessinateur à la mode, il était aussi homme de plaisir et de
bonne compagnie. Il portait avec succès le costume des
Incroyables : c'était nn patineur habile, un danseur de pre-
mier ordre, un comédien de salon recherché pour les cha-
rades et les impromptus, toujours prêts à organiser une fête,
à inventer une décoration (le théâtre ou de boudoir, ou à
dessiner un costume. Il était au nombre des habitués de la
Malmaison, et c'est pendant l'un deses séjours dans ce lieu
Les différents artistes qui, avec (sabey, ont dessiné cette longue
suite de portraits sont : Godefroy, l'errin, Laiiadyc, Moreau, Gros,
Turlure, Itarbier, Mulard, Diival, Courbe, A. Delorme, J.-B. Mas-
sard . . .
La Bibliothèque possède, outre le recueil gravé, plusieurs volumes
de iioriraits de députés, provenant aussi du sieur I)ejal)in. Ces volumes
ne comiirenncnt éj,Ml(!nient (ju'iin petit nombre do (bissiiis d'Isabey. 11
est bien possible que la {frandi- faveur rpii vint, vers la lin du siècle,
s'étendre sur les moindres ouvraj;cs de notre artiste, ait b.'iité l'éditeur
et l'ail engagé à se défaire séparément de la plus grande partie des
portraits dus à son talent.
APPENDICE. 339
de délices et de repos, si aimé du Premier Consul, qu'il fit,
d'après nature, mais sans faire poser son modèle, ce por-
trait, toujours vrai, populaire et recherché, de Bonaparte
en pied, se promenant les mains derrière le dos.
A l'avènement de l'Empire, Isabey se trouvait le mieux
placé pour recevoir les commandes et les faveurs. Il fut
chargé, lors du sacre (2 décembre 1804), non seulementde
dessiner les costumes des grands personnages et de les faire
exécuter, mais aussi d'arrêter à l'avance et de faire com-
prendre à chacun de ceux qui devaient y prendre part, l'en-
semble et les évolutions diverses de cette grande cérémonie :
tâche doublement difficile, dont il se tira avec son activité
et son adresse habituelles, et dans laquelle il fut efficace-
ment aidé par les architectes Percier et Fontaine, ses amis.
11 fut récompensé par le titre de Dessinateur du cabinet
et des cérémonies, titre qu'il avait bien gagné. Il fut aussi
nommé, dès 1805, premier peintre de l'Impératrice.
Lorsque l'on réunit en volume les dessins du sacre et
qu'on les fit graver, on lui donna la direction de l'ouvrage
entier. Les sept grandes compositions et tous les costumes
sont de sa main, et furent exécutés k loisir après 1804. Les
fonds d'architecture sont de Fontaine ; les vignettes em-
blématiques sont dues à Percier.
Il serait impossible de donner une idée de la vogue dont
jouissait alors notre artiste, et de la quantité innombrable
de portraits peints en miniature, dessinés au crayon ou lavéï
d'aquarelle, qu'on lui demandait. Son atelier avait été trans-
formé en temple des arts, suivant le goût du jour, par Per-
cier et Fontaine, qui ont consacre à en reproduire les orne-
ments plusieurs planches de leur volume des Décorations
intérieures. Cet atelier était le rendez-vous des plus grands
personnages français ou étrangers, qui voulaient, à l'imita-
tion de l'Empereur, de l'Impératrice, du pape Pie VII, avoir
leur portrait delà maind'Isabey. Qui ne connaît ces minia-
tures ou ces aquarelles d'un ton fin et clair, d'une touche
340 ÉCOLE FRANÇAISE.
légère et transparente, ces têtes de femmes coquettement
entourées de voiles de gaze qui semblent parfois, comme
les cheveux, un peu trop voltigeants? Les costumes sont
gracieux et pittoresques, les carnations fraîches et colorées.
Il fit, en 180-4 et î 806, deux grands dessins représentant
Napoléon lisitant à Rouen la manufacture des frères Se-
venne, et à Jouy la manufacture (VOberkampf. Ces deux
ouvrages, conservés au musée de Versailles, et que l'on
pourrait appeler des miniatures colossales à la sépia, sont
habilement composés et fermement dessinés. Chaque figure
a un cachetindividuel bien caractérisé, et l'habile élève de
David s'y fait sentir à côté du successeur de Dumont et de
Sicardi. Nous avons les mômes éloges à donner à la compo-
sition si animée et si vivante de la Revue du premier Consul y
dont le Louvre possède le croquis original.
Au salon de 1810 parurent les portraits de l'Empereur et
de la nouvelle impératrice Marie-Louise, portraits si souvent
répétés par l'artiste et par ses élèves. En 1812, Isabeyexposa
une grande peinture sur porcelaine, exécutée d'après un
dessin de Percier et représentant Napoléon entouré de ses
maréchaux.
La première Restauration qui pouvait renverser la fortune
d'Isabey, vint, au contraire, au-devant de lui. 11 était le
maître de dessin de M;irie-Louise, et songea d'abord à la
suivre hors de France; mais, heureusement pour lui, ce
projet n'eut pas de suite, et il n'eut pas longtemps à se
plaindre de la perte de sa position et de l'interruption de
ses travaux. Le prince de Talleyrand, (|ui parlait pour le
congrès de Vienne, l'attacha à son ambassade et l'euimena
avec lui.
Ce séjour à Vienne fut un triomphe pt»ur notre miniatu-
riste. Il eut à peine le temps de sul'iiic à satisfaire les empe-
reurs, les rois, les princes qui venaient poser chez lui; il
travaillait en même temps au dessiji représentant une
Séance du Congrès, dessin excellent, pour lequel il sut
APPENDICE. 341
trouver, malijré les difficultés de tout genre, l'ordonnance
la plus heureuse et la plus naturelle. Il venait de le termi-
ner, quand on apprit le débarquement de l'Empereur à
Cannes!
En 1817, il exposa son dessin du Congrès, et la grande
aquarelle représentant VEscalier du Musée, et obtint le
plus éclatant succès, ainsi qu'en témoigne une lettre de
M. de Forbin, publiée dans les Archives de l'Art français
(t. IV, p. 108). Le dessin du Congrès est bien connu par
l'estampe de Godefroy. Malheureusement, l'original passa
en Angleterre avec la Table des Maréchaux et la Revue
du Premier Consul.
Le roi Charles X rendit à Isabey sa position de dessina-
teur du cabinet, et le nomma officier de la Légion d'hon-
neur. (11 était chevalier depuis la création.) Le roi Louis-
Philippe, également plein de bienveillance pour lui, lui
donna un logement à l'Institut et le titre de conservateur
honoraire des musées. Les livrets des salons de cette épo-
que mentionnent de nombreux portraits des princes de la
famille d'Orléans. Car il travaillait toujours, malgré son
âge avancé; et ses aquarelles, d'un ton plus ardent qu'au-
trefois, mais moins vraies et moins fines, étaient toujours
recherchées. Le salon de 1841 fut le dernier auquel il en-
voya des ouvrages de sa main.
Il était toujours homme du monde et vécut sans infir-
mités jusqu'cà l'âge de (juatre-vingt-huit ans, causeur inté-
ressant et plein de souvenirs, partout accueilli et fêté. Il
fut nommé commandeur en 1853.
Telle fut cette longue vie, si bien remplie. Isabey l'a ra-
contée lui-même dans des mémoires dont certains passages
ont été publiés par M. Edmond Taigny (Isaljey, sa vie et ses
(euvres/m-H% 1859). Il eut un véritable chagrin, un seul
sans doute : celui de ne pas être de l'Institut. Les peintres
en miniature sont, par un accord tacite (car nous ne croyons
pas qu'il existe à cet égard un règlement formel), exclus de
15.
Mi fCOLK FRANÇAISE.
(H corps illii^lif!. Mais Isnhfiy ii'<''lait pas sculemenl lialiilc
iiiinialiirislc; ('.'(''lail en inétiKî (<'nips un dessinati^iir lorl
dislinniK'', cl il ikî paraît pas (|in' i'aulciir îles compositions
«lu Sacre oA tin ('.iinijivs di' Vienne eiU M. dépiaci^ parmi
li*s p«Mntrc>.
N'onhlions pas ilc mcntioniHT, en li-iininant, quelipics
paysa(i('scl (|nrl(|n<'s caiicalnrcscxrcnlrs par notre artiste,
sur pierre lilli)i};ra|ilii<|nc, d'un «rayon Ir^^'cr et spirituel.
I.ii IjiK»' (U.vv.M(»Mj ni:), (Icssinaleuf et ijrtneiir n l'ean-
forle, ï/f* à l'hle m Albigeois en lOrK»? mort ù Lyon
eu IC.SIV
\oii ii-7'J:) il 7'.»7.
La l'a{;e,lils(J'un notaire de villaf^e, manilesta dèssa plus
tendre «'nrancfi une vc-ritahle passion |iour le dessin. Désqu'il
lui «Ml rial de tenir la plume, il |i;issait toutes ses jtnirnt'es à
l^i'iilonner des figures de >nn im.if^ination. Son pèri; m- pou-
vant le dél(Mirner de cette liahitude Huit par le maltraiter,
et renfant se rc'du^ia h Toidouse. Il entra d'abord clie/ un
chirurgien et y put dessiruM' tout k son aise des ««juelettos.
Il s»' présenta ensuite che/ .lean-l'icrre itivalz, f|ui,ét(umé
de ses heureuses dispositi<uis, l'accueillit avec honte, il
parlil au hnnt d'un an pour Paris avec Antoine j(i val/, mais
revint hien vite à Toulouse.
l]namidesarts,M. Koucaull, intendant de .Montanhan, lui
l'onrnit les moyens d'aller à Itcnue. Il y resta pendant Irtjis
années et y lit, dit Mariette, <• des proffrès surpr-enants. Il y
(• remptnla le prix du dessin, et l'on con><er\e em-ore d:in>
(I l'Acidéniie de Saiiil-Luc le dessin qui lui nn'-rita cet hou-
« neur. Tout Monie en l'ut étonné ; husqu'il lut «îxposé,
« hien des ^ens le prirent pour estre de .Michel-AiiKe el il
<i n'enéloit pasiiuli(;ne, ménieau 8eiilinientdes Italien.s... >
{Mii'irthn in, jll, pa^-e X>. )
(larle Mariette et le llemin admirèrent le jeune prodige, el
APPENDICE. 343
lorsqu'il revint de Kome à Paris, les curieux recherchaient
déjà ses dessins. On préférait surtout ceux qu'il fais.ut au
premier coup et au courant de la plume, « Ses plus heaux
« dessins se faisoient dans le caharet; là, il ne se nourris-
if soit que d'ail et de viandes salées. M. Bourdaloue » fl'un
des premiers amateurs de ce temps^«r(|iji étoit fori curieux
«t de ses dessins et qui le payoit pour eu faire à un louis par
«jour, étoit quelquefois obligé de l'y suivre. » (Mariette.)
Un contemporain cité par M. de Chennevières (tome II
des Peintres Provinciaux)nou^ donne de La Fage un por-
trait qui s'arcorde avec celui de Mariette : « C'était un
<r petit homme, camard, noireau; il avait la mine assez
« hasse, il avait une grande imagination et beaucoup de
« mémoire. Il aimait les viandes salées et le vin, et il au-
« rait préféré des sardines à des perdrix. »
Jean vander Bruggen, marchand d'estampes, qui avait
pourLa Fage une grande admiration, l'emmena avec lui dans
undeses voyagesâBruxelles,et Houhraken raconte l'ébahis-
sement avec lequel les peintres de cette ville le virent, sur
la demande de l'un d'eux, dessiner, sans s'arrêter, le sujet
de l'haraon se noyant avec son armée dans la mer Rouge.
« Il esquissait un bras ici, là une jambe, ici une tète, là un
« pied, dans le lointain quelques traits ou groupe défigures,
« et puis il revenait sur le devant, tellement qu'en un mo-
« ment tout le papier était rempli ou plut«jt semé de parties
« et de morceaux de figures humaines et de chevaux; enfin
« de ce chaos on vit naître un dessin bien ordonné et exé-
« cuté avec art, et cela dans letem|)sde deux heures, entié-
« rement fini à leur grand étonnement... »
Mariette dit encore : ♦ La Fage estoil si pratique de des-
c siner, <|u'il lui inijtortoit peu par où il devoit commencer
<f pour dessiner une figure; quelquefois il commenroit par
« un orteil du pied;d'autresfoispar le nombril... Il a aussi
< souvent proposé qu'on lui donnât cin(j points fixes, et il
« s'engageoit de dessiner dans l'étendue de ces cinq points
344 ÉCOLE FRANÇAISE.
« une figure, de façon que la tête, les deux mains et les deux
« pieds se trouvassent placés à chacun des points nommés.
« M. Crozat lui a vu faire cette expérience. »
On est toujours, quoi qu'on fasse, de son temps. Notre
Mariette, si sévère d'habitude et si pénétrant, nous en donne
bien la preuve. Les applaudissements que soulevaient les
exercices acrobatiques de La Fage trouvaient de l'écho chez
un juge aussi éclairé. Nous rencontrons cependant dans ses
notes un passage moins élogieux qu'il convient de citer :
(( Le principal mérite de La Fage est d'avoir dessiné avec
« liberté et avec franchise, et de bon goût en même temps;
« mais il était borné et jamais il ne sut composer. Ce sont
« de belles académies placées sans choix... »
La Fage alla vers 1G83 (?) exécuter (juelques travaux à Tou-
louse pour M. de Fieubet. 11 revint ensuite à Paris, et bientôt
après voulut retourner en Italie. — Mais des débauches de
toute sorte avaient altéré sa santé. II n'alla pas phis loin que
Lyon, et y mourut âgé seulement de ^8 ans, si les dates que
nous puisons dans Mariette sont justes.
Les curieux se disputèrent ses dessins et ses moindres
grllfonnements. Crozat les aimait avec fureur. 11 n'en avait
jias réuni moins de trois cents, les plus beaux ([ue La Fage
eût faits, \\ est à peine besoin de le dire. Ne voyait-il donc
pas à quel point le feu en était factice eU'inspiiation luono-
tone?
Avec le temps, la gi-ande réputation du lirillant dessina-
teur commença à s'amoin(h-ir. Car le temps est impitoyable
pour ces lauréats de la pratique : il a bien vite fait de ternir
et (l'arracher feuille à feuille les couronnes tressées par l'ad-
mii'ation surexcitée des conteiuporains.Coux qui les voient
exécuter leurs tours de force, prennent volontiers la facilité
pour le génie. C'est confondre une source vive, pure, capri-
cieuse, avec un robinet d'eau tiède.
L. Canibiaso, G. Vasari étaient d'antres hommes que La
Fage. Ils ont décoié des palais et îles églises, et, parmi tant
APPENDICE. 345
(letravaux, quelques peintures de bon goût, quelques dessins
heureux conserveront leur nom. Mais qu'est devenu tout
le fatras dû à l'exubérance de leur plume? Pour l'équitable
postérité, le temps plus ou moins long consacré à une
œuvre n'est rien. Et d'ailleurs quelle différence ne Tait-elle
pas entre ces maîtres dont chaque tableau est un monument,
dont chaque coup de crayon est une trouvaille nouvelle, et
ceux dont le bagage presque tout entier est destiné à la
grande mer de l'oubli!
LaFage a gravé quelques eaux-fortes qui ont les mêmes
([ualités et les mêmes défauts que ses dessins. M. Robert-
Dumesnil en a cité vingt et une dans son tome II. Jean van
der Bruggen, dont nous avons parlé plus haut, a publié en
1089, d'après son auteur favori, une suite de planches gra-
vées avec soin par Ertinger, Vermeulen, C. de la Haye,
G. Audran, C. Simonneau.
Nous avouerons en lerniinant, que nous ne saurions par-
tager la prédilection des contemporains de La Fage pour ses
dessins faits au premier coup. Nous n'y voyons que le
dévergondage d'une main superficielle, et nous préférons
certains croquis plus étudiés et moins ambitieux. Nous cite-
rons de ce nombre une suite de frises demi-circulaires,
destinées à des éventails, que possède le Musée du Louvre
et qui nous paraissent fort agréables.
Lagncaii ou Lauiieau, peintre en crayon et au
pastel, travaillait au commencement du xvir- siècle.
Voir ri"^ 798 à 807.
Tout au rebours de tant d'artistes dont la biographie est
connue et dont on ignore les œuvres, Lagneau, (jue les
historiens ont oublié, a vu, grâce à une exception particu-
lière et par le seul effet de la tradition, ses portraits dessinés
conserver jusqu'à nos jours leur véritable attribution. Sa
manière uniforme et un peu grossière l'a sauvé sous ce
346 ÉCOLE FRANÇAISE.
rapport. Il n'est pas un amateur qui, en voyant ces grosses
têtes lourdement crayonnées de rouge ou de noir, estompées
de fusain et parfois retouchées au pastel, ne dise du premier
coup : Voilà un Lagneau.
Les comptes eux-mêmes et les registres des paroisses sont
muets sur son compte. Pas un détail, pas une date! En
ouvrant pour ainsi dire au hasard ces registres au commen-
cement du XVII' siècle, on rencontrera les diverses dynasties
d'artistes bien connus de tous:lesQuesnel,lesDuMonstier,
les Bobrun... Mais pas une mention de celui qui nous oc-
cupe. Nous avons trouvé bien des Laigneau, mais nulle part
■le via itre peintre que nous cherchions. Les archives protes-
tantes ou les chroniques provinciales donneront peut-être
quelque jour le mot de cette énigme.
Lagneau vivait évidemment àla même époque que Daniel
Du Monstier. Ce sont les mêmes personnages, pris peut-
être dans une classe un peu inférieure. Les physionomies
sont moins élégantes, les accessoires sont plus simples. Il
travaillait vraisemblablement à bas prix et pour la petite
bourgeoisie,
Marolles qui ne négligeait aucun artiste, même les plus
humbles, et qui nous a conservé des centaines de noms à
tout jamais inconnus, nous apporterait (pielque lumière, si
son ouvrage en prose sur les arts avait vu le jour. « Cet
«ouvrage est tout prêt, » disait-il en 1G72 « et celuy ou ceux
« de messieurs les libraires qui voudrontsc charger de son
« édition n'auront plus qu'à se donner la peine de nous le
« demander. » Ilegrettons une fois de plus la réserve très
justifiée (|ue les liiii'aires ont montrée en cette affaire, et
contentons-nous du/><m' des l'einlres. Dni\s\cdii\\nlve qvii
a pour titre : « Autre addition concernant les crayons et les
« dessitis à la main », nous trouvons ce qui suit :
« Laiiiieau n'y laisitii pas bien des clioses à fond.
(I Mais tout de fantaisie en diverse posture.
APPENDICE. 347
Dans son catalogile de 1666, lemêmeMarolles cite sous
le n° CCLII (page 129) un volume de crayons de La^wewîi, et
il ajoute : il y en a 192.
Après avoir vendu au Roi en 1667 sa première collection,
Marelles se hâta d'en réunir une seconde, dont il dressa
l'inventaire en 1672, et qui contenait plus de 100,000
estampes, en même temps que 10 ou 11 mille dessins. Le
dénombrement des auteurs de ces dessins tient une page et
demie, et se termine ainsi : Lanneau et autres.
Mariette connaissait aussi Lagneau, quoiqu'il ait oublié de
lui consacrer, dans son Abecedario, une petite mention, et
quoique les dessins du pauvre peintre en crayon ne lui
aient pas paru dignes de figurer dans son superbe cabinet.
Mais il le place en bonne compagnie dans son catalogue de
la collection Crozat : n° 961, page 112 : «Vingt-deux des-
« sins de portraits en pastel, par Daniel Dumonstier et
« Lagneau. »
Ces brèves citations, les seules que nous puissions rap-
porter, paraissent indiquer que l'on ne faisait pas grand
cas de l'artiste. En effet, avouons-le, ses crayons sont sou-
vent médiocres. On en re-ncontre quelquefois des volumes
entiers. Celui qui appartenait à Marolles se trouve aujour-
d'iuii à la Bibliothèque, et ne contient guère que d'informes
caricatures.
Et cependant tout n'est pas à dédaigner chez Lagneau.
Par moment il sait soigner sa touche et dégrossir sa ma-
nière, et alors, quoique toujours facilement reconnaissable,
il marche presque do pair avec Daniel Du Monstier. Parmi
ses bons ouvrages, nous pouvons compter ceux exposés au
Louvre et décrits dans le présent catalogue. M. Gatteaux
possède aussi de sa main un excellent portrait d'Henri IV.
3i8 ÉCOIE FRANÇAISE.
La Tour (Maurice-Quentin de), peintre de portraits en
pastel, né à Saint-Quentin le 5 septembre 1 704, mort à
Saint-Quentin le M février IISS.
Voir n»^ 813 à 823.
Comme la plupart des artistes célèbres, La Tour mani-
festa dès l'enfance un goût très vif pour le dessin; comme
eux, il vit ses inclinations contrariées par sa famille. Son
père, qui était chantre de paroisse, voulait bien que son lils
devînt ingénieur, mais il ne voulait pas d'un peintre. 11 fit
si bien que le jeune homme, à bout de patience, quitta la
Picardie etvint à Paris, où, aprèsquelques essais infructueux
pour trouver un maître, il entra dans l'atelier de Spoède.
Spoède, dit Mariette que nous croyons sur parole, était
un peintre tout à fait médiocre, mois un galant homme. Il
aida de son mieux La Tour qui travaillait avec opiniâtreté.
Spoède devait d'ailleurs posséder tout au moins une bonne
pratique. Il était recteur à l'Académie de Saint-Luc, et son
nom devait avoir quelque notoriété. Ce dont avait besoin son
jeune élève, c'était moins une direction élevée que certaines
connaissances et certaines habitudes techniques. Car le talent
et le caractère de La Tour était avant tout d'être original,
de copier la nature à sa guise ; et un peintre plus habile et
plus dominateur lui eût |)eut-étrc été moins utile.
Nous possédons d'ailleurs peu de détails sur ces commen-
cements : comment La Tour se trouva-t-il entraîné à renon-
cer à la peinture à l'huile pour adopter exclusivement le
pastel? Est-ce réellement, comme on l'a dit, à cause de la
faiblesse de sa constitution? Quelle épo(|ue devons-nous
assigner à son .séjour à Keims et à Cambray, dont a parlé
M. Bucelly d'Kstrées, l'un deses \no^rn\)\\es(Mémoiresde la
Société acadéniifjne de Sa inl-Quentin,iH'Si-lH'S('))'^'Sousne
saurions répondre à ces questions. iNous savons seulement
par un contemporain de l'artiste, |iar Mariette dont le témoi-
gnage doit inspirer toute conliance, que La Tour fit un
APPENDICE. 349
voyage à Londres, et qu'à son retour il s'annonça comme
peintre de portraits : « II les faisoit au pastel, y mettoit peu
<i de temps, ne fatiguoit point ses modèles; on les trouvoit
« ressemblants; il nétoit pas cher. La presse. étoit grande;
« il devint le peintre banal. » Tout en travaillant ainsi pour
vivre, il sut profiter de quelques conseils d'ami donnés par
Louis de Boulogne et par Restout, et redoubla d'efforts pour
atteindre au point de perfection qu'il cherchait. Vers 1737,
époque où il fut agréé à l'Académie, ce but était atteint, il
tenait sa palme et son rêve, et, comme il aimait à le dire,
son talent était à lui.
Le premier salon où La Tour exposa fut celui de 1737. Il
avait envoyé deux pastels : le portrait de M"' Boucher et
son propre portrait. La sensation fut grande et ne fit que
s'accroître aux salons suivants. On était émerveillé de ce
coloris si vigoureux et si vrai, de ces ressemblances saisis-
santes, des idées piquantes et ingénieuses que présentait
chaque nouveau portrait. L'artiste ne s'inspirait d'aucune
école : il ne tenait k aucun maître ancien ou moderne; la
nature était son seul guide et son seul but. Il savait la saisir
et la rendre avec une réalité que le pastel n'avait jamais fait
soupçonner, que la peinture àl'huile avait rarement atteinte.
Qu'il s'agit d'une femme jeune et gracieuse ou d'un vieillard
chargé de rides, d'un philosophe ou d'un artiste, d'un prince
ou d'un magistrat, il trouvait la pose la plus juste et la plus
convenable, les détails et les accessoires faits pour le sujet,
et se tirait en maître de toutes les difficultés. La jeunesse et
la beauté faisaient valoir la fraîcheur et l'éclat de sa palette :
les portraits d'hommes sérieux, savamment composés, met-
taient en relief la pénétration de son esprit ; tous témoignaient
d'un dessin exact et sûr, d'une originalité véritable et d'une
surprenantehabileté. Il disait de lui-mèmeavec un juste or-
gueil: «Mes modèles croient que je ne saisis que les traits de
« leurs visages, mais je descends au fond d'eux-mêmes à
« leur insu et je les remporte tout entiers. » (Tiré du Ta-
350 ÉCOLE FRANÇAISE.
bleau de Paris, de Mercier, et cité par MM. de Goncourt.)
Ce succès inouï, universel (il était décerné par la foule et
ratifié par l'admiration des artistes et des hommes de goût),
devait soulever des critiques, qui surgirent, en effet, et qui
en devinrent, comme toujours, la confirmation. On ne pou-
vait méconnaître un talent sans rival ; on se rejetait sur le
procédé choisi par l'artiste. On reprochait au pastel sa fragi-
lité ; on gourmandait le public de son engouement pour un
genre que l'on déclarait plus facile et moins sérieux que la
peinture à l'huile. Mais ces critiques, plus on moins intéres-
sées, ne faisaient que raviver l'enthousiasme. La vogue te-
nait bon, et pendant longues années La Tour fut le héros du
salon. Joseph Vernet vint, vers 1750, partager avec lui la
faveur prodigieuse du public. C'est devant les tableaux de
ces deux maîtres si divers, que l'on se pressait à s'étouffer;
c'est à eux que s'adressaient les petits vers du Mercure,les
dithyrambes exaltés de Bachaumont et de Diderot. Greuze
lui-même était contesté; La Tour et Vernet ne soulevaient
que des cris d'enthousiasme.
Le Mercure de septembre 1737, en parlant des deux pre-
miers portraits envoyés au salon par l'auteur, dit simple-
ment : « Ces deux morceaux laisoicnt un grand effet. » —
En 173S, La Tour avait envoyé le portrait de Ilestout, qui
fut, plus tard, son morceau de réception à l'Académie, et
trois autres pastels. L'admiration du J/(;rcMr(^ augmente :
(< On a été non seulement frappé de la ressemblance parfaite
« de tous ces portraits, mais... etc. On ne croit pas que
<f l'art puisse aller au delà. »
En 1 7.39, même progression : « Nous avons entendu dire à
« des curieux du |)remierordre ettrèsdiflicilesà contenter,
a que la nature doit être jalouse des ouvrages de M. de La
« Tour. En effet, on ne peut pas pousser plus loin l'imita-
<i lion fine, délicate et ingénieuse. »
L'année suivant»' (octobre 1740), nous lisons : « Nous
V n'i'iili-eprcndrons point (hîdonru'r (mk; idée de ces excel-
APPENDICE. 351
« lents portraits : les expressions seroient trop difficiles à
« trouver, nous rendrons seulement témoignage de l'admi-
f ration générale du public et de son étonnement. »
Au salon de 1741, La Tour paraît avec un pastel de 6 pieds
'2 pouces de haut, représentant M. le président de Rieu, en
robe rouge, assis dans son cabinet. II y joint deux autres
pastels, dont le portrait de M"' Salle, non porté au livret.
L'entJiousiasme du public, traduit par le Mercure, ne con-
naît plus de bornes: « ... M"^ Salle est dans l'attitude la plus
« simple et la plus décente, en habits d'étoffe couleur de
€ rose, et le tout dans la plus sublime simplicité et la plus
«i grande vérité. Après ce que nous venons de dire de l'art
a inimitable de M. de La Tour, quelles louanges pourrait-
« on lui donner qui ne fussent au-dessous de la vérité? Les
a vers qu'on va lire et qui nous sont tombés par hasard
« entre les mains, nous tireront d'embarras... »
Kous faisons au lecteur grâce de la pièce de vers, mais
ces différents extraits étaient bons à rapporter pour tra-
duire l'impression profonde produite par les ouvrages de
l'artiste. Citons, pour terminer, un passage du compte rendu
du salon suivant {Mercure de septembre 1742) :
« Les tableaux donton vient de parler ont fait un tel effet
(( dans le salon, qu'ils ont attiré un concours prodigieux
« de spectateurs de tout sexe, de tout âge, et même à plu-
« sieurs reprises, car on ne pouvoit pas les quitter en les
« voyant, et après les avoir quittés, on y revenoit encore.
« En sorte que nous ne sommes pas peu embarrassés de
«donner ici à nos lecteurs une idée juste de la perfection
« de ces ouvrages, dont la parfaite et naïve imitation de la
« nature tient dn prestige... etc. »
La Tour fit plusieurs fois le portrait du lloi et delaUeine,
celui du Dauphin à différents âges, et plus tard celui de la
Daupbine. Pour donner une idée delà ressemblance de ces
portraits, disons que lorsque Carie Vanloo fit, en 1747, le
grand portrait de laReine, remarquable ouvrage qui se voit
352 ÉCOLE FRANÇAISE.
aujourd'hui au Louvre dans les galeries françaises, cet ar-
tiste, déjà professeur à l'Académie et jouissant de toute sa
réputation, consentit à peindre la tête d'après l'un des pas-
tels de la Tour. C'était rendre un éclatant hommage à la
fidélité du pastelliste. « Il n'a presque jamais manqué une
ressemblance, » dit de son côté Mariette.
11 fut reçu académicien le 24 septembre 1 740, et présenta,
pour son morceau de réception, le portraitdeRestout, dont
nous avons déjà parlé. Il acheva de payer plus tard sa dette
à l'Académie par le don du portrait deDumont-le-Romain-
Un brevet du 4 avril 1750 lui donna le titre de peintre du
roi. Enfin, l'Académie le promut, en 1751 au grade décon-
seiller.
La prospérité enda quelque peu le cœur du vaillant ar-
tiste, qui se mit à demander de ses ouvrages un prix extra-
vagant, ou refusait tout net de faire le portrait des gens qui ne
lui plaisaient pas. Il devint quinteux, bizarre, tyrannique.
C'était au fond un bourru bienfaisant, et ceux qui saisis-
saient ses bons moments s'en trouvaient bien. Mais le
moindre caprice qui survenait, la moindre inexactitude du
modèle faisait, sans rémission, abandonner l'œuvre com-
mencée. On eût dit qu'il voulait faire |)ayor à ses clients
tous les torts que les fantaisies des gens du monde faisaient
parfois subir à d'autres artistes. Car, jiour lui-même, il n'eût
rien enduré. 11 était son seul maître, et pour trouver grâce
devant lui on devait s'y prendre avec adresse. Marmontel
dit plaisamment, dans ses mémoires, (|u'il n'obtint son por-
trait que par sa complaisance à écouter La Tour, réglant
dans ses dissertations les destins de l'Kurope. Nous trou-
vons aussi dans le Mercure d'octobre 175!], un passage ca-
ractéristique are sujet: « Cet artiste, citoyen et philosophe,
« donne à l'Europe entière un s|)ectacle dont il nous paraît
« qu'on n'est |)as assez fra|q>é ; il préfère la consolation de
<' faire le portrait des hommes illustres à l'avantage de faire
<( celui des pens opulents. >
APPENDICE. 353
Il faisait monlre, en effet, de philosophie et de polilifjue,
et se trouvait humilié quand on lui parlait peinture. Il se
croyait le droit de tout dire, et adressait au Roi lui-même les
apostrophes les plus déplacées; on en riait tout en le trou-
vant mal élevé. Nous omettons à dessein, comme sortant de
notre cadre, le récit souvent comique de toutes les brus-
queries et incartades de La Tour. On le trouvera dans les
livres qui parlent du xviii^ siècle, dans Mariette, dans la
Bior/rapliie universelle, danslesNoticesdeM. Bucellyd'Es-
trées et de M. Desmaze, dans le travail plus récent et plus
complet de MM. deGoncourt... Les détails de ces'étrangetés
ne s'accordent pas toujours. La tradition ou les mémoires du
temps auront sans doute arrani^é un peu les choses. On
n'aura pas craint d'exagérer les célèbres boutades du maître,
mais c'est le sort commun, et nous devons nous rappeler le
proverbe : « On ne prête qu'aux riches. »
Le portrait de M""* de Poinpadour, assise dans son appar-
tement, qui parut au salon de 1755, fut largement payé à
La Tour. Lamarquise lui envoya mille louis d'or (24,000 fr.).
Et cependant il eut quelque peine à se contenter et trouvait
qu'on aurait dû lui donner le double. — Ce magnifique ou-
vrage, qui est le principal ornement de la salle des pastels
du Louvre, est et restera, croyons-nous, le terme le plus
élevé et le plus parfait du genre. Tant que le soleil ou l'hu-
midité n'auront pas dévoré ces couleurs fugitives, tant
qu'elles adhéreront à leur fond, le charme sans pareil delà
figure principale, le bon goût, l'ingénieuse disposition des
accessoires, la complète harmonie de l'ensemble feront de
ce portrait le désespoir de tous les pastellistes et de bien
des peintres à l'huile.
Avec l'âge, les bizarreries du maître ne firent que s'ac-
croître, et une nouvelle manie vint s'ajouter aux autres. II
redemandait ses anciens ouvrages pour les retoucher, et
pris d'une sorte de vertige (jue nous avons retrouvé chez
d'autres artistes de notre temps, se mettait à les retravailler
354 ÉCOLE FRANÇAISE.
complètement. Mais l'âge avait aiïaibli ses yeux et alourdi
sa main, et quelques-uns de ses meilleurs morceaux lurent
ainsi détruits par lui-même. Tel fut le sort du portrait de
Restent, qu'il avait donné à l'Académie pour son morceau
de réception, et qu'il se fit remettre en 1770. Quel dom-
iiKUje! s'écrie Mariette. Du reste, La Tour reconnaît lui-
même assez naïvement son tort dans une lettre à M''* de
Zuylen, reproduite par MM. de Concourt : « J'ai sur le
« chevalet le portrait de feu M. Restout, fait et donné à
« l'Académie en I7i4; j'ai voulu, depuis sa mort, lui té-
« moigner ma reconnaissance des grands principes de pein-
« ture qu'il m'a communiqués, en remaniant cet ouvrage.
« Après avoir fait cent mouvements, on me dit : Quel
« dommage! Il y avoit un changement qui se communi-
« quoit à ceux ([ui le voyoient. Je suis encore après et ay
« changé jusqu'à ce jour; je ne puis dire quand il sera
« fini... Les regrets de l'Académie m'obligent de tâcher de
« remettre le portrait de M. Restout à peu près comme il
« était. Voih'i bien du temps perdu et des efforts in vanum.
(( Mieux que bien est terrible ! On ne se corrige pas, puis-
« que j'ay tombé dans le cas plus de cent fois. » Aujour-
d'hui ce portrait de Restout se trouve dans les magasins
du Louvre. Remanié i)ar la Tour, malmené par l'humidité,
il est dans un pitoyable état. La tète seule est encore pleine
de vie. Sous les lambeaux de pajiier (|ui se soulèvent en
partie, on voit d'autres travaux de pastel, d'autres détails
recouverts par l'artiste, et vraisemblablement on trouverait
plusieurs superpositions du même genre. Le portrait de
M. Dumont-le-Romain n'a pas été mieux traité par le
temps, et .Mariette nous apprend que La Tour l'avait aupa-
ravant gâté à plaisir, tout comme celui de Restout.
La Tour n'exposa ni au salon de 1705, ni à celui del7G7;
il s'abstint aussi en 1771. En 1773, il envoya quebjues pas-
tels, et ce fut la dernière fois. Il vieillissait. Le corps était
devenu débile, l'esprit vacillant, mais le co-ur était toujours
plein de chaleur. Les richesses amassées par sou taleul
APPENDICE. 355
furtMit en grande partie distribuées par lui-même et de son
vivant. Il fonda à l'école des Beaux-Arts de Paris un prix
que l'Académie décerne encore tous les ans. Il donna à
Amiens une somme de dix mille francs, dont le revenu de-
vait être distribué a l'auteur de la plus belle action ou de la
plus utile découverte en Picardie. Mais ce fut surtout sa ville
natale qui fut comblée de ses libéralités. Il s'y reprit à plu-
sieurs fois et avec une ardeur croissante, comme s'il avait
craint que ses généreuses intentions restassent sans effet.
Les sommes quereçutde luilavilledeSt-Quentin s'élevèrent
à une centaine de mille livres, et furent consacrées à la fon-
dation d'une école de dessin, et de bureaux de secours pour
les infirmes, pour les femmes en couche Quand, à l'âge
de quatre-vingts ans, La Tour fut ramené dans sa patrie, il y
trouva une ovation bien méritée. Il fut reçu, au bruil des
cloches, parles habitants en habits de fête, ayant à leur tête
leurs magistrats, et le soir les maisons furent illuminées. Le
vieux peintre passa à Saint-Quentin, dans un doux repos, les
quatre dernières années de sa vie.
Son frère qui mourut dix-huit ans après lui, en 1806,
voulut ajouter à tant de libéralités. Il avait chargé son exé-
cuteur testamentaire de vendre à Paris toutes les œuvres de
LaTour restées entre ses mains, et d'affecter le produit de la
vente aux fondations charitables dont il avait doté Saint-
Quentin. La vente fut tentée en effet, mais l'heureuse et
inconcevable indifférence du public la fit échouer: il ne se
présenta pas d'acheteur, et les pastels restèrent réunis. Mais
ils furent longtemps comme perdus. Enfin, en 1853, ou
songea à les tirer de l'oubli. On les remit en lumière; et
aujourd'hui ces portraits, dont plusieurs sont de la plus
grande beauté, forment à la ville de Saint-Quentin, un
Musée tout spécial que bien des capitales lui envieraient.
(.( LaTour, dit M. Bucelly d'Estrées, était, en apparence,
•(d'une complexion faible.... bien pris dans toute sa per-
« sonne; il avait la démarcheprompte et décidée. Il portait
356 ÉCOLE FRANÇAISE.
a la tête haute, son œil était vif, plein de feu, l'ovale de sa
« figure bien pris; des lèvres minces annonçaient un pen-
« chant à la critique.... Très recherché dans ses habits, il
« était d'une propreté exquise... »
Nous avons eu, il y a quelques années, l'occasion de voir
un portrait de La Tour point par lui-nièine, à ràii:e de qua-
rante ans environ, qui s'accorde singulièrement avec la
description de M. Bucelly. Œil vif et malin, bouche un peu
dédaigneuse, regard jeté de haut, pose de grand seigneur,
habits de luxe, tout s'y trouve. Sous ce portrait, dont la
Gazette des Beaux-Arts (l" (éwier iSOl) a publU^ une
gravure, une main du temps avait tracé l'inscription sui-
vante : SVPKR OMNES DOCENTES SE INTELLEXIT.
Était-ce une ironie, ou la simple traduction du regard
superbe de l'artiste? N'avait-on en vue quelasupérioritédu
talent. ..'? Dans quelque sensqu'on laprît, l'inscription était
bonne, et s'appliquait parfaitement à l'un des peintres les
plus brillants et les plus originaux de notre xviii' siècle.
Lépicié (Nicolas-Bernard), peintre, né à Paris le
iù juin 1735, mort à Paris le \i septembre 1184!.
Voir n° 083.
Fils de B. Lépicié, graveur et bistoriograpbe de l'Aca-
démie, N.-B. Lépicié étudia la peinture sous la direction de
C. Vanloo. Il fut agréé à l'Académie en 1704, et reçu aca-
démicien, comme peintre d'histoire, en 1700. Son tableau
de réception représentait l'éducation d'Achille. Il se trouve
aujourd'hui au château de Viiu^enncs.
Il exposa aux divers salons (jui se suivirent de 1705 à
1783. Ses premiers ouvrages étaient lie grandes compositions
historiques, et il ne laissa pas de produire plusieurs tableaux
du même style à chatjue salon. Il y joignit, en 1707, une
peinture de genre (|ue le livrt'l désigne sous le titre de :
« Tableau de famille. »
APPENDICE. 357
Ce tableau eut un grand succès auprès du public, et fut
violemment attaqué par Diderot, qui s'indignait qu'on le
comparât aux compositions de (Ireuze. Mais l'artiste avait
été sensible à la faveur du public, et depuis cette année,
sans ([uitter la grande peinture, il exposa à chaque salon
plusieurs ouvrages du style familier. Il fit bien : car ses
i;rands ouvrages sont aujourd'hui complètement oubliés, et
ses petites scènes de mœurs populaires, ses intérieurs garnis
de ligures d'artisans ou d'ouvrières, sont vus avec plaisir
dans les collectionsd'amateurs. Onnemetpas, sans doute,
Lépicié surla même ligne que Greuze, mais on ne le dédaigne
pascommefaisaitDiderot. On apprécie la vérité, la bonhomie
de ses petites figures et la simplicité de bon aloide ses com-
positions. En 18G6, plusieurs de ses meilleurs ouvrages
parurent à la vente de la collection Boittelle, et obtinrent
des prixjusque-là inconnus. Ainsi, le Méunge du menuisier
(exposé au salon de 1775) fut vendu 5,880 francs. D'autres
peintures, moinsimportantes, atteignirent des prix en pro-
portion avec celui de ce premier tableau.
Lépicié jouit jusqu'à la fin de toute la laveur de l'Aca-
démie, qui le nomma adjoint à professeur en 1770, et pro-
fesseur eu 1777. Il remplissait ces fonctions à sa mort, en
178i. Il avait également le titre de Peintre du lioi.
11 s'était adonné, dans les derniers temps de sa vie, k la
peinture des animaux, et quelques mois après sa mort, on
exposa, au salon de 1785, trois intérieurs de ferme de sa
main.
l.oiv(\LE\is), peintrcde portraits au pastel et sculpteur,
né en 171:2 (?), mort à Paris le ISaoût 1785.
Voir n'^ 1163 et 11 6i.
Le Louvre doit à cet artiste peu connu les portraits du
fameux sculpteur Pigalle et du peintre Lebel (sans doute
A. Lebel, peintre de paysages, reçu membre de TAcadémie
16
358 ÉCOLE FRANÇAISE.
le !27 août 1746, mort à 8-i ans, le 9 mars 1793). A. Loir
était à la fois peintre et sculpleur, et fut agréé à l'Académie
en 1746. Il avait présenté, outre des pastels, une statue de
Marsyas et un buste en marbre de Carie Vanloo. Il ne lut
reçu académicien que trente-trois ans plus tard, en 1779. Il
exposa quatre fois seulement en 1747, 1748, 1759, 1779, et
il est permis de supposer qu'il fut peu assidu au travail ou
peu recherché des amateurs. Nous remarquons cependant,
en 1748, un pastel de M™' de Julienne, et ce devaitêtre un
honneur très envié que d'être admis à faire preuve de talent
dans une maison aussi amie des arts que celle de M. de
Julienne. En 1759, il exposa deux tètes d'enfants peintes
au pastel sur bois, et entin, en 1779, le portrait de Délie,
académicien, peint au pastel sur cuivre. Nous ne savons
quelle fut la valeur de ces essais, dont le but était proba-
blement de rendre ce genre de peinture moins fragile.
Le portrait de Belle fut le morceau de réception d'A. Loir
à l'Académie. Lq Continuateur de Bachaumont en parle,
dans ses lettres sur le salon de 1779, en ces termes :
«Je reviens, avant de finir, sur deux portraits dont j'avois
« omis l'un volontairement, ignorant json mérite, et doni
«l'autre n'est exposé que depuis peu. Le premier estremar-
« quahle par un nouveau procédé particulier à l'auteur,
« M. Loir, qui, depuis noml)re d'années, ne s'étoit pas
« moniré an Sallon ; il a peint en pastel sur cuivre M. fJelle
« son confrère. Cette manière moins agréable peut être plus
« solide, mais surtout plus propre aux sujets exigeant delà
« vigueur et de l'énergie... » {Lettres sur les peintures...
exposées au Salon du Lourre, page ',V,i^l.)
Notre artiste avait le titre de Peintre du lioi (ainsi que le
constatesona(lededécès,que M.Bellier de laChavigneriea
bien voulu nous communiquer) ; en outre, deux ans avant
sa mort, le 2(> avril 1783, il avait été promu dans l'Académie
au grade de conseiller. Il nous paraît |)résnmable, sans tou-
tefois (|ue noi.o puissions donner aucune preuve de cette
APPENDICE. 359
filiation *qu'il descendait de Nicolas Loir ou de son frère
Alexis Loir, peintre et graveur bien connus dans le xvii°
siècle.
Luiidbcrg (Gustave), peintre de portraits au pastel, né
à Stockholm en l(j9i, mort à Stockkolmen mars 1780.
Voir n'* 1105 et 1166.
Ce Suédois fut élève, à Venise, de Rosalba Carriera. Il
vint ensuite s'établira Paris et reçut des leçons de l'acadé-
micien Gazes.
Il se présenta à l'Académie et futadmiscomme étranger,
et quoique protestant, sur l'ordre du roi (3 décembre 1740,
ISjaiivier 174I).
Il donna pour morceaux de réception les portraits de
Boucher et de Natoire, qui font partie du musée du Louvre.
Il exposa quelques portraits aux salons de 1743, 1750, 1767.
Le livret de cette dernière année lui donne le titre de pre-
mier peintre de S. M. le roi de Suède. Il était, en outre,
intendant de la cour et clievalier de l'ordre de Vasa, ainsi
que le constate la liste officielle des membres de l'Acadé-
mie en 1781.
Suivant Nagler, Lundbergétaitdéjàderetour à Stockholm
vers 1750. Il paraît être resté dans cette ville pendant la
dernière période de sa carrière, et en 1778, âgé de quatre-
vingt-trois ou de quatre- vingt-quatre ans, il peignait en-
core d'une main sùfe et sans lunettes.
lYlasqiieliei* (Clai-dk-Louis), graveur, dessinateur,
lilhofjraphe, né à Paris enmarsMSi, mort à Paris le
15 avril 185^2.
Voir n> 1160.
Elève de son père, Louis-Joseph Masquclior, et do A, Lan-
glois, Claude-Louis Masquelier remporta, en 1804, le pre-
mier prix de gravure en taille douce. Ce concours venait
360 ÉCOLE FRANÇAISE.
d'être institué, et donnait au lauréat les mêmes avantages
que les concours de sculpture et de peinture.
Masquelier le père, né en 1751, élève de Lebas, s'était
fait connaître par de nombreux travaux de genres divers. Il
s'adjoignit à Wicar etàMongez pour la publication de la Ga-
lerie de Florence, que ces derniers venaient d'entreprendre
(vers 1785? Le premier volume porte la date de 1789). Cet
important ouvrage, qui forme quatre volumes in-folio, et
contient un grandnombre de plancbes exécutéesavcc talent
el avec soin par des artistes français, continua de paraître
malgréles troubles, lesguerres et les révolutions. Le second
volume, qui vit le jour en 1792, indique L. J. Masquelier
comme ayant dirigé la partie de la gravure. Masquelier le
père se cbargea, en effet, jusqu'à la fin, de ce travail qui se
prolongea jusqu'en 1807, et dans lequel il fit entrer une
trentaine de planches dues à son propre burin.
Il était bien naturel que les premiers ouvrages du jeune
lauréat de 1801 fussent consacrés à la même publication.
Aussi tiouvons-nous, dans les deux derniers volumes, en-
viron Irenle-cinqcamées ou pierres gravées, reproduits par
lui au burin ou à l'eau-forte, et (spécialement dans le qua-
trième volume) un certain nombre de peintures, telles
(jue le fameux portrait de vieillard, de Reml)randt (du palais
Pilti), le portrait de Lanfranc et celui du Cigoli...
A ces gravures, tardivement exposées en 1819, G. L. Mas-
quelier ajouta une estampe d'après uiu; vierge de Raphaèl,
colle qui a|)partonait alors à la famille Colonna, et fait au-
jourd'hui partie duujusée de. l'erlin. (On l'appelleordinai-
rementla Vierge au Livre.) Cette estampe présente, dansson
exécution, une certaine sécheresse qui ne se retrouve pas
dans l'original et ipii influe d'une façon regrettable sur
l'effet obtenu par un travail d'ailleurs plein de conscience.
Masquelier avait fait à lîoineuntrès beau dessin, d'après
l'un des chefs-d'(cuvre d(iï[ii\)hai}\,l{i Gltrist porléautom-
hcdu, du palais Borghèse.II passade bmgues années à tra-
AppENnicE. aoi
duiresur le cuivre celte superbe composition, et ne négli-
gea rien pour rester à la hauteur de la tâche qu'il avait
assumée. La planche parut enfin en 1848. On rendit justice
aux grands elîorts de l'artiste, et on admira la justesse des
expressions et la fidélité des contours, tout en regrettant cer-
taines duretés, qu'un burin plus souple et plus doux eût
fait disparaître. Le jury décerna à C. L. Masquelier une
médaille de seconde classe.
Aux salons de 1848, de 1849 et de 1850, Masquelier en-
voya plusieurs portraits, dessinés d'après nature et même
lithographies. En 1852, il exposa son meilleur ouvrage, le
desslndelaM ise au tombeau. Ce dessin appartient au Musée
du Louvre, et nous paraît rendre plus fidèlement la pein-
ture que l'estampe, d'ailleurs fort remarquable, qui prit à
l'artiste tant d'années et de peines.
niaissé (Jean-Baptiste), peintre en miniature, dessina-
teur et graveur, né à Paris le 21 décembre 1087, mort
à Paris le 2G septembre 1707.
Voir II' 1170.
Il fut élève deChàtillon, graveur et peintre en émail, et
commença par aider son maître dans quelques-unes de ses
pl.inches. Il fit aussi des émaux, mais surtout s'adonna cà
la miniature, genre dans lequel il obtint de grands succès.
On lui fit faire le portrait duroi, et, quoique protestant, il
fut admis à l'Académie en 1717.
Ei\ 17:2.'}, il eut l'idée de faire graver, d'après ses dessins,
les peintures de Lebrun dans le plafond de la grande gale-
rie de Versailles. Ce travail immense et difficile lui prit de
nombreuses années et de grosses sommes d'argent, et (|uand
en 1753, après des peinesinfinies, il |)arvint à le inettreau
jour, le public se montra assez froid. « La raison en est
* toute simple, dilMariette, c'est que le livre est d'un grand
« prix et qu'il n'est pas des plus intéressants. »
:36^2 ÉCOLE FRANÇAISE.
Cependant le roi acheta ses dessins, qui lui furent payés
10,000 francs, et qui font partie du Musée du Louvre. En
1760, à la mort de Portail, il fut nommé garde des tableaux
du roi.
Massé était d'un commerce agréable, et la correspondance
de Natoire, publiée dans le tome II des Archives de VArt
français, le présente comme un ami sur et de bon conseil.
k( Jamais, dit Mariette, il n'y eut homme de mœurs plus
(( douces et de meilleure société... »
Le même Mariette qualifie son talent assez sévèrement '•
« Tout ce qu'il a fait est froid et manque de verve. x> Ce ju-
gement paraîtra équitable à tous ceux (jui examineront, soit
ses copies de Lebrun, soit les portraits d'après nature que
possède le Musée. M. Robert-Dumesnil décrit, dans son
sixième volume, les (fuelques estampes qu'il a gravées. Le
portrait d'Antoine Coypel, exécuté, eu 1717, pour la récep-
tion de Massé à l'Académie, est une très-bonne i)lanche.
On regrette, en la voyant, que l'artiste ne se soit pas consa-
cré exclusivement à la gravure.
Le C. Massé, qui, dans la seconde moitié du xvii- siècle,
travailla avec Corneille et d'autres pour Jabach, était peut-
être l'oncle ou l'aïeul de notre Jean-Bapliste.
]lla.*».*iou (Antoine), peintre au pastel et graveur aii burin
né à Lourij, pri's d'Orléans, en 1G3G, mort à Paris le
30 mai 1700.
Voir n' 1171.
Les renseignements que nous possédons sur ce célèbre
graveur sont peu nombreux et peu explicites. Il conmiença
par être damas(|uineur sur acier, et dut acquéiir tlans les
travaux de sa profession une grande pratique du burin. Vers
1()()0(?), aidé des conseils de Mignard, il se mit à graver
quelques tableaux et portraits et arriva bien vile à la per-
fection. Car le portrait de Pierre l)ii|)uis, exécuté en KHiS
APPENDICE. 363
d'après N. Mignard, est de toutes façons un chef-d'œuvre.
Il parait impossible que ce soit, comme on l'a dit, son pre-
mier ouvrage. Les moindres détails du vêtement et de la coif-
fure sont rendus avec une liberté rare, la tête est pleine de
fermeté et d'éclat, les cheveux d'une grande légèreté ;
l'ensemble est coloré et harmonieux, et sans faire tort à
Mignard d'Avignon, il est permis de croire que sa peinture
n'était pas à la hauteur de l'estampe qui la traduit.
C'est d'ailleurs d'après ce même peintreque Masson afait
sesplus bellesestampes : En 1664, le portrait de Marie Thé-
rèse, celui de Hardouin de Péréfixe, et celui de Brisacier
(Robert-Dumesnil, n°' 49, 61 et 15); en 1665, celui du car-
dinal de Bouillon, et enfin en 1667, celui du comte d'Har-
court (R. D. 14, 34). Il était dans toute la force de sa jeu-
nesse et jouait avec les difficultés. On ne saurait imaginer
un burin plus adroit, plus hardi, plus varié. Les portraits
de Brisacier et du comte d'Harcourt(queles curieuxontsur-
nommé le Cadet à la Perle) sont des ouvrages inimitables
et font le plus grandhonneurà notre école française.
Il a gravé aussi d'après P. Mignard, d'après Lebrun,
d'après Blanchet, d'après ^'anteuil, d'après Carie Maratte
et enfin d'après lui-même; car il était peintre de pastel et
savait faire ressembler ses portraits. Mais en général les
tètes qu'il reproduit d'après ses propres dessins sont moins
soignées, moins heureusement rendues que celles dont
nous venons de parler. Parmi les portraits qu'il a dessinés
et gravés, nousdisfinguons particulièrement celui d'Olivier
d'Ormesson (1665, R. D. 58); il est vivant et bien posé, et
rivalise avec les plus beaux. L'énorme perruque du modèle
est traitée d'une façon surprenante. Celui de Gui-Patin,
fort original, et enfin une tète de Turenne grande comme
nature, et qui passait pour très-ressemblante (R. D. 65),
doivent aussi être considérés comme étant des meilleurs. Il
a gravé en tout une soixantaine de portraits, dont qua-
rante environ d'après ses propres pastels. M. Robert-Dumes
364 ÉCOLE Fr.ANÇAlSE.
nil nous apprend que 17 de ses j)oiiraits servaient de déco-
ration à des thèses, et ce renseignement nons explique la-
faiblesse que l'on y remarque quelqnefois. C'étaient des ou-
vrages mal payés, et l'artiste en donnait au client pour son
argent.
C'est aussi parmi ses œuvres peu soignées ou peuréussies
({u'il faut ranger une Assomption de la Vierge (ju'il a gravée
d'après Piubens, et qui, dans l'œuvre du maître flamand, à
côté de Bolswert etde Vorsterman, ne fait pas briller le burin
français. Mais dans le recueil descom|)ositions duTitien,on
admirera toujours le Repas (VEm mails, gravé pour le volume
* du cabinet du roi, estampe célèbre et connue de tout le
monde (on l'appelle communément la Nappe de Masson).
Elle reproduit avec éclat et fidélité l'un des plus beaux ta-
bleaux acquis, en 4671, de Jabach par Louis XIV.
A. Masson fut reçu de l'Académie le 25 février 1679. Il
avait le lilre de graveur ordinaire du roi. Quoique ses belles
planches aient eu dèsl'abord une réputation extraordinaire.
Ses contemporains ont laissé peu de détails sur son compte,
et il est à présumer qu'il ne fut pas des plus heureux. Dans
une brochure publiée en 1866, à Orléans, etqni lui est consa-
crée, nous trouvons un document, extrait des minutes de
l'ancien greffe de Loury, sa|)atrie,d'oiï il résultecju'en 1(»77,
âgé de (juarante ans, il était en procès avec celui (jui avait
été son tuteur, au sujet de l'Iiéi ifage de son père et de sa
mère.
niellaii (Claude), peintre et (/rai'eur,né à Ahl/eeille le
23 marl598, morlà P((ris leO septembre 1688.
Voir n- 1172 et 1173.
P.-J. Mai'iette, ce consciencieux et puissant travailleur
qui, le plus souvent, ne nous a laissé que des notes sans
ordre, mais toujours utiles et précieuses, avait écrit avec le
[dus grand soin une vie détaillée de Claude Mellaii, témoi-
gnant ainsi deson admiration pouriecélèbreartisted'Abbe-
APPENDICE. 365
ville. Ce travail nous donne la mesure de ce qu'eût été
l'histoire générale des graveurs que méditait Mariette, s'il
avait eu le temps de mettre en œuvre les immenses maté-
riaux qu'il avait accumulés. — M. A. de Montaiglon a, de
son côté, publié un très bon catalogue de l'œuvre de Mellan,
qu'il a joint a la notice de Mariette.
Claude Mellan vint de bonne heure(vers 1618?} s'établira
Paris. Il adopta le style des graveurs qui se trouvaient alors
en vogue, comme Thomas de Leu et Léonard Gaultier, et
commença par produire nombre de planches qui auraient pu
être attribuées à ces artistes, dont il fut probablement l'é-
lève. Ce sont des thèses, des titres de livres, des suites de
saints et d'apôtres, des portraits parmi les({uels nous remar-
quons celui de Coeffeteau, d'après D. Dumonstier, exécuté en
16-21 (?) (Montaiglon, n'^ 178), et en 1623 (?) celui de Jean
Barclay, d'après le même maître (Mont. 167). Ce dernier
ouvrage est déjà d'une exécution plus fine et plus libre.
Son habileté et son assiduité lui avaient sans doute procuré
quelques ressources. Il partit pour l'Italie, dans le désir de
se perfectionner, et arriva à Rome en 1624. Il se mit d'abord
sous la direction de F. Yillamena et du peintre Roncalli, dit
le Pomarancio, et entra bientôt dans l'atelier de Simon
Vouet, qui se trouvait établi à Rome et y exerçait son art
avec succès. Youel accueillit Mellan avec empressement et
lui donna d'excellents conseils. Il l'encourageaàpoursuivre
avant tout l'étude du dessin, et grâce àuntravail opiniâtre,
Mellan, après trois années passées auprès de Youet, avait
entièrementtransformé son talent. Déjà, dans le portrait du
pape Urbain YIII, gravé en 162i, d'après Vouet (Mont. 237),
on remarque une grande vigueur. C'est encore la manière
de Léonard Gaultier, mais agrandie et alliée au goût italien.
On remarque le même progrès dans diverses compositions
dii peintre français, traduites par Mellan en 1625 et 1626.
11 sentait ses forces et voulait se montrer habile non-seu-
lement comme graveur, mais aussi comme dessinateur et
16.
3CG ÉCOLE FRANÇAISE.
comme peintre. Tout en gravant d'après Vouet, qui l'avait
aidé de ses conseils et poussé près des grands, il aimait aussi
à buriner ses propres dessins et ses inventions. En 1620, il
dessina et grava, avec une légèreté et un talent des plus
remarquables, le portrait de Virginie de Vezzo, qui allait
bientôt devenir la femme de Vouet, et cette planche (iMont.,
257)danslaquelle l'artiste se montre tout à fait dégagé de sa
première manière, un peu lourde et dure, dut être un pré-
sent des plus agréables à Vouet, qui partit pour la France au
commencement de l'année 1027. A partir de ce moment,
Claude Mellan entra dans la plénitude de son talent et de
sa réputation, et sauf ({uelques rares exceptions, ne voulut
plus graver que ses compositions.
Il voulut même être peintre, et employa, paraît-il, plu-
sieurs années à des travaux de ce genre. Ce fut en pure
perte, s'il faut en croire son panégyriste, qui n'avait d'ail-
leurs jamais vu de ses tableaux.
Mais cette ambition ne fut vraisemblablement pas sans
influence sur son talent de graveur, qui, vers 1030, se
trouvait àson apogée. Sa manière était devenue originale et
nouvelle, et chaque planche était traitée d'une fa^on particu-
lière. 11 était devenu maître de son outil, et en variait l'em-
ploi avec goût. Dans son Saint Jean-Baptiste, qui porte
la date de 1029 (Montaiglon, 80), il obtient un effet pitto-
resque des mieux rendus. Les herbes, les rochers, les brous-
sailles sont traités d'une main hardie et savante; la lumière
qui éclaire et fait valoir certaines parties de la figure est
ménagée avec art.
Les portraits du marquis V. (îusfiniani (1031), du maré-
chal de Créipii, duc de Lesdiguièrcs, et du cardinal Ijenti-
voglio ( 1633), sont peut-être les chefs-d'œuvre de Mellan. Ils
sont d'une vivacité, d'une franchise, d'une vérité au-dessus
de tous les éloges. Le burin y montre la légèreté et le feu
de l'eau-forte, et nous croyons (jue Mellan eût agi sagement
de s'en tenir à ..elle manière, qui pouvait d'ailleurs se
APPENDICE. 367
prêter à toutes les libertés de l'exécution, à toutes les fan-
taisies d'une main souple et sûre d'elle-même.
Mais il était possédé du désir d'innover, et s'apercevant
du parti qu'il pouvait tirer, grâce à sa pratique consommée,
de la gravure à une seule taille, il en vint peu à peu à
employer de préférence ce procédé, dont la nouveauté
faisait sensation. Avec des tailles posées parallèlement,
qu'il ondulait, renflait ou amincissait à volonté, il obtenait
un effet singulier et cbatoyant, une transparence souvent
agréable et comme une sorte de vapeur animée. S'il avait su
user discrètement de ce moyen que l'on retrouve par places
dans les pièces que nous venons de citer, dans le beau
portrait de Peyresc (1637, Mont. !223) et dans d'autres, on
n'eût pu qu'admirer et applaudir l'artiste; mais lorsqu'il en
vient à employer exclusivement la taille unique, même dans
des pièces de grandes dimensions, l'ennui et la fatigue se
mettent de la partie, l'œil se fatigue de ces lignes qui pa-
pillotent, et l'on se prend bien vite à regretter l'ancienne
méthode, la méthode de tout le monde.
Mellan revint à Paris en 1637, et son invention obtint un
succès inouï. La gravure à une seule taille était celle que
l'on voulait à tout prix, et comme l'artiste s'y prenait de la
façon la plusexpéditive, il sut en tirer le parti le plus fruc-
tueux. « Chaque jour, dit Mariette, il trouvoit moyen de
« simplifier sa manière de graver, et il en rendit la pra-
« tique si expéditive, qu'à peine avoit-il entrepris une
« planche qu'elle étoit finie. »
Lorsque js. Poussin vint en France, en 1641-1642, Mellan
fut chargé de graver trois dessins qu'on avait demandés à ce
maitrOj pour orner le frontispice de volumes qu'éditait
l'Imprimerie Royale. Rendons-lui justice : il sut conserver
dans son estampe le style du Poussin, qu'il avaittrès proba-
blement connu à Rome. M. de Noyers lui commanda d'autres
gravures pour d'autres éditions et lui donna un logement
au Louvre.
308 ÉCOLE FRANÇAISE.
En 16i3, il représenta le roi Louis XIV enfant recevant le
prévôt des marchands et les échevins de la ville de Paris.
Les huit magistrats sont agenouillés. La reine Anne d'Au-
triche est derrière le roi. C'est une charmante estampe aussi
bien composée qu'exécutée, et la taille unique s'y m»ntre
heureusement mélangée à d'autres travaux. Ainsi, les têtes
des échevins sont traitées au pointillé et les fonds sont en
tailles croisées. La figure du roi enfant est une merveille
de délicatesse (Mont. !205).
Il nous serait impossible de nous étendre sur toutes les
pièces remarquables de Mellan. Citons seulement quclques-
ims de ses meilleurs portraits : Louis XIV, le prince de
Conli, le Duc de Nemours, tous les trois enfants (Montai-
glon 207, 180, 230); le Cardinal de Retz, plein de vie
(Montaiglon 191); rÉrêijîie d'Orléans, Alphonse d^Elbhie
(Montaiglon 1 8 1 ), Hardo uin de Péréfixe (Mont. 221). . . Tous
ces portraits sont aune seule taille, d'une grande légèreté,
et dans la force du maître. Parmi ses sujets composés, il
faut, ce nous semble, mettre en première ligne le Saint-
François agenouillé, exécuté en 1038, peu après le retour
de Mellan à Paris (Mont. 71). C'est une excellente figure
pleine de sentiment et digne des meilleures qu'aient in-
ventées les Carrache. L'ensemble est frappant et plein
d'effet, les détails sont rendus avec une perfection surpre-
naiite. Ainsi, la robe de bure du saint est exprimée par un
travail particulier et original sans adeclation. Cette pièce
nous paraît, quant à nous, bien supérieure au Saint Pierre
Xolasque,iViù\\Qnv^ plein détalent, queMariette préconise
coiume le chef'-d'<Rnvre du graveur.
En 1(J4*J, Mellan mit au jour un ouvrage qui devait l'em-
porter sur tous les autres auprès de ses contemporains.
a C'est une tête de Christ ou Sainte-Face formée par un
«seul et urii(|UL\frait en ligne spii-ale, fortifié et soulagé à
« propos, (|ui, prenant sa naissance au bout du nez etconti-
« nuanl ses révolutions toujours en tournant, exprime
APPENDICE. 369
(( exactomenl toutes les parties du visage, le nez, le linge
«( niènie sur lequel la Sainte-Face parait imprimée, et jus-
« qu'à l'inscription qui est au bas de la planche, où Mellan
« u"a pu s'empêcher de tirer vanité de la singularité de son
<.< travail. » — Mariette.
Ce tour de force insensé et inutile eût sans doute pro-
voqué les superbes dédains d'Alexandre. Mais les amateurs,
([ui n'étaient pas des héros, se pâmaient d'aise. L'art de la
gravure est-il donc un artsi aisé?^''est-ce rien que traduire
lidèlement sur le cuivre les expressions, les contours, l'effet
d'un tableau ou d'un dessin, et faut-il venir compliquer de
difticultés chimériques, et créées à plaisir, une œuvre déjà
si diflicile? Tous étaient enchantés, et Marolles, non
content d'avoir fourni à Mellan rinscri[)tion prétentieuse qui
se lit en bas de son estampe, préconise une seconde fois le
chef-d'œuvre dans le quatrain suivant de son livre des
peintres :
« Claude Mellan qui seul donnerait à sa ville
« Quelque nom glorieux, excelle en sou burin,
Il Qui figure d'un trait l'humain et le divin,
« Ouvrage non pareil dont s'honore Ahbeville. "
La tète du Christ en spirale était la grande célébrité de
l'œuvre de Mellan, et c'est bien àcette merveilleuse fadaise
que l'artiste doit la place qu'il occupe parmi les Hommes
illustres deC. Perrault.
Il travailla régulièrement jusqu'à la fin de sa longue car-
rière, et son œu\re comprend pi us de trois cents pièces. Mais
dans le nombre, combien seraientà retrancherou à dédai-
gner! Il avait peine d'ailleurs à suffire à ses commandes,
et, surchargé de besogne, se laissait aller à la pratique ou
employait la main de ses élèves. Nous avons relevé sur
quelques estampes l'inscription : ex officina C. Mellan.
Mariette, admirateur déclaré, remarque, avec grande rai-
son, que sa nouvelle manière de graver s'affaiblit avec le
temps entre ses mains, et devint souvent fade, froide et
370 ÉCOLE FRANÇAISE.
languissante. Mellan sera toujours considéré comme un
artiste des plus haijiles, mais sa gloire serait tout autre,
s'il était resté ce qu'il était vers 1630, et s'il n'avait pas
accordé tant d'importance à la maîiœuvre et au procédé.
M™' de ]Wîi*lïcl(LizL\KA-Ai.MÉE-ZoÉ Rue), peintre de por-
traits enniiniature, née à Cherbourfjle 'iQjuillet 1796,
morte à Paris le 20 août 1849.
Voir ir^ 1190 à 11115,
Fille d'un commissaire de marine sans fortune, et vou-
lant suivre la carrière des arts, Lizinka Rue entra dans
l'atelier d'Augustin, peintre en miniature alors célèbre.
Après quelques années d'études, sentant qu'elle était ca-
pable de rendre fidèlement la nature, elle chercha à se faire
connaître. De bienveillants amis réussirent à la faire en-
trer aux Tuileries, et à obtenir qu'elle fit le périrait du roi
Louis XVIII. C'était la fortune, si la jeune fille réussissait
et le succès fut des plus complets.
M"' Rue débuta donc arislocratiquement au salon de 1822,
avec le portrait du Roi, et onze autres miniatures dont les
modèles étaient des personnages de la cour ou de la plus
haute société. Elle était, faveur assez rare, adoptée par les
salons avant de l'être par la foule.
Mais le grand public partagea bien vite legoùt delà cour,
et M"*" Rue fut bientôt mise au premier rang de§ miniatu-
ristes de ce temps. Augustin et Isabey paraissaient un peu
vieillis. Saint était le seul dont la réputation, vers 1825,
restât entière et pût lutter contre rascendanl de riieurcusc
et habile débutante.
Louis XVni voulut revoir M"° Rue, et la trouvant digne
'rinlérét, songtxà lui trouver un mari. Ce mari était le
savant bf)taiiiste Mirbel, (|U(! la jeune artiste accepta(1824),
(juoiqu'il fût plus âgé ({u'elle de vingt ans; et dès lors le
APPENDICE. 371
nom de Mirbel jeta dans le monde des arts autant d'éclat au
moins que dans la science.
Chacun des salons qui succédèrent à celui de 18:22, vit pV
raître un nombre plus ou moins grand de miniatures et
d'aquarelles, toutes plus remarquables les unes que les
autres, toutes rendues avec conscience et vérité, toutes enfin
accueillies avec une faveur surprenante. En 18:27, le roi
Charles X posa devant M'"' de Mirbel, qui, vers 1830, se
trouva au plus haut point du talent et de la réputation. —
Depuis 1835 jusqu'à sa inort, la première place lui était
décernée sans contestation et sans rivalité possibles.
L'influence de Champmartin, peintre de portraits très
recherché pendant les dix années qui suivirent la révolution
de 1830, parut un moment se faire sentir sur le talent si fin
et si vrai de M™*" de Mirbel. On put craindre qu'elle ne se
livrât à l'abus des teintesjaunàtres etblafardes. Mais cène
fut qu'un éclair; et la nature, qu'elle avait toujours devant
les yeux et qu'elle étudiait avec ardeur, la ramena à la pu-
reté et k la limpidité du ton. Son pinceau resta jusqu'au
dernier moment précieux sans sécheresse et libre sans exa-
gération.
On trouvera dans les livrets du salon (1822-1849) le nom
d'une partie des nombreux personnages qui vinrent poser
dans son atelier. Le portrait du duc d'Orléans (salon
de 1839) fut l'un des plus admirés, et la famille royale lui
en demanda de nombreuses répétitions.
Lorsque le choléra de 1840 vint enlever M"^ de Mirbel,
son talent était aussi brillant que jamais. Elle n'avait que
cinquante-trois ans, et son mari lui survécut cinq années.
— Parmi les nombreux extraits de critiques de salon, que
nous pourrions donner ici, nous choisissons un passage du
-salon de 1847 (de Gustave Planche, passage très élogieux,
qui, au moins en partie, nous paraîlmérité;car nous avons
conservé le souvenir des trois miniatures qui y sont citées :
« Les miniatures de M""^ de Mirbel sont, cette année
37:> ÉCOLE FRANÇAISE.
« comme toujours, les plus belles du salou. L'élégance, la
« finesse des tètes ne laissent rien à désirer. Les portraits
((*d'Ibrahim-Pacha, de M. llis de Butenval, de M. le comte
« Pajol, prendront rang certaiiieineut parmi les meilleurs
« ouvrages de l'auteur. Ce qui assigne à M"' de Mirbel la
« première place, ce qui la recommande d'une façon toute
« spéciale, c'est la souplesse et la vérité des chairs. Elle lutte
« avec la peinture à l'huile, et parfois il lui arrive de soute-
ci nirdignement la comparaison. Elle possède, à mes yeux,
« un autre mérite non moins précieux : le succès ne l'a pas
« enivrée, la popularité ne l'a pas éblouie. Aujourd'hui,
« comme à l'époque de ses débuts, elle traite avec le même
« soin toutes les parties de son œuvre. Son zèle ne s'est
« point ralenti. Elle n'a vu dans la louange qu'un encoura-
« gement à mieux faire et elle s'est efforcée par des études
« persévérantes de garder son rang. C'est un bonheur pour
la critique de rencontrerun talent aussi éminent uni à une
« volonté aussi constante. »
On se fera la meilleure et la juste idée du talent de
M'^'de Mirbel, en étudiant au Louvre les miniatures données
par son frère, M. Gédéon Rue, notamment le portrait du
président Amy (en robe rouge) et l'esquisse des portraitsde
Gérard et d'Ingres.
M""' de Mirbel obtint, en 1822, une médaille de seconde
classe; en 1828 et 1848, deuxmédaillesde première classe-
Louis XVIII lui conféra le titre de peinti-e de la cbambre
du l'oi. — On voit à Versailles son portrait peint pai- Chanij)-
marlin.
.Iloi'cau (Jean-Michel), dit îllorraii le Jeune, densi-
naleur et grareur, ne à l'aris en 1711, mort à Paris
le 30 novembre 1814.
Voir n' It"^.
Le volumineux recueil des œuvres de cet artiste, que pos-
sède le cabinet des estampes de la Bibliotlièque impériale
APPENDICE. 373
est précédé d'une notice écrite par M™*^ Carie Yernet, sa fille.
Ce pieux iiommage ne pouvait être qu'un éloge, et tout es-
prit de critique devailen être écarté. Mais on y trouve des
renseignements précis, et il serait bien à désirer que les fa-
milles des artistes célèbres, en réunissant les œuvresdeleur
auteur, prissent plus souvent le soin d'y joindre les éléments
d'une biographie.
On donna à J.-M. Moreau le surnom de Moreau le Jeune,
pour le distinguer de son frère, que l'on appelait commu-
nément Moreau l'aîné (1), et ce surnom lui resta toute sa
vie, même après la mort du frère aîné.
Moreau le jeune n'avait pas encore dix-sept ans, quand son
maître, Louis le Lorrain, peintre d'histoire, membre de l'A-
cadémie, fut appelé en Russie pour y diriger l'Académie des
Beaux-Arts de Saint-Pétershourg. Il emmena avec lui son
jeune élève, dont le talent précoce était déjà formé, et qui
fut nommé professeur de dessin. Mais le Lorrain mourut
bientôt (:24 mars 1750), et Moreau abandonna sa position
pour revenir en France, où il eut tout d'abord à lutter con-
tre la pauvreté. Renonçant à la peinture, il se mita graver,
et, déjà plein de mérite, entra dans l'atelier de Lebas. Cet
hahile graveur, qui dirigeait un grand nomhre d'élèves,
et qui savait tirer, de toutes façons, bon parti du talent
de chacun, dut bien vite apprécier et mettre à profitla facilité
du nouveau venu. Nous trouvons dans l'ceuvre de Moreau
plusieurs eaux-fortes pures, remarquablement exécutées,
et parmi elles plusieurs pièces de grandes dimensions, d'a-
près J. Yernet, Pannini.... Lebas s'appropriait, en les re-
touchant au burin, ces excellentes préparations qui devaient
(I) Louis-Gabriel Moreau, élève de De Macliy, né en 1710, mort en
1806. 11 peignait l'architecture et le pavsagc, à l'huile et à la gouache,
et exposa aux salons de 17'J1, 1793, 1795, 179(1, 1799, 1801, 1801. Il fut
membre de l'Académie de Saint-Luc, et no put se faire agréer à 1' .Aca-
démie Royale. Il avait le titre de peintre du comte d'.Artois, et logeait
au Louvre.
374 ÉCOLE FRANÇAISE.
rendre son travail des pins faciles. Les relations se pro-
longèrent entre le maître et l'élève : car nons remarquons,
en 1771, à l'époque où Moreau avait trente ans et s'était
fait une réputation, une eau-forte d'après Témers(la Leçon
de Flageolet) i[ueLehas termina ensuite etsigna, mais sans
pouvoir la perfectionner; car l'esprit de la peinture s'y
trouvait déjà. Parmi les autres estampes de Moreau, il
faut citer quelque pièces d'après Greuze, et le Coucher de
la Mariée, d'après Baudouin.
Son talent ne se bornait pas à traduire les ouvrages des
autres. Tl savait aussi dessiner des sujets de sa composition,
sujets de modes, costumes, fêtes, vignettes de tout genre.
Il héritait du royaume de Cochin, qui vieillissait sans doute
ou que d'autres occupations absorbaient, et qui devait con-
sidérer Moreau comme un redoutable rival. L'esprit, l'in-
vention, la fécondité étaient les mêmes. Mais la main du
jeune artiste devait paraître plus légère et plus brillante.
Nous ne pouvons préciser les causes de ce changement, et il
nous paraît bien certain que Gochin conservait toute la
faveur dont il avait joui depuis longues années; mais enfin
Moreau fut nommé, en 1770, dessinateur des Menus-Plai-
, sirs en remplacement de Cochin, et l'on assure que ce fut
sur la présentation même de ce dernier.
C'est comme dessinateur des Menus-Plaisirs qu'il eut à
représenter les fêtes du mariage du dauphin avec Marie-
Antoinette, puis le sacre de Louis XVI, puis les réjouis-
sances de toute nature en l'honneur de la naissance du
dauphin M T82). Plus tard, les sujets deviennent plus sérieux:
c'est l'assemblée des notables, l'ouverture des Ktats géné-
raux... Le dessin composé avec une rare perfection, qu'il
lit à l'occasion du sacre, fut gravé par lui-même en 1779,
et lui valut d'être, agréé ;i l'Académie (i2*.)avril 1780). On lui
donnait en même temps le titre de graveur du cabinet du
roi. L'année suivante, il figurait au salon avec un grand
nombre de dessins, {)armi lesquels trois sont au nombre de
APPENDICE. 375
ses meilleurs, et peut-être les plus importants de son œuvre.
Ce sont : Le dessin et l'estampe du sacre, dont nous venons
de parler ; l'Illumination du Tapis-Vert et du grand canal de
Versailles, pour le mariage du dauphin, (L'original qui con-
tient un nombre infini de jolies petites figures appartient au
Louvre.) Le troisième, qui n'est pas moins précieux, et qui
fait partie du cabinet de MM. de Goncourt, représente
Louis XV passant une revue dans la plaine des Sablons.
Le salon de 1781 fut un triomphe pour Moreau. Le pu-
blic, qui avait tant aimé Gochin, trouvait que celui-ci avait
vieilli, et que Moreau était bien supérieur. Le Mercure de
France en fait foi ; « On distingue les dessins de M. Gochin,
<.( mais la multitude de ceux de M. Moreau, leur supériorité
« et l'esprit dont ils sont pleins, donnent à cet artiste une
« distinction très-méniée. U Arrivé e de Jean-Jacques
(.( Rousseau aux Champs-Elysées est surtout une compo-
« sition pleine d'esprit, de vérité et de charmes. »
Il était bien naturel que l'on cherchât, pour l'ornement
des livres de luxe, à accaparer des productions si coquettes
et si agréables. Ainsi que le dit très légitimement M™^ Carie
Vernet, l'annonce défigures de Moreau le jeune suffisait,
dans toute l'Europe, pour recommander un livre et en as-
surer le débit. Aussi d'habiles éditeurs, comme les Didot,
les Renouard.... trouvèrent dans cette collaboration une
source de bénéfices assurés.
Nous ne saurions donner ici la liste de tous les ouvrages
qu'il orna de ses vignettes. Nous citerons seulement le
Molière de 1773, suite de 31 pièces pleines de gaieté et d'es-
prit (les dessins originaux appartiennent aujourd'hui à M. de
Janzé); — les Métaniorplioses,(ÏO\'k\e; — le Télémaque;
— l'Arioste ; — le Voltaire (91 pièces pour l'édition de Kehl,
1 785-1789) ; — les œuvres de J.-J. Rousseau, de Marmontel,
de Saint-Lambert, de Raynal, de Gessner; — Y Histoire de
la maison de Bourbon, l'Histoire de Marie-Thérèse, les
A-propos de Société, de M. de Laujon; — les chansons de
376 ÉCOLE FRANÇAISE.
M. (le La Borde (^27 pièces dessinées et gravées par Moreaii
eu 177^ et 1773)... Tous ces recueils sont de sa meilleure
époque et vraiment dignes de l'empressement que les ama-
teurs de livres mettent a les acquérir. Les gravures, d'ail-
leurs, se vendaient aussi à part ; l'auteur et les éditeurs sa-
vaient bien mettre de côté quelques épreuves de clioi.v, dont
on tirait parti pour les collectionneurs d'estampes, une fois
que le livre avait pris son essor. Moreau lui-même gravait une
partie de ces vignettes ; les autres étaient exécutées par Le-
bas ou par Simonet, Augustin de Saint-Aubin, Née, Leveau,
Basan, de Longueil, Ponce, de Launay, J. Le Roy, Massard,
Miger, Martini, Prévost, Dnclos, Ilelman, Porpxjrati, Mas-
quelier, de Ghendt, Baquoy, Le Grand, Lemire, Trière,
Henri, et Cari Gutlenberg, etc..
Ce dénombrement est long et n'est certainement pas
complet, car l'œuvre entier de Moreau comprendrait bien
2,400 pièces, de toute nature, de toutes dimensions.
La suite qui, avec les gravures faites pour le lloi, nous
paraît l'emporter sur toutes les autres, est celle qui a pour
titre : Monuments du costume physique et moral du
XVII P siècle, 23 pièces, 1776-1783. Ce sont d'admirables
gravures de modes, retraçant les mœurs élégantes du temps,
les intérieurs de familles riclics, la journée de l'bomme de
cour... Un texte de Rétif de la Bretonne accomjjagnait ces
estampes, d'une dimension plus grande qne ne sont d'ordi-
naire les vignettes. Mais le texte devait avoir bien peu d'in-
térêt à côté des charmantes compositions de Moreau, qui
ont dû, dès l'origine, en être détachées; et aujourd'hui les
amateurs s'estiment lieunMix de rencontrer une bonne
épreuve de l'une ou l'autre de ces pièces séparées, comme
les Délices de la maternité, les Petits Parrains, les
Adieux à rOpéra, etc..
En 1 784-1 78j, Moreau fit un voyage en Italie, etce voyage,
dit M"' Carie Vernet, lui dessilla les yeux. « Il se sentit
€ éclairé d'une lumière nouvelle... Sa manière changea
APPENDICE. 377
«ses principes devinrent plus corrects et plus purs, sa coni-
(f position plus simple et plus élégante, son style plus noble
ï et plus hardi... En moins de deux ans, on vit un homme
<( nouveau, devenu aussi supérieur à lui-môme qu'il l'avait
M été auparavant à ses prédécesseurs. »
Ce voyage produisit-il tant d'effet sur le talent de Moreau?
En restant à Paris, ne trouvait-il pas bien des motifs de
changer sa manière? Tout changeait autour de lui. David
marchait à grands pas, et le tableau des Horaces venait
d'être achevé. Le flot politique montait, et la révolution radi-
cale de l'art suivait irrésistiblement la révolution sociale.
Croyons donc qu'il ne faut pas accuser le voyage d'Italie
de ce changement. Nous disons accuser, car la fille de Mo-
reau se trompe. Elle écrivait en 1818, et jugeait suivant le
goût du jour. Le changement fut bien réel; mais ce ne fui
pas, comme elle le croyait, unetransfiguration. Moreau vou-
lut, comme son prédécesseur Cochin, agrandir sa manière;
il ne fit que l'alourdir. N'est-ce pas à cette classe d'artistes
que s'applique, avant tout, le vers de La Fontaine : « Ne
forçons pas noire talent ! »
Le Louvre possède le dessin que Moreau présenta à l'Aca-
démie pour sa réception définitive en 1789. Ilestaussi triste
que celui de Cochin. Le goût de l'antique qui vient s'abattre
au milieu de ces figures folâtres, ces contours qui veulent
à toute force être savants, purs, élevés, et qui n'atteignent
qu'à la raideur, produisent le résultat le plus déplaisant, et
font bien bien vite regretter le Moreau de 1775, le collabora-
teur de Yernel, de Greuze et même de Baudouin. L'art est
un maître jaloux, qui ne se prête guère à ces changements
de front, et Moreaun'était nid'àgeni de force à faire violence
à la loi commune. David lui-même, jeune, ardent, juste-
ment ambitieux, eut besoin de toute son énergie, aidée peut-
être à son insu par la fièvre politique, pour rompre avec le
style du xviii* siècle, dans lequel il avait été élevé.
La Révolution dut porter un co'ip sensible à la position de
378 ÉCOLE FRANÇAISE.
notre artiste, en supprimant sa place et en arrêtant bien des
entreprises (le lilirairie. Mais ce temps d'arrêt ne fut que mo-
mentané, et la réputation de Moreau était si bien établie, qu'il
ne dut i)as rester longtemps sans travaux. Ce l'ut dans l'année
1793 elle-même, que Didot publia son Nouveau Testament,
orné de 1 1:2 compositions de Moreau, préparées sans doute et
gravées dans les années précédentes. Ce travail était des plus
importants, mais ne convenait guère à son talent; aussi
nous ne le citerons que pour mémoire. Les années (jui sui-
virent le rétablissement de l'ordre virent renaître sa vogue,
et on lui demanda des vignettes tout comme par le passé.
Ses envois aux expositions de la République ne furent pas
moins nombreux que d'habitude, elle livret parle souvent,
à l'article Moreau, des éditions que publie ou que doit pu-
blier le citoyen Renouard. Malgré son âge avancé, il dessina
encore de nombreuses illustrations. Un second Voltaire, un
second Télémaque, un second Molière... etc. L'on peut fa-
cilement faire la comparaison, et l'on verra quelle diflérence
sépare ces nouveaux dessins, qu'on lui payait probablement
beaucoup mieux, de ceux qu'il composait trente ans aupa-
ravant. Le goût de l'école de David y devient dominant, et,
sans la signature, on ne pourrait les croire de la même
main. Le talent des graveurs eux-mêmes suit la même pro-
gression décroissante, et devient aussi sec ([u'il était (in et
souple. Enfin, et c'est tout dire, quebiues-unes des der-
nières vignettes de Moreau font pressentir Desenne!
Le dksin placé dans les galeries du Louvre (n" 1190 du
présent CTitalogue)ct représentant une fête donnée à Louis XV
parM""^ Dubarry en 1771, est, on en conviendra, tout l'opposé
de ceux que Moreau produisait en 1810. C'est d'ailleurs l'un
despluscbarmantsqueroncniinaissedelui, et l'on ne saurait
voir un repas i)lus brillant et mieux représenté. Tout ce
monde (jui se presJeautourde la table étinceiante de lumières
et somptueusement chargée, les livrées, les habits chamarrés
des personnages assis et prenant part au bancjuet, les robes
APPENDICE. 379
à lalbalas des belles dames, tout cela est disposé et rendu le
plus heureusement du monde, et la figure du vieux roi assis
près de sa maîtresse est, quoiqu'en de bien petites propor-
tions, une merveille de distinction et de ressemblance.
Moreaule Jeune fut nommé, en 1797, professeur de dessin
à l'Ecole centrale de Paris. Parmi ses élèves, il compta son
petit-fils, celui qui devint plus tard Horace Vernet. Il était
émerveillédes heureuses dispositions que montrait ce der-
nier rejeton de tant d'artistes distingués, et eut, avant de
mourir, le bonheur de voir les prémisses de son talent. Ho-
race Vernet, de son côté, dut se rappeler et admirer toute sa
vie les œuvres de son grand-père, et en composant ses
grandes scènes militaires, il ne pouvait, pour la clarté du
sujet, pour l'entrain, l'à-propos et la lionne humeur, avoir
de meilleur modèle que le dessin de la P/a/«e des Sablons,
exposé en 1781, et dont nous avons déjà parlé.
IVanteuil (Robert), peintre au pastel et graveur au
burin, ni'ù Reims vers 1625 (?), mort à Paris le 9 dé-
cembre 1678.
Voir n"^ 1197 et 120-i.
La date de naissance de ce grand artiste est fort incertaine.
Nous choisissons celle de 16:25 comme pins vraisemblable
que cellede 1630, donnée par C. Perrault dans ses /formes
illustres. 11 est constaté, en effet, que Nanteuil, après avoir
fait ses études littéraires à Reims, épousa la sœur de
N. Regnesson, dessinateur et graveur, son compatriote et
son premier maître en fait d'art. Il fit ensuite un voyage
d'essai à Paris, revint à Reims chercher sa femme, et se
trouvait définitivement installé à Paris au commencement
de 1647. Au mois de mai de cette même année, sa femme
mettait au jourune fille (Jal). Nanteuil avait donc, en 1647,
plus de dix-sept ans. A notre compte, il aurait été Agé de
vingt-deux ans : ce calcul, en redressant une erreur évi-
380 ÉCOLE FRANÇAISE.
dente, laisse intacte la réputation de précocité faite à Tartiste,
précocité que nous ne songeons nullement à mettreen doute.
BaUlinucci, qui a écrit en longues phrases une vie de
Nanteuil, ledonne comme néen 1018, mais sans citer au-
cune preuve à l'appui. Le ^l/ercître de décembre 1678 dit,
de son côté, qu'il avait à sa mort cinquante-cinq ans. Si ce
dernier renseignement est le bon, la date de naissance de-
vrait être fixée à 16:23.
Quoi qu'il en soit, en 1647, le talent de Nanteuil était en-
core loin d'être formé. Il avait déjà gravé à Reims cer-
taines planches assez faibles, dont quelques-unes sont par-
venues jusqu'à nous. De 1645 à 1648, abandonnant le
burin, il se mit à faire des portraits d'après nature à la
plume et à la pierre de mine (documents publiés dans le
Magasin pittoresque, 1859, page 323). C'est à Paris, et en
1048, qu'il étudia le genre du pastel. C'est aussi de 1048
que datent les portraits de Pierre et de Jacques Dupuy,
traités au pointillé et dans le goût de Morin.
Dans l'année 1049' les portraits gravés sont plus nom-
breux, mais l'artiste n'apas encore trouvé sa voie. Il imite
encore volontiers, soit Morin, soit Mellan. Le portrait de
l'abbé Mole (R. D. 195) paraît un mélange de ces deux ma-
nières. Celui de Voiture, gravé d'après Philippe de Cham-
pagne, qui vraisemblablement dut donner, vers cette
époque, (juelqiics conseils à Nanteuil, indique déjà nu
progrès sensible.
Peu d'annéesaprès, sa manière s'était formée; son burin,
d'abord un peu dur, s'était assoupli, et devenait chaque jour
pluslégor, plus moelleux, sans perdre de sa fermeté. Il ne se
contentait pi us de traduire les portraits de Plii II |»|u> (le Cliam-
pague, de Lebrun ou d'auln's peintres. Il |M'igiiail lui-même
au pastel ses modèles d'après nature ou les dessinait à la
mine de plomb, et savait conserver dans sa planche l'anima-
tioM, la vérité, la parfaite ressemblance de son dessin.
Hsaisissailavec bonheur les physionomicsdiverses de tout
APPENDICE. 381
cemomloqui venait poser devant lui, et se préoccupaitavaiit
tout (le les traduire fidèlement, sans ostentation d'adresse,
sans lourde force, sans effetêxagéré. Il cherchait la simpli-
cité, ou plutôt il la trouvait naturellement dans son amour
de la nature et de la vérité.
Dans les plus beaux ouvrages d'Antoine Masson on sent
toujours la recherche mêlée au plus remarquable talent :
on voit bien que ce graveur se souvient de son talent de
damas(juineur. Il surmonte facilement d'étranges difficul-
tés, mais il les aime et en triomphe avec orgueil. ChezNan-
teuil, rien de pareil. Dans ses meilleurs portraits, l'outil se
dissimule et disparaît pour laisser toute la place à la vie,
à l'expression du personnage représenté.
Depuis l'année 1652 jusqu'à sa mort, Nanteuil vit poser
devant lui les plus grands personnages du royaume, et se
trouva bientôt hors d'état de suffire à toutes lescommandes.
Il eut alors recours à un expédient. Il réunit dans son ate-
lier plusieurs artistes de talent (M. Robert-Dumesnil nomme
N. Pitau, N. Regnesson, P. Simon, G. Vermeulen),et les fit
travailler sous sa direction aux accessoires et aux vêtements,
se réservant toujours ce qui concernait les tètes. C'est au
moyen de ce procédé, qui n'excluait ni le soin ni la cons-
cience, qu'il put, en une vingtaine d'années, faire monter ta
plus de :200 portraits la liste de ses ouvrages. M. Robert-
Dumesnil en a catalogué 216, et, en outre, quehiues planches
de sujets divers sans grand intérêt.
Pour donner une idée de la réputation et de la vogue de
notre artiste, disons ([u'il grava onze fois le portrait de
Louis XIV, deux fois celui d'Anne d'Autriche, quatorze fois
le cardinal Mazarin, six fois le grand (jolbert, dix fois le mi-
nistre Le Tellier, trois fois le président de Lamoignon, etc.
Plusieurs souverains étrangers voulurent avoir une planche
de sa main, et enfin le grand-duc de Toscane mit à Florence
un pastel de Nante\iil dans la célèbre chambre des peintres
peints par eux-mêmes.
17
382 ÉCOLE FRANÇAISE.
Tous ces portraits sont bons, et en parcourant l'œuvre
gravé de Nantouil, on est frappé de l'éiialité et de la
l)oautédes i)iôccs qui le compo^iit. Mais, avouons-le, nous
avons une préférence marquée jjour certains petits por-
traits qui nous paraissent merveilleux sous le rapport de la
simplicité, dp la sincérité, et qui sont en même temps de
la couleur la plus harmonieuse et la plus fine.
Citons-en quelques-uns : le portrait de Ménage, daté de
1652 (R. D. 188); celui de M. do Maridat, 1053; celui de
M. de Lyonne, 1()55 (R. D. 108 et 140); ce sont trois ou-
vrages de la jennesse du maître, que l'on ne saurait, ce nous
semble, assez louer.
Nous en dirons autant d'autres portraits plus importants,
comme celui de Lamotlie-Levayer, celui de Basile Fouquet,
celui de Marie de Bragelogne, ceux de Chapelain, de Jean
Loret, de Marolles,dt'Guénault,de Rarillon de Morangis,de
Y. Le Bouthillier, de Dochart de Saron, du jeune duc de
Bouillon... Tous cesxhefs-d'œuvre sont du dessin de Nan-
teuil.
N'oublions pas le portrait de Pomponne de Bellièvre, d'a-
près Lebrun; celui de la reine Christine, d'après Bourdon.
N'oublions pas non plus les portraits de dimensions colos-
sales, qui durent prendre à notre artiste bien du temps et
des peines, et qui, quoique ne pouvant être mis sur la même
ligne c|ue ceux que nous venons de citer, sont supérieurs à
ceux du même genre exécutés par les autres artistes du
temps.
Nous avons déjà remarqué, en parlant de Masson, que,
sauf deux ou trois exceptions, ses grands poitrails étaient
faibles ou négligés. Les tètes, grandes comme nature, lais-
sées par Mellan, sont fort mauvaises. C'est l'avis de Mariette,
et nous n'y saui \)nscoulr('dire. Mais les portraits gravés de
la grandeur des originaux |)ar rs'anteuil, grâce à la souplesse
et à la naturelle régularité de son burin, grâce à la chaleur
de son coloris, échappent ne pai-tie aux défauts qui résultent
APPENDICE. 383
nécessairement de la dimension inusitée des tailles. Parmi
ces grands portraits, on doit citer celui d'Anne d'Autriche,
celui de Louis XIV (dit au\ Pattes de Lion), ceux de Col-
hert, de Péréfixe, de Turenne et plusieurs autres.
Nanteuil a pris plaisir à graver, à l'imitation de Mellan,
quekjues portraits fi' une seule taille. Ce fut, dit Florent
Lecomte, le résultat d'une sorte de défi entre les deux ar-
tistes. C'est ainsi que le portrait deM. Hesselin (R. D. liO),
celui de Péréfixe (R. D. 21 T, celui de M. de Mesgrigny
(R. D. 190), pourraient être rangés dans l'œuvre du graveur
d'Abbeville. Mais ce ne fut qu'un passe-temps, et Nanteuil
eut bien raison de ne se laisser aller que rarement à celte
fantaisie.
Louis XIV accueillait avec bienveillance noire artiste; ce
fulàsasoUicitalionqueleroirendit, en 1660,réditde Saint-
.lean-de-Luz, donnant à l'art delà gravure sa franchise et le
classant définitivement parmi les arts libéraux. Dès 1659,
Nanteuil avait reçu le brevet de graveur ordinaire du roi,
avec une pension annuelle de mille livres. Par quel inexpli-
cable motif un pareil artiste ne fut-il pas admis à l'Acadé-
mie, qu'il aurait honorée? Nous n'avons, à ce sujet, aucuii
renseignement; mais l'omission de ce nom sur les registres
de la compagnie est un fait regrettable.
Marolles, dont Xanteuil avait gravé le portrait en 1650,
lui consacre le quatrain suivant :
" Nanteuil est au-dessus de toute bagatelle :
" Il s'est mis hors de pair dans sa profession,
" Un seul portrait qu'il grave est en perfection;
'I Comme il fait de beaux vers, sa veine est immortelle.
Ailleurs, Marolles parle de lui eomme sans rival dans l'art
du pastel. Enfin nous trouvons au tome IIP de ses mémoires
(onzième discours, f/t^ VExcellence de la Ville de Paris),
un passage qu'il nest pas inutile de rapporter :
«f Et pour dire quelque chose de Robert Nanteuil, qui
384 ÉCOLE FRANÇAISE.
«joint l'esprit, l'heureuse mémoire et le jugement au bel art
« dont il fait profession, il travaille, au même temps que
« j'écris ceci (1G57), au huitième portrait de M. le cardinal
« Mazariii, quoiqu'il ait parfaitement réussi aux sept pre-
(1 miers, ce qui est une manjue bien assurée de l'estime qu'on
« fait de son admirable burin. D'ailleurs se voit-il des por-
« traits mieux gravés et plus ressemblants que ceux qu'il
« a faits de... » (Suit une liste des principales estampes de
Nanteuil.)
Quelques-uns des beaux rers de Nanteuil sont parvenus
jusqu'à nous. On peut en voir un échantillon dans le Mercure
de décembre 1078. C'est un compliment qu'il récita au lloi
peu de temps avant de mourir. Les Archives de l'Art fran-
çais ont aussi publié certaines poésies qui n'ajoutent rien
au mérite de l'artiste. C'est comme peintre de portraits qu'il
restera célèbre. Qu'il emploie le pastel, la mine de plomb
ou le burin, sa valeur est la même, et on le considérera
toujours comme l'un des premiers en ce genre.
Oi*sel (Victor), peintre, né à OiiUins, près Lyon, le 25
mai 1795, mort à Paris le i" novembre 1850.
Voir iv^ 1205 à l"2IO.
Il reçut dans sa ville natale ses premières leçons du
peintre Kevoil, vint vers 1817 (?) à Paris et entra dans
l'atelier de Cnérin.
L'auteur du M anus 5p.rïîi.ç comprit et apprécia cette na-
ture d'artiste, contenue et réfléchie, et fil tous ses efforts
pour dévelopi)er le talent dont il entrevoyait le germe.
Orsel exposa pour la première fois, au salon de 1822 un
tableau de la Charilé destiné à un hospice de Lyon, tableau
(jui lui valut ii\e médaille de seconde classe.
Il |taitil en cette ménn; année |iour Uoine, accompagné
de l'un de ses camarades d'atelier, M. A, l'tain, avec qui il
avait formé une de ces amitiés profondes qui ne finissent
APPENDICE. 385
qu'avec la vie, que la mort même ravive et consacre. Les
deux jeunes gens suivaient en Italie leur maître qui venait
d'être nommé directeur de l'Académie de France à Rome.
Là de nouveaux horizons s'ouvrirent aux yeux d'Orsel. Il
ne se contenta plus d'admirer les restes de l'antiquité et les
peintures du xvV siècle, que toutes les écoles et particuliè-
rement! école de David préconisaient et étudiaient à juste
titre. Son goût remonta plus haut. Les fresques du xiV et
du xV siècle se révélèrent et s'imposèrent à lui avec toute
leur saisissante attraction. Le grand Giotto et sa légion
d'élèves, les inimitables peintures de Bealo Angelico, les
merveilles diverses du Campo-Santo de Pise telles
furent les sources où son inspiration vint se retremper. Il
se lia avec les artistes allemands qui suivaient la même voie
et particulièrement avec Overbeck, et les longs entretiens
des deux peintres sur la direction de leurs études, sur le but
et sur la pratique de l'art, durent être également fructueux
pour le Français et pour l'Allemand.
Cependant ces idées nouvelles ne firent sentir qu'à la
longue leur influence sur le talent d'Orsel, et les tableaux
qu'il envoya de Rome aux salons de 18:24 et de 1827, ne
rompaient nullement avec les traditions de l'école de Gué-
rin. LaMort d'Ahel (182-i) se voit aujourd'hui au musée de
Lyon. C'est une bonne peinture académique, dont Landon
donna un trait dans son volume, et qui fut cependant,
comme la Mailelcine de 1827, assez peu remarquée.
On fit meilleur accueil, en 1831, à un Moïse sauce des
emt.r et jirésenté au Pharaon, qu'il avait longuement et
curieusement étudié, et auquel il avait consacré plusieurs
années.
Se servant de recherches faites dans l'atelier de Revoil,
,son premier maître, qui était archéologue autant que pein-
tre, (Jrsel avait cherché la couleur locale, et prouvé sou
étude attentive du style et des monuments égyptiens. Cette
tentative réussit, et le tableau, dont la scène était clai-
386 ÉCOLE FRANÇAISE.
rement composée, dont les expressions étaient justes, valut
au peintre une médaille de première classe. Nous trouvons
même, dans le tome 4*2 des Annales du musée, une note
assez vive de M. Ambroise Tardieu, mettant le nom d'Orsel
parmi ceux qui auraient dû recevoir la croix à la suite
du salon de 1831.
Le salon suivant, celui de 1833, vit paraître un ouvrage
des plus remarquables, dans lequel Orsel avait cherché à
appliquer ses nouvelles et ses plus chères doctrines. Il avait
représenté le Bien et le Mal sous la figure de deux jeunes
lilles, l'une foulant aux pieds le livre de la sagesse et tentée
par le démon, l'autre lisant le livre saint et protégée par un
ange. Dans huit petits tableaux disposés de chaque côté du
sujet principal, se déroulaient, avec une précision mathé-
matique, les deux destinées opposées : d'un côté, Liber-
tinage, Mé|)ris, Angoisse, Désespoir ; de l'autre, Pudeur,
Mariage, Maternité, Bonheur. Dans le compartiment du
cintre se voyaient la Punition et la Piécompenso finales.
Ce tableau sérieusement médité, et dont le but moral, ex-
primé avec tant de netteté et de force, brillait à tous les
yeux, fut sans doute remarqué par certaines personnes qui
suivaient avec intérêt le développement de ce ilrame chré-
tien, et qui s'occupaient du sujet plutôt que du talent du
peintre; mais on ne saurait croire quelle fut l'indifiërencc
du public artiste et lettré ! Parmi les critiques du temps
que nous avons sous la main, nous ne trouvons que silence
on dédain. Ainsi M. Gustave Planche, (jui donne successi-
vement dans li\ lie me des deu.i- Mondes ({[niive articles sur
le salon de 1833, ne prononce pas le nom d'Orsel. M. Laviron
dit sans hésiter que cet artiste n'a pas la moindre idée
des symboles religieux qu'il reiit reproduire. C'était là le
sentimeniNde la jeune France, et la critique n'était pas
bien grave ; mais dans le cam|t opposé on ii'élait guère plus
juste. Landon (ou son successeur) parle fort légèrement
de ce tableau singulier dans lequel l'auteur a payé son
APPENDICE. 387
tribut augoût du yothique mis récemment à la mode ([)...
En (in, et pour tout dire, quoique Orsel eût obtenu les hon-
neurs du salon carré, on lui décerna, au moment des
récompenses, une mention honorable, en même temps
qu'à quatre-vingts autres artistes plus ou moins renom-
més, et l'on n'acquit pas son tableau.
Cet ouvrage a été, depuis cette époque, plusieurs fois
exposé ; il a été popularisé par le burin de Yibert, et, l'opi-
nion publique est bien revenue de sa première surprise.
La foule n'est plus indifférente : elle suit au contraire
avec émotion les "scènes pathétiques présentées par le
peintre chrétien, et s'il vivait encore, ne serait-il pas
heureux de penser que son œuvre fait quelque bien !
Car c'était là la suprême ambition d'Orsel ! Elever l'art
en lui donnant un but utile, en lui faisant produire une
impression salutaire sur l'esprit du spectateur ! Sous ce
rapport jamais tableau ne fut mieux inspiré que le tableau
du Bien et du Mal. Nous admirons sans réserve, quant à
nous, le logique enchaînement et l'excellente disposition
des petits sujets qui entourent la composition principale :
nous aurions désiré seulement pour les grandes figures,
un goût de dessin plus élégant, et, pour l'ensemble, une
exécution moins froide, moins allemande.
Il faut bien croire d'ailleurs que le tableau du Bien et du
Mal ne resta pas inaperçu pour tout le monde. L'adminis-
tration, qui avait des églises à décorer, pensa à Orsel et
lui conlia les parois d'une chapelle à Notre-Dame-de-
Lorette. Il eût été impossible de faire un meilleur choix, et
par une heureuse coïncidence, on donna en même temps
à l'ami d'Orsel, à M. Alp. Perin, la chapelle qui faisait face
à celle d'Orsel. Ce dut être un jour heureux ([ue celui où
les deux amis se virent en même temps pourvus d'un tra-
vail équivalent, où chacun d'eux pouvait librement déve-
(!) Voyez aussi le salon de M. .lal, pages 153 et 155, et celui de
MM. Aniiet et Trianon, pages 3 à 5.
388 ÉCOLE FKANÇAISE.
lopper les idées depuis longtemps conçues et élaborées
en commun. Orsel se consacra à sa chapelle, qu'il ne
quitta qu'avec la vie, et qui est devenue son principal
litre d'honneur. Les scènes bihlifjues de la vie de la Vierge
se trouvant déjà représentées dans les peintures de Notre-
Dame-de-Lorette, église où les ornements abondent, il
choisit le thème des iitanies, et reproduisit la mcie du
Christ sous dilTérciits aspects se rapportant aux pieuses
(|ualifications que lui donne le saint texte.
Ainsi, dans la coupole, Marie est figurée dans quatre com-
positions différentes : Reyina cœli, Rcgina martyrum,
Begina virgiiiuni, Begiiia pafriarcharum. Il en est de
même dos quatre pendentifs : Sains infirnioruiii, conso-
lât) i.r afflutoruin, auxiUum chrutianornm, rcfitgium
peccatoium...
il y avait évidemment de grandes difficultés à surmonter
dans un pareil sujet. Le premier défaut de cette figure sans
cesse répétée devait éli'e l'uniformité, la froideur et l'ennui.
Mais Orsel a triomphé là où d'autres peut-être auraient
échoué. Grâce aux ressoui'ces (|u'il trouvait dans son espi-it
et dans son cœur, grâce à des réflexions et à des études
approfondies, qui ne pouvaient lui permettre d'avancer
qu'avec lenteur; grâce enfin à sa lutte ardente pour par-
venir â rendre, dans sa pureté et dans son élévation, la
pensée chrétienne dont il était pénétré, il a su varier avec
un charme tr/'S grand celle figure principale, dix fois re-
nouvelée dans les compartiments de la petite chapelle.
C'est là un mérite éminenl, (!t dont on ne saurait trop
tenir compte. L'ensemble est d'un coloris sobre, doux, har-
monieux et rappelle en certaines parties la suavité de IJealo
Angelico. lia clia|>elle des litanies plaît de loin au visiteur,
elle l'invite à s'approcher et â s'arrêter, et tient ce ()u'elle
promet.
Quand Orsel mourut, en IN.V), les pai lies les plus impor-
lanfesde ce grandouvrage étaient terminées, mais il restait
APPENDICE. 389
;i compléter bien des détails. M. A. Periii, qui s'occupait de
son côté d'achever sa propre chapelle, prit à honneur de
donner la dernière main à l'œuvre de son ami. Il s'adjoignit
quelques-uns des élèves d'Orsel, et sans regarder à des
sacrifices de temps et d'argent considérables, termina en
1854 la chapelle des litanies. Non content de cette satisfac-
tion donnée à l'amitié, il continua et continue encore, avec
cette ténacité douce qui est le propre des hommes convain-
cus, de faire connaître, par des expositions répétées, par de
coûteuses publications, les œuvres si intéressantes du pein-
tre lyonnais.
En même temps qu'il s'occupait de sa chapelle, Orsel
menait de front un autre grand travail qui lui avait été
commandé par la ville de Lyon. C'était un tableau votif,
avec ligures colossales, représentant la ville de Lyon pré-
servée (lu choléra par la protection de la Sainte-Vierge.
Orsel n'avait accepté cette nouvelle lâche qu'à la condition
de ne pas interrompre ses travaux de iNotre-Dame-de-
Lorette.
Il espérait mener à bien en même temps les deux labeurs.
.Mais l'artiste était lent, plus lent qu'un autre sans doute, et
celte double fatigue, compliquée de l'impatience des Lyon-
nais qui voulaient voir leur tableau placé enfin à Fourvières,
dut ne pas être sans influence, sur la santé délicate du
peintre. A sa mort, le tableau votif du Choléra, quoique
non entièrement fini, partit enfin pour Lyon.
Orsel est un de ces artistes pour qui les suffrages se pèsent
plutôt (ju'ils ne se comptent. Il n'a reçu de son vivant aucun
de ces honneurs que méritaient si bien et son caractère et
son talent. Mais le temps est le souverain juge, et n'a pas
encore dit son dernier mot. Nous croyons que le nom d'Orsel
restera avec celui des hommes distingués qu'il est inutile de
désigner ici, et qui à notre époque se sont voués, avec con-
science et talent, à l'art religieux. La foule ne rendra-t-elle
pas lin jour justice à qui de droit? Espérons-le. Si nous
17.
3'JI) ÉCOLL FRANÇAISE.
sommes parfois, en France, d'une indifférence cruelle et
coupable pour les artistes vivants, nous aimons aussi à
jeter des fleurs sur un tombeau.
Papety (Dominique-Louis-Féréol), peintre, né à Mar-
seille le 12 août 1815, mort à Marseille le 21 sep-
tembre lSi9.
Voir n»-^ 1225 àl2i(i.
Après avoir fait dans sa ville natale de bonnes études
classiques et avoir prouvé, par quelques essais, ses heu-
reuses dispositions pour la i)einture, Papety, sur le con-
seil de M. de Forbin, vint à Paris à l'àire de dix-huit ans,
et entra dans l'atelier de M. Léon Coignet. Il concourut
pour le prix de Rome en 1836, et l'obtint, quoique à peine
âij'é de vingt et un ans. Le sujet donné aux élèves était le
Frappement du rocher.
M. Ingres, alors directeur de l'Ecole de Rome, fut frappé
de la sûreté d'œil et de main du jeune artiste, en même
temps que de sa facilité. Il se plaisait à lui présager un bril-
lant avenir, que les divers travaux envoyés de Rome par le
lauréat, et surtout son talileaude cinquième année, le Bf've
de bonheur, faisaient déjà entrevoir. Cettedernière peinture,
dont le sujet vague plaisait à toutes les imaginations, et dans
laquelle on sentait le goût et l'inspiration du grand style,
arriva à Paris et fut exposée à l'Ecole des Beaux-Arts, à
l'état d'ébauche. Elle fit un très grand effet à son apparition,
et on applaudit sans réserve à ces lueui-s de talent, que les
enthousiastes saluaient du nom de génie.
Malheureusement, en achevant le tableau à Paris, eu
1842, l'artiste ne retrouva pas le premier feu de son es-
quisse. V ïu'rr de bonhrur, exposé au salon de 1843,
parut quelque peu alourdi et ne produisit |)lus la même
sensation. Papety ne fut pas le seul à éprouver ce mé-
compte ; combien de brillantes ébauches, ijui devaient être
des fhefs-d'œuvre, se sont transformées, sous le pin-
APPENDICE. 391
ceau qui les termina, en tableaux simplement estimables.
A l'exposition de 1844, on vit paraître une toile de petite
dimension, la Tentation desaintHUarion, spirituelle com-
position, rendue avec élégance.
Les salons suivants reçurent de Papety des ouvrages
moins heureusement réussis : un tableau pour la salle des
Croisadesdu musée de Versailles, en 1845 ; une Vierge con-
solatrice en 1846 ; en 1847, un sujet allégorique assez con-
fus et un joli petit tableau représentant des Moines grecs
peignant leur église. A cette même exposition parurent
une suite de dessins qui furent très-remarques, et qui re-
produisaient des peintures exécutées à fresque au couvent
d'Aghia-Lavra, sur le mont Atlios, peintures attribuées à
Panselinos.
Sans examiner ici à quel degré ces dessins étaient fidèles,
nous dirons qu'ils témoignaient d'une grande habileté d'exé-
cution : les artistes accueillirent avec quelque surprise et
non sans admiration ces échantillons d'un art tout nouveau
pour eux.
Papety était archéologue distingué en même temps qu'ar-
tiste : il aimait ta remonter aux sources de l'art chrétien, et
aurait probablement écrit une histoire de l'art byzantin, si
la mort n'était venue brus(|uement interrompre ses travaux.
Une narration de son séjour au mont Athos, publiée par la
Renie des Deux Mondes du 1" juin 1847, prouve qu'il
écrivait avec talent. Pendant son séjour en Grèce et au mont
Athos, il dessina, ainsi d'ailleurs que c'était son habitude,
ainsi qu'il l'avait fait chaque jour en Italie, une grande quan-
tité de sujets divers : peintures ou sculptures anciennes, cos-
tumes, paysages, figures de toute sorte. Il se livrait avec une
sorte de passion à ces études sans cesse répétées, et son ha-
bileté, qu'on admirait déjà lors de ses débuts à la villa Mé-
dicis, n'avait fait que s'accroître.
Papety exposa, pour la dernière fois, au salon de 184^, un
portrait du ministre grecColetti, et quelques dessins, parmi
39-2 ÉCOLE FRANÇAISE.
lesquels on remarquait un essai de restauration de l'un des
frontons du Part liénon. En 1849, poursuivant ses recherches
archéologiques, il fit un voyage dans le midi de la France ;
il s'arrêta à Toulouse, à Montpellier, à Arles, et partout
où il trouvait des monuments à étudier. Mais les fièvres
intermittentes, qui l'avaient cruellement éprouvé en
Orient, le reprirent en Provence. Il retourna dans sa
lamille, à Marseille, pour s'y faire soigner. Il était déjà trop
lard, et Papely mourut à trente-quatre ans, au grand re-
gret de tous ceux (|ui avaient foi dans l'avenir réservé à
son talent.
On vendit à Paris ^15 et 10 janvier, 19, 20 et 21 février
1850) ses études peintes et ses portefeuilles si bien garnis
de dessins de loul genre. L'impression produite sur les
amateurs et sur les artistes parées matériaux si nombreux
et si intéressants, par ces débris d'une vie si bien remplie
et si vite éteinte, fut profonde et unanime.
Nous ne saurions mieux faire, pour l'honneur de Papety,
(jue de reproduite le fragment d'une lettre que M. Ingres
écrivait à cesujel à un ami (janvier 1850) : « ... Dans l'in-
K térét de la mémoire et du mérite supérieui' de M. Papety,
<( que la mort vient de nous enlever : il laisse un véritable
(( monument d'art par une suite innombrable de dessins
« qu'il a faits à Home eten Grèce ; ceux qui particulièrement
(( consacrent l'existence des mosaïques anciennes des basi-
» licjues, forment une suite la plus curieuse et la plus intéres-
« santé comme pittoresque histori(iue, et ces dessins sont
« brûlants d'esjjrit, de sentiment et de caractère...»
Le grand tableau du Rrre de bonheur se trouve aujour-
d'hui au musée de Compiégne. Le portrait de Coletti et le
sujet de^Cruistidi's appartiennent à l'administration des
Musées. On voit.au (lonscil d'Etat une figure de Solon
ilictantses lois (salon île 1810), et enlinàMarseilleqiielques
tableaux dans les églises et au musée. Quant aux morceaux
il(i chevalet reeueillis dans les collections particulières, ils
APPENDICE. 393
sont fort rares, l'artiste ayant été enlevé au moment même
on il songeait à mettre en ordre tant d'études recueillies
pendant une douzaine d'années, et à montrer ce qu'il avait
ac(inis par un travail opiniâtre.
Il convient d'ajouter ici que Papety fut, pendant quelque
temps, au nombre des artistes qui aidèrent M. Clienavard
dans l'exécution de ses cartons.
Pei'cici* (Charles), architecte etdessinaleur,7ié à Paris
le 2:2 août 1764, mort à Paris le 5 septembre 1838.
Voir 11»* 1235 et 1236.
Percier, dont les talents et l'exemple ont exercé une
longue et remarquable influence sur notre école d'archi-
tecture, était le tils d'un ancien militaire, qui avait obtenu
l'emploi de concierge du pont-tournant aux Tuileries. Il l'ut
élève de Peyre et deGisors, et après avoir fait de bonnes et
sérieuses études, il se présenta au concours du prix de
Home. Il ol)tint le second prix en 1783, et, en 1786, le
premier. Le sujet du concours était un palais comprenant
la réunion de toutes les académies.
Il partit donc, et trouva à Rome Drouais, avec qui il se
lia, et qui, appréciant le talent et le goût de son jeune condis-
ciple, le guida avec soin dans ses débuts. Chaque matin, les
deux amis allaient étudier l'un des monuments del'antiiiuité,
et Drouais indiquai ta Percier sa tâche de la journée, se réser-
vant d'examiner le soir la besogne faite, et même de la retou-
cher lors(|u'il y entrait quelques figures. Mais cette associa-
tion ne fut pas longue, car Drouais mourut bien vite (en
février 1788), et Percier se trouva privé des conseils si utiles
qu'il recevait avecjoie. Mais il cultiva toujoursavec ardeur
son goût pour le dessin, et produisit en ce genre des œuvres
remanjuables, qui ont toujours été recherchées etconsidé-
réescommedesmodèles par les architectes et par le public.
Il avait retrouvé aussi à Rome un de ses anciens cama-
391 ÉCOLE FRANÇAISE.
radesdeFalelier (le Peyre, M. Foiilaine, lequel n'avait rem-
porté qu'un second prix d'architecture (en 1785), et n'en
était pas moins parti pour l'Italie, mais, il est vrai, à ses
propres frais. Les jeunes gens se mirent à travailler en
commun et à continuer les études commencées sous la di-
rection de Drouais : cette union, si bien inaui,Miréeà Rome,
résista à toutes les épreuves de la vie et se prolongea pen-
dant plus de cinquante ans. Tout ce qu'ils firent fut fait de
compte à-demi, et les noms de Percier et de Fontaine se
trouvent liés indissolublement.
Avant de quitter l'Italie, Percier eut l'occasion d'élever à
Florence le mausolée élevé à la comtesse d'Albany dans l'é-
glise deSanta-Croce. Il donna aussi les plans d'une maison
que le prince Poniatowski voulait faire construire à Tou-
louse.
Percier et Fontaine se retrouvèrent à Paris en 1703, sans
protections et sans ressources. Ils se trouvèrent heureux de
fournir à l'ébéniste Jacob des dessins de meubles, que celui-ci
exécutait avec luxe et avec une grande perfection de main-
d'œuvre, et qui obtinrent dans toute l'Europe le plus grand
succès. Ils publièrent aussi, en 1798, un volume intéressant
sous ce titre: Palais, maisons et autres édifices modernes
dessinés à Rome, publiés à Paris l'an VI de la RéjiHblique
Française. ..Ce recueil, qui contenait cent planches, |)rove-
nait des portefeuilles si bien remplis par Percier. Enfin le
nom des deux amis se fit bientôt connaître. Percier fut
nommé architecte delà .Malmaison, et partagea sans hésiter
ses travaux avec Fontaine : peu de temps après ((i février
1805), tous deux étaient nommés architectes du Louvre.
AlorJ commencèrent dans ce palais de grands travaux
d'achèvement et de raccordement, travaux qui, |)our la plu-
part, présentaient de véritables difficultés et f|uc l'on doit au
savoir et au goût de Percier, en môme temps ([u'à l'habileté
pr.'ili(|ne de Fontaine. Napoléon, devenu empereur, avait à
coMir de terminer le Lnuvrt; et même de le joindre aux Tui-
APPENDICE. 31*5
leries, mais le temps lui manqua, et il ne put accomplir que
la première partie de cette grande tâche. Nous devons indi-
quer sommairement ici les principaux travaux de cette
épo(iue (1800-1812).
On dut commencer par faire évacuer dans la cour du
Louvre et sous la galerie du Musée, tous les logements (et
ils étaient nombreux occupés par les artistes elles savants.
Cette mesure, pénible à prendre, était nécessaire, puisque
le Louvre était destiné à devenir le Palais des Arts, en
mêmetempsqu'à servird'annexeau logement dusouverain.
Il fallait terminer la cour du Louvre et raccorder (chose
bien difficile !) les travaux de Perrault avec ceux de P. Les-
cot. On se décida à donner à trois des façades le style de
Perrault, en conservant àla quatrième (celle de]'horloge)les
profils de Lescot. On dut, pour arriver à ce résultat, se rési-
gner à une douloureuse opération, la destruction d'une par-
tie de la façade du xvi® siècle.
La salle des Cariatides, au rez-de-chaussée du Louvre,
avait été à peine ébauchée par Lescot. Percier et Fontaine la
terminèrent dans toutes ses parties, en observant de leur
mieux le goût de la première décoration, et en faisant entrer
dans les ornements qui en font partie bon nombre de mor-
ceaux originaux de l'époque. C'est ainsi qu'ils placèrent la
nymphe de Cellini au-dessus de la tribune que supportent
les belles figures de Jean Goujon, et qu'ils encastrèrent dans
la grande porte de l'entrée, les bas-reliefs en bronze d'An-
dréa Riccio...
L'Arc de Triomphe du Carrousel fut commencé en 1806
et terminé en décembre 1807. Un modèle de ce monument
figura en 1810 à l'Exposition des prix décennaux.
En 1807, on achève la façade du Louvre du côté du Pont ^
des Arts. En 1809, on restaure et on achève la façade de la
colonnade. On commence les deux grands escaliers d'hon-
neur au midi et au nord de la colonnade. C'est vers la
même époque que fut terminé le grand escalier du musée,
:;96 ÉCOLE FRANÇAISE.
escalier (jui fut toujours considéré comme l'un desmeilleurs
ouvrages de Percier, et que d'impérieuses nécessités ont
seules pu faire disparaître. En ÏHIU., les travaux de cons-
truction du Louvre étaient entièrement terminés.
PercieretFontaine avaient, en 1809, présenté leur projet
pourlaréuniondesTuileriesauLouvre.Onenavaitdemaiidé
à beaucoup d'autres artistes, et quarante-sept projets ou
modèle^ avaient été fournis. Après mûr examen, on adopta
en 1810 les plans de Percier, mais les événements poli-
tiques ne permirent pas d'en commencer l'exécution.
La Restauration conserva à Percier et à Fontaine leurs
fonctions d'architectesdu Louvre. Ils eurent principalement
;i s'occuper à cette époque de l'ornement des salles du mu-
sée Charles X, et des salles du Conseil d'État
Sous le gouvernement de Juillet, l'association qui avait
duré si longtemps entre les deux artistes, prit lin. M. Fon-
taine resta seul architecte du roi Louis-Philippe, et Percier
se retira dans un petit logement qu'on lui avait accordé
dans la coui- du Louvre, et où il passa les dernières années
de sa vie, s'occupaiit toujours de ses chers dessins, toujours
entièrement dévoué à l'art. Il fut universellement regretté
de ses confrères, à cause de la simi)licité et de la droiture
de son caractère, qualités précieuses qui rehaussaient son
lare talent. Il avait été admis à l'Institut en 1811. Napoléon
le lit chevalier de la Légion d'honneur: leroi Charles X le
nomma oflicior ûu nH''me ordre.
Outre le volume des palais et maisons de Kome,donl nous
avons parlé plus haut, Percier publia, toujours avec la col-
labo \ilion de Fontaine, les ouvrages suivants : V Descrip-
liou (Ic'i fêles cl c(h-(''itionU's du mariage deV Euipcreuravcc
Marie-Louise, 1811; 2" Maisons de plaisance de Home
rt de scsencirons, 181:2-l8i;{; li" Hecucil de dccoraiions
iiilérieures comprenani loul ce qui a r<ipporl à l\i-
meublentenl, comme cases, trépieds, candélabres, cas-
soteltcs, lustres, girandoles, lampes, chandeliers, cke-
APPENDICE. 397
minéen, feux, poêles, pendules, tables, secrétaires, lits j
canapés, fauteuils, chaises, tabourets, miroirs, écrans
Paris, 181:2. Ce dernier volume, dont le titre curieux est
bon à rapporter, et dans lequel se trouvent les meubles
exécutés par Jacob, est toute une révélation de l'époque
impériale. C'est bien le goût de l'école de David, tel qu'on
le retrouve dans ses tableaux des Horaces, de Brutus,
d'Hélène et Paris; et Timagination des architectes n'a fait
que développer ces premiers types qui ressemblaient si peu
à ceux de l'époque précédente, et que les salons à la mode
adoptèrent exclusivement. Tel devait être, tel était en effet
le mobilier de M""' Tallien et de M"'' Piécamier.
Lorsqu'on exécuta les dessins du sacre de l'Empereur, ou
eut recours i\ la main exercée de Percier; il dessina avec
une grande tinesse les vignettes allégoriques et les bor-
dures qui accompagnent les ligures d'Isabey. Le frontispice
de l'ouvrage est aussi de sa composition.
Pei'îii (LiK-Loiis), peintre de portraits en miniature et
à l'huile, né à Reims le 1:2 octobre 1753, mort à Reims
le 20 décembre 1817.
Voir II- 1-237 à 1-216.
Perin s'était, malgré sa famille, livré dès l'enfance h
l'étude de l'art dans sa ville natale. 11 faisait, pour vivre,
quelques portraits ou quelques tableaux de nature morte.
Voulant à tout prix améliorer son talent, il partit àl'àge
de vingt-cinq ans (vers 1778) pour Paris, où il aurait dé-
siré se livrer à la peinture d'histoire, mais la nécessité le
força à s'en tenir à la peinture du portrait.
Après avoir mis en réserve une petite somme obtenue
par ses premiers travaux, il se mita dessiner le nu d'après
nature et se rendait clia(|uo soir, à cet effet, dans l'atelier
du peintre Lemonnier. Il se livraaussi à l'étude de la minia-
ture, art qui devait lui procurer des travaux plus nom-
398 ÉCOLE FRANÇAISE.
breux et dans lequel il sut bientôt se distinguer. Il observa
avec soin les ouvrages de Hall, et se rendit dans l'atelier
de Sicardi, miniaturiste en renom, qui lui donna six leçons,
au prix d'un louis d'or chacune. Roslin, fameux peintre
suédois, membre de l'Académie, frappé de ses heureuses
dispositions et de ses premiers travaux, l'aida de ses con-
seils et le chargea de copier en miniature plusieurs de ses
portraits. Perin ne pouvait trouver une meilleure direction
et de plus utiles exemples. C'est vraisemblablement aux
conseils de Roslin qu'il dut la manière large et vraie qu'il
adopta dans l'exécution de ses miniatures.
Déjà, en 1785, son nom était connu. 11 ne fut cependant
pas appelé à Versailles, quoique ayant fait, à plusieurs
reprises, les portraits de la duchesse de la Rochefoucauld
et celui de la duchesse d'Orléans. Sa clientèle était princi-
palement dans la haute bourgeoisie.
Il n'exposa qu'à trois salons : en 1703, 1795 et 1798. En
1799, sa santé se trouvant ébranlée, sa fortune compro-
mise par la chute du papier-monnaie, il retourna à Reims
et, désireux de laisser à sa femme et à ses enfants un
gagne-pain, il y fonda une manufacture d'étoffes de laine.
Il ne renonça nullement à son art et continua à peindre
de nombreux portraits, soit à l'huile, soit en miniature.
Mais sa modestie était telle, que, malgré les instances de
ses amis, il refusa d'envoyer de ses ouvrages aux diverses
expositions qui se succédèrent jusqu'à répo(jue de sa mort.
Il venait seulement de temps en tem|)s à Paris pour voir
et juger les œuvres des autres.
Cette extrême réserve cxpliijue comment le nom d'un
artiste, qui aurait été le digne rival d'Augustin et d'isabey,
resta seulement connu de (|ut'lqnes hommes s|)éciaux. Mais
la vérité finit toujours par |)révaloir, et bi beau cadre de
miniatures si variées, si agréables, d'une expression sijuste,
donné au Louvre par M. A. Perin, son fils, contribuera à
faire ap|>récier, comme il le mérite, le talent de L.-L. Perin.
APPENDICE. 399
Pei'l'onoau (Jeax-Baptiste), peintre et graveur, né à
Paris en 1715 (?), mort à Amsterdam (?) e7i novembre
1783.
Voir n"^ 1-217 et 1"2.18.
S'il est des artistes à qui tout réussit, il en est d'autres
condamnés au dénigrement et à l'oubli. Les contemporains
deces derniers, parune sorte d'accord taciteet cruel, affec-
tent de prononcera peine leur nom, que l'histoire à son tour
enregistre comme à regret et sans ménager les erreurs.
L'iiomme détalent qui nous occupe aujourd'hui enestbien
la preuve. Sauf tes dates fournies par les registres de l'Aca-
démie ou les livrets des salons, nous ne trouvons sur son
compte aucun renseignement authentique. Basan, qui le
mentionne comme graveur, le fait, par une méprise évi-
dente, naître en 1737; Perroneau aurait donc été agréé à
l'Académie à l'âge de quinze ans! UAbecedariode Mariette,
les Mémoires des académiciens sont muets. Nagler, qui ne
dédaigne personne, cite Perroneau (d'après Fiissli. Kunst-
Lexicon) en le dédoublant. Il en fait deux artistes, l'un
peintre de portraits, né à Malte, mort à Amsterdam en 1783,
l'autre graveur (pris à Basan), né à Paris en 1731, mort
vers 1790. Il nous faut donc accumuler ici les points d'in-
terrogation.
Quand même, ce que nous ne croyons nullement, Nagler
aurait raison, quand même ilexisterait deuxartistesdunom
de J.-B. Perroneau, l'un peintre de portraits, l'autre gra-
veur, la date de naissance (1731) donnée par Basan et par
d'autres resterait toujours fausse, car l'une des suites
d'estampes qui portent le nom de Perroneau a été publiée
chez Huquier en 1738. D'un autre côté, nous remarquons
que le portrait de Laurent Cars, appartenant au Louvre et
provenant de l'ancienne Académie, est donné sur les inven-
taires de la Restauration à /*^rroM^r/ît /î/s. Cette appellation
qui doit avoir été copiée ^ur un ancien document, parai-
400 ÉCOLE FRANÇAISE.
trait indiquer que le peintre de portraits a eu un père artiste.
Quoi qu'il en soit, les œuvres de peinture et de gravure qui
nous sont connues sous le nom de Perroiieau, sont vraisem-
blablement d'un seul et même artiste. Les dates de naissance
et de mort que nous donnons sous toutes réserves, sont
celles qui ont été relevées sur les registres de l'Académie.
J.-B. Perroneau fut donc élève deNatoireet de Laurent
Cars, et c'est dans sajeuncsse et sons la direction de ce der-
nier, qu'il grava diverses pièces portant son nom, savoir :
EUêzer et /^^ft^^cm, d'après Bouclier, l Air et la Terre,
d'après Natoire; diverses figures académiques, d'après Carie
Vanloo et Boucliardon. Le premier livre des études de Bou-
cbardon porte la date de 1738. Les n°' 1 et 4 de ce premier
livre et le n" 7 du second livre sont signés de Perroneau. Ils
sont fort bien exécutés et vont de pair avec les autres, qui
sont dus à Aveline, Huquier, Aubert, Bouchardon le jeune.
Le talent de J. Vivien, celuidcla VénitioniioRosalha, qui,
en 17'20, était venue faire une brillante apparition à Paris,
plus tard les ouvrages de l'inimitable La Toiii-avaientmis le
pastel en honneur et en crédit. Perroneau s'exerça dans ce
genre avec succès, et ses portraits le tirent agréer à l'Aca-
démie le 27 août 1740. Sesdébuls paraissent même avoir été
brillants, et à partir de l'an née de sa réception comme agréé,
il exposa à chaque salon des portraits dont la liste assez
longue témoigne de ses nombreuses occupations. Il peignait
à riiuileen même temps qu'au pastel, et mettait du soin et
de la coquetteiie à lendre les détails de la toilette de ses
modèles. C'est du moins ce qu'indique le livret de certains
salons : Portrait au pastel de M. Olivier en habit de re-
tours, appuyé SU)- uue lalile. — delui de madame son
épouse, habillée d'uue robe de Perjnin. — Madame de"*
eu habit couleur de rose...
Dans le compte rendu du salon de 1747, nous trouvons le
Juiieuienl suivant : « Près de ce tableau, on voit un portrait
« en j'astci, par un jeune homlne nonnné M. Perroneau,
APPENDICE. 401
« qui est plein d'esprit et de vie, el ((ui est d'une touche si
« vigoureuse et si hardie, qu'où le prenait pour être d'un
« maître consommé dans son art. Que ne doit-on pas espérer
« de quelqu'un qui marque tant de talents dans ses premiers
« ouvrages?» (Lettre sur l'exposition des ouvrages de
peinture, sculpture... de r année 1747, par l'abbé Le
Blanc, page 98.)
Au salon de 1748, le succès n'est pas moindre : « Je
« crois qu'on peut parler de M. Perroneau après M La
« Tour. 11 suit ses traces de fort près, et probablement
« doit prendre un jour de ses mains le sceptre du pastel,
(.( lorsque celui-ci, satisfait de la grande multitude de ses
«. triomphes, songera enfin à se reposer à l'ombre de ses
« lauriers. » (Réflexions sur V exposition des tableaux
celte année 1748, à Monsieur le comte de R*'*, page IG.)
En l'ôO, nous retrouvons la même phrase avec quelques
changements dans les Lettres sur la peinture à un ama-
teur. Genève 1750, page 28.
La réputation naissante de Perroneau donna-t-elle réel-
lement (|ueI(juejalousie à La Tour, qui ne songeait guère à
se reposera l'ombre de ses lauriers? Diderot l'a dit, et il
ne nous est pas permis d'omettre le passage suivant de
son salon de 1767 :
« Lorsque le jeune Perroneau parut, La Tour en fut
« inquiet; il craignit que le public ne put sentir autrement
« que par une comparaison directe l'intervalle qui les sépa-
« rail. (Jue fit-il? Il proposa son portrait à peindre à son
« rival, qui s'y refusa par modestie... L'innocent- artiste se
« lais.-a vaincre à force d'instances, ettandisqu'il travaillait,
« l'artiste jaloux exécutait le même ouvrage de son côté.
« Les deux tableaux furent achevés en même temps et
« exposés au même salon; ils montrèrent la différence du
« maître et de l'élève. Le tour est fin et me déplaît. Homme
« singulier, mais bon homme, maisgalaut homme, La Tour
<( ne ferait pas cela aujourd'hui, et puis, il faut avoir quel-
402 ÉCOLE FRANÇAISE.
« que indulgence pour un artiste piqué de se voir rabaissé
« sur la ligne d'un homme qui ne lui allait pas à la cheville
« du pied, etc. »
C'est au salon de 1750 que fut exposé le portrait de
La Tour, par Perroneau, avec quatorze autres portraits à
l'huile et au pastel. Il est décrit sous le n" 128, en ces
ternies : ^1/. de La Tour, peintre du Roy, en surtout noir.
Quant au portrait de La Tour j»ar lui-même, exposé au
même salon, il se trouve compris sous le n" 109, parmi
plusieurs têtes au pastel. On connaît plusieurs portraits de
La Tour par lui-même, mais il serait difficile de savoir quel
fut celui de 1750. Celui peint par Perroneau fait partie du
niusée de Saint-Quentin, et il est fort beau; mais il faut
renoncer au plaisir de réunir les ileux termes de comi)n-
raison et de juger par nos yeux de la méchanceté du tour
joué par le grand pastelliste à son rival. Le récit de Diderot,
quelle qu'en soit d'ailleurs i'autlienticité, suffit à donner la
meilleure idée du talent de Perroneau.
Il fut reçu académicien le :28 juillet 1753, et donna pour
morceaux de réception les portraits d'Oudry et d'Adam
l'aîné, sculpteur, tous deux peints à l'huile, tous deux
exposés au salon de 1753, tous deux enfin placés aujourtrinii
à l'Ecole des Beaux-Arts. Voici la liste complète des salons
où fiuure Perroneau : 1746, 1747, 1748,1750,1751, 1753,
1755, 1757, 1759, 1703, 17C5, 1767, 1769, 1773, 1777,
1779.
Nous le retrouvons aussi, en 1783, au salon de laCorres-
p tndance,' avec un portrait de femme qui appartenait à
A. de St-Aubin.
On prit l'habitude de nommer Perroneau après La Tour,
mais ce ne fut pas toujours ;ivec les mêmes éloges qu'an
salon de 1748. Déjà en 1751, le rapprochement donne lien
à une critique assez sévère : « L'illusion est si frappante
■i dans les porti-aits de M. La Tour, qu'il semble (jne la
« nature se soit peinte elle-même. Il n'y a rien à désirer.
Al'PENDICE. 4U3
« Pour bien faire, La Tour n'a qu'à se ressembler ^t
(.( Monsieur Perronenu ([ii'iiVinùter; ce jeune peintre qui
« marche sur ses traces,
« Pioximus huic longo sed proximus intervalto,
« s'est corrigé sur les ensembles ; mais il s'est négligé sur la
tf couleur : ses têtes sont touchées avec esprit, mais elles
« sentent trop l'esquisse, et je voudrais qu'on ne pût pas en
« appeler séparément les couleurs, enfin qu'il accusât telle-
« ment les formes qu'on pût modeler d'après ses portraits,
(( comme on serait en état de le faire d'après ceux de M. de
« La Tour. » {Jugements sur les principauxonirages ex-
posés au Louvre le 21 août 1751. . — Amsterdam, 1751.)
En 1753, même parallèle écrasant avec La Tour: «M. Per-
« roneau a été jugé plus ressemblant à lui-même, et sa
« couleur moins variée que celle de M. de La Tour. Cet
« artiste a donné cette année deux morceaux de réception
« qui ont été applaudis. » Lettre à un ami sur Vexpositiou
des tableaux faite dans le grand- salon du Louvre le
i25 août 1753, page 15.
Cet éloge, donné du bout des lèvres à des ouvrages que
nous avons sons les yeux et que nous pouvonsjuger à notre
tour, contraste singulièrement avec les transports d'admira-
tion que soulève chez les mêmes critiques la vue des pastels
de La Tour.
Le pauvre Perroneau dut s'habituer à ces dédains. Il con-
tinua d'exposer assez régulièrement. Nous ne remarquons
dans ses envois que deux ou trois lacunes qu'il faut attri-
buer probablement à son humeur voyageuse. Sa clientèle
était toujours nombreuse. Elle se recrutait surtout dans la
bourgeoisie et dans le monde des théâtres. C'est mademoi-
selle Amédée,de rOpéra,en domino noir; c'est madame
Du*" badinant avec «w éventail; ce sont mesdemoiselles
Silanie et Rosalline..., etc.
Il ne peint ni le roi, ni la reine, ni le dauphin, ni les priii-
40-1 ÉC.OLK FRANÇAISE.
cesses filles du roi. Nous trouvons cependant quelques
grands noms dans ses envois au salon : la princesse de
Condé, niilord d'IIunlington (peint sans doute en Angle-
terre), leprince Charles de Lorraine, la princesse Charlotte
de Lorraine... En 1759, il expose d'un coup trois portraits
d'académiciens: Vernet, L. Cars, Cochin; en 1703, les
portraits d'un hourgmestre et d'un échevin d'Amsterdam,
exécutés dans un de ses voyages en Hollande; en 1705,
parmi ses envois figure le portrait de sa fille, à l'huile,
portrait qu'un critique de salon trouve peint avec beaucoup
de hardiesse.
Maisleséloges, avec le temps, deviennent déplus en plus
sobres et rares. Lafont de Saint-Yenne, dans son Salondo
1754, avait parlé de Perroneau avec jnsiice et convenance.
De temps en temps, le Mercure loue la légèreté et la facilité
desa touche, maisBachaumontlesacrifie impitoyablement.
«Ce genre de perfection le distingue infiniment (vous devinez
qu'il vient de parler de La Tour ) du pastel cru, dur, rem-
« bruni de M. F*erroneau, dont les portraits à l'huile ont
« aussi un caractère de rudesse qui doit l'exclure à jamais
« de peindre les grâces, mais le rend très propre àtracer les
{( rides de la vieillesse, la peau tannée d'une paysanne ou la
a morgue d'un Turcaret. » Lettre sur le Salon de I7(>9. Il
n'e^t pas plus bienveillant au Salon de 177;{, et son conti-
nuateur parle do notre artiste; avec un dédain peu dissimulé,
presque grossier: « Je vous jiarlerai encore du portrait de
« M. Coquebert de Montret,coiisulgénéraldanslecercle de
« la Uasse-Saxe, moins à raison du peintre. Al. l'erronean,
« août la inanièie dure est en général peu estimée, mais à
« raison du personnage, (|ui... efc.,etc. » — Salon de 1777.
Quanta iJideiot, il passe, comme toujours, toute mesure.
Salon de 17(»5; « Parmi les portraits de Perroneau, il y en
« avait un de femme qu'on pouvait regarder (!), bien des-
(' sinéct mieux dessiné qu'à lui n'appartient. Il vivait, et le
'i fichu (tait à trompei'. » Le pauvre artiste avait envoyé à ce
APPENDICE. 405
salon quatre portraits à l'huile et trois pastels : n'est-ce pas
lui faire payer cruellement l'éloge d'un fichu? Au con.ple
rendu du salon de 1767, on dirait que le philosophe s'amuse
à jouer des niches à Perroneau. Il décrit, sous son nom, lon-
guement et avec de grands éloges un portrait de femme, et
dans l'article qui suit, il ajoute négligemment que le portrait
est de Roslin. Enfin, en 1769, il raconte à sa manière une
prétendue malice de Chardin, qui était chargé du placement
des tahleaux et qui avait mis sans façon les pastels de Perro-
neau en pendant avec ceux de La Tour: « Ce tapissier Char-
« (lin est un espiègle de première force, il est enchanté
«quand il a l'ait quelques bonnes malices... en opposant
« face à face les pastels de La Tour à ceux de Perroneau, il
« a interdit à celui-ci l'entrée du Salon. »
Est-ce là de la justice? Est-il donc nécessaire que nos
admirations les plus naturelles, les mieux méritées pour
les grands artistes, soient doublées de dédain, presque de
haine pour de plus modestes ? En faisant à La Tour sa large
part, ne pouvait-on pas en laisser une à Perroneau?
Nous sommes, quant à nous, du même avis que ces pre-
miers critiques par nous cités, et tout en plaçant La Tour au
premier rang, nous ne voulons pas, comme Bachaumont et
Diderot, mettre son humble rival sous ses pieds. Perroneau
n'a ni la force, ni la merveilleuse vérité de La Tour, mais son
talent est fin et délicat. Sa manière lui appartient bien, et
si tous ses portraits avaient été aussi beaux que celui de Lau-
rent Cars (n» 1247 du présent catalogue), le pauvre peintre
fût devenu, pour le maître du pastel, un redoutable rival.
On ne saurait voir une physionomie plus spirituellement et
plus heureusement accusée que celle du graveur, un œil
plus brillant, une bouche plus agréablementsouriante. Nous
avons eu l'occasion de voir d'autres pastels encore très
remarquables de notre artiste, et nous croyons qu'avec le
temps on leur rendra toute la justice qui leur est due. Quant
à sa peinture à l'huile, elle'est pleine de légèreté et très
18
406 ÉCOLE FRANÇAISE.
habilement touchée. Les portraits des deux académiciens,
Adam l'aîné et Oudry, à l'École des Beaux-Arts, doivent être
rangés parmi les meilleurs de la suite. Les tètes et les mains,
bien posées, dessinées sur nature et sans pratique, sont
expressives et facilement rendues; les vêtements, d'un ton
rompu et doux sont d'un faire qui trahit le pastelliste; car,
contrairement à La Tour, qui donnait à son pastell'éclatde
l'huile, Perroneau donne volontiers à ses portraits à l'huile
l'harmonie un peu atlaiblie du pastel. M. E. Marcille pos-
sède une tète d'abbé qui fut exposée au salon de i 7-48, et
(|ue l'on est oi)lii;é de regarder à deux fois pour être bien
sûr que ce n'est pas un pastel. La couleur, très librement
maniée, y est plutôt soufllée (jue posée. Le regard est spiri-
tuel, la bouche, mince et sarcastique, est dessinée à mer-
veille; l'ensemble est tout particulier, et ne s'oublie pas.
Nous connaissons enfin, dans une autre collection d'ama-
teur, une quatrième peinture à l'huile de notre artiste. C'est
un second portrait de Laurent Gars : nuMne tète, quoique
din'éremment posée, même habit gris, même talent (jue dans
le pastel du Louvre.
Lorsque Perroneau mourut, en 1 783, il était bien oublié.
La Tour lui-même, octogénaire, irex|)osait jdus depuis 1'.'
salon de 1773. Les criti(|ues et le public n'avaient pins à
s'occuper de cette rivalité, (|ue |>robal)lement Perroneau
n'avduaj'amais, mais que la similitude du genre avait natu-
rellement amenée, au' grand détriment du plus faible. La
Tour était trop vieux et trop retiré du monde, Perroneau
trop humbir et trop délaissé pour (|ue les anciennes (|ne-
relles eussent (Muore cours. Perroneau, (|iii ne devait pas
être riche, habitait le Petit Cliaroinie, ainsi (pfen fait foi la
liste officielle des académiciens, en 1781. II mourut, paraît-
il, dans un de ses voyages de Hollande, où l'appelaient peut-
être (|uel(iues nouveaux portraits ; si les legislres de l'Aca-
démie disent vrai, il n'ét.ril àgé(|iM' de soixante-huit ans. Sa
mort fut entièrement inaperçue du public, et un seul journal
APPENDICE. i07
fort ignoré, croyons-nous, en parle dans un article dont nous
devons l'obligeante communication à M. Bellier de la Cliavi-
gnerie, qui a su réunir sur nos peintres français tant de
documents précieux. Voici un fragment de cet article :
« Nous venons d'apprendre que M. Perroneau, peintre de
portraits très distingué, était mort cet automne en Hol-
(( lande. » Ici, l'éloge de l'artiste, le nom de ses maîtres,
Natoire et Cars, et la mention du portrait (jui lui fut demandé
par La Tour...
« Il a exercé son talent presque par toute l'Europe, et son
« instabilité fu^une des singularités de sa vie. Rien n'a
« pu le fixer dans le même endroit, quelque avantage qui s'y
« présentât. L'Italie, l'Espagne, l'Angleterre, la Paissie, la
« Pologne, Hambourg, la Hollande et toutes les villes prin-
« cipales de la France conservent des preuves du séjour qu'il
a y a fait... (Af fiches, annonces, et acis divers, ou Journal
général de France du samedi 10 janvier 1784, page 19;
in-4°, Dibliothèque impériale, LC" 08.)
Nous avons le ferme espoir que les œuvres d'un artiste
aussi cosmopolite, aussi habile, aussi laborieux, se retrou-
veront peu à peu en France et en Europe, et feront honneur
à notre école.
Miger a gravé le portrait de Laurent Cars. Daullé, Moitte,
Valentin Green ont reproduit une demi-douzaine d'autres
portraits de Perroneau.
Pîlleiiient (Jean), peintre et graveur à Veau-forte, né
à Lyon en l'iS{'.),mortà Lyon le 26 avril 1808.
Voir n" 1-21'.).
Nous ne possédons que peu de détails sur la vie de cet ar-
tiste, ([ui se forma, dit-on, dans sa ville natale et vint se per-
fectionner à Paris. Il fut quelque temps employé comme
(Tessinateur à la manufacture desGobelins. Il passa à Lon-
dres vers ri')r\, et obtint, dans celle ville, quelque succès,
i^A-iit'-»^ ^^ ^ ^ ■' ' f '^ f y)û
408 ÉCOLE FRANÇAISE.
car on y publia, en 1758, 1759 et 1760. un assez grand
nombre de planches gravées d'après ses tableaux ou ses
dessins, paysages, marines, études de fleurs, sujets chinois.
11 obtint le titre de peintre du roi de Pologne, et, plus
tard, celui de peintre delà reine de France. Nous ne savons
à quelle époque il se rendit en Autriche, où il séjourna long-
temps. Il se trouvailà Vienne en 1767. (Dussieux, ^r^«s^e6■
français à Vétranger, page 9.)
Il exposa à Paris, au Salon du Colysée, en 1776; et dans
XAlmanach des Artistes de 1777, on donne son adresse «
Londres, ou k Paris, chez M. Basan. Il esj donc vraisem-
blable que son principal établissement était à Londres, et
qu'il y retournait après chacun de ses voyages sur le conti-
nent.
Il visita plusieurs (ois le Portugal, et se trouvait, pour la
dernière fois, à Lisbonne, en 1780. Nous ne trouvons plus
trace de lui après cette époque ; nous savons seulement qu'il
revint à Lyon, où il passa les dernières années de sa vie
dans un étal de fortune assez misérable, eloù il mourut âgé
d'environ quatre-vingts ans.
En 1767, un nommé Leviez, qui avaitréuni des planches
gravées d'après Pillement, en publia une nouvelle édition,
dont nous rapporterons icile lilie :
« Œuvres de Jean Pillement, peintre et dessinateur cé-
« lèbre, composées de deux cents pièces, dont une partie
a gravées par lui-même à l'eau-forie; les autres par Canot,
« RavencI, Masson, Woollett et autres habiles graveurs.
« La première partie contient cent trente; sujets figurés et
« ornements chinois, ainsi (jue diverses Heurs. Lessoixante-
« dix autres sont composés de jolis paysages et .marines,
« ornés de figures et animaux, dont les Elémenfs, les Sai-
« sons, les Heui'esdn jonret autres sujets très agréables. »
Cette annonce donne une nomenclature exacte d«; l'cL'Uvri;
(le PillenuMit, qui était déjà assez considérable en 1767, et
qui, si nous ne nous trompons, n'a pasdii beaucoup s'accroître
APPENDICE. i09
depuis cette époque. Il nous est même difficile, en voyant
les dessins ou les gouaches de cet artiste (car ses peintures à
l'huile ne sont jiuèreconnnes), de comprendre la voi;ue dont
il a joni pendant rpielque temps en Angleterre et en Alle-
niaijne. Ce sont des ouvrages bien peu intéressants, sans
étude de la nature, sans sonvenir des ouvrages des maîtres.
P.-C. Canot a gravé le plus grand nombre des planches qui
composentson œuvre: marines, paysages, fleurs naturelles,
fleurs idéaleset de fantaisie dansle goùtcliinois, propres
aux manufactures de soie et d'indienne... Nous avons vu
aussi une vingtainede planches gravées par Pillement lui-
même, ce sont des études de fleurs exécutées d'une pointe
ferme et fine.
Portail (Jacoues-André), peintre de fleurs, dessina-
teur, né à Brest (f) vers la fin du xvii" siècle, mort à
Versailles (?) le 4 novembre 1759.
Voir n° l'iôO.
Nous ne savons quel fut le maître de cet artiste, qui fut
nommé, en 1742, gardedes planset tableaux du roi. llétait
peintre de fleurs, et fut admis, en cette qualité, à l'Acadé-
mie, le 24 septembre 1746. Il était chargé de la décoration
des expositions du Louvre, et figure, en raison de ces fonc-
tions, qui, dès cette époque, n'étaient pas une sinécure,
en tête d'une dizaine de livrets, de 1742 à 1753, immédia-
tement après M. de Tournehem, directeur et ordonnateur
général.
Il exposa pour son propre compte, en 1749, 1750, 1751 et
1759, des gouaches représentant presque toutes des tableaux
de fleurs et de fruits. Il faisait aussi des dessins de paysage,
et dans sa Correspondance, publiée dans le tome II des.-lr-
chives de Tart français, ^ii[oive(icvii de Rome : «Nousve-
» nous de rouler autour de Rome, où nous avons veu les
« plus beaux endroits qui se puissent imaginer pour le
410
fiCOLE FRANCAISK
« paysage. Jevous altendois pour les dessiner avec M. For-
ce tail, qui trouveroit bien de quoy garnir ses portefeuilles. »
Le nom de Portail revient àcluujuc instant dans ces lettres.
M.(le(jliennevières,(|ui, dans ses Po/■^rr//^s• ini'dits d'ar-
tistes français^ nous a donné une intéressante notice sur
celui qui nous occupe, cite aussi un passage des Mémoires
de Marmontel que nous devons rapporter. 11 parle de son
logement de Versailles qui se trouvait près de la salle des
tableaux de grands maîtres, salle qu'il visitait souvent:
a C'était dans mes délassements ma promenade du matin.
« J'y passais des heures entières avec le bonhomme Portail,
« digne gardien de ce trésor, à causer avec lui sur le génie
« et la manière des ditîérentes écoles d'Italie et sur le ca-
« ractère distinctif des grands peintres. »
Le bonhomme Portail serait entièrement oublié aujour-
d'hui, malgré ses fonctions, qui durent lui faire beaucoup
d'amis ou beaucoup d'ennemis, malgré son titre d'acadé-
micien et de garde des tableaux du roi, si une circonstance
heureuse n'était venue, dans ces dernières années, remettre
son nom en honneur. Dans lacoUection des Silvestre, maîtres
à dessiner des enfants de France, se trouvaient unequaran-
taine de dessins de sa main, représentant des scènes fami-
lières, des études de ligures d'après nature, et non plus
seulement des paysages ou des tableaux de fleurs, comme
cejix (|n'il exposait le plus souvent ou comme les gouaches
du musée de Versailles. A la vente Silveslre, failecn 1810,
ces quarante dessins, dont l»egnault-l)claland(i faisait un
'juste éloge, se trouvèrent dispersés. .Mais hcMireusement
la famille Silvestre eu conserva une dizaine, qui reparurent
en 18.">1, à la vente faite aprèsje décès de M. le baron de
Silvestre.
Ce fut une agréabb- surprise pour les amalcni's, (pii ne
connaissaient tout an plus Portail (|ue de nom, olqui furent
frappés de ces croquis. Lancrct on Pater n'auraient pas
mieux fait; tout au moins iN n'auriHcnl l'h- ni si simples ni
APPENDICE. m
si vrais. Ces feuilles légères, données ou léguées à l'un des
Silvestre par l'auteur, (jui en faisait peut-être peu de cas.
sauveront son nom bien plus sûrement que les mentions
d'ailleurs assez fréquentes, que l'on trouve de lui dans
l'hisloiredes arts au xviir siècle.
Oiic^iiel (François), peintre, né à Edimbourg e» 1544,
mort à Paris en 1619,
Voir n" I-2W4.
L'abbé de MaroUes, dans son livre des Peintres et Gra-
ré'wr.s, a consacré tout un chapitre à la famille Quesnel qu'il
parait avoir tenue en grande estime, et dont il connut
certainement la seconde génération. Nous ne citerons, et
pour cause, que le premier quatrain dudit chapitre :
« Sept peintres de la famille des Quesnels,
(( Six peintres des Quesnels, et tous considérables
(1 Qui sont sortis de Pierre et de ses trois enfants,
« Deux François, Nicolas et Jacques triomphants,
« Augustin et Toussaint ingénieux, aimables. «
Nous devons essayer d'éclaircir un peu ce fatras énigma-
tique au moyen des documents, puisés à diverses sources,
qu'il nousa été possible de réunir. Mais nous commencerons
par présenter l'arbre généalogique des Quesnels. Nous l'em-
pruntons à Marolles, en le rectifiant à l'aide des pièces
authentiques que nous fournit le précieux dictionnaire de
M. .lal. Nous ne parlerons autant que possible que des sept
peinti-es, tous considérables, vantés par le docte abbé de
Villeloin, et nous mettrons de côté les autres membres de
cette innombrable famille, au risque de laisser dans
l'oubli un ou deux artistes qui s'y rattacheraient.
41 s ÉCOLE FRANÇAISE.
Pierre Quesnel
François Nicolas Jacques
Jacques II Augustin Toussaint
libraire
François II
1
Pierre Quesnel était « un françois issu d'ancienne noblesse
<( escossoise, dont les belles qualités iiiérilèrent l'estime et
«la protection deMarie de Lorraine, qui le ilonnaà Jacques V
« roy d'Escosse son mary » (Marolles), Il était né dans les
premières années du xvi'' siècle. 11 se maria en Ecosse et
revint s'établir en France. En 1557, il avait donné les des-
sins d'une grande verrière dans l'église des Augustins, où se
voyait l'ascension du Christ, avec les portraits de Henri II
et de Catherine agenouillés, ouvrage, dit notre impitoyable
rimeur,
Ouvrage en son dessin, sur le verre, immortel...
Tout est plein des travaux, d'ailleurs, de ce rare homme...
Voilà tout ce que nous trouvons sur son compte. Nous
croyons cependant, d'après une autre indication fort peu
claire ùi Marolles, qu'il dut travailler dans l'église Saint-
Germain-l'Auxerrois.
Il vivait encore en 1580, et était parrain de l'un de ses
petits-fils (.lai).
II
FrançoisQuesnel «escossoisaisné de Pierre et de Magde-
leine Digby » paraît avoir élé le plus habile et le pins ce-
APPENDICE. 413
lèbre de sa famille (1). II naquit dans le palais royal d'Édim-
bouTi; en 1544 ou 1545. Il fut, dit Marolles : « chéri du roi
« Henri 3" et de toute sa cour, et surtout du chancelier de
« Ghiverny qui ne put jamais le faire consentir à son agrau-
« dissement. Ses portraits sont souvent confond us avec ceux
« de Janet auquel il succéda. Il composoit fort bien l'his-
« toire et donna le premier plan de Paris en douze feuilles.
« Son désintéressement luy fit également mépriser Tacquisi-
« tion et la perte des biens de fortune, et sa modestie refu-
(( ser l'ordre de Saint-Michel sous Henry 4•^ Il joignit à une
« vertu vrayement chrestienne beaucoup d'expérience et de
(( lecture, et mourut l'an 1(319, après avoir récuses sacre-
« ments qu'il demanda en santé dix ou douze heures avant
«r sa mort. »
Celte courte et substantielle notice, que nous copions sur
un beau portrait de F. Quesnel gravé par Michel Lasne, est
extrait de l'ouvrage en prose que Marolles avait consacré â
l'histoire des arts et des artistes. Combien ne devons-nous
pas regretter la perte de ce précieux manuscrit que les qua-
trains du Li ire des Peintres remplacent si imparfaitement!
François Quesnel n'était donc pas simplement un pein-
tre de portraits à l'huile ou au crayon, mais encore un pein-
tre d'histoire. Nous savons qu'il représenta VEntrée de
Henri IV et de Marie de Médicis, le Sacre de Louis XIII
« en quelques tableaux peints » ; qu'enfin
« 11 fil des grands tableaux pour les tapisseries. »
Nous ne connaissons aucune peinture à l'huile (composi-
tion ou portrait) qui puisse être attribuéeà F. Quesnel. La
Bibliothèque impériale possède deux dessins sur lesquels
son nom est inscrit. L'un est un portrait d'homme aux
crayons de couleur (portant le n' 142); le second repré-
(l| Celte inscription se trouve sur un petit dessin à la plume de la
Bibliothèque impériale. Au verso du même dessin se voit le portrait
de Nicolas, frère de François, dont nous aurons à parler plus loin.
18.
114 ÉCOLE FRANÇAISE.
senter Gahrielle d'Estrées. Tons deux proviennent de la
Bibliothèque Sainte-Geneviève et sont fort médiocres. Celui
qui appartient au Louvre et qui a l'ail partie de la collection
Mariette (n° 1204- du présent catalogue), est infiniment
supérieur. Son authenticité est constatée par l'autorité de
Mariette qui vivait à une époque où les traditions étaient
encore vivantes, et qui n'aurait pas donné à la légère un
nom de ce genre. C'est vraisemblablement le seul ouvrage
indiscutable de cet artiste.
Un dessin de sa maiu représentantson fils Jacques Ques-
nel enfant, faisait partie du cabinet de M. de Fontette(/?/-
hliotlu'f/ve historique du Père Lelong, tome IV, appendice
page 254).
L'une descompositionsduSacrpd?I,ow/.sX7/7nous aété
conservée par l'estampe deT. deLeu. C'estunescène sage
ment et simplement rendue. Une figure de Henri IV sur son
lit de mori lui est aussi attribuée. Parmi les portraits, celui
d'Henri IV coiffé d'un chapeau est fort remarcjuable, ainsi
qu'un autre du même roi portant la couronne. Nous pouvons
citer encore Maiie de Médicis,la princesse de Conty, Hen-
riette de Balsac, Louise de Lorraine. Tons cesportraits sont
dus au burin deThomasde Leu. Celui de l'artiste lui-même
gravé par Michel Lasne, dont nous avons parlé plus haut,
était une peinture de sa main et présente beaucoup d'inté-
rêt. C'est une bonne et noble physionomie.
Si nous pouvions connaître le nom des peintres d'après
IcsquelsThomasdeLeii, Léonard Gaultier, Michel Lasne ont
gravé chacun de leurs portraits, nous trouverions certaine-
ment dans le nombre bien desôuvragesdc notre Ouesru'l v.l
desesfières. MalhenriMisemenl presipie tonssoni aiutnynies.
En 100'.), F. Quesnel jinblia un plan del'aris, bien connij^
et ap|)récié. Sur la première planche se voit une statut
équestre de Henri JV, figun^ de bon style et (|ui doilêtrede
son invention. Dans la dédicace au roi, il s'exprime en ces
termes: « Or affin fiuelesestrangersquinel'onl vue(laville
APPENDICE. 415
fde Paris) voientlesmerveilles que vous avez faictesen elle,
« ie Tay désignée et pourtraite avec une exacte observation
« de toutesles dimensions et mesures, avec art et simétrie
« et non à bouleviie, prenant un aspect dilTérent des aultres,
li puis ie l'ay faict graver en planche de cuivre ^ pour
« satisfaire au désir des curieux. »
Sur la douzième feuille du plan, se trouve le portrait de
Quesnel, vu de prolil dans un ovale, avec l'inscription :
FRANCOYS QVESNEL PAIXCTRE A PARIS .ET. 64, 1609.
Cette inscription prouve que Henri lY n'avait pas donné à
notre artiste le brevet de peintre du roi, et en général nous
le voyons mentionné dans les actes avec la modeste qualifi-
cationde maistre peintre et bourgeoisdeParis. Cependant
une épreuve du portrait de Michel Lasne, antérieure de trois
ans ai' moins à celle que nous avons citée, porte cette ins-
cription : (k François- Quesnel, premier peintre du roy
«Henri 3" aagé de soixante-treize ans, 1616. » Nous ne
retrouvons ce titre ni dans M. de Laborde ni dans aucun
document que nous connaissions.
F. Quesnel est cité dans deux comptes, l'un de 1571,
l'autre de 1573, et n'y reçoit d'autre titre que celui de
« peintre à Paris ». Il en faut conclure qu'il ne fut pas
non plus peintre du roi Charles IX.
III
Nicolas Quesnel était « le deuzième tils de Pierre et de
« Madeleine Digby. » Cette mention que porte le dessin de
la Bibliothèque impériale, plus haut cité, nous fait supposer
que Nicolas naquit en France, quand son père revint d'Ecosse.
En efîet sur le portrait de François, le fils aîné, on a bien
soin de mettre le mot u escossois » qui ne se retrouve plus
ici.
•(1) Par Pierre Vallet, Rob. Dum., tome VI, page l'23.
416 ÉCOLE FRANÇAISE.
MaroUes préconise surtout Nicolas comme peintre de bla-
sons :
« Nicolas, si sçavant, dans les nobles familles,
(I Fit des blaziins prisez en son temps par la cour... »
Mais nous possédons une preuve éclatante du talent de
Nicolas. C'est le beau portrait de Pierre Quesnel, son père,
aux crayons rouge et noir sur papier gris, exécuté en 157 i.
Ce dessin que conserve la Bibliotliè(|ue impériale prouve
combien étaitréelle l'habileté de ces modeslesartistes. Dans
le cabinet de M. de Fontette se trouvait aussi le portrait de
« Nicolas Qnesnel, père de Pierre et granii-père de François :
(( Dessin par NicolasQuesnel son petit-fils ))(Père Lelong).
Nicolas Quesnel mourut le 7 aoiil 1G3!2. Il était doyen de
la communauté des peintres et sculpteurs (Jal, page 1025).
Nous trouvons dans l'œuvre de L. .Gaultier une suite de
blasons. Il est probable que ces estampes nous donnent
une idée assez exacte de ceux que Nicolas peignait pour la
cour. Quant au portrait de son père, il est gravé dans l'ou-
vrage de M. Niel.
IV
Jacques, fils de Pierre et frère des précédents, fut penilre
d'histoire.
(( Jacf|iies peij^nit des saints, des voîites, des chapelles,
« Il peijîiiii des tableaux pour l'Iinti-l de Zaniet,
« Il eu lit pour le prince à qui tout se soumet,
u Et l'on connut de lui mille beautés nouvelles. »
Il mourut le H mai 1624 (Archives de l'ait français,
tome V, page 2()i).
Parmi les fils de François Quesnel, qui n'eut pas moins
de (juatorze enfants de ses deux femmes, nous trouvons un
APPENDIC?:. 417
Jacques Quesnel (le jeune), qui ne fut pas peintre, mais
libraire. François Quesnel (le jeune), (ils de ce dernier, fut
d'abord peintre comme sou grand-père et ses oncles, puis il
prit les ordres et entra à l'Oratoire. Paquier Quesnel, autre
fils de Jacques Quesnel le jeune, fut le célèbre oratorien
janséniste, dont leslivres soulevèrent tant d'orages. Moréri
qui ne mentionne même pas cette double ou triple généra-
tion d'artistes, consacre à l'oratorien une longue biographie.
VI
Augustin Quesnel, autre fils de François, et frère de
Jacques Quesnel le jeune, naquit en 1595. 11 fut peintre et
marchand d'estampes. Il a laissé, dit MaroUes :
« Des portraits qu'il exprimoit si bien,
« Qu'à leur naïveté l'on ne désiroit rien. »
Le même Marolles le cite deux fois comme intelligent con-
naisseur dans le chapitre des Curieux d'estampes.
Nous ne pouvons citerd'Augustin qu'une figure dejoueur
dellùte, gravée par Ganières. Noustrouvonsaussiunecom-
position de l'Ascension poriani les mots : Aug. Quesnel
r X c udit .aanii savoir auel en est l'auteur.
VII
Enfin Toussaint Quesnel fut peintre d'histoire, et collabo-
rateur deFréminet et de Dubreuil. C'est du moins Miirolles
qui le dit expressément. Mais ici se présentent plusieurs
difficultés. ]*remièrement, Toussaint, filsdeJacquesQuesnel
l'ancien, naquit le 24 décembre 159-i. Il ne put donc tra-
vailler avec Dubreuil, qui mourut en 1602. D'un autre côté,
Marolles dit que Toussaint était (ils de Nicolas, et M. Jal
mentionne en effet parmi les enfants de Nicolas un fils du
nom de Toussaint. Mais par suite d'une erreur de copie ou
418 ÉCOLE FRAN(^AISE.
{.l'impression, bien naturelle au milieu de tant de chiffres, il
donne à ce dernier Toussaint lamème date de naissance qu'à
Toussaint fils de Jacques. Nous avons cherché à rectifier
l'erreur dansles archives de l'Hùlel de Ville. Mais s'il nous
a été facile de constater queToiissaintfilsde Nicolas n'était
pas né leméme jour que son cousin germain, nous n'avons
pas réussi à trouver la vraie date. Il est présumable toute-
fois que cette date est antérieure à 1504-, et il ne serait pas
impossible que le Toussaint de Marolles, collaborateur de
Fréminet et deDiibreuil, lutbienle filsde Nicolas. Marolles
n'est d'ailleurs nullement infaillible. (',ontentons-nous donc
de signaler la difficulté, en laissant à d'autres le soin delà
résoudre.
Nous ne connaissons aucun ouvrage de Toussaint Quesnel.
Nous savons seulement, grâce à M. Jal, qu'en 1651 il vivait
encore, et signait, en même temps qu'Augustinson parent,
l'actedejonctiondes maîtres peintres avecles académiciens.
Rosliii (Marie-Suzannk Oii'oiist, femme), peintre de
portraits au pastel, née à Parisien mars \1SA, morte
à Paris le 31 avril 177:2.
Voir n" 1298.
Alexandre Roslin, peintre suédois/juiétaitvenn s'établira
Paris et s'y était fait une réputation méritée, avait remarqué
chez Vien, son confrère de l'Académie, une des élèves de
ce dernier, remarquable par sa beauté, M"' Giroust. 11 la
demanda en mariage, et sa qualité d'étranger le fit d'abord
refuser. Mais il était vivement épris; grâce à la protection
de M. de (laylus qui sut décider la famille, ill'épousa après
cinf| ans d'aftenfe, le H janviei" 17.")'.!.
M"" Hoslin n'abandoniKi |tas lapcinliire et,s()usla direc-
tion de son mari, fitdesporirailsaupastel quifureni appré-
ciés, etlui valurentla bienveillance de l'Académie. Elleeut
l'honneur d'être admise par cette compagnie le 1" janvier
APPENDICE. 419
1770, et exposa au salon de 1771 en qualité d'académicienne.
Mais elle ne jouit pas longtemps de sa position. Atteinte
d'un cancer au sein, elle mourut le 31 avril 177:2, âgée de
trente-huit ans.
Son morceau de réception avait été le portrait de Pigalle.
En 1786, plusieurs années après la mort de sa femme,
Roslin lit présent à l'Académie du pastel de Dumont le
Romain, peint par elle, portrait en buste qui se trouve
aujourd'hui au Louvre.
Rnssel(JoHx), peintre de portntits, né en 174-4, à Guild-
ford (comté de Surrey, Angleterre),, mort en 1800.
Voir n» 1298 bix.
11 fut élève de Francis Cotes, connu comme peintre de
portraits à l'huile et surtout au pastel, et suivit les traces de.
son maître. Il vint à Londres à l'âge de quinze ans, rem-
porta un prix à l'Académie royale de peinture, et acquit de
la réputation comme peintre de portraits. Il fut adopté par
le monde élégant d'alors, à Londres et dans les environs, et
on lui demandait de préférence des pastels. Il fut nommé,
en 1788, membre de l'Académie royale. Il fit les portraits
du Roi et de la Reine, du prince et de la princesse de Galles,
et, d'un grand nombre de personnages de rang élevé. Il
publia en 177:2 un traité intitulé : Eléments de la peinture
en crayons, qui obtint deux éditions, et fut considéré
comme un ouvrage utile et bien fait. Il s'occupait aussi
d'astronomie et fit paraître une Description de la lune,
avec planches gravées. Il mourut en 1806.
.1. Russel avait le titre de peintre du Roi et du j)rince
de Galles. On trouve dans Nagler la liste des principales
estampes gravées en manière noire ou au pointillé d'après
ses ouvrages : ce sont des sujets gracieux suivant la mode
du temps, et des portraits divers.
4-20 ÉCOLE FRANÇAISE.
Saint (Daniel), peintre de portraits en miniature, né à
Saint-Lô en 1778, mort. à Saint-Lô le^'d mai 1847.
Voir n"^ 1299 et 1300.
Il fut élève du peiiitri; Regnanlt et du miniaturiste Aubry,
Il exposa pour la piemiére fois, au salon de 180i, un cadre
de miniatures qui fit apprécier son talent. Au salon suivant
(celui de 1806), Saint était déjà classé parmi les meilleurs
artistes en ce genre. Voici en etîet les termes dont se sertie
Pausanias français (par Chaussard) en nnulant compte de
ses travaux : <i M. Saint l'emporte, après Augustin, sur tous
« sescpncurrents. Chacun de ses portraitsmérite des éloges,
« et ce qui m'en plait davantage, c'est qu'il a varié dans tous
« et le ton et la manière, mérite rare chez les peintres en
« miniature, dont tous les portraits se ressemblent par
« l'uniformité du ton. »
En 1810, il exposa deux grandes miniatures représentant
des figures en pied : l'une, celle du prince Koni'akin; la
seconde était M"* L*" se détachant sur un fond de paysage.
Il fut admis en cette même année à l'honneur de faire d'après
nature le portrait de l'Empereur, et c'est ce portrait ([ui fut
envoyé à Vienne à l'archiduchesse Marie-Louise.
Sa touche large, sa couleur pleine de vérité et exempte de
toute exagération plaisaient généralement, et, sous la Res-
tauration, Saint devint le miniaturiste le plus recherché. Il
fit alors plusieurs fois le portrait de Charles X, (jui lui
donna le titre de peintre du roi, el d'un grand n(nnhre de
hauts personnages. Citons ici un passage du Saloti ilc 18:27
par Al. Jal : « Voilà de belles miniatures — les plus belles
« du salon, sans contredit. Celles-ci sont de M. Saint, celles-
« là de M"" de Mirbel. La touche de M. Saint est large. Ne
(S l'est-elle pas menu; un peu trop? C'est possible, mais ce
« défaut vaut mieux <\\H' le contraire? Ses portraits ont un
« bel aspect; le roi est ressemblant, je crois, cet officier
«aussi M, Saint tient toujours le haut bout dans la
APPENDICE. -121
<i niiniadiro Leportrailtrune dame représentée en pied
« et se promenant dans un jardin est vraiment diijfne d'ad-
« miration. La fignre est liraciease, sans manière, d'un ton
« solide et agréable, d'un dessin correct, quoi qu'on dise
« de longueur de la jambe gauche. Le paysage estjoliment
« composé; les accessoires sont ajustés avec beaucoup de
« goût. »
Saint exposa presque sans interruption à tous les salons
qui se succédèrent, jusqu'à celui de 1830. Sa vogue était
toujours la même, et il eut à exécuter de nombreux por-
traits du roi Louis-Philippe, grands et petits, et en divers
costumes. Une partie des bénéfices qu'il devait à son talent
fut employé par lui à l'acquisition dediiTérents tableaux et
dessins de maîtres, principalement de maîtres français du
XVIII' siècle. Il était amateur passi5nné et connaisseur dis-
tingué. Lorsque les atteintes de l'âge vinrent se faire sentir,
Saint, en se retirant à Saint-Lô, sa ville natale, dut faire le
douloureux sacrifice de ce cabinet qu'il avait réuni avec
tant de soins et de patience, et auquel il avait joint de pré-
cieuses estampes de toutes sortes. La vente de Saint eut
lieu en mai 1846, et obtint le succès qu'elle méritait.
L'artiste lui-même mourut un an après. Il était chevalier
de la Légion d'honneur. Il avait obtenu une médaille de
seconde classe en 1806, et une médaille de première classe
en 1808.
Kaint-Aiibin (Gabriel-Jacques de), peintre et graveur
à l'eau-forte, né à Paris en I7^i, mort à Paris en 1780.
Voir n" 1301.
MM. E. et J. de Concourt, en consacrant aux frères
Saint-Aubin l'une de leurs élégantes publications, ont fait
revivre ces artistes, qui, pendant longues années, étaient
restés parmi les oubliés et les méconnus. Augustin de Saint
4.22 ÉCOLE FRANÇAISE.
Aubin, le plus jeune de la famille (4736-1807), membre de
rAcadémie royale, avait seul, grâce k ses jolies estampes,
(■onservé quelque réputatiou... Mais Gabriel, celui dont
nous avons à parler ici, et ses deux autres frères (1), ne jouis-
saient pas de la même faveur.
Gabriel de Saint-Aubin fut élève de Jeaurat, de Colin, de
Vermonl et de Ijoucber, Il étudia le modèle d'après nature
à TAcadémie royale de peinture, et remporta plusieurs mé-
dailles.
Il conconrul pour le prix de Rome en 1753, mais n'ob-
tint que le second prix. Gel écliec lui fut pénible. Laissant
là les concours académiques, il se replia sur lui-même et
travailla à sa fa(;on. Nous ne saurions, du reste, accuser
d'injustice l'Académie; car son tableau, dont le sujet était
Laban cherchant ses idoles, et qu'il grava lui-même à l'eau-
l'orte (|uelques années après, paraît fort médiocre.
Nous transcrirons purement et simplement ici la plus
i;raud(î partie do la note que consacre à notre Saint-Aubin
un contemporain, M. delà Blancberie. {Essai (ï un tableau
historique des peintres de l'Ecole française, dejiuis 1500
jusqu'en 1783. In-4% Paris, 1783.)
« ... Déjioùté par des préférences aux(|uelles il fut très
« sensible, il se livra (Mitièrement à une sorte de système,
« et ne suivit plus son penchant naturel pour tous les
« i^enres de talents et de connaissances. Aussi était-il très
(( instruit; il n'y avait rien dont il ne pût parler à la satis-
(1) Cliarlos-Gcniiain de Sainl-Aiiliin, dcssinatfur du roi pour la
liraddic et les dentelles, ^çraveur à l'eau-forle, né on 1751, mort c\t
178ti.
Louis-Michel de Saint-Aubin, peintre sur porcelaine île la nianu-
lartiirc de Sèvres, né eu 17;îl, mort i\n 17'.»9.
Outre ('CS quatre frères, nous Iroiivoiis mention d'un Pougin de
Saint-Aubin, pcinlri! d(! portraits à l'huile et au pastel, mesihre de
l'Afaiiémie de Saini-Lui-. Il Iravaillail de I7r»l à 1761, et vivait encore
en 1778.
APPENDICE. 423
« faction même des professeurs de chacune des sciences,
a 3Iais cela ne mène ni a la fdrlune ni à la célébrité en
« peinture ; aussi u'eut-il ni l'une ni l'antre, et depuis
«\ l'époque de 1754, son talent a toujours été en décrois-
« sant, quoiqu'il s'en occupât sans cesse. On ne le rencon-
« troit jamais qu'un crayon ta la main, dessinant tout ce qui
« se présentoit à ses yeux, soit dans les temples, soit dans
« les amphithéâtres, cours publics ou ventes, et même dans
« les rues. Ce i;oùt excessif de tout voir, tout savoir, tout
« dessiner, lui emportoit si complètement tous ses instants
« qu'il avoit une négligence extrême de sa personne, tant
« pour sa santé que pour son extérieur quoiqu'il ne fût pas
«( hors d'état de satisfaire à ces deux points; il portoit cette
«abnégation de soi-même au point qu'il est mort dans un
« dépérissement total de la nature, n'ayant voulu se laisser
« soigner que (juand il n'étoit plus temps de le faire. »
Si, ainsi que le dit M. de la Blancherie, les dessins de
l'Académie royale dégoûtèrent Gabriel de Saint-Aubin, et lui
firent adopter un système qui n'était pas celui des autres,
nous n'avons pas à nous en plaindre ; car en restant dans la
voie qui l'aurait, avec un peu de persévérance, mené au
succès du moment, il aurait renoncé à ses études familières
qui nous le font aimer aujourd'hui, et perdu les éclairs
d'originalité qui distinguent quelques-uns de ses ouvrages,
car il n'est pas d'artiste plus inégal.
Nous ne connaissons pas ses peintures à l'huile^ qui pro
bablement ont passé sous d'aulres noms ou sont oubliées;
mais parmi ses dessins, les uns, ceux surtout où il se
montre comme peintre d'histoire, sont de la plus évidente
banalité, tandis que ses vignettes ou certains de ses croquis
pris sur nature ont une réelle distinction.
Le Louvre possède un de ses dessins les plus soignés. Il
représente VOration faite à Voltaire en 1778, lors de la
représentation d'Irène. C'est une composition animée et
probablement fidèle, qu'il est curieuxdecomparer àcellede
124 ÉCOLE FRANÇAISE.
Moreau le Jeune. Mais le dessin de Saint-Aubin nous paraît
un peu chargé. Nous préférerions une Vue du Salon de \lC)b,
dans laciuelle l'artiste s'est plu à représenter, avec une pio
digieuse adresse et à l'aide de quelques touches de gouache,
une grande partie des tableaux exposés. Les petites figures
d'amateurs qu'il devait faire cii'culer au milieu du salon
auraient ajouté un grand intérêt à ce dessin, qui malheu-
reusement est resté inachevé et ne possède pas encore tout
son effet,
Saint-Aubin aimait à reproduire ainsi les peintures en
petit, et l'on conserve ile^ catalogues de vente où il s'était
amusé à dessiner sur les marges, à côlé des descriptions de
l'expert, les tableaux livrés aux enchères. Il se plaisait
aussi aux scè-nes populaires, aux fêtes de village.
Il restait cependant peintre dl\\sloii-e,eidansVAImanarh
des Artistes (1770-1777) on ne le cite qu'avec cette qualifi-
cation. « Il a tellement la passion de son art, » dit-on en
1777, «qu'il dessine l'histoire en tout tempset en tout lieu».
En 1774, il prit part à l'exposition de l'Académie de Saint-
Luc. Il avait le titre (Vndjoint à professeur dans celte
Académie, qui accueillait volontiers sans doute ceux
que l'Académie royale avait repoussés. Nous remarquons
dans son exposition un projet de plafond représentant le
Triomphe de l'Amour sur tous les dieux, projet qui ne
fut pas exécuté, et une Scène du tremblement de terre
de Lisbonne. A ces deux tableaux principaux il joignit
plusieurs peintures variées.
En 1770, il envoya à l'exposition du Colysée (Salon des
Grâces) de nombreux ouvrages de différents genres : por
traits, esquisses, paysages, pastels, gouaches, même des
fixés par la peinture éludorique. Mais si ces œuvres eurent
du succès, ce ne fut qu'un succès de secoiul ordre. La célé-
brité n'était |»as venue à l'artiste, <|ni devait se renfermer de
plus en plus en lui-même. Le travail était pour lui un besoin
au(|uel il obéissait, sans y chercher sans doute de grands
APPENDICE. 425
secours d'argenl, et sans pouvoir espérer le suffrage du
public, qui ne s'était jamais tourné de son côté.
Ce fut aussi pour son amusement qu'il grava une quaran-
taine depiècesàreau-forte, dont M. deBeaudicourt adonné
la description. Ce sont pour la plupart des essais, qu'il tirait
à petit nombre pour lui-même ou pour quelques amis. Mais
quelques-uns sont très remarquables par leur exécution
vive, libre, originale, et par leur effet plein de chaleur.
De ce nombre sont la Vue du Salon de 1753, le Spectacle
des Tuileries, le Charlatan du Pont-Neuf, la Biblio-
thèque de F Ordre des avocats et quelques autres. Si l'ar-
tiste avait exploité avec persévérance cette veine qui luicon-
venaitsibien,s'ilnes'étaitpas contenté de quelques feuilles
jetées çà et là, son nom aurait sans nul doute été mis par
les contemporains sur le même rang que celui des plus
habiles en ce genre léger.
Sil'vesireÇisKkEi.), dessinateur et graveur à Veau-forte,
né à Nancy le io août 10^21, mort à Paris le M octobre
1691.
Voir n' \ùOi.
Ayant perdu son père de bonne heure, le jeune Silvestre
vint chercher asile à Paris auprès de son oncle n)aternel et
son parrain, Israël Henriet. Ce dernier, artiste lui-même,
était surtout l'ami de Callot, l'éditeur heureux et habile de
ses eaux-fortes qui faisaient fureur. Les grands seigneurs,
non seulement les recherchaient, mais ils aimaient aussi à
faire eux-mêmes des dessins dans le genre de Callot, « la
noble phinie, comme on disait volontiers. Louis XIII, (jui
avait pris des leçons de pastel de S. Vouet, dessinait à la
plume avec Israël Henriet. La voie d'Israël Silvestre était
donc toute tracée. Elève de son oncle, il ne pouvait être
qu'imitateur de Callot. Mais tout en l'imitant, il sut prendre
un parti et ne pas se faire copiste. Il se mita dessiner des
un
ÉCOLE FRANÇAISE.
monuments, des vues de villes, des paysages, qu'il ornait
de petites figures alertes et de bon goût. Il alla plusieurs
fois à Rome, d'abord pour se perfectionner, puis pour
prendre en Italie des sites (ju'il gravait ensuite à l'eau-forte.
II fit à Paris la connaissance de Labelle, qui travaillait aussi
pour I. Henriet. Les deux artistes se logèrent ensemble et
marièrent même parfois leurs travaux.
Israël Henriet mourut en Ifî6I. Silvestre fut son seul hé-
ritier, et réunit ainsi tous les dessins et les planches que son
oncle avait acquis de Callot et de Labelle. Il y joignit tout ce
que la veuve Callot avait à Nancy, et les planches faites par
Labelle depuis son retour à Florence. Il agrandit donc le
commerce de son oncle, et en ajoutant sans cesse de nou-
velles planches de sa fa(,-on, se fit line fortune très respec-
table. Le commerce des estampes était une excellente spécu-
lation entrelesmainsdeshommes intelligents, etles Mariette
notamment y gagnèrent de véritables richesses.
Silvestrenerestapasmoinsartiste, et continua à produire
ses agréables ouvrages. Il rapporta des dessins, dit iMarielte,
« de tous les endroits qu'il parcourut, de manièi"e (ju'on h;
<-( peut suivre pour ainsi dire pas à pas et se trouver avec
« luy dans tous les lieux qu'il a fréquentés, car il étoit si
« ardent à ne rien laisser échapper de remarquable, si
« prompt àexécuter, que loi's même qu'il ne l'aisoit que
« passer dans un endroit, et (|u'il avoil à peine le temps de
« s'y reconnaître, il sçavoil si bien ménager les moments
« qu'il n'en sortoit pas sans en emporter quelque vue. Par
« là ses dessins devinrent proprement le journal de ses
(( voyages De retour à Paris, il grava avec beaucouj) de
<( soin et d'intelligence prcsciue tous les dessins ([u'il avoil
« recueillis de ses voyages ».
Outre le plaisir que causent ses jolis croquis, soit à la
plume et au crayon, soit à la pointe, Silvesln^ a le mérite
lie reproduire une très gi'ande (piaiditéde monuments (jui
n'existent plus ou ((ui sont entièrement modifiés, de sorte
APPENDICE. m
que les archéoloiriies et les curieux trouvent à faire chez
lui nue ample moisson.
En 106:2 Israël Silvestre fut nommé graveur et dessina-
teur du roi. Il avait, dit le Mercure de France, donné pen-
dant quelque temps des leçons de dessin à Louis XIV qui le
retint à son service et le pourvut de la charge de maîlre à des-
siner des pages de la grande et petite écuries (mai 1703,
p. 162-163). Vers 1668, il fut nommé maître à dessiner du
Dauphin, fils de Louis XIV et sut plaire à son élève, car,
en 1669, celui-ci tenait sur les fonts baptismaux l'un des
enfants de l'artiste. Il obtint aussi un logement au Louvre,
et enfin, en 1670, fut admis à l'Académie.
Lebrun. qui était l'ami de Silvestre, a fait de lui un portrait
qui a été gravé avec talent par Edelinck, et au-dessous du-
quel Silvestre lui-même a gravé une petite vue du Pont-Neuf.
Son œuvre se compose d'environ mille pièces, petites et
grandes, gravées à l'eau-forte. Ses dessins sont réellement
fins et spirituels. Les uns sont à la mine de plomb, d'autres
sont mélangés de plume et de crayon, quelques-uns sont
aquarelles. De ce nombre sont ceux représentant le défilé du
Carrousel de 1662, dessins qui se trouvent au Louvre. Le
même musée possède aussi un gros volume de dessins de sa
main, parmi lesquels nous remarquons les vues de quelques
villes et places fortes exécutées en 1665 par notre artiste,
sur l'ordre de Colbert (Marsal, Toul, Sedan, Metz, etc.), et
surtout plusieurs vues de Versailles, de Meudon, des Tuile-
ries..., dessins bien supérieurs aux eaux-fortes qui en sont
la traduction.
Le fils aîné de Silvesti'e fut nommé, en 1605, maître à
dessiner des petits-fils de Louis XIV, et parmi les copies de
Silvestre nous trouvons au Louvre deux dessins de ces
princes, faits en 1697. Voici l'inscription de l'un d'eux: Dux
Audegauensis fecit pour Siluestre 15" decembris 1697.
Le duc de Berry avait, comme le duc d'Anjou, dédié sou
dessin à son maître.
428 ÉCOLE FKANÇAISE.
La charge de maître à dessiner des Enfants de France
resta dans la famille Silvestre, et au moment de la Révo-
lution, l'arrière-petit-fils d'Israid, Jacques-Augustin de Sil-
vestre, en était encore titulaire.
M. Faucheux a puhlié, en 1857, un catalogue rédigé
avec soin de l'œuvre d'I. Silvestre, catalogue précédé d'une
substantielle notice.
MaroUes ne pouvait oublier un artiste aussi célèbre. Il lui
consacre quatre vers que nous reproduisons pour l'édilication
du lecteur :
H On ne peut trop louer, ce me semble, Silvestre;
« Ce qu'il fait, il l'exprime avec tel agiément, ,
« Que pour l'architecture il se montre charmant :
« Qui ne voit quelquefois de sa main la palestre? "
Slodtz (Ketsié-Michel), sculpteur , né à Paris, le 27 sep-
tembre 1705, mort à Paris, le 20 octobre llûA.
Voir n'' 1303.
Cet artisleest connu sous le nom de Michel-Ange Slodtz,
quoique ses prénoms fussent bien llené-Michel, et l'on ne
doit pas l'accuser d'avoir lui-même pris le nom du grand
Florentin. Son père, ses frères, ses camarades le lui don-
nèrentdans sa première jeunesse, et il lui resta.
Fils et frère de sculpteurs, il prali(jua de bonne heure
Fart de sa famille, et, après avoir remporté les prix de l'A-
cadémie, fut envoyé comme pensionnaire à Home, où il
obtint un succès éclatant.
Il eut l'honneur d'être choisi, à la suite d'un concours,
pour sculpter, dans l'église Saint-Pierre, une figure de saint
Uruno, et re|)réscnta ce saint debout, refusant avec humilité
la mitre que lui présente un ange. (]etle composition, qui
fut fort remarquée, se trouve reproduite dans l'ouvrage de
Cicognara.
APPENDICE. 429
Il exécufn nusj;i,dansrôglise Saint-Jean des Florentins et
pour la famille Capponi, un sarcophage avec figures, que
citent avec éloge les Guides de Rome. Il resta dans cette
ville environ dix-sept ans, et y jouit d'une certaine réputa-
tion. En 17il, il se trouvait à Carrare, s'occupant d'acquérir
et de fairedégrossir degrandsblocsde marbre pour leroide
France. C'est vers la même époque qu'il rerut de M. le car
dinal (rAuvergnela commande d'un grand monument pour
la cathédrale de Vienne, monument qui devait servir de
sépulture au cardinal et à M. de Montmorin, son prédéces-
seur.
Ce travail dut lui prendre plusieurs années. Il s'occupait
du modèle à Rome dès l'année i74î2, et se rendit vraisem-
blablement en Dauphiné pour le terminer sur place, vers
1745 ou 1746. Il dut revenir à Paris vers 1747.
Ses frères le reçurent avec empressement et l'associèrent
à leurstravaux.Ilsne faisaient pas seulement état de sculp-
teurs, mais aussi de décorateurs, et dès l'année 1750, Sé-
bastien, le frère aîné, avait le titre de dessinateur du cabinet
du Roi, titre'qui resta dans la famille comme nousle verrons
tout à l'heure. En cettequalité,SébastienSlodtz,etsesfrères
ordonnèrent la décoration des réjouissances ou des pompes
funèbres, que Cochin savait ensuite si bien dessiner et gra-
ver, et l'on s'accorde à dire que depuis le retour de Michel
les travaux de ce genre parurent mieux conçus qu'aupara-
vant. En 1754, Anlbroise Slodtz obtint le brevet de survi-
vance de dessinateur du cabinet, place qu'occupait Sébastien,
et à la mort d'Ambroise, en 1758, Michel fut nommé au
même emploi. Il possédait un talent particulier pour ces
sortes de décorations d'apparat et du moment. « Il avait, dit
« Mariette, puisé ce goût dans la maison paternelle, qui de-
ce puis longtemps était en possession de ces espèces de tra-
ce vaux, et Michel Slodtz s'y trouva plus propre qu'aucun
« de ses frères, même que celui qui étoit son aîné et auquel
« il succéda. Il en a donné des preuves en différentes occa-
19
430 ÉCOLE FRANÇAISE.
« sions, el je me rappelle d'avoir vu de sa façon une décora-
« tion funèbre à Notre-Dame qui me plut beaucoup, » Il
s'agit, selon toute apparence, du catafalque du roi et de la
reine d'Espagne élevé dans la nef de Notre-Dame, le 15 jan-
vier 17G0. Les détails de cette cérémonie ont été gravés, et
les plancbes font partie de la Chalcographie impériale.
Cependant ces travaux de décoration absorbaient notre ar-
tiste, et il ne trouvait guère à exercer d'une façon plus du-
rable son talent de sculpteur, lorsqu'il obtint pour l'une des
chapelles de l'église Saint-Sulpice la commande du tombeau
ducuréLanguet(morten 1750). Ilchercha à imiter, dans ce
monument, le style fastueux et mouvementé du Beruin, mé-
langeant les marl)res de couleurs diverses au bronze, et cher-
chant des expressions et des oppositions purement pitto-
resques. Dans le portail de la môme église, on voit de sa
main sept bas-reliefs représentant la Foi, l'Espérance, la
Charité, la Justice, la Force, la Tempérance et la Prudence.
Ces ouvrages, placés dans le péristyle au-dessus des portes,
venaient d'être terminés en 175.S, ainsi (pfen témoigne le
Mercure du mois de juillet de la même année.
Michel Slodtz avait été agréé à l'Académie le 31 dé-
cembre 1749. Il exposa à ce titre au salon de 1755 le mo-
dèle de la chaire de Saint-Sulpice. Nous ne savons pour
quelle cause il ne fut pas reçu académicien. Diderot, qui
pai'le de lui avec éloges dans sou S^^/o;/f/^' 1705, accuse (^oypel
et M. deïonrnehein de froideur à l'égard de Slodtz ; maisce
reproche, s'il est fondé, ne peut s'appliquer qu'à l'époque
où notre sciil|)leurrevint de Rome, car M. dcMarignyetCo-
chin remplacèrent bien vite M. de Tourncliem et Coypel
et nous sommes porté à croire (|ue c'est surtout à la fai-
blesse de sa santé et à ses occupations dans la maison du
Roi, qu'il faut attribuer la rareté de ses œuvres.
Le tombeau du curé Languet passaitponr bu'.hef-d'aiuvre
de Slodtz. Il fut 1res admiré, el non moins ciifiqné, 11 est
encore en place ;iuj(nird'lini, i|ii(ii(|iie(lépouilIé des figures
APPENDICE. 431
d'enfants qui ornaient le soubassement. L'ange de l'iinmor-
talitô qui vient ouvrir au curé le chemin du ciel, est une
figiu'e lourde, faible et sans caractère. La draperie en
inarbre de couleur, que sa main soulève, est d'une pesan-
teur, volontaire peut-être, qui fait le plus triste effet. La
tigure de la Mort, en bronze, est hideuse et grimaçante
plutôt que terrible. Mais le personnage principal, age-
nouillé, les mains étendues, les yeux levés au ciel, est
plein de sentiment et de vérité.
Thoiirou (Jacques), peintre en émail et en miniature,
né à Génère en 1737, mort à Paris rpr.s'"1790(?)
Voir n"' 1306, 1496 et 1497.
Nous empruntons la date de naissance de cet émailleur
à Senebier {Histoire littéraire de Genève, III, page 332).
La date de mort est fort incertaine; mais elle est posté-
rieure à 1786, année où Senebier écrivait, car il parle de
Thouron comme d'un artiste vivant.
Thouron quitta Genève pour venir s'installer à Paris, où
il se fit connaître par ses peintures sur émail. Il ne fut pas
île l'Académie, et exposa au Salon de la Correspondance,
iMi 178), un portrait d'après Rubens, une tête d'après San-
terre et la Cruche cassée, d'après Greuze. En 1 78*2 il envoya
à la même exposition un portrait d'homme d'après nature.
C!iau*;sard, dans son Pausanias français (180G), après
avoir loué avec enthousiasme les émaux et les miniatures
d'Augustin, joint à son article quelques réflexions géné-
rales dont nous extrayons le passage suivant :
« Un seul artiste, sous Louis XVI, avait ressuscité l'art
« de peindre sur émail : il se nommait Touron, et ses es-
" sais furent des coups de maître (Il ne faut pas en juger
1- sur une bâchante peinte en émail, d'après un tableau
« de M""" Le Brun, et qu'on voit dans le cadre des Petitot:
« c'est le plus médiocre des ouvrages de Touron). Une in-
432 ÉCOLE FRANÇAISE.
« justice qu'il essuya de la part d'un des premiers princes
« du sang (c'était le comte d'Artois), précipita au tombeau
(( cet artiste infortuné : il mourut de chagrin à la fleur de
(( l'âge, en perdant à la fois sa gloire et sa fortune. »
Lapremière assertion de Cliaussard est fausse ; à l'époque
de Thouron, d'antres artistes, qu'il est inutile de nommer
ici, cultivaient avec grand succès l'art de peindre sur émail.
La seconde ne nous semble pas mieux fondée; car
l'émail de Thouron, d'après la Bacclianle de M"- L(!brun,
n'est nullement à dédaigner.
Quant à la cause assignée par le Paufifurias français à
la mort de Thouron, nous ne possédons aucun renseigne-
ment qui nous permette, soit de la contester, soit de la
confirmer. Nous devions donc rapporter purement et sim-
plement l'allégalion de Chaussard.
Ti'ciiiolîères (Pierre-Charles), peintre et graveur à
Veau- forte, né à CItolet {en Anjou) en 1703, mori à
Paris le 11 mai 1739.
Voir n"' 1307 cl 1308.
Il fut envoyé à l'âge de seize ans à Paris, et confié à l'un
de ses parents qui le fit entrer dans l'atelier de J.-B. Van-
loo. Il y fit de rapides progrès et eut le bonheur d'être
remarqué par M. de Caylus, qui lui donna un logement et
le mit à même de se livrer à de sérieuses études.
En 1720, il rempoila â l'Académie le second prix de
peinture, et, grâce sans doute à son protecteur, obtint
d'être envoyé à Rome. Il y resta jusqu'en 1731, et s'y fit
remarquer en copiant avec succès un grand tableau de
Vanni qu'on voulait traduire en mosaïque |>our l'un des
autels de l'église de Saint-Pierre.
Il avait épousé â Home la belle-smur de Subleyras et
amena sa femme en France en 1 734. Mais avant de revenir
à Paris, il s'arrêta à Lyon pendant dix-huit mois, s'acquit-
APPENDICE. 433
tant à la satisfaction générale des commandes de dilTérenls
genres qu'on lui apportait.
Il arriva donc à Paris (1735-1 736?) précédé d'une excel-
lente réputation, qu'il accrut par son ardeur au travail. Il
lut rcf-u académicien le 27 mai 1737, et nommé adjoint à
professeur deux mois après. Il figure au salon de la môme
année et à celui de 1738, avec plusieurs ouvrages importants,
eniireAuires une Assomption de la F/er^e pour la Chartreuse
de Lyon, grand tableau que Mariette eslimait infiniment.
C'est aussi en 1737 qu'il fut choisi, avec quatre des plus
habiles peintres de Paris, pour faire les dessus de porte
de l'hôtel de Soubise (Dargenville). Il travailla à la même
époque pour M. Lallemant du Bai et pour M. le maréchal de
Belle-Isle. Les tableaux qu'il envoya aux salons de 1737
et 1738 fureut très appréciés, et il était en train de se faire
une place parmi les artistes les plus renommés, lorsque la
mort vint l'enlever, à peine âgé de 36 ans. Cette fin préma-
turée excita un regret général, ainsi qu'en témoignent
Caylus {Mémoires des académiciens) et Mariette. « J'ay
« parlé de ses talents, dit ce dernier; son caractère ne le
« rendoit pas moins aimable; il avoit infiniment d'esprit, de
« politesse, des manières tout-à-fait nobles et beaucoup
« d'enjouement. Il a fait à Rome et à Paris les délices de
(( tous les lionnestes gens qui l'ont connu. »
Les quatre artistes auxquels le prince de Soubise avait
associé Trémolières pour peindre les dessus de porte de
son hôtel, ou plutôt de son palais, étaient Uestout, Boucher,
Carie Vanloo et iXatoire.
Il est intéressant aujourd'hui de comparer les travaux
divers de ces concurrents; car l'hôtel de Soubise, de-
venu le dépôt des Archives de l'empire, a conservé avec
soin ses peiutures, celles du moins qui faisaient partie de
l'iuimeuble. Les trumeaux de notre artiste sont au nombre
de cinq. En voici les sujets :
1° Diane dérobant à l'Amour son carquois. — Salon
434 Éi.ULE FRANÇAISE.
de 1737. Cayliis, et après lui Dargenville, ont confondu ce
sujet avec un autre.
2" UHymen d'Hercule et d'Hébé. (Salon de 1738.)
^° Minerve enseignant à une nymphe l'art delà tapis-
serie. (Salon de 1737.)
4° Les Caractères de Tliéophrasle. (Salon de 1737.)
5° Un paysage^ daté de 1737. (Dargenville mentionne en
(( outre deux tableaux de caprice » que nous ne retrouvons
<i pas.)
Ces ouvrages sont pleins de gaieté et de clarté. Caylus re-
proche même à Trémolières d'avoir reclierciié des teintes
trop claires qui l'empêchaient de donner à ses chairs une
solidité suffisante. Mais c'est là un bon défaut pour des
peintures décoratives qui avaient à lutter contre des boi-
series dorées avec éclat et peintes en blanc. Ses figures
sont dessinées avec mollesse, mais elles ont de la grâce,
surtout dans les deux sujets de Diane et de Minerve, et il
est évident que Trémolières fût devenu, s'il avait vécu, un
redoutable rival pour C. Vanloo et pour Boucher.
Ce n'est d'ailleurs ni Trémolières, ni Boucher, ni Vanloo
qui méritent la palme à l'hôtel deSoubise : .\atoire l'emporte
sur tous les autres dans ses voussures du fameux petit salon
en forme de rotonde, salon qui, lorsqu'il était complet,
devait être une merveille de luxe et d'élégance, et qui, au-
jourd'hui encore, quoique dépouillé île sa cheminée et
d'une partie de ses ornements, peut j)asser pour l'un des
meilleurs tyj)es du style de répoijue.
Trémolières a gravé à l'cau-forte deux sujets des sacre-
ments, le Baptême et la Confirmation. La mort l'a empoché
de compléter la suite. On trouve aussi dans le recueil pu-
blié par M. Julienne une deini-douzaine de |)ièces de sa
main, d'après Watteau. Mais sa pointe ne vaut pas son pin-
ceau, et nous ne jiartageons nullement le sentiment de
Dargenville qui retrouve dans les conqiositions des sacre-
ments « le goût simple et élevé de Le Sueur ».
Al'l'E.NDICt;. 435
Vivien (Joseph), peintre, né à Lyon en 1057 (?), mort
à Bonn le 5 décembre 1734 (?)
Voir U'^ 1317 à 13^21 his.
II fut élève (le Lebrun, et se consacra particulièrementaii
genre du portrait. II peignait, soit à l'huile, soit au pastel,
et fut un des premiers qui employa le pastel dans des por-
traits grands comme nature. Vivien n'inventa cependant
rien en ce genre. Dès le xvi" siècle, le pastel avait été em-
ployé, soit en grand, soit en petit, en France et en Italie.
Nanleuil avait aussi, avec le plus grand succès, employé ce
procédé; mais, il est vrai, ses portraits n'étaient guère que
des bustes. Vivien se servit du pastel comme il aurait fait
de riiuile, et l'on admirait la fraîcheur, l'énergie de ses ac-
cessoires, de ses fonds, la vérité de ses draperies ; on s'é-
tonnait de voir ces couleurs délicates et fragiles lutter contre
la peinture ordinaire. Son talent d'ailleurs était réel : mais
vraisemblablement la nouveauté aida, comme toujours, au
succès, et l'on rechercha ces portraits en pied et de gran-
deur naturelle, aussi brillants et vigoureux que s'ils étaient
peints il riiuile.
Il fut agréé par l'Académie le 28 juin 1698, et reçuaca-
démicien, comme peintre de portraits au pastel, le 30 juil-
let J70I. En 1703, on lui donna le titre de conseiller, qu'il
conserva jusqu'à sa mort. Il exposa en 170i dix-huit grands
pastels qui consacrèrent sa réputation, et parmi lesquels
figurent les portraits de l'électeur de Bavière, de la com-
tesse d'Arco (gravés par Vermeulen), celui du curé de
Saint-Médéric et celui du sculpteur Van Clève (gravés par
Edelinck et par J.-B. Poilly).
Il reçutlebrevet de peintre du Roi versla mèmeépoque,
mais nous ne connaissons pas la date exacte de celte nomi-
nation. Nous ne saurions dire non plusijuand il fut nommé
premier peintre de l'Electeur de Bavière, mais ce dut être
dans les premières années du xviir siècle, sinon aupara-
/5^'V
136 ÉMAUX.
vaut. II passa plusieurs aunées à la cour de ce prince qui
avait pour lui une grande considération, et dont il fit plu-
sieurs fois le portrait. Vivien fut aussi premier peintre de
l'iLlecteur de Cologne, dont il lit le portrait en 1707.
Tout en profitant de la laveur (|u'obfenaient ses pastels,
il n'abandonnait pas cependant la j)einture à l'huile. Mais
ses ouvrages en ce genre sont peu connus. 11 avait peint
en 1 098 un mai pour l'église Notre-Dame. C'était un
grand tableau représentant l'Adoration des Mages. On voit
aussi quelques portraits à l'huile au musée de Versailles
et au musée de Munich. 11 travailla i)en(lant plus de
quinze ans à un gi'and portrait dans lequel il avait réuni
toute la famille électorale de Bavière, avec de nombreuses
figures allégoriques qui en faisaient un tableau d'histoire,
(^et ouvrage était à l'huile, et on peut en voir la description
dansDargenville. Lorsqu'il fut enfin terminé, l'artiste voulut
le porter lui-même à Munich, malgré son âge déjà avancé.
Maiscevoyagenelui réussit pascomme les autres. Il mourut
à Bonn, dans le château de l'Électeur de Cologne, en dé-
cembre 1734, suivant Mariette, en 1735suivanllesregistres
de l'Académie.
Le Louvre possède de sa main plusieurs portraits au
pastel : ce sont les trois petits-fils de Louis XIV, le duc de
Bourgogne, le duc d'Anjou et le duc de Berry; le portrait
de Maximilien-Emmanuel, Klecteurde Bavière; celui de
Cirardon, gravé par Dievet, etcolui de Boberl de Coite. Ces
deux derniers sont les morceaux de léceplion de Vivien à
l'Académie, et suffiraient seuls à sa réputation.
Boit (Chaules), peintre en émail cl en miniature^ né à
Stockholm vers 1GG3 (l),mort à Paris le (>fc trier \121.
Voirn- i.|;}3à li'.)i.
Il naciuit u Stockl.olm d'un père fiançais et fil son ap-
prentissage chczunj(iaillier. Il vint s'établir en Angleterre,
/>^
APPENDICE. 437
se fit peintre, et commença pardonner des leçons de dessin
à de jeunes enfants. AYalpole raconte (d'après Vertue)
qu'ayant essayé de séduire une de ses écolières, fille d'un
lienlilliomme, il fut arrêté et mis en prison. Sa captivité,
qui dura deux ans, fut heureusement mise à profit par lui.
Lorsqu'il redevint libre, il avait fait de grands progrès dans
l'art de peindre en émail, et s'y. livra avec succès. On
lui donnait trente guinées et davantage pour un portrait
de petites dimensions. Il entreprit aussi de grands mor-
ceaux sur émail, et on connaît de lui, à Vienne, ujie plaque
d'or, haute de dix-huit pouces et large de douze, sur la-
quelle sont représentés divers membres de la famille im-
périale d'Autriche. S'il faut en croire Nagler, cette peinture
aurait été exécutée à Vienne même, vers 1700, et payée à
Boit -20,000 fiorins.
On lui commanda pour la reine Anne un autre émail qui
devait avoir des dimensions encore plus grandes (vingt-
quatre pouces sur dix-huit), et qui aurait contenu, outre les
portraits de la Reine et des principaux officiers et dames de
la cour, les deux figures du duc de Marlborough et du prince
Eugène précédés par la Victoire, et accomptignés de diverses
représentationsallégoriques. Ou fitànotreartiste une avance
de mille livres sterling, et il se mit à l'œuvre; mais ses es-
sais lui grirent beaucoup de temps et d'argent, et quoiqu'on
eût presque doublé cette première somme, la Reine vint à
mourir (en 1714), avant que l'ouvrage ne fût terminé.
C. Boit se trouva accablé de dettes, ses meubles furent
saisis et vendus, et il se réfugia en France.
Le Régent l'accueillit trèsfavorablement, lui fit faire son
propre portrait, celui du roi Louis XIV, et enfin celui
du jeune roi Louis XV, âgé de huit ans (l). L'Académie lui
(1 ). Le sieur Charles Boit, fameux peintre en émail, membre de l'Aca-
démie royale, ayant été introduit par M. le duc d'Auiimnt au lever du
roy, eut l'iionncur de présenter le portrait en émail qu'il avait fait de
lit.
ûDcnyï
i38 ÉMAUX.
ouvril SCS polies le lévrier 1717. Il donna pour morceau
de réception le portrait du Régent, et la Charité d'après •
Blanchard. C'est vraiseniblableineiit par erreur que Walpolc
accuse Boit de s'être fait catholique en France, car les re-
gistres de l'Académie constatent qu'il fut reçu, quoique
protestant, sur l'ordre du Régent.
Le même Walpolenousapprend qu'il reçut du Régent un
logement et une pension. Mais par une exagération évidente,
il porte le chiffre" de cette pension à !250 livres sterling, ce
qui ferait 7,500 livres de notre monnaie.
Peiitoi {,\ex!';), peintre (le portraits encmail, né à Génère
le 12 juillet 1G07, mort à Vevey en 1091.
Voir n» li.:J7 à 1194
Dargenville est le premier qui ait donné (dans son
tome 111) la biographie du célèbre émailleur. 11. Walpole,
dans ses anecdoles sur la peinture, lui consacre un article
(jue Mariette a traduit et rectifié, et auquel il a ajouté des
notes précieuses. Senebier et d'autres ont reproduit, en l'a-
])régeant, le travail de Dargenville. Enfin M. Henri Bordier,
refondanl les travaux de ses prédécesseurs et les complétant
à l'aide de documents nouveaux, a publié, en 1802, une '
notice pleine d'intérêt sur celui dont nous avons à parlera,
notre tour.
La famille de Petitot était d'origine française. Ses parents
ayant adopté la Réforme, étaient venus s'élablir à Genève.
Son père, Paul Pclilot, était sculpteur sur bois. I*ar (iiielle
voie notre arlisle entra-t-il dans la carrière (|u'il devait il-
lustrer? Quels furent ses commencements? Ce sont là des
Sa Majesli';. il en fui r(;<'u très giMcicusciiHiit. (Mercure il'aoùl 17iS,
p. 190.)
^UM
APPENDICE. 43y
questions auxquelles il nous paraît impossible de répondre
exactement. Mariette révoque en doute, avec raison ce
semble, un voyage en Italie dont parle Dargenville. Il pense
que Petitot débuta par le métier d'orfèvre et de bijoutier.
« Sa profession de metteur en œuvre, dans un temps où
« l'on était fort dans le goût d'enrichir les bijoux d'orne-
« ments peints en émail, l'avoit mis à portée de peindre avec
« beaucoup de propreté des Heurs, des rinceaux d'orne-
« ments et tout ce qui convenoit à ce geni*e de travail, dans
« lequel il s'étoit rendu très-habile ».
Petitot se rendit en France et ensuite en Angleterre, où
nous supposons qu'il arriva vers 1634 ou 1035. On pense,
sans toutefois que le faitsoit prouvé, qu'il était accompagné
dans ce voyage par un de ses compatriotes cultivant la
même profession, et nommé Pierre Bordier; ce dernier
devait être plus âgé et plus avancé dans son art que Petitot.
Quoi qu'il en soit, Petitot montra au joaillier du roi
Charles I" des travaux d'émaillerie qui lui parurent très
remarquables. Le roi, ami passionné des arts et des hommes
de talent, devait être porté à encourager les essais dajeune
artiste, que protégeait d'ailleurs tout spécialement un Gene-
vois établi à la cour d'Angleterre, Turquet de Mayerne.
Ce dernier était médecin du Pioi, et en même temps chimiste
célèbre. Il se mit, pour obéir aux désirs de Charles I", à
aider Petitot de ses conseils et à chercher, par des expé-
riences chimiques, le moyen d'enrichir et de compléter la
palette du peintre en émail.
Le premier peintre du Roi ne montra pas au débutant
moins de faveur (|ue son premier médecin. Ce peintre était
le grand A. Van Dyck, qui se plut à guider Petitot et à
lui enseigner les moyens de rendre avec exactitude, dans
les portraits émaillés commandés parle Roi, les diverses
nuances de chair, nuances (jue les procédés ordinaires ne
permettaient de saisir qu'imparfaitement.
Les peintres en émail du xvi'' siècle, ces grands artistes
^V/^/^
■i40 ÉMAUX
français dont les œuvres se vendent aujourd'liui à des prix
bien plus élevés que le poids de l'or, avaient cependant fait
d'admirables portraits éniaillés et en couleur. Mais leurs
procédés étaient tout différenls de ceux que devait adopter
notre Genevois. Leur émail est beaucoup moins travaillé; il
est toujours transparent et léger. La plaque de métal qui
sertdel'ondse laisse voir ou du moins sentir. Leurs nuances
sont délicates, leur coloris tient plus ou moins de la grisaille.
On voit qu'ils reproduisent le plus souvent un crayon dans
le goût de Janet ou d'E. Du Monslier, et qu'ils ne songent
nullement à lutter, soit contre la nature, soit contre une
peinture vigoureuse. Ce que cherchait Petitot, au contraire,
pour satisfaire au goûl du roi Charles, c'était une palette qui
imilàt les couleurs de la nature dans toute leur intensité.
Les émaux que trouvait Mayerne étaient épais et opaques.
Ils produisaient des teintes fondues et puissantes, à l'imi-
tation des peintures à l'huile les plus chaudes et les plus
réelles : et pour parvenir à ce perfectionnement purement
matériel, il fallait, outre le talent de l'artiste, des cuissons
plus répétées et une manipulation chimique plus savante.
Van Dyck, qui mourut en 1041, put jouir du prodigieux
talent de celui qu'il prenait pour élève, et à qui il faisait
copier ses propres ouvrages. Petitot joignait en effet, à
l'adresse raffinée de l'émailleur, l'art de reproduire avec
exactitude, avec grîice, avec libellé, dans les proportions
les plus réduites, le modèle qu'on lui présentait.
On considère comme ses plus beaux ouvrages ceux qu'il
produisait ainsi dans sa jeunesse sous la direction et d'après
les peintures de Van Uyck. Walpoie cite comme une mer-
veille un portrait de la comtesse de Soutliamj»lon, d'une
grandeur inusitée pour notre artiste; il mesure en effet
9 pouces de haut sur 5 de large;. Petitot y inscrivit la date
de 1042. AValpole nientionne aussi un portrait du duc de
liuclviiigham, qui porte le nom du peintre et la date de 1040.
Ce sont là des exce|)tioiis, qu'il nous faut noter sur l'affir-
(/e^/^zV
APPENDICE. iil
mation des écrivains anglais, car nous n'avons jamais vu
de Petitot signé, et nous n'en connaissons qu'un portant
une date (n°1485 de la présente notice).
Notre artiste devait se trouver heureux et en bonne posi-
tion à la cour du roi Charles qui se plaisait à le faire tra-
vailler, et lui avait donné un appartement au palais de
Whitehall ; mais cette protection toute-puissante devait bien-
tôt lui manquer. Le royal amateur se trouva absorbé par
des soins bien contraires à ses goûts habituels, el après plu-
sieurs années de dissensions et de guerre civile, le coup de
hache du 30 janvier 164'J dut retentir douloureusement dans
le cœur de Petitot, qui était venu chercher refuge en France.
Nous croyons qu'il dut s'installer à Paris vers 1645 (?). Il y
reçut le meilleur accueil de la reine Anne d'Autriche, du
cardinal Mazarin et, à leur exemple, de toute la cour de
France. Plus tard Louis XIV, qui lui fit faire nombre de
fois son portrait, à différents âges, lui assigna une pension
et un logement au Louvre.
Petitot fut rejoint enFrance par l'un de ses compatriotes,
Jacques Bordier, peintre en émail, et parent de Pierre Bor-
dier dont nous avons parlé en commençant. Ce Jacques
Bordier avait, comme Petitot, travaillé à la cour d'Angle-
terre avant 1040. Il avait fait ensuite un voyage en- Italie, el,
arrêté à Milan comme protestant, avait dû son élargisse-
ment aux efforts de Turquet de iMayerne. Petitot et Jacques
Bordier épousèrent en 1051, à Paris, les deux sœurs Mar-
guerite et Madeleine Cuper. Ils réunirent leurs travaux et
vécurent pendant longues années dans la meilleure intelli-
gence. Bordier travaillait aux draperies et aux fonds des
portraits. Petitot se réservait le travail des chairs, et c'est
de cette façon que les deux beaux-frères purent exécuter
le nombre infini de portraits qu'on venait de toutes parts
leur commander.
S'il faut en croire Walpole, les prix de Petitot étaient fort
élevés. Il parle de 20 et plus tard de 40 guinées (500 et 1 ,000
[fdihl
m. ÉMAUX.
livres françaises environ). Nous sommes porté à croire qu'il
y a là quelque exagération. Mariette réclame vivement
contre une assertion de Dargenville qui fait monter les gains
des deux beaux-frères à un m iUiou pendant la durée de leur
association; il affirme que c'est là une pure chimère. Une
déclaration faite par Petitot lui-même, dans un mémoire
laissé à sa famille, confirme pleinement le sentiment de
Mariette.
Jacques Bordier mourut en 1684. Petitot resta seul, tra-
vaillant avec la même assiduité et le même talent, malgré
son grand âge. L'organe de la vue devait être doué chez lui
d'une force et d'nne pénétration extraordinaires, pour avoir
pu résister à des travaux d'une ténuité extrême et à un
exercice aussi prolongé. C'étaitàlui que l'on demandait les
portraits du roi « qui se donnaient aux ambassadeurs et
« aux autres personnes de marque que S. M. voulait en
« gratifier » (Mercure de France, janvier 1700). Ne nous
étonnons donc pas qu'il ail tant de fois répété le portrait de
Louis XIV. En Angleterre, il avait copié Van Dyck et
G. Honthorst; en France, les peintures de Champaigne,de
Mignard et des autres artistes en vogue, les pastels de Nan-
teuil lui servirent successivement de modèles.
En 1085, la révocation de l'édit de Nantes vint troubler
la paix de notre artiste. Il était attaché au roi qui l'aimait
et le protégeait, mais en même temps il restait zélé pro-
testant. Louis XIV, malgré ses supplications, ne voulait pas
le laisser retourner à Genève. Il le fit enfermer au Fort-
l'Evêque, pensant obtenir son abjuration. En effet le vieil-
lard, pour reprendre sa liberté, signa comme te.s autres;
mais, dès qu'il fut son maître, il s'écbap|)a de France et
vint à Genève (I()87), déclarant qu'il n'avait fait que céder
à la force et qu'il revenait dans son pays natal pour y
chercher le pardon d'en haut.
11 vécut encore quatre ans à Genève et à Vevey, et,
(juoique Agé de i)lus di> <S0 ans, exécuta encore; avant de
C^^JIM
APPE-NDICL 44:J
mourir plusieurs émaux aussi parfaits que ceux de sou
ài^e mûr.
La collection des émaux de Petitotque possède le Musée
du Louvre, était déjà célèbre dans le siècle dernier. Elle
était l'un des ornements du cabinet de M. d'Ennery, le sa-
vant numismate, de qui Mariette parle(Notesà Waîpole) en
ternies élogieux : ... « M. D'Ennery, si connu par sa fameuse
(' collection de médailles, la pluscomplète et la mieux choisie
« qu'il y ait peut-être en Europe. Les portraits de Petitot
<( qu'il possède avaient été rassemblés pour la plupart par
«M. Desvaux, pareillement curieuxde médailles, lesquelles
« ont passé, avec les Petitot, après sa mort, entre les mains
« du possesseur actuel. Il ne faut pas s'imaginer que tous
« ces portraits soient d'une égale force. Je les ai vus; pin-
te sieurs m'ont paru faibles ; quelques-uns m'ont semblé
« apocryphes. En général, la collection est pourtant con-
€ sidérable. Je me souviens d'y avoir admiré le portrait de
« M""*^ de Maintenon, dont M. Walpole ne fait pas mention. »
A la mort de M. d'Ennery, les émaux de Petitot furent
acquis, en 1780, et avant toute vente [tublique, par M. Dan-
givillier jjour le roi Louis XVI, et payés 72,000 livres.
Le 7 novembre 1792, on les envoya au cabinet des an-
tiques de la Bibliothèque nationale. Là ils furent placés dans
une montre, ainsi que le prouve une note deM. Cointrcau,
publiée dans le tome lll des Archives de Vart français.
Le 27 janvier 1793, on acquit deM. d'Hardoncelle, au prix
de 00 louis, et l'onjoignit aux autres unémail représentant
Monsieur, frère de Louis XIV (c'est vraisemblablement le
n° 1410 du présent catalogue).
La collection ne resta pas longtemps à la Bibliothèque
nationale. Ellefut réclamée (ventôse an III, mars I795)par
le Conservatoire du Muséum, qui adi'essa une demande au
Comité d'instruction publique. On fit droit à cette demande.
1/éM(^^
4U ÉMAUX.
Les émaux furent livrés aux représentants du Muséum des
arts le 24 nivôse an IV (février 1796), et fii-urèrent à la
première exposition des dessins, (|ui s'ouvrait tians la galerie
d'Apollon, le 28 thermidor de l'an V (juillet 1797).
Avec le tact critique qu'il possédait à un si haut degré,
Mariette avait, on vient de le voir, remarqué de réelles diffé-
rences de mérite entre les divers émaux de la collection
d'Ennery. Tous cependant étaient présentés comme étantde
Petitot, et malgré de choquantes discordances, les différents
catalogues du Louvre avaient conservé l'ancienne attribution.
Nous avons, après étude approfondie, essayé d'établir le
triage nécessaire, et nous nous sommes efforcé de ne laisser
sous le nom du grand peintre en émail que les ouvrages
qui sont réellement de san)ain, ou, tout au moins vraiment
dignes de son talent. Le nombre en est encore fort élevé.
Quoique la réputation de Petitot ait tout absorbé, il est
certain qu'il n'était pas le seul. Pierre et Jacques Bordier
ont dû faire des portraits sans collaboration. D'autres que
nous ne connaissons pas, ou dont les noms se trouvent seu-
lementrappelésdans quehiuebrève citation, oubliée aujour-
d'hui, devaient se livrer àlai)eintureen émail. Le .l/c'rt'wre
galant de janvier 1700 nous a conservé le nom de deux de
ces artistes, venus immédiatement après Petitot : ce sont
Perrault et le graveur Chatillon, qui, sur la lin de sa vie, se
consacra aux portraits émaillés. L'un des fds de Petitot
travailla aussi en Angleterre et peut-être en France.
Nous ne pouvons indiquer aucunouvrage authenti(|ue de
ces divers artistes; mais vraisemblablement il doit s'en
trouver quelques-uns, soit parmi ceux que nous catalo-
guons sous cette rubri(iuc -.attribué à Pelilot, so'û parmi les
émaux du xvir siècle ou du cummenceinent du xviii*.
Nous avons enlin désigné comme peints à l'imitation
de Petitot, des portraits émaillés qui sont à nos yeux de
véritables contrefaçons, et qui doivent dater du plein
XVIII* siècle. Lorsqu'ils entrèrent dans la collection d'En-
J ^ i
APPENDICE. 445
nery, ils devaient sortir, tout frais émoulus, de la main de
quelque faussaire. On a fait beaucoup de ces imitations,
et l'on en fait encore.
Un autre travail qu'il ne nous était pas permis de né-
gliger, et qui présentait d'inextricables difficultés, était de
chercher à constater l'identité des personnages représentés
sur nos émaux. Les noms donnés dans le siècle dernier, et
conservés jusqu'à nous, avaient été pris un peu au hasard
et sans vérification sérieuse, au moins pour la plus grande
partie. Cela était facile à prouver, mais les rectifications ne
demeuraient pas moins ardues h. établir, et les divergences
que nous rencontrions en comparant bon nombre de nos
niaux avec des portraits peints ou gravés, reconnus comme
henliques, ne nous donnaient tout au plus que des ré-
tats négatifs. D'un autre côté, chacun sait à quel point,
V .--qu'il s'agit de portraits de la même époque, les ressem-
I ancessont trompeuseset fugitives. 11 fallait pourtantsorlir
embarras, et nous devons rendre compte de la méthode
r nous adoptée.
Petitot s'étant toujours ou presque toujours servi pour
es émaux de portraits peints ou dessinés par les artistes
m vogue de son temps, nous avons vu, à la Bibliothèque im-
périale et ailleurs, un nombre considérable de portraits de
l'époque de Louis XIV, en tenant devant nos yeux la collec-
ion de nos émaux, et en les comparant à chaque estampe
qui présentait une certaine analogie. Il nous est arrivé quel-
quefois de rencontrer (e portrait même qui avait serui de
type à Petitot,el dans ce cas seulement, nous avons pu don-
ner avec certitude le nom du personnage représenté. Nous
citons toujours nospreuves, afin defaciliter les vérifications.
Nous avons laissé décote, avec intention, tontes les es-
tampes modernes, ou même postérieures à l'époque de
Petitot, car on sait bien avec quelle incroyable légèreté les
h
^
446 KMAl'X.
éditeurs ou même les artistes mettent sur un portrait le .
nom qui doit le faire vendre le plus avantageusement, g'
sans remonter aux sources, sans sonj^er à la vérité et au
sens commun, sans même copier lidclement un modèle
quelconque. Nous pourrions citer des estampes exécutées
d'après nos émaux, qu'il est impossible de reconnaître, t'
malgré l'inscription qu'elles portent, en les mettant à côté •
des originaux. Parmi les estampes du xvii'' siècle, il en est
également un bon nombre à rejeter, comme ne présentant
aucune garantie. Quel intérêt, quelle signification pourrait-
on, par exemple, attribuer à ces insipides gravures de
modes de Bonnart ou de ses imitateurs, qui représentent
sous les mêmes traits, sans fin répétés, presque sous le
même costume, les princes, les seigneurs, les damesdela
cour: jeunes ou vieux, belles ou laides, tous et toutes^^ éi
ressemblent, et les noms pourraient être mis indilter'*^ ai
ment sur toutes ces pièces d'une uniformité et d'une f si:
,.,,,, , , * aie ,
titude ilesesperantes. lo
D'autres graveurs plus sérieux nous ont fourni des / b
cuments exacts que nous avons recueillis avec joie; m; J
on verracombien de doutes restent encore à éclaircir ! Qua p
nous ne pouvons donner un nom positif, nous laissons l'ai,
cicnne attribution, sans on prendre; la responsabilité, (!
en ajoutant les l'cnscignements confirmatifs ou infirmatil.
que nous avons trouvés. Nous apportons enfin le résultat
de nos efforts ; d'autres sauront corn pi élerrœuvreébaucbéc.
lloiic|iic( (Andiik), peintre en hnail, né à Genève eu
1703 (?), morl à Charenton en 1750.
Voir n" 1495.
S'il faiileM<-roireSenebier (Histoire liltéraire de Genève,
t. Illj, lîouqnel n'a pas eu i\e maître. Il vint fort jeune à
P.iris, passaiiLondics, où il resta de longues années, et re-
/fY%^^/^^^/
i.
A1>PEND1CE. U7
nnt à Paris vers 1750. Il s'était lié, à Londres, avec d'ha-
biles chimistes, et acquit, de cette façon, des connaissances
récieuses pour la pratique de son art.
Il fut agréé à l'Académie, quoique protestant, en 1753. Il
exposa, en cette qualité, aux salons de 1753, 1755 et 1757.
Le portrait de M. de Marigny, qui appartient au Musée, pa-
rut au second de ces salons : il fut fait pour l'Académie, et
se trouvait encore exposé en 1781 dans la salle d'assemblée
de la compagnie. {Description de r Académie, par Dargen-
ville, page 6:2.)
Mariette, tout c. .^ndant pleine justice au talent de Rou-
quet, ajoute que cet artiste avait un caractère peu aimable.
K [létoitplus que caustique, et dans bien des occasions il ne
« sçavoit ménager personne. N'auroit-il pas mieux valu pour
« lui ([u'il eût moins d'esprit? Sa chute auroit été moins
« terrible. Un an avant sa mort, il étoit devenu fou, et si
" fort, qu'il fallut l'enfermer » {Abecedario, tome V,
'âge 5-2.)
Laïo\\tdeSâu\l-\eime,danssesSentiments sur quelques
ouvrages de peinture, faitde notre émailleur un éloge que
nous transcrirons ici : « Je dois encore un tribut de
« louanges bien méritées au sieur Rouquet, peintre en
rf émail, qui nous a exposé des choses excellentes dans un
« genre de peinture où il est si rare de réussir, par l'extrême
<i difficulté de la préparation des couleurs.... La beauté des
« portraits qui ont paru de lui au salon de 1753, ont fait
« augurer qu'il remplacera le célèbre Petitot, appelé le Ra-
« phaël des peintres en émail...»
Rouquet maniait la plume non moins bien que le pinceau.
Il a publié les trois opuscules suivants :
Etat des arts en Ajirjleterre, in-8", 1755;
Les illustres Anglaises, in-8";
L'Art nouveau de la Peinture en fromage ou en ra-
mequin.
Ce dernier écrit est une réponse satirique à r Histoire de
^:/^/
448
ÉMAUX.-
la peinture en cire, de Diderot. « C'est une des bonnes pljS
« santeries que je connoisse,» dit Mariette. Gontentons-no >
de cet éloge, car aujourd'hui, après un siècle d'intervall
le sel critique du Genevois nous paraît un peu évaporé.
Wcyler (Jean-Baptiste), p^'mf/'t; en émail, eu miniatuv
et au pastel, né à Strasbourg en 17 i5 (?), moit à Mom
martre, près Paris, le 'iô juillet 1791.
Voir 11" li'J8.
Weyler se lit connaître par ses portraits en émail et pa
ses miniatures. Nous ne savons quel lut son ma-tre. 11 lu.
agréé à l'Académie le 29 avril 1775, et reçu académicien le
25 septembre 1779.
Il exposa aux salons de 1775, 1777, 1781, 1783, 1787
1789, et enfin deux de ses ouvrages parurent après samor
au salon de 1791.
Les critiques de salon j)arlent de lui honorablement, el
citent le plus souvent son nom avec ceux de Hall et de Pas-
quier. Au premier salon (jui rc(,;ut de ses ouvrages, comme
agréé, nous relevons le passage suivant (tiré des Observa-
tions sur le Salon ou Lettre à M. le comte de*", 1775) :
<i On voit plusieurs portraits en émail et miniature, par
« M. Pasquier, M. Hall et M. AVeyler, qui sont très bien.
« Ces deux derniers ont tenté avec succès de peindre des
« tètes en pastel de grandeur naturelle : on ne peut que
« louer celte énmlation; c'est un moyen certain de porter
(f à sa perfection le genre de portrait en petit qu'ils traitent
« tous deux avec tant de goût.»
Le continuateur de HachaiinionI, dont la criti(|ue est sou-
vent acerbe ou dédaigntMisc, parle en cette môme année de
a .M. Weyler, nouveau concui'nMilj-dont le pinceau brillant
« est surfout précieux i)ar la vivacité du coloris et la vérili-
« des étolîes ». Les autres extraits (|ue nous poui'i'ions ciler
sont sur le même fou et sans grand intérêt.
/
'Y^yU
APPENDICE. 449
M.d'Angivillier, surintendant des Beaux-Arts, qui fut le
protecteur et même l'ami de Hall, avait en même temps
pour le talent de Weyleruneestimeveritable.il lui commanda
son portrait en émail, et cet ouvrage qui servit à l'artiste
de morceau de réception, est un morceau précieux, acquis
par le Musée du Louvre en 1853, et généralement admiré.
Le même surintendant voulant faire reproduire d'une
façon inaltérable les traits de plusieurs personnages célèbres,
s'adressa encore à Weyler. Il est probable que les portraits
de Grillon, deTurenne, de Catinat... que nous voyons figurer
au salon de 1781, et à ceux qui suivirent, devaient faire
partie de cette collection.
Quelques années après la mort de Weyler, sa veuve
(Louise Bourdon, devenue par sou second mariage
M""' Kugler)inséraau Livret de 1804. une note qui feraitun
peu l'elfet aujourd'hui d'une réclame commerciale, etdans
laquelle elle exprime son désir de continuer le travail resté
inachevé à la mort de son mari. Le gouvernement accéda
à cevœu,et nous trouvons parmi les émaux du Louvre quel-
ques portraits d'hommes illustres de la main de M'"Mvugler,
l)ortraits bien inférieurs à celui de M. d'Angivillier peint
par Weyler.
FIN
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ABRÉVIATIONS
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E. M Kcrans Mobiles.
E, M. E Écrans Mobiles Ksi.
E. M. Écrans Mobiles Ouest.
AVERTISSEMENT
Ce catalogue comprend l'indication de tous les dessin^
exposés dans les |;aleries du Musée du Louvre, et dont la
description détaillée forme la matière de cinq notices
séparées ' .
Lu catalogue sommaire et portatif n'admet pas de longs
déveioppements. On s'est borné, dans celui-ci, à donner,
pour les artistes, le lieu et la date de leur naissance et de
leur mort; jjour les œuvres, le sujet traité.
(i| Dessins, cartntis, pameh, miniatures et émaux exposés dans les salles du
i"' et du 2'' étaf/e; i'" partie: licnles d'Italie, Kcoles allemande, flamande et
hollandaise. \t:n- M.Ri-isot; — "2" partie: École française, dessins indiens, émau.i-,
par le iinîiiu': V'" notice supplémentnirr : Dcs.sins. cartons, pastels et minia-
tures exposés depuis \H'i{) jusqu'en lS7'.t, dans les salles du l"' étage, par M.lu
vii'oinli- Boih dp Taiizia; —i' notice supplémentaire : Dessins, cartons, pastels
et miniatures, e.rposcs depuis 1870 dans les salles du l"' étage, par li; même;
— Notice des dessins de la collection Itis de la Salle, exposés au l.ouvi-e, par
le même.
SALLES DES DESSINS
TTlH
I. — Italiens xiv" et xv° siècles.
i et 3. — Italiens xvi' siècle.
l. - Italiens et Espagnols xvii" siècle.
Tj. — Allemands, Fliunands et Hollandais.
6. — Pastels.
7. — Miniatures, dessins français du
XVII' siècle
8 et 9. — Dessins français, xvm- siècle.
10. — — _ xviii" siècle.
"• — — — XJX' siècle.
I"2. — Miniatures cl éniau.\.
1:3. — Dessins fiançais, xvr siècle.
N. — l'aslols.
10 et 17. — Dessins de la Collection Ilis
de la Salle.
l-a salle 15, dite des boites, où sont expo-
sés de» dessin» de difl'éreiiles écoles, est
située au -2" étage; ou y accède |>ar l'es-
calier Henri IV. ^Voir ;ni (dan.)
ÉCOLES D'ITALIE
tBATi OU dkll'ah.itk (iNiccoLo), peiiitie , Modéue I5I'2 >'')
— Friiuee 1571 (?).
Salle 3.
1. Prophète assis et écrivain.
2. li'Annoncialion.
3. Alariagc df sainte (^atlitM-iiie.
iV. les n" lôll, 1515, 2l8;J-86.)
%rui':HTi.\i-:i.M (Mariotto), peintre; Florence liTl — 1515
{Attribués à).
balle 1.
l. I.a Vierge doboul et de face.
5. Personnage agenouillé,, avec eiifaiil debout.
(V. :2I87-8«.)
%i-li-:<;ri (Antonio), dit II Corregyio, peintre ;Correggio( pro-
vince de Modènej Ii9i(?) — 1531.
Salle 3.
(i. I.a Vierge assise avec l'Kiifanl sur ses genoux.
7. Martyre de saint Placide et de sainte Klavie (7 person-
nages).
X. La Vierge sur les nuages, portée par* un ange.
9. Elude d'homme nu porté par un ange.
Kl. |,a Vicr^'o sur les nuages, porlér par trois ange;.
lih>MNS. 1
i Kt:OI» DIfAI.IK. - AMMVN.WIl.
II. Saiiit^Jeaii-liapîiste avec son agneau, assis sur ries nuages
que soulienncnt plusieuis anges.
15. Vénus portée par trois amours.
13. Femme nue couchée; enfant et amours.
i4. Homme nu, assis, jouant de la llùte de l'an. Etude d»'
genou à droite.
15. Enfant ailé assis, tenant un aigle. En dessous, enfant
tenant un lion ailé.
16. La Charité (Femme avec trois enfants).
17. La Vertu, foulant aux pieds un dragon, et couronnée par
la Victoire. Alentour, figures et groupes allégoriques,
embl»^mes (peint à la gouache sur toile).
|S. Le Vice, figure d'homme nu couché et lié à un arbre, entouré
de trois femmes nues et d'un jeune satyre (peint à la
gouache sur toile),
l'.i. Trois croquis sur une feuille (groupes d'entanls).
rJO. Six études de nu, figures vut-s en raccourci et plafonnant.
:21. Nuit études de figures de femmes.
•li. Huit études de figures nues,
'23. Huit études (\h figures nues sur des nuages.
'24. Tète de femme ou d'ange.
^5. Tète colossale d'ange, de trois quarts.
'20. Idem, de face.
:J7. Enfant de face et les yeux levés.
•2S. (Attrihiic.) Enfants vus à mi-corps.
Salle 4.
'2\i. Le Sommeil d'Antiop»', d'après la peinture, par F. Zucchero.
Salie .!.
'•'•. <.>nalre enfants, trois debout, un iissis et de dos. Ecole du
Corrège.
■\. iUtU-'.i].)
«>fM%%\4Ti (HAHioi.DMMto), sculpii'ur, arclulecte, ingénieur,
KIoivnce 1.".ll-^l.')'J-2.
Salle S.
:J1. Malue d'Hcrcnle sur un piédestal, t-niourée de fl{fures.
Hill.K> IIITALIK. - \M>llt\ UKL SVRT'i. .j
«^itKKA utùïï. NAUTO (Andi;ka h'Agnoio. (lit)', peftiti'i'; Mo-
reiice 1 iS7— 1ô3i.
Salle 2.
;{2. Saint Jean.
od. Tète de religieux
fVi. .lenne homine nu. — (Ir. en fac-siniile par .M. Desperel
((:h..\.).
:}5. I>e Christ mort, soutenu par la Vierge; auprès ii'eu\ saiiU
Jean-Daptiste et un autre saint.
36. Etudes de pieds.
37. Homme assis, écrivant.
3S. Élude d'homme debout.
31*. Deux dessins, études de mains.
lu. Etudes d'après une tète de jeune homme.
il. Tète d'homme.
l'2. Tète de femme.
43. Études d'après un chien.
il. L'.\doration des Mages.
15. Figure d'homme nu.
10. Tèle d'homme chauve.
17. Figure d'homme tenant un hvre.
18. F^tude d'enfant nu priant.
49. Cinq dessins, éludes de bras, niains, jambes et pieds.
50. Elude pour un Christ mort. — Gr. en fac-similé par
M. A. Leroy (Ch. >'.).
51. Deux tètes de femnie.
5:2. Tète il'enfanl riant. — iW. en fac-similé |)ar M. Lefinan
(Ch. N.).
53. *Jualre études; la i (étude du Christ morti, de Fra Ikir-
tolommeo.
Attribués a Andréa del Sailo.
54. Sainte Anne agenouillée.
55. Tête d<' vieillard.
(V. 1621. iOli. '■HHC-Xl . :
K t\l»i:\l-:i.l.l (B.VnTOLo.MMtti di Mm.uki.ac.noi.o, dit liiucio<.
^iiilpItMir. peintre; Florence I l'.i:» — 1.5(;(i.
4 KCOLKS U IT.M-IK. — IJAItBAltKLLI.
S;illc 2.
56. Ane paissant.
57. Bœuf.
58. Ane marchant.
59. Étude de bœuf.
HO. Portrait de Jacopa Do ni.
61. IMusieurs ligures autour d'une fenniie étendue à terre.
6'2. Homme assis.
63. Femme assise, cousant; deux enfants.
64. Hercule nu sur un piédestal.
65. (Attribué.) Homme tenant un livre, costume du temps.
(V. 219-2.)
ii.%itiiAHKL,i.i ((jioiuiiu), dil II Gioigiotie, peintre; <>aslelfranco
1478 — Venise 1511 {Attribuéà).
Salle i.
66. Ktudc de femmes, d'hommes et denfanis.
(V. 1959, 219.3.)
iiAKitiicKi MJKtVANM-KHANCKsco), dit // (iuevciiio, peintre
Cenlo i5Ul — Bologne 1666.
Salle 4..
67. Saint Joseph découvrant i'Enlant.
(»S. Tèle de jeune iionnne coill'é d'un hitnnft à plume*,.
iV. 1522-1»:., 21'.*».)
HiHOCCi (I'khkiikwi), peintie; Urbiii 15ïJ8 — 16l:i.
Salie 3.
(iî). Jésus [lorlé au tombeau.
70. Tôle de jeune femme.
71. Tète déjeune femme, les yeux baissés.
l'I. Télé de jeune garçon avec rolleictte.
73 Télé d'homme à barbe, les yeu\ baissés.
7 5. Tête de vieillard.
'V. lUCd-Cl, iiiiCi.)
Ki.OLKS KITALrK. — 1!AK TOMIM MKd . .".
B%KTOi,o»iMKO(FiiA )(/?//(/ Po/<a, pi'inlre ; Savigiiaiiu 1 ITÔ —
Florence 1517.
Sallo -J.
75. Femme drapée, à genoux et priant.
76. La VitTge debout sur les nuages, tenant l'Enfant.
77. Fuite en Egypte.
78. Tète de vieillard.
79. La Vierge assise, tenant l'Enfant.
HO. Sainte Famille : la Vierge, l'Enfant, saint Jean; alen-
tour, six personnages.
.SI. Hon)me debout et drapé, tenant un livre.
S:2. Sainte Famille : la Vierge, l'Enfant, saint Jean, saint Joseph.
S3. Homme debout et tenant une épée.
-Si. Sainte Famille.
Salle '2.
•S5. La Vierge sur un trône, entre deux saints. En bas le pelil
saint Jean.
NO. {Attribué à Fra P.artolômmeo ou à Andréa del Sarto.)
Figure d'bommo vu à mi-jambe, costume du temps.
iV. 15-26-28, 1962-C<;, 2197-98.)
BAKXi. dit // Sodoma, peintre; Vercelli 1477 — Sienne 15i9.
Salle 2.
87. Tête de religieuse voilée.
88. Femme debout, portant un enfant.
S!>. Deux tètes laurées : Jules César, Auguste.
!tO. Tibère, (^aligula.
!)1. Claude, Néron.
92. Vespasien, Nerva.
93. Trajan, Adrien.
(Ces cinq numéros d'après des médailles du \vi siècle.)
!tl. Tète de femme, de trois (|uarls.
95. Tète de femme, presqu)- de face.
(V. t9H7. 220O-201.)
Il l.(,(M,K> Il il M. II-.. — KKC.CAH >!1.
iti'U-4'AFrMi (Do.MKMc.o Mkc.aiu.no, dit), pt'iMlic el sluciitcur;
près de Sienne I iHfi (?) — Sienne ISôl.
Salle i.
!)6. Homme nu, couché, el appuyé sur un coude.
(Y. J529.)
KEM.A (Stefano dki.la), dcssInateur et graveur; Florence Ht H)
— ifir.',..
Salle i.
97. Jeune prince à cheval, de profil.
'JS. Le même, de face.
iteM.i.ii (Giovanni), peintre; Venise 14:27 — lôKi (Mthhui's à
l'un des).
Sallo 1.
9!l. Tt'ie de Jeune homme.
HKI. Portrait de jeune liomine, dont la loipie est ornée d'une
médaille.
(V. 2203-201..)
Biciiii^i (GioVANNi-I.ORi'Nzo), scnljtleur el architecte; Naples
ir)ll8 — riom<; IGNO.
Salle i.
loi. l'orlrait d'homme.
HiNlAi.lo (Bahtolo.m.MKo), peinUf el graveur à reau-lorl)' ;
Celles l(i:i:2— 1057.
Salir 1.
102. Sainte Famille.
BONCOi.i (Anhhea), |)einlre; Florence milieu du \vi siècle —
KilKi.
Salle i.
Kl!). S;iint(! Famille ; la Viei-ge et saint .loscjdi assis.
ii4»TTi('i':i.i.i (SANltuo-Fli.ll'Ki'li . peintre, ((lièvre, graveur.
Florence I 1 10 — 15KI.
ICilLKS DlïVl.li:. — lflt(t.\/IN<l. 7
Salle 1.
lui. it'le d'homm»' coiflée d'un bonnet, d lii>-i)rt' de jeune liomnie
debout.
nKO.\xi.\o (Agnolû di (Iosimo. dil //i, peintre; Klorencc
150-2—157:2.
Salle ô.
105. Tètt! de t'einme.
I0(i. Tèle de jeune homme.
l(IO\%r4»KMI ou KOliACH'OHMI (l'iEBO), dit Pfiino ilfl
Vn<jn, peintre; Tlorence li!<9 — Honie I5i7.
Salle i:..
|(i7. Le Triomphé de Bacchus.
1(1^. Thést'e combattant les .Vmazones.
. (V. l.-)3()-3tV. 19(59, i20r.--J0«.)
Brov.lKROTi (Michel-.\ngrlo), peintre, sculpteur, ai'chiteele
ingénieur, poète; château de Caprese (diocèse d'Are«zo
1i75— Rome 1.5(ii.
Salle t.
109. Tèle de satyre.
Salle 15.
!!(•. Sainte Anne, la Vierge et l'Enfanl .
Salle -2.
111. Étudi; d'homme nu debout.
1 12. Femme et enfant. Étude pour un (christ sortant du lomluMU.
1i3. Vierge assise, tenant l'Enfant.
i 1 i. Étude d'homme nu debout (à la plurae).
115. Femme et enfant, accompagnés de trois figure^.
116. Étuiie d'humnic nu debout, les bras levés.
H7. Faune dansant et jeune satyre.
I IS. Figure de saint .Ican debout.
Salle i:..
119. Étude d'homme nn, de face, bras levés.
^ ICOI.KS IJ IT.VLIE. — CVI.DVHA.
Salle t.
1:20. (]lirist en croix; au pied, la Vierge et saint Jean.
12i. La Vierge assise, tenant rKnlaut (|ui s'endort.
122. Trois iiomtnes portant un cadavre.
Salle 1."..
123. Éludes pour la statue colossale de David.
124. La Vierge assise, tenant l'Enfant. — Gr. en fac-similé par
M. A. Leroy (Gh. N.).
Salle â.
125. Kiudc d'après nature, pour un Ghrist niorl, accompagnée
de croquis.
D^ipri'S .Michel Ange.
128. Femme nue à demi-couchée.
127. Buste de Gléopâtc.
128. Le l'roplièle Jonas.
12!). La .Nuit.
1.30. Homme couché (le .lourV).
1.31. Deux figures, l'une accroupie, l'autre dehout.
132. [ia Sihylle lyhiquc
K«'Oi.io i»K MiriiRi.-%:vr:i<:.
133. (irucifiemeni ; neuf figure.*..
|V. 1.5:W-iO. I'.t7l-7i.i
r%i.i»%H% fi'oi.iDoiiOj, dii l'olidoro Ja Cariivi((j(/io, peintre:
Garavaggio 1 lOr. (?) -- Messine 1543.
Salle 2.
i:!i. Groupe de femn)es, assises ou couché(!s, accompagné de plu-
sieurs ligures.
13.5. Tniis hommes debout portant divers objets; l'un d'eux parle
à un (|uatiième assis.
130. Homme endormi; auprès, deux femmes lui coupant les
cheveux. Sarnson et Dalila aidée d'une suivante (?).
137. Kttides de ligures <liverses.
\'.'>H. Deux hommes jouant aux caries, accompagnés de trois
li'Mirrs dcliftiii.
Et.iti.KS iMTAi.rK. — (Vi.ivnr. y
13!». Deux tHudes; un bas-rtlief. »'t l'artiste dessinant.
.V. 1.-41-19,2-200-10.)
tti.iAKi (Paolo), dit Paoto \'eronese, peintre. Vérone
15-iS — Venise 1.58S.
Salle 3.
1 10. Sainte Famille. La Vierge, l'Enfant et des anges jouant
d'instruments. — (Ir.. en fac-similé par M. A. Lerov
iCh. N.).
1 il. Tête de nègre. — Hr. en fac-similé par M. \. Leroy (Ch.
(V. 2-211.)
( \.MBiA<!tO (LucA), peintre, sculpteur; près de Gênes l.ï^T —
Espagne 15X5.
^alle ;!.
1 a. Femme debout et drapée.
(V. 2-21-2.)
n.MPACi^OLA. (DOMENICO) , peintre, graveur; Pailoue vers
1 ixt {Attribua à).
Salle 2.
143. Trois femmes et un enfant (sujet inconnu»,
(V. 2213.1
C'%Mi>f (BernardinO), peintre; Crémone lï>-2i — vivait encore
en 1590.
Salle 3.
14i. Le Christ tenté par le démon.
(V. 22U.)
C'.%KR.4r<'i (".^NNiBAi.Ei , dit le Carmclh' , peintre et graveur;
Bologne 15<)0 - Rome IfiOO.
Salle 1
f lio. Sainte Famille (connu sous le nom de la « Vierge à
l'EcuelIc > '.
146. Sainte Famille : la Vierge, l'Enfant, la Madeleine, quatre
anges, trois religieux, une sainte.
1.
lu LCHI I> Il ri \l.ll . (.MiliM.f I.
Ii7. busle de Vierge, grandeui" iiaturelii'.
148. La Vierge, le Christ mort et saint Jean.
1411. Le Christ, assisté de la Vierge, liénil saint François présenté
pai' un ange.
150. Faune dansant,
loi. Satyre assis, tourné à gauch«.
152. Satyre assis, tourné à droite, If hias droit [tendant.
153. Satyre debout.
L5i. Satyre assis sur un appui en pierre richement décoré.
I."'t5. 156. Deux études sur le même sujet : I lysse recevant de
Circéun philtre dont Mercure délrni» l'effet.
157. Élude de femme drapée.
158. Étude d'homme nu (Faune).
159. Étude d'homme nu (Cariatide).
160. Étude d'homme presque nu (l'àrisj.
161. Étude d'homme nu jouant de la llùlf (Polyphême).
16:2. Homme agenouillé, se dépouillant de sa chemise, d'après
nature.
16:». Étude d'homme nu couché.
l()i. Élude de jeune homnif agenouillé, ti-nanl une guirlande de
fruits.
165. Étude d'homme nu acci-oupi.
166. Élude de deux rameurs.
167. Étude d'homme nu, assis (pendant du n' Uiii,
168. Étude d'homme nu, portant un fardeau.
16'.). Étnile d'homme nii, assis à terre; tête liillV-e par railleur.
170. Humme nu vu <le dos cl volant; près de lui, ligure lenani
une lyre.
171. Ilonune nu, vu de lacf, in l'air, lt;s bras en avant.
172. F>ludes diverses pour- uin' ligiiie de vieillard, couché et
maniant un compas.
17;». Croijuis de paysage, avec un homme ;iu bord de l'eau, et
deux nageurs.
174. Guerrier à demi nu, appuyé sur sa lance.
175. É^tude d'homme drapé sonnant de Id trompette.
176. Tête de femme les yeux aux ciel.
177. Elude d'après nature de deux jeunes lilles.
T
Li itl.K> KITM.IK. - (;\ltl!li:i; V. 11
ITs. Têle de jeune garçon de prolil, avec collerellc. ii\(ii({uée.
17'.». Idem, avec collerette visible.
1X0. Tête de jeune garçon, grandeur naturelle.
ISîl. Portrait d'homme vu de iace, et souriant (portrait de l'au-
teur?).
18:2. Elude de niaiu gauclie, graiiileui' naturelle.
liS.i. Etude de uiaiii droite.
.V. ir)5-2. -2-i|f;-IK.i
<'%rrii-:ra (Rns\i,R\), pastelliste ei mini.TiurisIe; Venise
KiT.T — 1757.
Salle 1 1 (Pastels).
l»i. Buste déjeune lille blonde.
18.J. Portrait de jeune fille tenant un singe.
ISfi, Portrait de jeune femme, un bouquet blanc dans les
cheveux.
1.S7. .leune fille avec une couronne de laurier.
Salle 12 (Miniatures).
IXN. {Attribué.) [/amour présidant un concert : jeune homme et
jeune femme jouant do la flûte et du clavecin. Minia-
ture sur ivoire.
< %KRi(^ci (Jacoi'o), dit// Pontormo, peintre: Pontormo (ter-
ritoire florentin) li!>-4 — Florence 15.57.
Salle 2.
189, Grouut' de quatre femmes et d'un vieillard. Femme vue de
(los au prpinior plan.
Salle 3.
IWO. ilfKprès Pontormo. par Bronzino.i Fragment d'une grande
composition, le iJéluf/c.
(V.l.-,.>i-58.»
4'%VF.Do:vi: (.Iacoi'o). peintre; duché de Modène 1577 —
Bologne KitiO.
Snllc i.
191. 19-2. f)eux Sainles Familles : dans la première, PEnfant
del)out; dans la seconde, l'Enfant assis.
|-J FCOT.KS |i'lTM,IF,. — (.KSAItl.
<-RN.%Ki iGii sEi'i'Ej, dit // Cavalière d'Ai/Hno, ou le Josépin:
\r\nm C?) lôfiO (?) — Rome 1640.
Salle \.
1H3. Marlyre de saini l*;uil.
194. Trois ligures nues.
195. I Attribué.) Petite fille, grandeur naturelle, teuani uu clial.
«-niME.^'i'i (Jacopoi, dit .hicnpi) Empoli. peintrt'; près Enipoli
i.'v.'i-.|f)iO.
Sali.' i.
1'J6. Homuio debout, sa ceinture en main.
CIOOM (Loduvico-Cahdi dA), peintre; Cigoli(lerriloire florentin)
Florence 1519 — Rome 101 3.
Salle a.
197.Tèt<' de vieille femme roifféo.
«■I.OVIO (GirMn-(ii(iiu;i(ii. miniaiuriste; (Iroatie 1198 — Rome
1578.
Salle 7.
198. Saint Pierre recevant les clefs du Christ; dix-neuf figures.
«'RKni (LoitKNzo ni), peintre, scul|tt<Mir, orfèvre; Florence
1i.-,çi _ ir,:{7.
Salle 1.
199. Tètf df vieillard coidé d'une loque.
;200. Tète de vii-iliaid, de trois quarts, penchée.
201. Tête déjeune hdiiiriie, de face.
202. Tête de jenu'' hoiimn' ((dllè d'nuf calotte, («rave par Buta-
vand'iCh. N.).
203. Tète de femme, les cheveux retenus par un lilfi.
204. Vieillard, en buste, coiffé d'un bonnet rond
205. L'Annonciation.
20f>. Saint Rarthélemy.
207. {Attriljué.j Trois dessins: enfants nus, vierge assise.
(V. \:,î,'.i, 1077-70, iHi-U.)
uoMio (Giovanni-Mattko), dn San (iimiijnano, peintre; milieu
du XVI* siècle.
KCOI.KS H'ITVI.IK. ~ KIKSOI.K. 13
Salle 3.
^U8. La Vierge voilée, tenant l'Enfant enveloppé de langes.
ïJ09. (Attribué.) Vierge assise sur un fragment de rocher, tenant
l'Enfant endormi, un livre ouvert à terre.
riioMOLK (Fra Giovanni Da), du // Beato Angelico, peintre
el miniaturiste; Vicchio (Toscane^ 13S7 — Home 1455.
Salle t.
^10. Saint debout, la tèle nitnhée, et (en;int un livre.
(V. 2529.)
FnAivMAuiGio (Francesco di Cristofano, dit //), peintre;
Florence 1 i82 - 1525.
Salle 2.
"211. Projet pour la décoration d'une chapelle : saint Antoine de
Padoue et anges; bas-reliels représentant les deux
ligures de l'Annonciation.
t\2. {Attribué. \ Tète d'homme.
FM a:%<-o (BattistA), dit // Semotei, peintre et graveur; Venise
lii)8 (?)— 1561.
Salle 3.
21:^.. Six figures debout. Le Christ appelant à lui ses disciples (?).
21 i-215. Faunes musiciens et bacchantes ('d'après une peinture
antique).
(V. l.->fi1-KS, 2232.)
Ci.iD»! (Taddeoi, peintre et architecte; Florence vers 1300 —
vivait encore en 1366.
'llii. La Vierge montant les degrés du temple. Plusieurs person-
nages : saint Joachim, sainte Anne, le grand prêtre,
deux vieillards; tigures agenouillées ou debout, vieille
femme. et trois enfants.
GK.^ci.i (GiROLAMO; , peintre, sculpteur, arrhilecle ; Urbin
1476 C!j — près d'Frbin 1551.
Salle 1.
2)7. Élude de Sainte Famille, 16 figures nue.s.
li i;< MI.KS HITM.IK. — ••.lllIlliUTI.
«i^iiiKiCKTi (LoRENZO), sculpteur et orfèviv ; Florence 1378 —
I iV).
Salle 1.
21S. Saint Etienne dans une niche.
219. {D'après Ghiberti.) Jacob et Esaii.
4iKA:\'i»i iKhcole-Kohkhtii, jieintre ; l'errare 1450— 1513.
Salle 1.
220. {D'après Grandi.) Christ allant au Calvain' ; uornbivn.ses
ligures.
(V. :,i, 2234.)
M4^onio iPiitHOi. peintre, architecte; Naples — l'ërouse
158(i (?i.
Salle i'.
'2'li . Femme portant un tympanuni, et plusieurs eiilaiils.
m:o.\i ou l,io:ii (OTTAVio),dit // Pa^/ortn/no, peintre, graveur;
r.ome 157i (?j — 1028.
Salle 1.
222. Portrait de Galilée.
223. l'ortrait de Frédéric Zucchero.
22i. Portrait d'homme.
225. Portrait d'Iionime coiffé d'un bonnet carré.
i'2G. Portrait déjeune homme, avec fraise.
227. Portrait iriiumme avec manteau.
228. l'orlrail de lenniie, avec rollerette et chaîne.
I.ll*l*l iFha Fn.lPI'o), peintre; l'Ioreiice \ 'li'l ['!) — Spolùlf
1 Wi!).
Salle I.
22'.'. Deux ir-li's déjeunes hommes.
H'.'iU. Ilonune drapé, assis.
(V. 22:{7.i
Mlrihues a Lippi.
231. Klude déjeune homme renversé à terre.
23:i. Klude d'après nalure de denv jeunes fjens assis.
i.o.'H.%%y.o itiiovANM-l'AOLO;, peinirc; Milan 1538 — lUUU
(Altribué$ à).
rclll.KS II II AI. IF.. - I.I'CIANO. lo
Salle :(.
Hd'S. Ktudt' (l'homme nu, de face.
'234. Étude de deux hommes nus, de dos.
MCii%o (Sebastianoj, dit Sebastiano del Piombo, peintre;
Venise 1485 — Rome 1547.
Salie 2.
23.5. La Visitation.
236. {Attribué.} Étude [»our Christ en croix.
i.ti.^i (BEHN.\itDiN(»/, peintre; Luiuo ilac Majeur?) 1160 (?) —
vivait encore vers 1.j30 {AUribués à).
Salle 1'.
•237. 238. beu.v tètes d'enfants, d'après le mêmi; luodèle.
(Y. 19.s:^-«i.)
h.%.%1[i-:tti (Rutimoi, peintre; Sienne 1571 — 1639.
Salle i.
23H. Le Repos en Egypte.
Mvi^kiozzi (GiovANNi),dit Giovanni da San Giovanni, peintit;;
près Florence 1590 -- Florence 1636.
Salie V.
'liù. La Charité; trois enfants.
M.tKTKCiVA (Andre.\), peintre, graveur; Padoue 1431 — Man-
toue 1.506.
Salle 1.
241. .lugement de Salomon ; 11 figures.
2i2. Judith venant de tuer Holopherne. — Gr. en fac-similé par
M. A. Leroy (Ch. N.).
V. 2-240-41.)
niRATTA (Caklo), peintre; Camerano 1625 — Rome 1713.
Salle 4.
243 Son portrait.
(V.-2i>43.)
J'i kC.OI.KS IIITAMK. — M\Z/OI>A.
.nAKXoi.A (Francesco), dit II Parmigianino, pein(re,gTaveui';
l'arme I50i — Casai Maggiore loiO.
Salle 3.
'2ii. Sainte Famille.
245. l-a Vierge, l'Eiifanl, et saint Jean.
246. Deux études. Buste et tête de jeune femme.
217. Deux femmes se donnant la main.
218. Tète d'Iiomme, coiffé d'un bonnet à larges bords.
219. iAtIrihité.) Elude de femme, la tète renversée sur un roussin.
250. [Imité du Parmesan.) Dessin d'ornementation destiné à la
décoration d'un coffre.
(V. ±lU-b'2.)
MiKiAivo (GiROLAMo); près Hrescia 1528 — Home 1590,
251. I,e Portement de croix (retouché par Rubens).
Salle 3.
252. Femmes agenouillées et enfant piiant.
p.%L,MA (Jacopo), dit Palma GiOKine, peintre ; Venise I5i5 — 1628.
Salle i.
253. Christ mort soutenu par des anges.
25 i. Sainte couronnée par un évêque.
(V. l.'.Xi'.i
■»i%Ti Ki<^<'iiio (Beu.naiidi.n'O), peintre; Pérouse 1i5i —
Sienne 1513.
Salle 1.
255. Groupe de sept guerriers.
2.56. personnage à cheval.
l'V. lii«7.)
IMOI.% (DoMENico), peintre; (iénes 1628 — \10b {AtUubuè à).
Salle V.
257. .leune homme agenouillé.
PIPI"! (tiim.lO), dit (iiuUo Hoiiiuno, peintre, architecte, ingé-
nieur; Kome 1402 — .Manloue 1546.
KiiOLES n'iTALIK. — \>lM:ŒT{t. 17
6alle 1'.
258. Vierge tenant l'Eiifanl; à ses côtés, saint Etienne, saint
Jérôme, saint Antoine, saint Georges.
259. Vénus et Vulcain.
Salle I.'..
260. Danse de Bacchantes.
Salle :h
261. Les Prisonniers.
Salle 1.
'16t. I-a Ville prise et incendiée.
Salle 1.
263. L'n Triomphe.
Salle '2.
264. Fragment de triomphe.
265. (juatre dessins : Chien; Femme drapée; Figure ailée; David
portant la tète de Goliath.
<\. 1.-.S7, -2-25'.i-«l.)
porc'ETTi (Bernardino Barbatelli, dit), peintre, grraveur,
Florence 1518 — 1612.
Salle 4.
266. Jeune homme en costume du temps, l'épée au côté.
(V. I.^88-92.)
pui.MtTimo (Francesco), peintre, sculpteur, architccle;
liologne l.ïOi — Paris 1570.
Salie :!.
267. .Sujet de plafonil : Jéhovah.
268. Héhecca donne à hoire à Éliézer.
269. Jacoh présenté à Isaac par Itéherca ; Esaû à droite.
27U. Sujet de plafond : Phiebus et Diane.
271. Sujet de plafond : le Soleil et les Heures.
272. Femme couchée, avec enfants portant îles fi-uits et soute-
nant une corne d'abondance.
•il'.*. Enlèvement d'Hylas.
274. Sujet de plafond : Génies et Déesses.
yi^
IN it;()i,Ks ii'hai.ii;. — f'iioo.V(;<;iM.
ûlh. Deux Amours endormis et une nymphe désolée.
47H. Étude de Naïade.
'211. Femme drapée, assise.
278. Homme drapé, sur un siège à bras élevés.
27it. Étnde pour ("aron et le Nautonnier.
'2X0. Étude pour deux vieillards couchés (le Conseil).
2.SI. (iroupe de deux vieillards : Neptune et Plnton pu Caro»
282. Deux vieillards assis et tournés à gauche.
283. Figure assise à demi drapée.
284. Deux dessins : l'an; Figure allégorique.
285. Vieillai'd nu couché, avec des serpents.
28<i. Ktude d'iiomnie nu, dans l'attitude de la mon.
287. Ftnde de deux ligures nues.
288. I Attribué.) Femme tenant une lyrt'.
(V. iri9i-9fi, iOm-H, HiG'i-lb.)
■*ito«'%«'Cixi (Gamillo), peintre, graveur; llologne I5tô
Milan 1025 (Attribué à).
Salle :!.
289. Deucalion et Pyrrha.
(V. l.-.î(7. 227C..)
n%.ni':.'\'<>iil (B.vuKii.KMMKfM.dit HlinfjndCdVdlto; |{agnaca\al
(llomagnei \ W\ — Bologne Vtï'I.
2'.>0. .'^ainte Faniillf. avec un alihé.
(V. -l'IlH.)
KIC^VI (Giiim), pcinirt', ;,M'av('ur ; près de l'.ologne 1575
|{(dngnr' 1lli2.
Salin 1.
2î'l. Télé de Christ couronné d'épines.
202. Sain! agenouillé (saint DominirpieK
'2'Xi. Télé d'évéïpie.
2!n. Té(f d'enfant.
i'.i'.'t. T«He de vieilh' fi'mme.
n:iii.Ks ii'iivi.iK. — itu:i;i.\KKi.Li. VJ
i\iH. Tèle d'homme oiiaiil.
297. Tète de vieillard i saint André Corsinii.
iv. i:.i»8. '2!j7y.)
Ki«'4'i.tKi^L.Li (D.VMKLLO), dit Danicllo da VoUerra, peintre,
sculpteur; Volterra 1509 (?) — Rome ir>G(i.
Salle -2.
298. Élude de bras et de mains.
299. Homme nu, d'après nature, la main dans la main d'un
autre.
?.00. Figure d'homme nu.
301. (Attribué.) Le Christ nu sortant du tombeau.
D'après D. de Vollerre.
302. Figure d'homme se retenant à une échelle l'Étude tirée de
lafres(|ue célèbre la Descente de croix, à Rome).
303. Soldat en cotte d'armes (Étude tirée de l'Invention de ht
croix).
3(li. Homme debout ; la tête manque iiilew).
30.5. Officier romain, tenant une baguette de commandement
I idem).
ROBUSTi (Jacopo), dit // Tintoretlo, peintre; Venise I.tI2 —
1594. . '
Salle 3.
306. Le Christ descendu de la croix.
R0S«40 (('iIovanm-Battista m Jacopo, dit//), peintre, sculpteur,
architecte; Florence 1 i(J6 (?) — Fontainebleau 15'i1.
smIIp :!.
307. Mars ot Vénus.
0'. 160i-fiO5, 'M, i-lK\-»'i.)
fi.%,€titËKMf>iK (Giovanni .\ntonio), dit // Pordcuone, peintre,
Frioul 14X3 — Ferrare 1540 (Attrihup à).
Salle ±
308. Homme à cheval coiffé d'une toque à plumes.
-" ICOl.ES l) liALIK. — SANTI.
Salle :{.
oOU.(A/iri6w</onînfeW'«"H6'.)Salyi'eoisatyresse portail! des fruits.
SA.iiTi ou $«%!«xio (I5AI lAEi.Ltt), dit Raphaël, peintre, archi-
tecte; Url)iii I iis:! — liome 15^0.
Salle 1.").
310. Passage de la mer Rouge; pour un des sujets des Loges.
31 1. La Coupe de Joseph trouvée dans le sac de Benjamin. —
Gr. par Caylus {Ch. N.).
Salle 2.
312. Tête d'ange vengeur; pour la fresque du Vatican, llélio-
dorc chassé du temple.
313. Tète (profil) pour le second ange de la même fresque.
314. Figure de Christ; élude pour un carton d'Hampton-Court,
le Christ remiîttant les clefs à saint Piorri\ — Gr. en
fac-similé par M. Dien (Ch. N.).
Salle 15.
315. Vierge donnant le sein à l'Enfant. — Gr. par .M. Henriquel
Dupont, en fac-similé par M. A. Leroy (Ch. N.)-
Salle -2.
3lti. Elude pour une Sainte Famille; croquis destiné au tahleau
de la vierge du Palmier. — (jravé en fac-similé par
.M.Bein(Ch. N.).
317. Elude de femme d'après nature, pour la Vierge de la grande
Sainte Famille. — (îr. en fac-similé par M. Hutavaml
(Ch.iN.).
3l«. Elude pour deux ligures d'apôlres de la Transfiguration. —
(jravé par Caylus (Ch. .N.).
Salle 1.'..
3MJ. \j' Chrisl mort; composition de huil ligures. — Gr. en fac-
similé par .M. A. I.t-roy {CU. .\.).
;*20. Le (Christ dans sa gloire; connu sous ct^ lilre : les Cinq
Saints. — Gr. en fac-similé par M. Chenav (Ch.
N.).
Salle -i.
'.'•ti . Buste du Pére-Éternel ; fragment du carton de la Dispute du
Saint-Sacrement. — Gr. en fac-similé par M. ('.henav
(Ch.iN.).
ÉCOLKS DlTALIt. — S.VXTI. "Il
Sit. Études pour le Bramante de la Dispute du Saint-Sacrement
— Gr. en fac-siniilé par M. lieiu (Cli. >'.).
o^o. Sainte Catherine d'Alexandrie, avec la roue. — Gr. en lac-
similé par M. Kieii (Ch. N.).
.salle 1...
'S'ii. Bataille de Constantin; SO figures principales.
325. Apparition de saint Prerre et de saint Paul à Allila; pre-
mière pensée de la fresque, de la chambre d'Héliodore
au Vatican. — Gr. à l'eau-forte par Caylus (Ch. N.;.
o:2fi. Jules II sur la Sedia ?eslatoria, avec, cortège. — Gr. par
M. Bien (Ch. N.).
3:27. Psyclié présentant à Vénus le vase contenant l'eau du Sly\:
{tour la fresque de la Farnésine. — Gr. en lac-similé par
I. Butavand (Ch. N.).
328. Figure allégorique de femme debout (le Con)merce); pour
une cariatide de la chambre d'Héliodore. — Gr. par
.Vudran; deux fac-similé par Caylus et par M. Butavand
(les trois à la Ch. N.).
Salle 15.
329. Portrait de Maddalena Doni; pour le tableau du palais Pitti.
— Gr. en fac-similé par M. J. Bein (Ch. N.).
ffnprh Kapliacl.
Salle -2.
.330. Adam et Eve chassés du Paradis (probablement |>ar André Del
Sarlo, d'après la fresque des Loges).
.331. Tète d'homme, grandeur naturelle (d'après un apôtre du
carton d'Hampton-Court : .lésus donnant les clefs à
Pierre).
332. Le Portement de croix, dit Lo Spusimo (d'après le tableau
du Musée de .Madrid).
333. Buste de femme, grandeur naturelle (d'après le carton île
la mort d'Ananie, llampton-Court).
33i. Buste d'homme, grandeur naturelle (même carton <|ue ci-
dessus).
'i'2 KCOI.bï. I) nWLlK. — SANTI Ul TITO.
;!:55. La Vierge, l'Enfanl, saint Joaii tonaiil un oisoati (imité de
la Vierge au chardonneret, Ofliccsi.
336. Femme assise (la Modération).
[\. lG0r,--23, i»010-I3, 2'28:t-Si.;
«AiiiTi i>l TITO, peintre, ari'liitectc ; lîoigo Siin S<'|ii>lirn
l.'):W — Florence IfiOa.
Salle l.
3:>7. Portrait de teiiime, cheveux courts et redressés.
N«'iiiAvoiii-: (Anduka), dit .Vc/^/o//'*, |»einli'e; Sehenico (l>al-
matie) 152-2 — Venise 1582.
Salie 3.
:?3S. La Cène.
•iC'iiiuoii'i': ou M'UiciiOMi: (UMtTMi.oMMKO), (teintre; Modène
l.')HO (?i— 1G15.
Salle i.
33!t. Figure de saint Jean nu et assis.
Nio.ioitioM.i (l.rcA), peintre; Corlone vers 1441—15-2!.
Salie I.
."îlO. F)tude (II- quatre ligures nues; un groupe de deux lemines, et
un de lieux lionnnes.
iUl. Deux saints debout.
'Mt. .Saint dehiiul.
3i3. Ktude d'honiuie nu debout.
311. Sainte debout, tenant un vase,
oi.'. Ktude de deux hommes nus debout.
3i(i. I,e Ciiiciliement (le Christ niaii(|uei.
317. lloMiiuc nu portant un cadavre.
NOf.tnio ( \\I>Ul.\), peintre; Milau I i.'.N iV) - 1.');!0 (?).
Salir !.■..
:! is. iéli- de saint .lean. — Ktude |iour' le tableau exposé dans les
salles du l/ouvre (u" 3*.t7 du catalogue des peintures!.
LCObKS 1) IIAI.IK. — ït.Ul'hSIl. fj
Ti':.MPi':.<4Ti ou ruMPioist't'A (Antumo), peintre, i^i'aveuf;
Florence 1555 (?) — lîome I60O. _
Salle 4.
'M9. Grande Ijiitaille à la porte d'uue ville incendiée.
(V. 1628.)
Ti;sTA (PiETRo), peintre, graveur; Lucques après I6KI —
Home 1 1650.
Salle 1.
350. Le Centaure Cliiron enseignant à Achille à jouer de la lyre
et à lancer le javelot.
TIBALDI (Pellegrixo), peintre, sculpteur, architecte, ingé-
nieur; Bologne 15:27 — • Milan après 1505.
Salle 3.
351. {Attrihué.) Scène pastorale; sujet inconnu.
iBERTi.\i (Fii.\NCESCo), dit // Baccliiaccu, p'-iitre; Florence
1194—1557.
Salle -1.
do"!. L'Envoyé de Joseph emmenant le jeune I5enjaniin ;
H tigures, costumes du temps.
353. Benjamin et ses frères aux pieds de .Joseph.
vixifi (FuANOKscd), peintre, graveur; Sienne l.j(io — KiOO.
Salle i.
35i. — l^a \isitation.
355. La Vierge donnant un scapulaire à un saint religieux.
35<>. Saint Antoine de Padoue recevant l'Enfiint des mains de la
Vierge, avec un religieux agenouillé.
■ibl. Même sujet, moins le religieux agenouillé.
358. Vision et mort de saint Antoine.
359. Saint Hyacinthe ressuscitiint un entant; apparition de la
Vierge.
380. Tète de religieuse, avec voile et guimpe.
361. Religieuse portant le Saint Viaticjue.
362. Tète de religieuse morte, d'après nature.
"24 • KCOLKS D'ITALIK. - VANNIICCI.
;^B3. Ktude île religieuse lenanl un rosaire; d'après nature.
(V. 2019.)
v.%xxi«Ti (PiETiiO), dit // PeriKjino, peiiilre; Cilla délia l'ieve
(près Péro use) 1410 — Château de Fontignaiio (près Pérouse)
15-il.
Salle 1.
r}6l. Tèie de Vierge; élude pour le lableau du Mariage de la
Vierge (Musée de Caen).
Salle K).
•>H5. Baptême de Jésus. Personnages en costumes w* siècle.
Salle 1.
366. Tète de jeune femme voilée.
Salle 15.
367. La Vierge priant.
Salle 1.
368. Saint Jérôme, debout, le torse nu, une pierre à la main.
369. iAttrihué.) Tête de vieillard chauve.
37U. {D'après le Pérugin.) Vierge agenouillée et les mains jointes
tiré d'une composition de la Nativité.
371. Sainte Famille, où ligure saint Jérùuif; probaltlenuMil de
B. Piiituricrhio.
37:2. Vieillard à longue barbe, [)orlant un manteau 'le saint
Joseph d'Arimatliie du Christ au tombeau, du Pérugin,
Palais Piltij.
;>73. Jeune homme de face, les mains à la ceinture, les pieds
nus.
(V. iO-'o.)
vi::<'i-;i.M (Ti/.iANuj, dil // Tizinno, peintre; Pieve di Cadore
I 477 — Venise 1576.
Sali.' 1."., ■
;i7i. Croupe d'.Xpôlres; étude pour l'Assomption, Venise. — Gr.
en fac-similé par M. A l.croy (C.h. S'.).
ÉCOLES n'iTALIE. — VERKOCHtO. 2JJ
375. Le Jugement tie Paris.
Salle 2.
376. Homme tenant une hallebarde. — Gr. en fac-similé par
M. A. Leroy (Ch. N.).
377. Tête de vieillard à barbe blanche.
378. Tête de vieillard à barbe noire.
Salle 15.
379. Enlèvement d'Europe; paysage.
Salle 2.
380. (Attribué.) Guerrier armé et cuirassé.
(V. 16.39, 2-291-9-2.)
VF.RROcrnio (Andréa di Michèle Gioxi, dit Andréa del),
peintre, sculpteur, orfèvre, architecte; Florence 14^35 —
Venise 1488.
Salle 15.
381 . Cheval, les pieds portant sur deux piédestaux.
(V. 2021, 2293-301.)
^iiiri (LiONARDO da), peintre, sculpteui', ingénieur, musicien ;
château de Vinci (territoire llorcntin) 1 ii5-2 — château de
Cloux (prés d'Amboise) 1.519.
Salle 15.
38-2. Tête de jeune homme, coitfé d'une calotte. — Gr. par Gayins
(Gh. N.), et en fac-similé par M. Chenay.
Salle 2.
383. Têle d'enfant; élude pour l'Enfant Jésus du tableau, la
Vierge aux Rochers, Musée du Louvre.
384. Tête de jeune homme couronné de chêne; probablement
d'après le même modèle que le .N 382.
38.5. Tète d'homme âgé. — Gr. par GaylusfCh. .\.).
38fi. Jeune homme en busie, à chevelure énorme.
387. Têlc de femme de face.
388. Buste de femme, une draperie entourant la lèle.
38ÎL Étude très arrêtée de draperie (sur toile très (lue),
390. Buste de jeune femme, grandeur naturelle.
UESSIXS. 2
îJH Kl.dl.KS IMT\I,1I.. - ZAMflK.lll.
o!M. Draperie; étude pour la Vierge de la Sainte Famille,
Musée du Louvre.
D'après T.ionardo da Vinci.
392. (Attribué.) Tète de vieillard presque chauve.
393. Tête de sainte Anne; copie attribuée à Daniel de Volterrc
rc'om: de i.io:%akoo i» a viiïoi.
39 i. Apôtre dormant.
395. Tête de femme coillée d'un turl)an.
396. Buste de femme, à longs cheveux.
(V. IfiiO-il, 202-2-29, 2302-303.»
y. v>ii>iKRi (Do.MENico), dit II Domenicliino, peintre; Bologne
ir,S| — .\aples 10 il.
S;,||,. i.
397. Le Pape l'rbain donnant sa hénédiition à sainte Cécile
mourante.
398. .leune lille, vieillard, femme avec enfant, exprimant leur
horreur à l'aspect des angoisses de sainte Cécile.
.399. Sainte Cécile portée au ciel par dos anges tenant l'orguf , la
palme et l'épée.
(Les trois n" précédents sont des |)Orlions des cnrtons (jui ont
servi pour la chapelle Sainte-Cécile, à Saint-Louis-des-
Français, Rome.)
iUO. Adam et Eve chassés du Paradis.
101. Têt*' de vieillard exprimant la colère.
(V. 23(l.5-30ti.)
y,i;«'(°iii':ito i Fkokuigo). peintre; duché d'IIi-hin 1.^43 —
Aucune I0U9.
Salle \.
•10:2. Intérieur de la chapelle Saint-Laurent à Flort-nre; onze
artistes occupés à travailler d'après les statues de Michel-
Ange.
iO;;. Idem: plusieurs personnes contemplant les sculptures de
Miehoi-Ange.
in4. portrait de Taddeo Ziicchero, son Irère ;iîni''.
iO.5. l'orlrail d'Iionim*» ;ivec chapelet.
M^rfV
KtULKS U ITAI.IK.
406. l'ortrait d'homme portant barbe et moustacht".
-i07. Ensemljlf : I " portrait d'une jeune fille et d'un garçon;
2° deux jeunes Hlles.
iÛ8. Buste de femme, la bouche entr'ouverte.
409. Etude de deux chiens.
UO. Etude de deux chiens lancés au galop.
D'après un ancien maître flamand (Bréviaire Grimani, Saiiii-
Marc, Venisej.
ill. Martyre de sainte Catherine.
il2. Sibylle montrant la Vierge à un roi agenouillé.
iV. le n- '2'J, d'après le Corrège.i
(V. 1643- i5. 'im-*.^
'/.itc'iii':ro (T.vddeo), peintre; duché d'L'rltin 15'29 — Rome
1506.
113. L'Empereur (lliarles V se prosternant devant le pape Paul III;
étude pour la tresque du château de Caprarola.
(V. 1610.1
INCONNUS
ÉCOLE FLOREliTI^'E, XV^ SIÈCLE.
Salle 1.
414. Tète de jeune homme penché.
415. Etude d'homme tenant un livre.
il6. Etude d'homme debout, coiffé d'une calotte,
il". Figure d'homme qui lit en marchant.
(Ces quatre n- semblent de la iiièriie inain.i
418. Tête de jeune homme regardant en bas.
410. Torse d'homme nu.
Salle l.j.
120. Tète de jeune homme, coiffé d'une calotle i.-l////////f " Kilip-
pino I.ippi).
Salle 1.
421. Etude d'homme drapé et assis.
422. Elude d'homme debout, couvert d'une armure.
■Jh' KCOI.KS ij'lTAMK. — INCO.N.NLS.
iio. Le Christ devant Pilate.
424. Sujet inconnu : un roi soulève le linceul qui enveloppai i
deux jeunes gens ressuscites; nt^uf figures.
425. Deux lionuiies debout et drapés.
42(i. Saint debout, tenant une croix.
427. Tête de veillard.
428. Ensemble : 1' Etude d'honime nu, les mains jointes derrière
le dos; 2° Jeune homme debout et drape {AU r il) nés à
Filippino Lippi).
429. Homme assis et drapé, de face.
i30. Homme assis et drapé, de trois quarts.
431. Homme les mains cruiséos sur les genoux.
432. Hommi; assis et drapé, de face.
(Les quatre n"' précédents semblent de la même main.)
K<'OLt: FLOHE.Vri.lfE, Wf SIÉCI.E.
Salle i>.
i3;{. Homme presque nu, regardant derrière lui avecelfroi.
ÉCOLE VK:%ITIi:^liE.
COMMENCEMENT DU XV!" SIÈCLE.
Salle 1.
434. Saint debout et drapé, tenant une banderole ; portant le nom
et rappelant la première manière de Lorenzo Eotto.
locoM-: vÉiiiTiE.\ifft:, \\i siècle.
Salle 2.
435. .leune homme coiffé d'un bonnet à boids rabattus {Attribup
à l'un ih'S Hassan). - Gr. en f'aosimilé par .'\. Masson
(Ch. N.).
K4'OI.K VÉ:VITIK.li.\I:: Ol I.O.MHAHUI-:.
IIN Itll \ V SIKCI.E OU CO.M MB>NCEMEN T I»II \V1^
Salle l.'i.
I3(i. .Inditli mettant dans le sac la tèted'llolopherne.
437. Le Trionqdie de Vespasien et de Titus. — Gravure célèbre
de Marc-Antoine. - Attribution difficile et contestée.
LflM» ItirVr.lK. INCONNt'S. iî9
KC'OLK I.OMBAR»E, COMMENCEMENT DU \Vr SIECLE.
Salle I.
XnH. La Vierge tenant devant elle l'Knfant assis sur un coussin
{Attribué à SolarioV
KC'OI>E LOMBAKIkR, Wf SIF-CI-K.
Salle i.
439. Femme assise à terre et appuyée sur son bras droit. A droite,
croquis d'une tète de roi.
■■:<-OI.ES n'iTAI^IE, XIV" SIECLE.
Salle 1.
*iU. Sain* debout, tenant le bâton de pèlerin; probablement
saint .Jacques.
i;OMMENCEMENT DU \V* .<IECLE.
441. Vieillard tenant nn livre et une plume.
XV" SIÈCLE.
Salle 7.
il2. Huit fragments de miniature (le n" 4, de l'école française).
Toutes sont à l'aquarelle et à la gouache, avec rehauts
d'or, sur vélin, et proviennent d'un livre d'heures.
4i3. Onze miniatures; même provenance et même exécution que
les précédentes.
Salle 1.
444. Homme drapé assis sur un escabeau (porte le nom de .Jean
Bellin).
FIN DU XV" SIÈCLE OU COMMENCEMENT DU Wl" .
Salle 1.
445. Buste de vieillard, barbe très longue et hérissée.
_ 440. Figure d'évèque s'appuyant sur un bâton.
447. Buste d'homme, enveloppé d'un manteau, coifté d'une toque.
448. Tète d'enfant.
\vr SIECLE.
Salle !l».
449. Evéque debniit, tenant sa crosse el un livre.
Hbl..
3U ECOLES DU AMI,. - INi;ONM>.
150. Six anges paraissant l'ormer un concert.
451. l>aCène; à droite, ligures tl'lionimes portant des vases.
Salle 3.
45:2. Descente de croix.
453. Peintre assis à son chevalet.
Salle ^2.
454. Tête de femme vue de trois quarts; porte le nom du Corrège.
XVII" SIÈCLE.
Salle 14 (Pastels).
455. Portrait de fenune en robe noire montanlc et en collerette
blanche; porte le nom de la duciiesse d»^ Bracciano.
45(i. Portrait de jeune homme vu seulement jusqu'aux épaule.^.
Mb^MMàaatfMad
ÉCOLE ESPAGNOLE
Salle 4.
MiRiLi.o (Bautolomk-Estkban), peintre; Séville 1617 — 1682.
157. Saint Joseph tenant l'Enfant par la main.
(V. 1696-700, -23-27.)
rihI':ra (Jusepe de), dit en Italie Lo Spayiioletto, peintre,
graveur; près Valence 1588 — Naples 1656.
458. {Attribué.} Homme nu attaché à ua tronc d'arhre; pour un
saint Sébastien.
VKi.Ai$Qi;Ez (Don Diego), peintre; Séville 1599 — Madrid
1660.
459. EtUfltî de cheval vu par derrière, entouré de plusieurs
personnages; croquis pour la Reddition de Bréda,
Musée de Madrid.
ÉCOLES DU NORD
ALLEMANDE, FLAMANDE ET HOLLANDAJSE
Salle 5.
(Sauf Bauer, salle \i, et les autres miniatures, salle 7.)
B.%Kiii'i!4ic^ (LiriOLF), peintre; Eindeii 1031 — Ainslenlaiii
1708.
400. Marine; deux vaisseaux de «guerre et trois bateaux.
(V. 2:]29-3().)
b.%i:i-:h (.loirANN-Wii.iiEi.M), ininiaturiste, graveur à l'eau-forle;
Strasbourg premières années du Wtl' sit'cle — Vienne
1041 (?.)
Salle 12(Miiiialuros).
461. La Cavalcade du Pape.
402. La Marrbe du (îrand-Seigneur.
463. Vue du port de. Napb-s et du Vésuve.
404. Marine.
405. Vue d'une place oi-née de palais et d'une statue d'ILiirule.
460. Paysage au bord de la mer.
4H7. Vue d'une plare au bord de la mer, aver nombreux per-
sonnages; au fond un obélisque.
40H. la Kuiif en Egypte; d'après le tableau d'Elsheimer, Musée
du Louvre.
ÈCdLES l>U M»Ub. — BK»;\ 'AH
46y. Paysage, avec rivière el baigneurs; imité d'un tableau de
l'école des Carraches.
(Ces neuf niinialures à la gouache sur vélin ont appartenu à
Mazarin.)
KRCi<% (GoKNELis), jteintrej graveur; Harlem 16''20— 1664 l'Ecole
liollandaise).
470. Etude de femme tenant un flacon.
(V. -J331.)
nKRC'HE.ii ou BERCiiiiE.M (NicOLAS, et par abrév., Gi.AAS),
peintre, graveur ; Harlem [CdO — 1683. — Ne pas confondre
avec Bergen ou Bergben (Dirk van), qui imita sa manière
(Ecole hollandaise).
471. Etude de moutons; sept couchés, un huitième debout,
472. Idem: huit moutons couchés.
473. Idem: six diversement placés.
474. Idem: un debout, huit couchés.
475. Pont de bois vermoulu sur lequel passent une vache et une
chèvre, suivies d'un homme el de son chien.
(V. 23:«-37.)
BLOKMKiv (Jan-Frans van), dit Orrizonti, peintre, graveur;
Anvers 1656 — Rome 1740(?). (Ecole flamande) (Attribué à).
i~6. (Attribué.) Vue de la fabrique de Sainf-Jean-de-Latran,
prise du Baptistère de Constantin.
KLOEMKii' (Petek va.n), dit Staiidaert, frère du précédent,
peintre, graveur; Anvers 1649(?) — 17!9(?). (Ecole flamande, i
477. Deux chevaux à l'écurie.
BOi^ (Hans), miniaturiste, paysagiste eu détrempe, graveur à
l'eau-fdrte ; Malines 1534 — Amsterdam 1293 (Ecole fla-
mande).
Salle 7 (Miniatures).
478. Prédication de Jésus dans le désert.
BRiL, (PAUr.us), peintre, graveur; Anvers 1554 — Homo 1626
(Ecole flamande).
i7!>. Paysage; troupeau de vaches.
i80. Pavsage; torrent, avec temple et montagnes. — Cr. par
• (;.-,vb,s (Ch. N.).
34 Ki:<tl.KS DU NOKD. — HKl'EGIIKJ..
uittiooiii:!. uu Buvi'GiiEL (Jan), (lit de Velours, peintro;
bruxelles I5()8 l(>25 (Ecole flamande).
4HI. Paysage; cavalier el {liéton traversant un pont de bois; sur
la rivière, deux pi^cheurs dans un bateau.
(V. ■iiW.)
CAKKL. (AniUAAN VAN DEU), peintre, graveur; llyswyk Ki^JI —
Lyon 16!)."» (Ecole hollandaise).
4H2. Ruines au bord de la mer.
«iiAMPAiCiiivi-: (Philii'PE de CiiAMPAiGNE), peintre; Bruxelles
100:2 — Paris 1(571. Enterré à Saint-Gervais (Ecole fla-
mande).
483. La Cène; pour le tableau destiné aux Charireux de Pa.'-is,
maintenant au Musée du Louvre.
4Xi. liuste de jeune homme, cheveux blonds, grand col uni et
rabattu.
AS.'». Ouste d'homme portant moustache et royale, front dégarni.
480. Tète d'homme coiffée d'un lai'ge chapeau, nioustachi; el
mouche très courtes.
|V. 1701. ^
CTVi» (Allsekt), peintre, graveur; Dordrecht l(i"2n— |<i9l (Ecolr
hollandaise).
187. Eludes de vaches; l'une reflétée dans l'eau.
488. Deux études de vache.
48!l. Trois vaches el cjut\ moutons couchés.
(V. :Ui-'-:!H.^.)
i»ii-:i>i':.\-|tioi<:K (Abuaiiam van), lîois-le-I)uc 1007 (?)— Anvers
M)7.'i (Ecob; llamaiidc).
iîlO. In Pape rccevanl les tributs des (|ualre parties du monde.
iiiicTiiKii ((]iiiustia.\-Wiliiei,m-Ernst), peintre, graveur;
Wfimar 1712- Dresde 1774 (Ecole allemande).
'ilM. Le lirtour de l'eufanl prodigue.
i02. Paysage; puni de bois, jiersonnages et âne.
IK»!-:** (Iakoi! van DKit). pi'iiilri', gr;ivt'iir: Amsierdani 102;! —
La liaye 1073 (E<oIf hollandaistii.
tr.OLFS in- NORfi. - fiOf^. .io
49o. l'iiysagt! : horaine conduisanl un àiie et des moutons;
rochers et cascade.
i»oe*i (Simon van deh), peintre, fils et élève du précédent; prés
Amsterdam (?) l(!5o — Anvers !717 (Ecole hollandaise).
49i. Paysage : trois moutons couchés; cabane avec vaches et
moutons,
(V. 2351.)
MOI' OU nov (GÉhARD), peintre; Leyde Kii:)— KiT.') (Ecole
hollandaise).
495. Portrait de sa mère, assise, et les mains croisées sur sa
robe.
(V. 2353.)
Di HicR (Albkeciit), peintre, graveur, orfèvre, sculpteur, archi-
tecte; Nuremberg 1171 — 1.52!^ (Ecole allemande).
496. La Vierge allaitant l'Enfant.
497. Etude de draperie couvrant les genoux et le torse d'un
Christ assis.
498. Buste de jeune lille de face, les yeux demi-fermés; grandeur
naturelle.
i99. Tète de jeune garçon, de face; chcvcu.v blonds, courts et
frisés; grandeur naturelle.
500. Portrait du cardinal Albert de Mayence; vêtement à peine
indiqué.
501. Tête de vieille femme, coiffée d'un énorme bonnet.
50ti. Buste d'enfant, les yeux levés au ciel.
503. Tête de vieillard, barbe blanche, coill'ée d'un bonnet rouge.
— Colorié à raquarelle et à la gouache sur toile Iré^^
Une et sans préparation (était exposé Salle 15 ;
récemment placé parmi les peintures, salon carré).
50t. {Attribué.} Tète d'homme, presque de face, cheveux assez
longs.
,V. 1702-703, 2014-49. 2356-57.)
niCK. (Antuome van», peintre, graveur; Anvers 1.599 — près
Londres IG41 (Ecole ilamande).
.505. Portrait de Diodore van Thiilden, prolésseur de droit ii
rinivcrsilé de l.ouvaiii.
aii ÉCOLES DU NOKli. — Er.SHEIMER.
506. Portrait d'hoinnie en pied, tète iiuo, enveloppé dans un
manteau.
507. Tête d'homme, le cou entouré d'une fraise à plis serrés. —
Gr. en fac-similé par M. A. Leroy.
508. Tête de jeune garçon, les yeux baissés.
509. Télé d'homme à longs cheveux; grandeur naturelle, d'après
van Dyck.
510. Le Couronnement d'épines. Fait pour la gravure; d'après
l'original de Berlin.
(V. SSâft-Gl.)
ELSHEiMEit (Adam), peintre, graveur ; Francfort-surle-Mein
1571 — Rome. 16^0 (Ecole allemande).
511. Paysage : groupe d'arbres et de masures éclairé par un
grand feu, au bord de l'eau.
foi'qiii:re<« (Jacob), peintre; Anvers 1580 — Paris 1659
(Ecole flamande).
51'2. Etude de paysage : rivière, tronc d'arbre; fond boisé.
<;oTK% (Jan van), peintre, graveur; Leyde 1596 — La Haye
1056 (Ecole hollandaise).
bV.i. Deux paysages au bord de l'eau, cnsentbie.
(V. 2364-06.)
nACiKV (Van deu), peintre; La Haye 166!» (Ecole hollan-
daise).
51i. Hameau entouré d'arbres; broussailles, chemin, el colline
boisée.
noi>iti-:iii (Hans), le Jeune, peinlre, graveur sur bois; Augs-
bourg 1 i!>7 — Londres 154:5 (Lcole allemande).
515. Tête d'homme coiffée d'un bonnet plat et à larges bords.
516. Busie déjeune homme roiiré d'un bonne!.
517. Eludes de mains.
518. Eluile de main, et croquis de vieillard aux traits rappelant
ceux d'Erasme. (Au n' 6:!!' du r.alalogue, on trouvera
ci-après, sous la mention Ecole nUeiiianili' xvr xit'cle,
l'indication tlnn dessin qui. avait été renvoyé à la ru-
liiimie Inconnus: ce dessin est dHolbein le Vieux; son
anlnenliciléaété récemment et définilivemcntreconnue.)
iV. 1701-70."., i'OOi, -2370-71.)
ÉCOLKS DU .NOKD. — HUYSUM. 37
ui'v^ii'M <.Jan van), peintre; Amsterdam 16N^2 — 174!i (Ecole
hollandaise).
519. Vase de fleurs sm* piédestal sculpté; auprès, un nid et une
statue de femme.
520. Vase de fleurs orné d'un bas-relief, et placé sur une table
en pierre.
521. Vase de fleurs décorant une niche cintrée.
(V. 237-2.)
JORDAKiiN (.Iakop.), peiiilro, graveur; Anvers 1593 — 1678
(Ecole flamande).
522. Repas de famille; chat jouant avec une balle.
523. Portrait de femme assise dans un fauteuil; fourrure et
fraise empesée.
521. Portrait d'homme assis dans un fauteuil, un papier roulé
dans la main gauche.
525. Tète de vieille femme; grandeur naturelle.
(V. -237^. inn.)
KRA.v%c;ii (Lucas Sundeh, dit), peintre, graveur; Kranach
i i72 — Weimar 1553 l'Ecole allemande) \Attribué à].
526. Portrait d'homme, sans barbe, toque aplatie, chemise
garnie de dentelles.
LIER (PlETER VAN), dit Bomboche, peintre, graveur; Harlem
1613 (?j — 1675 (?) (Ecole hollandaisei.
527. Deux études de jeune garçon, ensemble ; l'un vêtu d'une
peau de mouton, l'autre coiffé d'un grand chapeau.
.MKMLi:^» iHans), peintre; Mayence (?) — lîruges 1494 (Ecole
flamande).
528. Tête de vieilhird, de face, absolument chauve, et les yeux
baissés; fourrure noire au cou, légèrement indiquée.
(Fait d'après nature pour le saint Benoit du tableau de
saint Chi'istophe ; musée de l'académie de Bruges.)
MEi'i.Eiv (Ada.m-Frans VAN t)EU), peintre; Bruxelles 1632 —
Paris 1690 (Ecole flamande).
529. Une Dame donnant la main à un cavalier, et suivie d'un
page, descend le perron d'un palais pour monter en
carrosse (Jeunesse du maître, manière flamande.)
UESSINS. 3
3,s i;i;oi.is m Noiiii. — mii:hi>.
.«iiicui^t (Wii.i.iCM VAM, peiiili'c; l.cyile l(i(i'2— 1747 (Kcole liol-
liindaise).
530. Cérès.
531. Andromède.
.niM>i-:T (FitANs), dit Francisque, pt'iiilir, graveur; Anvers
1(143 ou ïl — Paris l(i7!) (Ecole llaniandc).
532. Deux paysages sur une t'euilie.
533. Idem.
moly:!- iPktkk), /e Vieux, peintre; Londres l()U()(?) —Har-
lem 1661 (École hollandaisej.
.534. Vue du temple de la Sibylle, à Tivoli.
(V. '2377.»
.\ioT»t'iiEii (Constantin), peintre; La Haye 1668 — IT.;.l(Rcole
hollandaise) \Atlrihiié à\.
535. Portrait en pied dune femme tenant un entant; petite fille
ollVant des fleurs, à droite.
^■'.-■'•«l'iiioK ((iASPAit ou C.ASi'Aiv), peintre, père du précédeni ;
lli'idelberi^ 1631) — l^a Haye H'M (Kcidc hollandaise;.
.536. Huste de jeune },'arçiin purtaiil de longs cheveux et sounanl.
nnnt:ti\xcu. (ItAi/riiA/.AR-PAULUS), peintre; Anvers 1755 -
l«-i6(Ef<de flamande).
537. r*avsag<' : herger et son chien, moutons et chèvres.
i>o'i'TKK (Pai LUS), peintre, graveur; KncKuysen 1025 — Ams-
terdam 1654 (E( oh; hollandaise).
53S. Etude de truie,
.53!t. Deux cochons.
1*1 ^ ACkicii lAhAM). peintre; Pynacker (près Delfl) Ki^^ —
Amslerdam 1673 (Ecole hollandaise).
5111. Elude de rochers; arbrisseaux et Iniid niuniagneux.
M.iil.L^ l)i Noril). — HEMlîKA.NUr. .i'.t
Ri':MKnA:vDT (HAn.MENTz VAN Ryn), peintre, graveur; Leyde
160'i — Amsterdam 16G9 (Ecole hollandaisej.
541. Etude d'homme agenouillé.
54:2. Etude de jeune femme assise dans un fauteuil.
543. I.ion s'approchant d'un liomme mori, ou faisant le mort.
— Gr. en fac-similé par M. Perugini (Ch. N.).
544. Lion posant sa grifife sur la poitrine d'un homme étendu.
545. I.ion couché, la tète appuyée sur les pattes de devant.
546. Elude de lion couché.
(V. 20ôr.-.59, 2384-88.)
ROtiKVii (Willem). Peintre, né à Harlem; travaillait vers le
milieu du xvii^ siècle (Ecole hollandaise).
5i7. Paysage : quatre bœufs et cinq uioutons; berger endormi;
colline avec fabriques.
{V. 2389.)
RtBE^'ii» (Pikrre-Paul). Peintre; Siegen 1577 — Anvers 1640
(Ecole llamande).
548. Le Haptème du Christ.
5'i!i. L'Élévation eu croix (première pensée du grand tableau à
trois compartiments qui fait aujourd'hui pendant à la
Descente de croix, dans la cathédrale d'Anvers).
550. Le Clirist mort (pour le tableau du Musée de Bruxelles).
551. Saint Etienne, premier martyr.
552. Minerve et Hercule repoussent Mars, prêt à tuer une
femme qu'il traîne au milieu des cadavres.
.''>5:J. L'Archiduc Albert à cheval, tenant le bâton de commande-
ment.
554. Portrait de Marie de Médicis; cheveux relevés sur le front,
collier de perles au cou.
555. Portrait de Piubens, drapé d'un manteau, portant un cha-
peau à larges bords.
556. Etude de jeune femme magnifiquement vêtue, et portant
un éventail de plumes.
557. Etude de jeune femme, la tète appuyée sur la main.
(Ces deux éludes pour le Jardin d'amour, Musée de Ma-
drid, répéié en pelit et avfc modifications à Uresde.i
40 KOOLtS DL" .\()KD. — HUUK.NS.
558. Enfant à la lisière, avec bourrelet.
559. Elude de trois tètes : la première riant, lu deuxième d'en-
fant, la troisième de vieillard barbu tenant un couteau
dans sa bouche.
5(30. Lion couché à terre, un chien entre ses pattes; colonne
torse.
561. Etude de paysage.
562. Etude de deux têtes d'enfant.
D'après le (lorrège.
563. Saint debout, les mains jointes (d'aj)rès une ligure d'apôtre
delà coupole de la cathédrale a l'arme).
5(il. Homme debout; main à la hanche, draperie llottante à
l'épaule.
D'après Léonard de Vinci.
5(»5. La bataille d'Anghiari (fragment du grand carton destiné
à la décoration de la salle du conseil à Florence;
sans doute d'après une copie).
566. Le Christ et un apôtre; d'après la Cène de Milan.
D'après Michel-Ange (chapelle Sixiine).
567. La Sibylle do (lûmes.
568. La Sibylle libyque.
569. Le Prophète Isaïe.
570. Le Prophète Zacharie.
571. liC Prophète Zoel.
572. Le Prophète Ezéchiel.
573. Le Prophète Jérémie.
574. Ijti Prophète Daniel.
D'aprt's le l'rimalice.
575. PInlon sur son irône, jugeant les âmes présentées par
Me nuire.
/•'a/7 SDKs la direclion du Itiibens.
57(i. Luth, sa femme et ses filles conduits par les anges hors de
Sodome (Tableau de la galerie dt; lilcinheim).
577. L'Adoration des bergers; onze (igures en hauteur.
ÉCOLES nr NORl». — (U'YSDAEL. 41
r)78. Idem; vingt-ciiui tigures eu hauteur (Tableau île l'église
Saint-Jean de Malines).
579. Idem: vingt-quatre figuivs (tableau île l'église des capu-
cins de Tournay).
r)80. La Sainte Famille revenant d'Egypte (Tableau de la gale-
rie rie Bleinheim).
58i. Descente de croix; neuf figures (Tableau de la cathédrale
d'Anvers).
582. Saint François recevant les stigmate?.
583. Saint François Xavier ressuscitant des morts au Japon
(Tableau de la galerie de Vienne).
58i. Saint Ignace de Loyola guérissant des possédés (tableau de
la galerie de Vienne).
585. Chasse aux lions (Tableau de la galerie de Munich).
586. La Religion, entourée d'enlanis, debout sur un char traîné
par deux lions.
.587. Vieillard et femme tenant chacun un cygne sous le bras,
portant ensemble un grand panier rempli d'oiseaux
de basse-cour, et accompagnés d'une seconde femme.
(V. 2060, 2300-96.)
Riv.«iUAE:L (.Iakou van). Peintre, graveur; Harlem l(i'28 ? —
1682 (Ecole hollandaise).
588. Paysage : arbres et haie; clocher au fond.
.589. Le" Moulin.
(V. 170C,, 2307-09.)
.«».%DELER ((Jii.LLs). Ucssinateur, graveur au burin; Anvers
1570 — Pragne I6'29 (Kcole flamande).
.590. Portrait d'homme en buste, tète nue, barbe carrée, portant
un manteau de fourrure, et le cordon d'un oidre.
sc'iio^'CAtER (.Mauïi.n), peintre, graveur; Colmar 1450 (?)
— 1 188 (Ecolo allemande) [Attribué à].
.5!)l. Démons tirant un damné par des (diaines allachées à un
cercle de fer passé autour de son cou.
(V. 2400- tôt. 1
\- IICOI.KS m NltHli. - SNVKKIIS.
<«:\v»i':it.'>t ou ««.^viouK (Pit.VNs), peintre; Aiivois I57il — 1657
(Kcole flaniantle).
592. Ch.assc au sanglier,
593. Etude de paons.
toor:vvi.ikt (Jakob). Peinlre, graveur; Leyde 1641 — 1719
(Flcnle hollandaise).
591. Portrait à mi-corps de ,1. Toonivliet à l'âge de vingt ans;
vêlenieiità ramages de fleurs, rielie raliat de dentelles.
TE:%-|i-:n.«i> i.io jiol.'vi-: (David), peintre; Anvers 1610 —
Bruxelles MiiXJ (Kcole llainande).
.595. Le Mauvais P.iclie.
596. Ouatre paysans, jouant aux caites et fumant, dans une
tabagie.
5!)7. Danse de paysans et paysannes; au premier plan un ton-
neau et trois cliiens; trente et nue figures.
598. Paysans sous un hangar, buvant et chantant; treize figures.
599. l-'ète de village; joueur de cornemuse; vingt-quatre
figures.
fiOO. ['réparatifs d'un repas en plein air.
(iOl. Paysage : chaumière, église; trois canards s'enfuyant
devant un homme portant un panier.
(V. 21U4, 2i(»5.)
VKi.i»!': (AnitiAAN VAN dk), peintre animalier, graveur; Amster-
dam |(;:}5(?)— 1672 (Ecole hollandaise).
(tOi. Troupeau au pâturage : bœuf, vache, mouton, chèvre el
deux chevaux.
603. Paysage: un pâtre avec nœufanimaux, chevaux et moutons;
couvent el tour au second plan.
604. Etudes de moutons.
()ii5. Deux chèvres el un mouton couchés.
• iO<i. Elude de paysanne, avec étude séparée des mains.
(V. -J 1(18-110.1
«i:!.!»!-: (Wii.i.KM vA.v itK), dil le Jeune, l'rère aine dn précédent;
P'inlre dr- marines; Amsterdam 16!{!» — (îreenwieh 1707
(École hollandaise».
i:r;«u.Es iif NOiii». — visscHEi;. 4:{
tîOT. Marine: mer un jteu agitée, efFet de sob-il lians un cii-l
nuageux.
608. Ensemble, deux marines, par lemps calme : 1° Barque à
l'ancre; 2' Vaisseaux de guerre.
Ii09. Yacht de plaisance; au fond, mais d'un v;iisse;in de sjnorre.
tilO. Combat naval.
611. Vaisseau pendant le combat.
6ii. Flotte de huit vaisseaux anglais à la voile.
•H 3. Vue d'une rade.
61 i. Flotte hollandaise do dix-neuf viiissenux à l'ancre.
,V. -2111.1
% l«ii!itriiRR (r-ORNEi.lS DKi, dessinateur, graveur, portraitiste;
16-20 (?) — I65S (?) (École liollandaisèy.
^il.'i. Portrait en buste de .lean .Mt-rius, pasteur à .'^pcnbcieck, i^n
prière.
616. l'ortrait de Philippe Wnuvormans, à mi-corps rt assis.
617. Portrait de femme assise, tenant une rose.
618. Portrait de jeune femme assise, porlani un piHit bonnet cl
un grand col.
619. Portrait en buste de vieille femme.
t)20. Tète d'homme coiffé d'un bonnet fourré.
621. Ensemble, deux dessins : 1" Tète de paysanne; 2' Tète de
vieille femme avec coiffe et fraise.
««ERiTER (Joseph), peintre; Berne 1637 — 1710 (Kcolc alle-
mande).
622. Louis XIV sous la ligure d'Apollon, vainiincur «lu serpent
Python.
623. IdeiDy dans le char du Soleil.
i'i'lL Repos de Diane an retour de la chasse.
(3 miniatures à la gouache sur vélin.)
\«>:vi»i-:.if (1!(m;[ëR v.\N der), peintre ; Tournay vers I iOO —
Bruxelles 1464 (Ecole llamande).
625. Télé de \ ieige, cheveux tombant sur les é|taulcs.
H Ki:0I,K!« 1)1 NuRU. — ZACHT-I.KVPN.
ÙHj. (Attribué.) Jésus sur la croix; saiiU Jean souloiiant la
Vierge, Madeleine agenouillée; fond de paysage avec
château et |)orles.
7..%ruT-LuvKiî (doHNKi.is), peintre, graveur; Rotterdam
1H06 (?) — Um (École hollandaise).
i)il. Etude de singe accroupi, attaché par une chaîne.
INCONNUS
COMMENCEMENT DU XV SIK,i;i.i:.
(i28. Personnage assis, de face, enveloppé d'une draperie, qui
ne laisse voir que sa tête, ses mains et l'un de ses pieds.
K4'OI.R FI.%M.%:\°l»IO, XV SIKCI.K.
i')'l'.K Buste de jeune femme, coiffée d'un honnet à grands bords
formant voile par derrière.
ti30. Tête de vieillard, coifié d'un bonntît d'étoffe à bords retom-
bants.
fi31 . Husie de vieille femme voilée.
{'t^i. l'iusie d'homme coiffi- d'un bonnet pointu, et tenant un œillet.
ti3.'î. Ensemble, deux dessins: 1" Elude de mains; "I" Télé de
vieillard.
Salle 7 (MiiiialurcsK
i'i'M. Fenniie debout et de face, velue d'une robe traînante, et
soulevant un collier de perles rouges passé à son cou.
(»3r). Jeune femme assise à terre, tenant un faucon et caressant
un petit chien.
(i3(!. l'hysionomie et costumes des anciens ducs de Hnurgogne,
de leurs femmes et de leurs enfants.
Salle 5.
Attriliué à un maitre allernand ou /hiniand, commencement
(lu xvi° siècle.
<i37. Tète d'homme lournéi- ni li;int fl mis hi driiilr ; vue de trois
quarts.
««'OLE ai.i.kma:v»k, wp siècle.
(538. Ange agenouillé, les mains jointes; ailes à peine inilit|uées.
(139. Rusle de jeune femme vue de face, souriant et regardant
en bas, portant collier et médaillon (f/o//^t;m/e Vieux){'!).
640. Tête de femme coiffée d'un bonnet cachant toute la cheve-
lure.
ÉrOI.K ALMCMAÏVOE.
PREMIÈRE MOITIÉ DU XVIT SIÈCLE.
Salle 7 (Miniatures).
tiil. Empereur d'Allemagne sur son trône, entouré des écussons
des différentes provinces de l'Empire.
Sallo 5.
ÉCOLE FL.AM4.\UE Ol IIOI.L\.lil»AISE, WIT SIÈCLE.
(342. Tète d'enfant endormi, renversée en arrière.
043. Femme assise dans un fauteuil, tenant un livre sur ses ge-
noux, une grande fraise autour du cou.
CiM. Étude de femme assise vue de dos, el dévidant de la laine.
;'
r^
ÉCOLE FRANÇAISE (
iiis. — (>arlims, pastel ,
Emaux. ~ ^
|)es!;iiis. — (>arlims, paslcls, miniatures. — Dessins indieus.
AVH»\ Hj»! is-FuANcois), peiiili'o lit! [loriiails en juiùiaturc;
l'ai-is 1707— 1851. ^
Salli^ \i. *■• . .
(il'), i'orlrail île raiiloiir.
(V; ÛllH.)
%i4;i!«Ti:\' (J.-R.-.Ia(:qi'bs), peinlri- il»^ (torlraits en
ai en émail; Sainj-I)ié 1759 — Paris iXHîi.
ininiatun
Sali.- li.
(ii(i. i'orlrail île (lliaiidi;!, statuaire ; habit Itleii avec |)arement de
velonrs, pilet ronge, eravale hianehe.
(547. I'orlrail (rAiig^islin, vn de fai-e ; clieiT(ise ouverte sur la poi-
trine. , '^
(iiS. I'orlrail de fenuiïe assi><e. \»>Jue d'iiin' rolte hlanclic
(V. 2()f>:(-fi."..i
Bi-:M.Aii«;i':. lin lin wir siècle (?).
Sali.! i:!.
()49. rin(| portraits, t-nsemble : 1 Henri II; "2" Charles l\;
'.'," Henri 111; 4 Homme en armure, coiffé d'un casque à
plumes; 5 Mari»' Stnarl
I r.oi.h KUAX.AISt. - Itl.AXCHAlîlt.
KL,A.\(-ii VKU (.Iaoqlks), peintre; Paris IfinO — 16;{<S.
Salle 7.
()50. Ensemble, deux dessins : 1 Mariage de sainte Catherinei;
2 la Vierge, l'Pinfant, saint Jean et son agneau.
f)5l. hiem: 1. Vierge allaitant l'Enfant couché sur ses geuouv.
2^'ierge allaitant l'Entant debout.
Ki.%.'«4-iiET (TtjoMAS), peintre; l'aris 1617 (?) — Lyon I68!i.
Salle 9.
ij'd. Vierge assise sur les nu;iges tenant l'Enfant debout sur ses
genoux.
053. L'Assomphon de la Vierge.
fi.">4. Etudes de Satyre et de Satyresse.
(V. 1710-11.)
^ KOi^iiilKr (.lE.\N-.l.\r,ui"KS ru:'», peintre, 2;raveur; Lyon \TM] j—
IKIO.
.Salle tu.
655. Tète de vieillard, les yeux baissés; buste à |3eine indi((ué.
fj.V). Huste de jeune homme.
Salle 10.
(•57. Buste de femme Agée, do profil. ^
(V. 2il7.)
KoiciiAKDO.it (Eit.ME), ^ sculpteur ; rjiaumont en Rassiynv
Um - Paris 17(i2.
ti.58. Le Semeur.
6.V.I. Allégorie de l'âge d'argent.
Sallo iO.
tJtiO. \.e^ Vendanges (d'après une cornaline gravée, connue
sous le nom de Cachet de Michel-Ange, qui a passe
pour antique, bien qu'elle ne date que du Wl" siècle)
(V. 1713-2418.)
/
W KCOl.K FUANÇAISK. — UOUCHEK.
nor<<iii<:K (I'iunçois), peintre, graveur: Paris 1701 — 1770,
Salle 10.
^^^',\. i.;i Présentation de Jésus au temple.
(i(i'2. Elude déjeune liomnie liabilié à la mode du xviii' siècle.
()(i3. Amours jouant sur les nuages; draperie, colombe, fleurs.
(164. Idem; flèche, torche, fleurs.
KoiLOGivic, le père (Louis de), peintre; (?) 1609 — Paris
KiTi.
Sallo 9.
6(ir». Le i'ape Nicolas V visite à Assise le tombeau de saint Fran-
çois, et trouve son corps parfaitement conservé.
noi:Rno:v (Sébastien), peintre, graveur; Montpellier Kilti —
Paris 1671.
Salle 7.
666. Sainte Famille; sainte Elisabeth, à demi couchée.
667. Idem; anges et trois enfants ailés tenant des palmes.
668. Vierge de face et penchée en avant, tenant l'Enfant endormi.
669. Le (]orps du Sauveur, descendu de la croix, et soutenu par
.losepli d'Arimathie (Etude du tableau peint pour l'église
Saint-Benoît Pt faisant partie du Musée).
(V. 'ilV.h)
now.K (JoSRPii), peintre de portraits à l'huile, au pastel et en
miniature; Marligues (Bouches-du-Hhône) 17i6(?) — Paris
IS-id.
Salle <).
670. Portrait du pe'intre; pastel ovale.
671. Pastel du comte d'Orsay.
67ïJ. Pastel du duc d'Angouléme enfant.
67;^.. Portrait de M de Provence, en robe blanche, pastel ovale.
(V. 17i:)-1f).)
i\4Ro:v (Antoine), peintre; Beauvais vers 1515 (?) — Paris
vers 1593(?).
Salle 7.
674. Le Sacre d'un jeune roi, par un pape assisté d'évêques.
+
ÉCOLE FUANÇAISE. — CASANOVA. 49
c:.%»iAiiOVA (François), peintre, «ïraveiir; Londresa lliMiri IV.
Xi)i. Portrait d'homme; moustaches et royale, cuiras.se indiquée
sans collerette à larges tuyaux.
8U5. Portrait de vieille femme riant.
SCMI. Portrait d'homme chauve, portant moustache et barbe eu
pointe.
S<i7. Portrait d'un magistrat; longue barbe tombant sur la poi-
trine, s
(V. 1«0(I.)
L% IIVIII-; (Lai hk.vt dk), peintre, graveur; Paris |(i(l(> — KmO.
Salle 7.
.SON. Pietà; dans le tond, voilles et lils d'une chambre d'hôpital.
X()\K !>e (ihrist ressuscité apparaissant aux trois Marie (lOtudc
pour le tableau du Musée, n' '2S7).
sjd. La Vierge apparaissant à trois religieuses ^Composition
cintrée).
LCOLt KhA.M.AIbL. - I.A.NCUtl. .l'.l
SU. Moines agenouillés devant un autel de la Vierge; au fond,
procession dans la campagne.
i,i:%'C'KET (Nicolas), peintre; Paris IGUO — ITio.
Salle lu.
S 1:2. Etude deux fois répétée de religieuse, vue de face.
iV. L>liO.)
i.A TOiK (M.vuiucE-QuENTiN DE), portraitiste au pastel; Sainl-
Quentiii 170 S — ITSS.
S:ille li.
XI',). Louis W en buste.
81 1. Marie Leczinska, sa femme.
815. Louis de France, son lils.
81(î. Idem, âge plus avancé.
817. Marie-.losi'phe de Saxe, daupliine.
818. Le Maréchal de Saxe.
819. Madame de Pompadour.
Salle (i.
^'ItK Chevalier de l'ordre du Saiut-Espril.
.Salle II.
^'21. .]. Siméon Chaidin.
^'12. Kené Fremin, sculpteur. — Gr. par Surugue (Planche n la
Ch. S.).
82:'.. L'Auteur (Ébauche).
(V. IHfil.)
â.K BRi:% (Chaules), peintre, graveur, architecte; Paris
1019 — 1690.
Salle y.
821. Groupe de trois femmes nues.
82r). Etudes pour une Adoration des bergers.
826. La Vierge et l'Enfant.
827. Deux études d'enfant dormant.
S28. Etude de vieille femme.
821>. îhnix éludes d'enfants.
60 ÉCOLE FRANÇAISK. — 1,E BKUN.
S'M). heux études d'enfant jouiint avec un chien.
831. Christ portant la croix.
832. Ciirist sur la croix.
<S33. Christ nu en croix.
'S;M. Etude de femme drapée, agenouillée.
835. La Chute des esprits rebelles.
836. Bataille de Constantin contie Maxence.
837. Trois études d'anges.
8.38. Proraièie Pensée du plafond de hi galerie de Versailles.
839. Triomphe de Neptune et d'Amphitrite (dit « Réveil des
Eaux »).
SiO. Triomphe de Cybèle (dit « liéveil de la Terre »).
8il. Etude de satyre accroupi.
812. Etude d'homme nu porté par trois soldats.
843. Etude d'homme portant la main à son front.
844. Alexandre casqué.
845. Le roi gouvernant par lui-même.
846. Passage du Rhin.
847. Portrait de Louis XIV jeune.
848. Idem, âge plus avancé.
Salle li.
8'i'.». Idem, en buste et portant perruque.
Salle li.
8,")(l. Personnage avec cuirisse et perruque.
Salle !».
851. Portrait d'homme, large; perruque brune.
852. Louis XIV à cheval.
8.53. Marquise île Rrinvilliers, d'après natuie ; au moment de sa
condamnation.
85i. (I)'(i]trés Poussin.) Trois enfants jouant avec un loup.
8.55. (Idem.) Enfant s'aHublanl du baudrier et du casque de Mars.
8.56. (Avec Van der Menlen.) Louis MV jiartant pour la guerre.
857. Le même revenant à la tête de l'armée.
8.5N. Vénus et les Amours atlendanl Louis \|\.
EÛII.K mA.Nr.AlSK. — LK BliL.N.
859. Entrée de Louis XIV et de Marie-Thérèse à Douai.
860. Louis XIV à la Iranclit-e de Tournay.
861. Le même inspectant la tranchée de Douai.
862. Le même au siège de Lille.
863. Ouverture de la campagne de 167:2.
H6L Louis XIV devant L'trecht.
GR.\NDS CARTONS DE LEBRUN
l'RESQllE TOUS GRAVÉS ET LES ESTAMPES FAISANT PARTIE DE LA
CHALCOGRAPHIE XATIO.NALE
Salle I.
Xiiô. Figure de femme couronnée de laurier.
>i6ii. Groupe de quatre femmes.
Xf^~. Figure d'ange assis.
868. Combat de trois femmes.
869. Guerrier tenant la hampe d'un drapeau.
Salle 2.
S"0. Femme ailée et drapée.
871. Deux anges enlacés.
87:2. Femme ailée écrivant.
873. Amdur supportant une volute.
874. Femme ailée s'élevant dans l'air.
xiô. Amour soulevant une couronne.
■^76. Femme assise près d'un chevalet.
877. Amour soulevant une guirlande de fleurs.
878. Femme assise couronnée.
879. Femme agenouillée s'élevant dans l'air.
880. Femme travaillant à un buste.
881. Femme ailée regardant en haut.
Salle 3.
88-2. Père éternel.
883. Mercure s'élevant sur Pégase.
884. Homme nu, jambes croisées.
885. Femme retenant ses draperies.
liESSLVS. l
m ECOLE KKANÇAISE. — LE BRUN.
886. lienoiniiiée volant au-dessus de la lerre.
887. Femme assise, bras croisés,
888. Femme coiffée d'uu casque empanaché.
88it. Femme drapée, assise, un poisson à ses pieds.
890. Idem, tenant une couronne.
Salle 4.
8ÎU. Guerrier avec fenmie et enfant.
8t)2. Renommée soufflant dans une trompette.
893. Idem, tenant sa trom[)ette à la main.
891. Femme, avec lion, étendard et traits.
895. Louis XIV à cheval donnant des ordres.
896. Femme portant couronne et guirlande.
Salle 5.
8!I7. Minerve.
89N. Apollon.
899. Hercule.
900. Saint Sigismond (?) et sainte Agnès.
901. Louis XIV en empereur romain, dehoul.
902. Idem, assis.
900. Idem, couroimé de laurier.
901. Figure d'ange drapé.
90.5. Combat de cavaliers dans un gué.
906. Homme nu, les bras croisés.
907. L'Afrique.
'■•08. Allégorie de l'Ambassade d'Espagne.
90'.l. Louis XIV à cheval, avec trois généraux.
910. Louis XIV concluant la paix.
9H. Louis XIV à cheval, avec Minerve.
912. Femme as.sisc, tenant un poignard.
9\?>. Femme entourée de trophées.
914. Figure de vieillani tertiiinée en hermès.
915. Ange à nii-corps, les yeux au ciel.
S;.lif, 7.
yi6. (irou[)e dr deux figures dans les airs.
K<;ilLt KUAMAISK. — Lt HKl.V. WS
!J17. Hercuk', ainiuyé sur sa massue.
yi8. Feiiiiiu', prolil perdu, tenant des tleurs.
*J19. Louis \1V, à cheval, ordonne une attaque.
9^0. Femme ailée, vue de dos. s'élevant dans l'air.
!l21. Idem, avec un coq.
922. Figure d'homme nu, souriant.
923. Fernme ailée, la tète en arrière.
92i. Jeune femme avec un cahier sur ses genoux.
925. Figui'e d'homme nu, couronné de fleurs,
926. Louis \1V dehout, la main sur le bâton de commandement.
927. Fragment d'un éjjisode militaire.
928. Louis XIV à cheval, coiffé d'un chapeau à plumes.
929. Ange volant sur les nuages, les mains jointes.
Salle 8.
930. -Moïse change en serpent la verge d'Aaron.
M3I. Femme avec quatre amours.
î'32. Louis XIV sur un trône; femme agenouillée.
933. Deux hommes portant un faisceau d'armes.
934. Louis XIV tendant la main à une femme couronnée.
935. Deux femmes, un lion à leurs pieds.
936. Fragment de bataille.
937. Femme frappant quatre guerriers renversés.
938. Louis X[\', la main sur un livre, avec la Justice.
939. Deux iiommes portant des boucliers et des casques.
9i0. Louis XIV donnant des ordres à un matelot.
!H1 . Amour dans un char traîné pai- deux colombes.
Salle y.
9i2. Passage d'une rivière par une armée.
!)13. Etude pour une figure de soldat courant.
!'li. Groupe de trois femmes.
!)45. Deux femmes, le sein nu, et volant.
'.•46. Homme étendu, les mains derrière le dos.
!U7. Homme nu, étendu, le bras gauche derrière le dos.
9i8. Idem, les bras croisés, terminé en hermès.
t;4 ÉCOLE FKANÇAISE. — LE BKUN.
'.)4l). Groupe de femmes dans l'attitude de la douleur.
950. Femme ailée jouuut du sistre.
951. Louis XIV i"i la tête d'une troupe de cavaliers.
952. Femme soutenant un casque.
953. Femme descendant des airs; Amour.
95i. Huit personnages à mi-corps, sur un balcon.
Salle 10.
955. Femme couronnée, avec livres.
956. Groupe de trois personnages sur un balcon.
957. Six personnages orientaux sur un balcon.
958. Idem, avec quelques changements.
959. Homme nu assis, bras croisés, tête inclinée.
9(30. Huit personnages, costumes Louis XIV, sur un balcon.
961. Groupe de trois hommes presque nus.
9(32. Femme aib-e, une trompette dans chaque main.
Salle 11.
9()3. Vase de jardin, orné, une pelle au-dessous.
964. Femme tenant un carlon qui lui cache la tète,
965, Homme nu entouré de boucliei's et de casques.
960. Figure de femme; devant elle, hure de sanglier.
907. Homme nu ; devant lui, carquois, turban, casque.
9(i8. lieux soldats armés d'une pique et d'un mousquet
Sali.' \i.
969. Fenaue, le pied sur une tète humaine.
970. Louis XIV à cheval, foulant ses ennemis.
971. Figure d'homme im, couché.
972. Homme levant le bras pour frapper.
il73. Amour sonfllanl dans une trompette.
974. FemuK^ étendue sur des nuages.
975. Groupe rie trois guerriers.
'.(70. Le Temps, couché sur les nuages.
977. Amour jouant de la trompette, avec aigle.
97S, .lupiter tenant la foudre, avec l'aigle.
iV. i«t;i-Mi'.-
'^c . f
iidi.i: kkaxi.:ai!>e. i.i; biun. 6ô
i.i; BRI 11 (M""), n«*t' Elisnheth-Louise Vigée, peintre; Paris
1755 — ISi-2.
Siille l(t.
9T!i. Têle de jeune fille.
Salle li.
9N0. Le Baron de lîreteuil.
i.E .moi:!!-: (François), peintre; Paris I6sx — 1737,
Salle m.
98i. Les Baigneuses.
I.K ifAi.ir (L'un des frères), peintres; nés à Laon vers la fin dn
wii' siècle — morts à Paris (?), les deu\ premiers en l<»iK, le
troisième en 1677.
Salle 9.
y8"2. Deux paysannes assises.
i.KPiriÉ (Nicolas-Iîkrnard), peintre; Paris 1735— 1784.
Salle 10.
983. Têle de jeune homme, les yeux baissés.
9S4. Buste de vieille femme, la têle levée.
i.E PRl.%Ci: (.l.-B.), peintre, graveur; Metz 1733 — Saint
Denis du Port (près de Lagny-sur-Marne) 1781.
Salle 10.
!>85. Paysanne russe en habits de fête.
Ii8(i. Dame russe lisant.
i-K <i»i Ki'K (Eistaciik). peintre; Paris, 1617-1655.
Salle 7.
987. Abraham renvoyant Agar et Ismaël.
988. Femme agenouillée et pleurant.
'.>89. Moïse sauvé des eaux.
!I90. Etude de deux femmes de profil, et penchées en avant.
'••91. Elude de t|natre figures à mi-corps; deux hommes et deux
femmes.
992. Tobie fait enterrer les morts.
993. Elude d'homme agenouillé, étendant les bras dans l'attitude
de la surprise.
4.
fifi ÉCOLE FRAN(;AISE. — LE STEIU.
Wi. L'ange exterminateur.
!)9r». Zacharie recouvrant la parole en écrivant le n(»ni imliqué
pour son fils.
il9G. Ange volant (devait tenir un lys).
997. Adoration des bergers.
998. Etude pour une Adoration de l'Enfant.
!)99. La Vierge et l'Enfant, regardant on bas.
1000. Pietà, apparaissant à César de Jîus.
1001. Jésus embaumé et enseveli.
1002. Femme morte, sur son lit, entourée de plusieurs person-
nages.
1003. Saint Paul prêchant (pour le tableau du Musée).
1004. Elude de noains d'un homme écrivant (idem).
1005. Elude d'homme descendant une marche {idem).
1000. Etude d'homme nu, agenouillé et appuyé sur les mains
iidem).
1007. Idem, appuyé sur une main.
1008. Elude d'homme nu, jambes écartées, bras tendus.
1009. Idem, mouvement un peu différent.
1010. Idem, penché en avant et tenant une corbeille renversée.
lOll.P^tude d'ange agenouillé.
1012. Étude d'ange debout.
1013. Etude pour la figure de Raymond Diocrès (Suite de saint
Bruno).
1014. Étude d'homme nu, en casque (ideiii).
101.'». Idem, dormant (idem).
1016. Esquisse pour le t Darius faisant ouvrir le lombrau do
Ni toc ri s ».
1017. /(/?//<, étude plus avancée.
1018. (MMiiiisse jetant dans le gouffre.
1019. Odr.indeà Diane.
10-20. Le Parnasse.
lO'il. Idem: composition moins nombreuse en ligures, et proba-
blement plus définitivt".
10:22. Clio, avec la trompette et la lyre.
1023. .Nymphe appuyée sur son urne.
K< OLE FRANÇAISE. - LE srEim.
«7
1021. I,a Monarchie françaisi- couronnée par la Victoire.
10:25. Triomphe de la Monarchie française
i02(i. Vieillard lisant, appuyé sur Minerve.
1027. J.'EloquenL-e entie la Musique el l'Hannonie.
1028. Élude de jeune lille pour cariatide.
10^9. Étude d'homme dominant la main à une femme.
1030. Élude d'homme s'élançant, le bras levé.
1031. Elude de jeune fille portant un paquet et pleurant.
1032. .Jeune fille voilée porlaiU un brancard.
Salie 8.
1033-1 ICil. Études de Le Sueur pour VHistoi7'e île saint Bruno.
Les dessins suivants sont des projets d'ensemble
de la plupart des tableaux composant cette histoire
et qui sont exposés d:ins les salles des peintures :
1035. liaymond Diocrès prêchant. 1011. Mort de liayinond Dio-
crès. 1040. Obsèques de lîaymond Diocrès. 1052. Sain!
lïruno en prière. 105i et 1055. Saint flruno enseignant
la théologie. 1063, Saint IJruno et six de ses disciples
partent pour se retirer dans une solitude. 1060. Appari-
tion de trois anges à Saint Uruno pendant son sommeil.
1072. Saint Itruno et ses compagnons distribuent leurs
biens aux pauvres. 1073. Saint IJruno et ses compagnons
viennent se jeter aux pieds de saini Hugues, évèque de
(irenoble. 1Ô70. Saint lingues conduitsaint Bruno dans la
solitude de la Chartreuse. I0S6. Saint IJruno failconslruire
la (irande Chai'lreuse. 1001. Saint llugnes donne l'habit
à saint lîrnno et à ses compagnons. 10!) >. Le pape
Victor III confirme l'instilution des Charlreux. IlOli.
Saint Bruno donne l'habit à des religieux. MIS. Saint
lïruno aux pieds du pape Urbain. 1120. Le pape offre un
évèché à saint Bruno qui le refuse. 1125. Saint Bruno
retiré en Calabre et travaillant avec un marteau. H30.
Le comte Boger, eu ehasse, conduit par ses chiens à l'er-
mitage de saint Bruno. 1 133. Saint Bruno révèle au comte
Boger une conspiration. 1137. .Mort de saint Bruno. 114(J.
Saint Bruno porté nu ciel par des auges. Les numéros
1035, 1055, 1063, 1072, 1091,1106, 1120. 1125, ll-i6 pré-
sentent avec les compositions des tableaux de notables
différences.
6<s KCOLE niAN<;Aisi;. — loik.
Salle?.
D'oprés Poussin,
lltiri. J/.\(ioi'alion des bergers.
(V. 1884-85.)
i.oiR (Alexis), portraitiste au pastel et sculpteur; 1712 (?) —
Paris 1785.
S;(Uc 11.
11(»3. Portrait de l'itralie, sculpteur.
lUii. Portrait de Le l'.el, peintre.
Li'^VDBERC (Gustave), portraitiste au pastel ; Stockholm I(î94 —
1786.
Salle IV.
116."). Portrait de François Boucher.
1 1(1(1. Itfcni, de ('-liarles Natoire.
M%%«^l.%Hl> (AliniKN), peintre, graveur; l-y<iii HWô — lîonie
17(10
Salle Kl.
1ltJ7. Vue de mer : pécheurs, baigneurs; une forteresse.
11(18. Port de mer el jetée.
MAMQi i:i.iI':h ((.(.ai UK-Loiiis). graveur, dessinateur, lilho-
graplie; Paris 1781 — 1852.
I Kl'.l. {D'iiprès HapliiH'j.) hcssin très terminé de In Mise au tom-
beau, palais horgbèse ;"i Home.
1H%NNK (J. -H.), miniaturiste, dessinateur, graveur; Paris 1f)87 —
17(17.
Salle 10.
1170. Portrait d'homme assis, tenant un crayon.
M%MNOii (Antoink), pastelliste, graveur an burin; l.ourv près
Orléans 1(i:^fl Paris 17(i(i.
KDOI.E riiA.VÇAISt. — MKI.I.AN. 69
Salle 13:
1171. Portrait de l'ierre Dupuis, peintre do Heurs, d'après
M. Mio^nard.
MELLA^' (Ci,\inEi, p*^intrp, graveur; Abbevillo 1598 — Paris
16S8.
Sallo l:t.
] [l'I. Portrait de Simon Vouet.
1173. Portrait de Pierre Dupn';.
Mie^'ABD (Pierre), peintre; Troyes KilO — Paris 1695.
Suite de 16 grands cartons (d'après les fresques d'Ann.
Carrache, grande galerie du Palais Farnèse, Piome).
Salle 1.
1174. Médaillon central : Satyre et jeune lille.
1175. Idem: Héro et Léandre.
1176. Idem : Femme enlevée par un guerrier.
1177. Idem: Supplice de Marsyas.
Salle 2.
1178. Médaillon : Pan et Syrinx.
1179. Idem: Salmacis et Hermaphrodite.
1180. Idem : Orylhie enlevée par Borée.
1181. hleni : Orphée pleurant Eurydice.
Salle 3.
1182. -
1183. / Figures nues, captifs représentés au-dessous de la
1181. V composition de Penée et Andromède.
1185.
Salle 4.
1186. Médaillon : Pan dompté par l'Amour.
1187. Idem : Enlèvement d'Europe.
1188. Jeune homme nu, un des captifs au-dessous de la compo-
sition de Persée et d'Andromède (V. ci-dessns). —
Snlle 10.
Il
7<t ECOLE FHANÇAISK. — MIKItKI.
I JlS'J. Deux Satyres assis sur le bord d'une corniche, auprès d(
rencadrement qui renferme rEnlèvemeul de Ganvniéde.
— Salle il.
(V. 1887.)
MiHiiKr (M'"' iiF.), née Lizinka-Aiinéc-Zo'é Hue, |iorlraiiisii' en
miniature; Cherhourg 1796 —' Paris IS4}>.
Salle 1-J
H90. l'ortrait de iM. Ingres. ' -
1 191. Baron Gérard.
1192. Jeune homme (1830).
1193. Jeune lille (1831).
1194. Le Présid.Mit Amy.
1195. M. Fiche).
MOK^Ai (Jean-Michel), ùi\i Moreaule J^wne, dessinateur, gra-
veur ; l'ari s, 1741 — li? 14. / ,
119(i. l/'ète donnée à Louveciènnes (1771).
(V. 2144-4.Ï.) -
%AXTECIL (RoBEnT), pastelliste, eraveur au hurin; Keims
vers ir>25 — Paris 1678.
Salle 13.
1197. l'ortrait du duc de Bouillon.
1198. Louis de Bailleul, président à mortier.
1199. Portrait de femme âgée.
1200. Furetière.
1201 . Portrait d'homnnï.
1202. Portrait déjeune homme.
Salle 14.
1203. Turenne.
Salle 13.
i'iOi. l)oniini(|ue de Ijgny, évè(|ue de Meanx.
oitM|.;i. (VicTOFi), peintre; Lyon 17!ir» — Paris 1X50.
I'2ii5. Ensend)le, deux dessins: \" vieille femme voilée; 2" (rois
études de femmes.
^^
KGOLE FKAN<;AISt;. — OIUKV. é I
Salle i'2.
\'2W). Eludes : jeune iille; mains ; ange.
1:207. Ensemble, deux dessins : études de jeunes filles.
1208. Tête d'enfant nimbée.
1209. Tète de vierge voilée.
I2r0. Tête de jeune femnn*, cheveux tressés.
oi DRT (J.-B.), peintre, graveur; Paris 1686 — Beauvais 1755.
Salle 10.
'-!-• , ...
. ,,.. > (Jualre paysages intérieurs de parcs.
1-2 II.
■ (V. 1889, 2486.)
iMPETY (Domimque-Lol'IS-Fkrréol). peintre; Marseille lSi5
— ISiM.
Couloirs entre les salles 12 et 13.
l'Jl.'t-I^^G. Douze aquarelles /figures de saints la plupart en
guerriers romains), d'après les iVesijues originales, at-
tribuées à Panselinos, qui décoi'ent^le couvent d'Agbia-
l.avra, sur le nionl Allios.
/
iKHoct^L, (Chaules), peintre, graveuV; Paris \GHX — I75'2.
Salle 10.
1"J"27. Le Prévôt des niarcliands et les érhiivins de la ville ib
Paris dans les carrosses du roi.
l*%KRorKL (JnsKi'H), peintre, i,M'aveur; Brignolles (Provence)
lois— Paris 1704.
Salle 9.
l-i-28. lue Bataille.
122U. Episode d'une Bataille.
Salle 10.
HW. In Cavalier.
t^tTKL (Pikhiik), peintre; Picardie premières années du
wii ■siècle — 1»i7<> (.'t.
>-2 KCOLE FltAXlJAI.sE. — l'.VTKR.
Siille y.
i-23). )
1232. ; Trois paysages avec ruines de temple.
12:33. ) ^ .
PATKK (J.-H,-Josi;i')i), peintre; Valenciennes i695 — l'aris
1736.
Salle 10.
1234. Jeune femme assise à terre, et se disposant au bain.
PEKCiEK ((luAiiLKs), architecte, dessinateui-, Paris 1764 —
1K3S.
Couloir entre les salles 10 et 11.
1235. Grand dessin d'après les 8 bas-reliefs en bronze d'Andréa
Riccio, lesquels, ornant autrefois le monument élevé à
la mémoire de Jérôme délia Torre dans l'église de San-
Fermo à Vérone, et transportés en France à la suite des
lonquètes d'Italie, ont été, sous la direction de 31M. Pei-
cier et Fontaine, encastrés dans la porte de bois de la
salle des (Cariatides, au Louvre.
1236. Vue intérieure d'un monument consacré aux arts (slyl(
\vp siècle).
l'FRi^ <l!ii>L(»iis), portraitiste en miniature <t à l'Iiuile, Hi.im
1753 — Paris 1S17.
Sall(; l-J.
Il) Miniatures ■
1237. M"" (iavcl-Perin, sanir du peintre.
12:5s. Duchesse de F^arochofoucault.
12:'!i. M. Pinson, rhirurgien, sculpteur de pièces anatomiques.
1210. M"" Pinson.
12'(1. M" Pf-rin, mi-re de l'artiste.
I2i2. L'auteur.
1213. Idem: Àgt; moins avancé.
12ii. M. Perin, père de l'artiste.
ÉCOLE FRANÇAISE. — PERRONNEAU. /o
-lib. La Kemnie de Periii, à l'âge de U ans.
2i8. (l)'(ipri'!( dreuze.i La Prière du matin.
•KBRO-^.\E.%l (J.-B.), peintre, graveur, pastelliste; Parib
1715 (?) — Amsterdam ['!) 1783.
Salle 14.
(Pastels.)
'lil. Purlrait de Laurent Cars, graveui". — (ir. pur Miger
(Cil. N.).
"HX. Portrait de Pierre Bouguer, de l'Aïadéinie des sciences.
(\. IS'.H).)
»ILLE.MK.%T (Jeam, peintre, graveur à l'eau-forti^; Lvoii
17-28 (?) — 1808.
Salle lu.
21'.). Paysage.
•ORT.4.IL, (J.\cgLt.>-ANi»KKj, peintre de fleurs, dessinateur,
[ircsl fin XVII* siècle — Versailles (?) 1759.
Salle 10.
250. Deux dames juuant aux cartes.
•orssiir (.NiciiLAS), poiulre; les Audelys 1503 — Home n>H.">.
Salle 7.
251. Moïse détendaul les lilles de Jélhro (Cli. S.).
252. Le Frappement du rocher (pour le tableau de la galerie
Bridgfwater).
253. Le Jugement de Salomun (pour If tableau ùu Louvre).
254. \
255. >. Troib Sainte^ l■'aulllle.^.
2:.u. )
257. Assorripiion de la Vierge (p"iii' '^ lableati du l.ouviei.
1 1 dessins de la célèbr'-
Suite des sacrements.
(Peinte puur M. de Glianteloii, faisant partie aujourd'liui il<- la
alerie Bridurewaler.)
I I i>\.i Fil VMAISI'
12(vl. !
Iï!(i2. Pénitence.
I2f>3. Cène (Coiiimuinoiii.
I2(ji.
- l-OI,S.>l."
Salle ir>
ilite des Boîtes )
I2(m.
Onlre.
12(1(1. \
12(17. ; ilonliniiHtittii,
12(18. )
1-1(1 ! Exlrème-Oiictidii.
'-'"'• j (Ch.IN.)
.Sali.- 7.
127(1. Apollon et lJH|)hnc (poiii' le (îildcan du l,(tnvn'). —
(Ch. N.)
1271 . Mercnre et Vénu.s.
Salle 15.
1272. L'Amour frappant un Satyre.
Salle 7.
1273. Mercure remettant la ponwne à Paris ((^li. .\'.).
127». Hercule nettoie l'établc d'Augias.
I27.">. Enmol|M' eiisci^^nant la lyre à Hercule.
(Les deu\ compositions pri-crdmli-fi dcslintres à la décoration de
la ^rrande galerir du Louvre.)
Salle ]:>
127(j. liacclianalr.
1277. Arniido emportant Hcnand endormi (idem).
127N. Cavalier armé d'une lance (icli'in).
I27'.i. )
1 - ''^'"''"^ '''■ l'aysape (hiniii).
n;iii.h KKA.\(..Aist. l'Kiitmn. 7."i
Salle 7.
l'Jbfl. l'aysage avec ligures champêtres.
1:28:2. Paysage : Adonis et le sanglier.
(V. 1895-903, 2149-52, 2452-72.)
■«KiuHOM (Pierre), peintre; Cluny 1758 — Pans IS'io.
Salle 11.
I"i8;j. .\ssomption de la Vierge (pour le tableau du Louvre),
l:28i. Triomphe de \'éiius (Ch. N.).
1285. Némésis (pour le tableau du Louvie).
Salle n.
I:28(i. Tête de femme avec diadème.
1287. M"'' Mayer, peintre.
Salle 12.
I'28s. Euterpe.
128!». Pandore.
12!H». Vénus.
I'2!tl. Eros (à genoux au milieu de rosiers et de tleurs).
I2!i2. Minerve^
1293. Eros (dans les airs, tenant une bandeiolle).
(V. 1904-!K)!», ■J!.^3-.'J6).
Vii-:!!>.\KL (Kran»;oi.>), peintre; Edimbourg 1.515 — Paris IHj'.i.
Salle 13.
1291. Pititrait d un»; musicienne, costume Henri III.
KK^tli» (H\ MIMMK), peintre; Per(iignan KhA) — Paris l/io.
Salle 9.
1295. Etude do mams.
1290. {Attribtic.) Iiécepliiui d'un magistral au Palais de Justice
de Paris.
R4»Ki';nT (Ml itKUTi, peintre, graveur; Paris l7;'.o— 18(IK.
ECOLE KKANOAISE. — ROSLIN.
Salle m.
\Wi. Vue intérieure d'uu parc.
(V. "lili-lô.)
KO&i£.i.% (M""), née Girous', portraitiste en pastel; Pans 1734 —
1772.
Salle ii.
1'298. Portrait de Dumouf le Romain.
RissKi. (John), portraitiste; Guilford (Angleterre) 1774— IS06
(Ecole anglaise).
Salle 6.
1298 bis. (Noir la note au lias de la page.)
.««•AiXT (Uanikl), portraitiste eii miniature; Saint-Lô I77S—
I8i7.
Salie l±
I2'JU. l'ortrait d'homme, de face.
1300. Homme Agé, assis, avec livre et lunettes.
.•>>.ii:«'T-AUBi:«' (GâBIUEL-Jacquës de), peintre, graveur à l'eau-
forte; l»aris 1724-1780.
Salle lu.
1301. Jeune fille dessinant, auprès d'une lemme allaitant un
enfant.
(V. 'ilôl-b%.)
•«*ii.\K«TKK (IsitAKi.), dessinateur, graveur à l'eau-IVn-te; .Nancy
1(121 —Paris 1091.
Salle '.>.
1.3(12. Vue du port de liipetla à Home.
Mi.oiiTX (IU;nk-Mm;hi;i.), sculpleur; Paris 1705—1764.
S;illc 10.
i:i(»;{. Hacchus et des KauneH ((iroupe).
«TKl.l.» (.I\( (M i<), peintre; Lyon t.''>"(i I'mii>^ IKFiT.
\0l.\. I.e n ItW lus a eli- report»; a Vl.roh' anijlansf \. p. IHh.
K.ftI.K KBANt;AISR. M'BLliYRAS. ,7
Salle 7.
1301. Le Christ et la Samaritaine.
*[$riti>KTK %iii (Pikhhk), peintre, graveur; l'zès 1H99 — Rome
1719.
Salle 10.
1305. Le Mariage de la Vierge.
Tiioi'ROX (Jacques), peintre en émail ei on miniature; Ge-
nèvf' 1737 — Paris vers 1790 (?). ^
Salle 12. ,: '-'^' " .
1300. Portrait de Franklin. '^
TRK.noLiKRE*» (PiEKUE-CHAnLEs), peintre, graveur à l'eau-
forte; Cholet (.Anjou) 1703 —Paris 17.39.
Salle 10.
1307. Tète de jeune femme, couronnée de laurier.
130S. Tète déjeune (ille, couronnée de roses.
TROv (François de), peintre; Paris IH79 —Home I75i!,
Salle 9.
1309. Figure de magistrat agenouillé.
TA^xoo (Chaiiles-Andhè, dit Carie), peintre, graveur; Nice
1705— Paris 170.-).
Salle 10.
1310. Portrait de Carie Vanloo.
1311. Portrait de M"" Carie Vanloo.
1312. Tète déjeune fille souriant.
« i^'i.oo (.L-B.), peintre; .\ix en Provence 1084 — 1730,
.Salle 10.
1313. Ktude de femme nue, d'après nature.
VKRRIKR (François), peintre, graveur; Paris I0.^>l^-1739.
Salle '.I.
131 i. La Vierge tenant sur ses gennuv l'enfant qui caresse un
saint religieux.
/N KCOI.h KKANÇAISK. VKIt.MI.
TKK.M-rr (Antoine-Chaules-Horace, dit Carie), peintre; Bor-
deaux l7o8— Paris J836.
Salle \±
1315. (En collitborniion avec J. Isabey.) Ke Premier Consul pas-
sant une revue dans la cour des Tuileries.
vi^vrK.lT (Francius-André), peintre; Paris IT'ifi— iSKI.
Salle Kl.
i3ir>. Portrait déjeune femme, vue en buste et de prolil.
vi^iiov (JosEfii), peintre; Lyon 1G57 (?) — P.onn 1734 (?).
Salle U.
1317. iMaximilien Emmanuel, duc et électeur de Bavière.
1318. Le Duc de Bourgogne, en cuirasse, décoré de l'ordre du
Saint-Esprit.
131!». Girardon, sculpteur.
1320. Robert de Cotte, arrhilecte.
1321. Duc d'Anjou.
Salle b.
1321 bis. Portrait d'homme à mi-corps.
(Les six >«"* ,»récédents sont des pastels.)
(V. VJ\U.)
vorET (Simon), peintre, orraveur; Paris 151)0— ItiiH.
Salle 7.
\'.>ii-2. Vierge assise tenant l'Enfant endormi.
1323. Sainte évaniiuie soutenue par (b'iix anges.
(V. 19n.)
%* %TTKA« Antoine), peintre, graveur; Valeiuiennes MlXi —
.Xogenl sur Vinrennes 1721.
Salle 10.
I.'!2i. Huit études de lêtes diverses.
1325. .Neuf études lie lèles, dont huit de fenime.s*
1320. Six éludes diverses.
1327. Dame debout, vue par dcr-rièn-.
^
1 I. \ Nl.AI>l,
i.;28,
1329.
1 380,
1331.
1332.
1334.
1335.
i:î3(;.
1337.
1338.
133'.».
I3i0.
I3'(l.
V.M-1.
. Doux ligures de Scapin.
Trois études de figures d'hoimiif^.
Etudes divei"se.s.
Croquis divt-rs.
Deux jKiysauues.
Ciuq (êtes de jeunes fenime>.
Trois portraits de musiciens.
Etude d'après nature de jeune feuinie assise.
Croquis divcis; chat couché.
Tèle d iiouDue jniianl de la llùle.
Etude d'honiuie nu agenouillé.
Etude de jeune femme nue, en hu^ie.
Croijuis ilivers.
(D'apri's l'aul Véronèse.) Six têtes ou figures diverses,
tirées d'une Adoration des rois mages.
(D'après un dessin ihi Titien.) l'aysage ; deux ligures de
jeunes gens agenouillés.
(V. 21.')9-(i-2. 2.=;77-70.)
INCONNUS
KrOLE l-'H %li^'.%l!SK, FIN DU W SIKf.l.E.
Salle 13.
1342 hi$. Grand dessin en grisaille (encre de Chine?) sur soie
blanche. Divisé en trois compartiments, contenant des
>cènes de la Passion ; entouré d'encadrements contenanl
des figures symboliques, au-dessus de hauts personnages
du temps, — .\ appartenu à la calhéiirale de Narbonne.
I3i4.
XV"^^ SIKCLE.
vSalle 7.
patronne de l*aris.
Miniature sur
'un manuscrit (probablement de .lean
Sainte Geneviève ,
vélin provenant
Fouquet).
lue Séance du Sénat romain (coslunies du vv s.). — Minia
ture gouacbée et rehaussée d'or sur vélin.
*■(
KCllI.K FRAISCAISK.
1^545. Querelle de Charles le Chauve el de Gérard de Houssillon
(en trois scènes). — Miniature sur vélin, provenant d'un
jnauuscrit (certainement de Loysel-Lyédei ou Lyeder,
xv siècle, miniaturiste Uamand, mort à I{ru}»es, vers
14-74).
FIN DU XV SIÈCLE.
i:{i«i. I;es Emblèmes delà Passion. — Miniature sur vélin.
COMMENCEMENT UV XVI'^ SIÈCLK.
i:ii7. .leune homme et jeunes femmes, assis sur les degrés d'un
escalier, au haut duquel se voit sous un dais une femme
tenant une (leur.
ll'.iX. .Jeunes tfens et jeunes femmes assis anionr d'une table
chargée de mets.
(Ces deux miniatures sur vélin sont tirées d'un manuscril, lia-
duction do VAit (rnimer, d'Ovide.)
XVI' SIKCI.E.
i:îi!). Crucifixion.
Sallo 13.
1350. l'ortrait de François I".
|3.')I. Duc d'Angoulème (troisième lils de François I" el de
Claude).
l'.ib-l. Tète de femme, coiffée en pointe.
135?.. Buste d'homme (époque Charles IX).
1351. Picnée de France, duchesse de Ferrure, lille de L(tiii> \li
el de .leanne de France.
l35.">. Idem (copie du dessin précédent).
I3.5fi. .\}.mès Sorel (présumé). — C(ipie.
1357. [iuste di- femme (époijue Charles IX).
I35S. Idem; sans vpile, cheveux frisés, nombreux l>i,)uux (pré-
sumé être Flisabelh, lille de Henri II)
1359. Catherine, mère de Catherine de Médicis,
1360. M""- de Sardiny.
I3(;i. M'" ArnauK.
i:'.«2. M'" d'In.arvill.'.
Clfi'.t. .leuni- prinre (présumé être lnn îles (ils de Henri II), âgé
d<- dix an*; environ.
f;<:oi.k kkançairk. — inoonnis. h1
1361. heiiinie âgée lia lielle M™' de liarchau).
1;î65. Buste de femme (sans iiidicnJioii de iiomh
i:{66. Idem.
1367. Idem, presque de face.
1368. Idem, tournée vers la gaue.he.
1369. Idem.
1370. Idem (M"" de Grignan).
1371. Idem: fin du règne de Charles IX.
Salle 7.
13"'2. Balzac d'Enlragues. — Miniature sur vélin(coll. Sauvageoti.
1373. Saini-Méo-rin. — Idem.
l'IN XVI" SIÉCLR.
S;.lle 13.
1374. Buste ile femme (costume HemM illl.
1375. Idem: collier de perles.
1376. Idem; gorge nue; doulde mm de perles.
1377. Idem; médaillon.
1378. Idem: corsage fermé par de gros boulons.
1379. Charlotte de la Trémouille, femme du prince de Coudé
(présumé).
1380. Marie de Clèves, première femme de Henri de Coudé
(présumé).
1381. Henri I", prince de Coudé (présumé).
138-2. M""" de Fervaque.
1383. Busfe de femme, un livre à la main.
1384. Maréchal de la Grange d'Aniuien, sous Henri IV, à cheval,
costume de guerre (présumé).
138.5. Duc de Moutpensier (présumé).
1.386. Buste d'homme chauve, portant moustaches et royale.
1387. Henri de Lorraine, duc de Guise, dit le Balafré.
1388. Busle de femme; costume Henri IV (M'" de Frionvilic
femme de M. de Latour).
1389. Idem (la douairière de Guise).
1390. Wem; costume Henri III.
I3!M. Idem, piesijuc; di' l'ace; cosliiriie llciifi IV.
I39;2. Poilrnil de femme, vue jusqu'aux épaules.
1393. Iileiii, en bust'; et tournée vers la droite.
1394. Jeune homme, presque imberbe.
1395. Buste d'homme; col rabattu.
COMMENCEMENT Wll' SIÈCLR.
Salie 13.
1396. l'ortrait d'houuue après décès.
1397. I.a Tréinouille (copiei.
I3itx. Husif d'homme tourné vers la droit.-,
i;;;i'.». Henri IV.
WIU' SltCl.K.
(Pastels.)
Salle 6.
I '(00. Huste de femme; robe blanche, écharpe rose.
liOl. Princesse en lobe bleue; manteau doublé d'hermine.
I i02. Peyronnet, ingénieur des ponts el chaussées, directeur de
l'Ecole (IT08-I79'(|.
Ii03. (irébillon lils.
iiO'(. .\lary (Pierre-Joseph), académicien en I7'23.
l'iO.'). Femme vue à mi-corps.
I i06. Jeune fille pleurant un oiseau mort.
I i07. M"" la duchesse de, (jvrac (?).
I lOS. Portrait présumé d'un grand d'Esf>.igne.
1 1((9. l'enime, cheveux poudrés, robe rouge à fourrure^.
KIN XVIir .SIKCI.E.
Snlii' lî!.
I U(i. leune tille en pleurs agr'nouillée an pn-d de hi -slalue dt-
l'Amour (iniitalion de Kragonard).
DESSINS INDIENS
SmIIc 1-2.
I ill. l'i'rsoiiiiagc assis sur un liùiu'.
lilri. Deux jriiiii's femmes deltout s'aiii^iyaui l'uue «,ui' l'autro
I 1 i:i. Jeune femme à sa toiletle.
1 i I i. Prince parlant pour la cliasse.
HIT). Combat d'anlilopes.
1 ilG. Prince partant pour la chasse.
l'tlT. Portrait de Soudiat Daula, grand-visir de l'empereur mo-
gol, entouré de sa lamille, peint par Nevazilal.
1118. Dame à sa toilette.
I IU>. Prince auréolé, entouré de huit personnages.
l 'ii'n. Personnage agenouillé dans une barque et que six liomnif-
contemplenl.
I 1:21. LU bomnie tenant un chapelet, et cinq musiciens.
I l'ii. Marche d'un prince indien.
I 'flo. Prince assis, devant lequel est agenouillé un jeune homiiii .
D'autres persoimages dans le paysage.
I 121. Sieuwagie prince des Marattes.
i 125. Mierza Abmel, gendre du roi de Golconde.
I 12(). Sja Mierza, chancelit-i- du royaume de Golconde.
I 127. Le Sult:in Mo.tzeu).
1 128. Mohannned Ibrahim, ihanceliei du royauun' de (iolcojidc.
\i'l\}. Le Sultan Aboel" llasen. nii de tiolconde.
I llUl. Mohammed Amienchan.
I i31. Sja llasoe. confesseur du roi de (loiconde.
p/
k'1-
EMAUX
Salle 12.
AiiiiSTiM (Jean-Baptiste-Jacques), Saint-Dié (Vosges), 1759
— Paris 1832.
1432. Portrait de l'auteur.
BOIT (Charle.<), Stockholm vers 1663 — Paris 1727.
1433. La Charité, d'après Blanchard.
1434. Portrait du régent.
143.5. Louis XIV, d'après Rigaud.
1436. Portrait d'un personnage portant une cuirasse.
pioTiTOT (Jean), (ienève 16(t7 — Vi;vey KîlH.
1 i37. Anne d'Autriche, d'après Philippe de Champaigne.
1438 et 1 i3!t. Anne d'Autriche, (l'après P. Mignard.
1410. Louis XIV, d'après P. .Mignard.
1441. Louis XIV, d'après Nicolas .Mign;ird ou Lehrun.
1442. Louis XiV, d'après l>ebrun.
1443. Marie-Thért'se, d'après Beaubrun.
Iliî. .Marie-Thérèse, peul-èln' d'après le même av^c quelques
changements.
I ll.'i. Marie-Thérèse.
14i6. L(; (irand Dauphin, (ils de Louis .\l\ , d'après Nanteuil.
I '»i7. I p Cardinal de Richelieu, d'après Philippe île Champaigne.
\-^\
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H<i7,
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1 ifi!»
I 170
^A.
»aa van ^
ÉMAUX. — ^fflTOT. Si
144l(- 1450-1 451. Quatre ^QiUjails de femme.
Hnlthasar Plielypeaux, marqiiis do -Chàleauiieut', conseil-
ler el secnHaire d'État:^ ^
Portrait de jeune femme.
Portrait d'homme.
, iM"" de Mainteiion, d'après Migiuird. .-^
Portrait présumé de M"" de Sévigné. *
Le Maréchal de Schomberg.
Algernoii Percy, comte de Northumberland, d'après van""
Dyck.
Marie-Jeanue-Bapliste de Savoie, duchesse de Savoie.
Portrait d'une dame inconnue.
Portrait d'homme.
Anne-Marie-Louise d'Orléans, reine d'Espagne.
Portrait d'homme.
Marie-Anne de Bavière, dauphine de France.
Le Duc d'Enghien, fils du grand (londé, d'après Mignard.
Anne de Bavière, duchesse d'Enghien, femme du précé-
dent, d'après un portrait publi*' par M Veuve Mon-
coriiet.
Louise-Marie de (lonzague, reine de F^logne, d'après
.luste d'Egmont.
Portrait présumé de M"" de Ludrr, en Madeleine.
Portrait d'une dame inconnue.
Paul-Jules de la Porte, duc de la Meilleraye, d'après Bon
Boulogne.
Elisabeth d'Orléans, duchesse de Guise.
Portrait de femme perlant le voile de venve.
Portrait de femme.
Jean Chardin, célèbre voyageur.
Portrait de femme.
Portrait présumé de la marquise de Montespnn.
, Christine, reine de Suéde, d'après D- Beck.
, Portrait présumé de la femme de Rembrandt.
Portrait présumé de Marguerite de Lorraine, duchesse
d'Orléans.
1180. M'" de l.oiif^ue ville, d'après Beaubruii.
liKI. Portrait présumé de Claude Sarrau, conseiller au Parlement.
ilH'l. Anne d'Aulriclie. d'après Philippe de Cliampai^ine,
4183. Louis XIV.
1 I8i. Portrait d'homme.
1 i85. Portrait présumé de la marquise de Thiangres.
liH6. Portrait présumé de la comtesse de la Suze.
1487. Portrait de femme.
I 188. C. de Sainte-.Maure, duc de Montausier. d'après Claude
Lefebvrc .
1 i8!t. Portrait de t'emiue.
in>ii. l.eMarcjnis de Barbezienx, tils de Lou\(iis, d'après Miginrd.
H maux peints ô l'imitation de Petitot.
li'.H. La duchesse de Koquelaure, d'après .histe d'Egmont.
I4t*2. Mariruerite î.emon, d'après van Dyck.
I 'i!l3. Portrait de femme.
II9'(. Portrait présnmé île M" de M(uit|»eiisiei-, d'après Keg-
nesson .
KOI vt KT (André). Genève 1703 (?) — Chareiiton I7.^)!l.
I i!)."). Le Marcpiis de .Marigny.
1II0IK0.1Î (Jai iiUKS), (ienève 1737 — Paris vers I7il0 (?i.
UfHi. Franklin.
l/t!>7. Bacchante, d'après .M " Lebrun.
\ti-;vi.i-;n rJKW-B.M'TlSTEl, Strasbourg 171.'» (?) — Muntmariie
17!»).
\'i\ix. Le Comte d'.VngiviiiiT. diiecteiir général des b.'itimenls
ïOiis Louis XVl.
l%<-o.'\.'«IM. wir siècle.
I i9'.K Henriette, de l'ranc(î. femme île (diarle> \" d'Angleterre,
il'aitrès van hyrii.
l.'iOU Monsieur, frère du hoi-
1501. Louis \1\
i.^roiiWtM. l'iii ilu \\ II' siècle, et coinmeiiceineiil du wui .
150:?. Porlrail dliomme.
1503-1504-1505. l'ortraits de Louis XIV.
1506. Antoine Arlaud, peintre en miniature, iraprAs Largillière,
mco^iirs. XYiii" siècle.
1507. Pierre le Grand, d'après Kneller.
1508. Le Ilégent.
1509. Louis \\ d'après L.-M. van Loo.
15iM. Soufflot, archiiHCte.
1511. Catherine IL
1512. Marie-Josèphe d'Autriche, reiue, de Polof;iie.
i!V€Oii:vr du N.ix'^ siècle.
1513. leuue fillf, d'iiprès une peinture anglais^.
I
PREMIERE NOTICE SUPPLÉMENTAIRE
(Dessins, (iastels, etc., exposés deiuiis lsfi9 dans Ips salles du premier
étage.)
ÉCOLES D'ITALIE
%H,%TE (NiCOLO DELL'). — V. p. I.
Salle 2 (E. M.)i.
j.")!'!. Projet de décoration pour la tour de l'Iiorloge du palais
fie Hoiogne.
ir)ir», {Attrihué.) La Prudenc».
(V. i\m-im.)
%l.HA!Vi (Francesco), peintre; liologne ir)7S KKiS.
balle 8 (E. M. E.)2.
IT)!»;. Projet de décoration d'un plafond.
.«l.i-:oTTi ((jIambattista), dit IM/gig/tirt, arcliilccie, ingénienr;|
l'a r rare 154(1 — lOlid.
Salle 8 (E. M. E.).
ITtl". Vuf intérieur»; de la salle du théàlrc Karnése, à Parnie.l
%l<«;.%iii»i (Ai^KSSANiiRO), sculpteur, architecte, graveur; Bologn<»|
i(;<»2 — Kir.i.
1. Ecrans Motiilns.
•J. E'Ttn'- Mobiles K»l.
Ki.OLES D'ITALIK. ANUIIKASI. S9
.Salle 2 (E. M.).
1518. Vase surmonté d'un casque à cimier que soutiennent deux
Amours.
151 H. Monument décoratif l'onné de deux licornes et d'une tigfe
de leuillage.
«%DRK.%si (Ippomto), peintre; Mantoue 1548 — 1608.
Salle 8 ^E. M. E.).
15^0. (lybéle et Saturne assis près de deux ours.
%%«iEM (FiLiPPO DE LiANO d'), dit // Napoletinw, peintre, gra-
veur; Rome 1588 (?) — 1060 (?).
Salle S (E. M. E.».
\')-2\. Élection d'une colonne.
K.«RBiRRi (Giovanni-Francesco), dit // (luercino. — V. \*. ».
Salle 8 (E. M. E.).
\7t±'t. Sainte Famille.
l."»"23. Etude pour Christ mort.
l."»2i. Paysage.
I.'j'25. {Attribué.) !/Arc de Titus ;'i Home,
(V. 2194.)
BtKTOi.o.n.YiRO (FRA)diPaolo dei Fatlorino,dil Baccio délia
Porta. — V. p. 5.
Salle 8 (E. M. E.).
\')iit>. La Vierge et l'Enfant.
1527. Deux anges drapés, en adoration, dans les airs.
1528. (Ec. de Fru Barlolommeo.) Etude pour une Visitation.
(V. 2197-199.)
BECC'AFiMi (DoMENico), dit// Mpcurino. — V. p. 6.
Salle H (E. M. E.).
I52!t. .leune femme assise à terre.
MO.%.%««'OR.«i<l (PlETUO), dit l>criiin dpi Vaifii.
(V. p. 7 otN" 2205-208.
'.Ml r.cor.Kfi niTAi.iK. bk\mimi.
Salle -2 (E. M.^.
\iy'Mh Projet de décoration d'une voûte.
1â3l. Façade d'un palais à trois (Hages.
lôr}2. Décoration d'une cheminée.
Salle 2(E. M. E.i.
\ï)'.\?>. Ornements iniiiés de l'antique. .
15'» i. Verso du dessin précédent.
\'t'.)~>. Etudes imitées de l'antique.
I. "):!(). Verso du dessin précédent.
Ii')r!7. Quatre fragments de décorations (arabesques).
HKAM.vivTic da Llrbino, architecte, peintre; Fermignono (?)
(duché d'Lirhin) l 'r '( 'r-ini i.
Salle':* iE. M.i.
I.")3H. iAttribttç.) Façade d'église.
Bi:o^\KROTi (E«;oi,K nE Miciiel-Angki.o). — V. p. 7.
Salle 2 (K. M. t.
I."'»:i!»-l.'')'f(l. Projets de monument emprunté à la chapelle funé-
raire des Médicis, église San î.orenzo, Florence. — (Ir.
par le conîte de Caylns. ''ii collaboration avec Ch
Coypel (Ch.N.i.
<-%i.i»AH% (INx.iiioito). dit l'oliiluro il<i Caraimggio. — V. p. .s.
.Salle -1 (t;. .M.i.
[."l'il. Fragmenl de décnratinn d'un attique.
Sali.- s (K. .M. i:.i.
l.'ii'J. Figures décoratives.
\'t't'l hix. Verso.
Salle iit:. M.i.
I. "•'»;'.. Aiguière avec anse formée de deux serpents.
I.^i'i. Vase orné de mascarons et de guirlandes.
'V
tCOLRS D'ITALIE. — CAKM. yi
1545. Poignée il'épée.
15 iG. Trophée placé entre deux vases.
1517. Trophée avec un (Nisqiie aii centre.
1518. Deux trophées.
I5'(il. Trophée composé d'une cotte de maille et do deux vasos
« %HPi (GmoLAMO da), peintre; Ferrare 15(11 (?) — 155t)(?).
Salle 8 (E. M. E.K
1.5.5(1. Bacchus debout entre deux figures assises.
Salle 8 (E. M. E.l.
<*iRRAC'Ci (AfiOSTiNO), peintre, graveur; Bologne 1551 —
IfiOl (?j.
1.551. Messe de religieux.
C^ARRtCCI (ANNIBALE). — V. p. 9.
Salle 8 (E. M. K.\.
\'>7d. Vénus, d'après l'antique.
€.%RR.%€'CI (LODovir.o), peintre, graveur; Bologne 15.55— IHI!i.
Salle 8 (E. M. E.i.
\">'.). Vierge de miséricorde.
(V.22J9--2I.I
t-.%HRrc-4-i (Jacomoi lia Puntonno. — V. p. 11.
Salle 2 (E. M.).
155i. Deux aiguières.
15.55-I5.5(j. (]]andélabre et frise.
1.557. Fragment de décoration d'un médaillon compris dans un
cartouche orné de guirlandes.
15.58. Corniche et trois ornements pour Irise.
t-RKDI (LOHENZO DI). — V. p. 12.
r(!Î K<:(»I,KS D'ITAI.IK, — lltANCeSCd MARI\ rtA MOIlK.NA.
Salle 15.
1559. Monument en forme de ciboires sous un baldaquin.
FK;%IV<'IC!l»4'0!HAKIA «A .»I«DKMA, dit 7/ Zoppi/tO, XVI'siècle.
Salle 2 (E. M.).
1560. Décoration d'une frise.
FKA^xo (Battista), dit IlSemolei. — V. p. 18.
Salle 2 (Ë. M.),
iûfjl. liassin orné d'un mascaron et placé sous un trépied.
I."i(i2. Idem, orné de dragons.
15(.)3. Idem, décoré de deux ligures ailées.
lôOl. Idem, décoré de deux mascarons et d'un mufle.
\'A>ô. Idem-, un mascaron et deux têtes de lion.
\ÏM'}. Idem, mufles d'animaux.
I.")(i7. Idem, avec des sphinx.
I50S. {D'après i. Romain.) Ivresse de Silène.
«w%i.i>i (Francesco), dit 7/ Bibbina, architecte, peintre déco-
rateur; liologno Ki")!! — IToi).
Salle 2 ^E. M.).
15()H. Décoration pour la scène de la salle d'Opéra de Nancy.
1570. Loge du duc de Lorraine dans la salle d'Opéra de Nancy.
Salle H (K. M. E.).
1571. Dessin d'architecture.
«^io«.4%'.%i I» A I i»i:%'R, peintre; L'dine 1 iS7 1504.
Salle 2 (K. M.i.
157*2. Ornements dans h' goût antique. ^
l.A.i(FBAi%«'O((il0VANNl),peintn',<,M'avi'ur; l'arme I5«l — KJ'iT.
Salle iJfK. M.i.
I.'»7!!. Décoration d'une voùff df la villa Horghèse. Ii;;j{{
H(lî
fiin
KCOLES D'ITALIE. — LAUIU. 93
i.%|iRi (FiLiJPO), peintre; Rome 16:2:! — Ifîni.
Salle 2 (E. M.).
ImTI. Décoration d'un plafond,
ir>75. Fragment de décoration d'un plafond.
i.OKEi^zo MOii'.^co (Don), (H Giocanni, peindre ; Florence
xv"' siècle.
Salle 1.
157(1. Lettre majuscule A, provenant d'un antiphonaire.
.Hi.ifo »A FiEsoiiE (D'après), sculpteur; Fiesole 1431 — 1484.
Salle 2 (E. M.).
l.-jTT. Tombeau du gonfalonier Guigni à la Dadia, Florence.
.«lOUUELLA (G.VLEAZzo), miniaturiste, graveur sur pierre et
sur cristal ; Vérone lin du xv siècle.
Salle 15.
1578. L'Ivresse de Racchus.
(V. vm\.)
MoifTAiio iiELLA MAKi'A (Giovanni-Battista), peiiitrt!;
Moiitennovo 15:! 1 — 1587.
Salle 2 (E. M.).
I57'.l. Projet de décoration d'une voûte du palais Mattei à Rouen.
MOHTO ».%. i'KK,TRE, peintre ; Feltre 1445 (?) — ISlUC?).
Salle 2(E. M.j.
1580. Etudes d'ornemeuls : casques, dauphin, arabesques.
îMOTTA (Ramaello), dit HafJ'itellino da Heggio, peintre ; prés
Reggio L550— 1578.
Salle 2 (E. M.).
1581. Projet de fontaine.
Ptl.Ml (.1 Ai.diM»), dit l'nlnin liiorine. \. |i. Kl
.*m^i r.w.iMHii_
'■t\ I t ill.L.- DIIAUr. VKHI /./l.
Salle ^ (K. M. E.)-
iôN'i. Assaut d'inie ville.
••KKiKiBi (Balhassack), peintit', architecte; Accajano tlXI —
Salle 2 (K. M.).
158:!. Tabernacle supporté par deux auges.
\hH\. Idem, supporté par l'aigle, l'ange et le lion.
I.^H.'j.j. Fragment de décoration arcliilecturale.
i»i';^!ii-:i.i.o (Fkancesco) di Stefano. dit // fh'SfUtno, peintre,
Florence 1 i:2!2 — 1 157 {Attribué à).
Salle I.'..
liSSH. L'Adoration des bergers. Miniature à l'aquarelle et re-
haussée d'or.
>»ii>n (GiLi.Ki), dit Giulio Hnmaiio (Attribué à). - V. p. Kl.
Salie '2 (L. M.).
l.'tST. Vase circulaire.
I*0«-4-|-:TT1 (BKItNAItlII.No). - V. p. 17.
Salle X(E. M. K).
l.'»88. Institution de l'ordre des Servites.
Sille !2(i;. M.).
l.'>S'.i. Décoration d'une chapelle.
l.V.Hi. Idem.
I.VM. hécoratioii de la fenêtre d'un palais.
I.Vl'i. Projet de décoration d'un palais.
fhi:ti (.M\iii\i. dit // Cnhifirnsi:, pfintre; Taverna I(i1.'{ —
iri'.Hi.
S;dleX (E. M. K,).
I.V.i;;. liriigienx en prière
••Itin «Xl«'«'l» (l'ilANt'.KSf.MI. — \. p. 1/.
im»
(iLha Un.VLIl.. — l'an',A(.t.lM.
Salle -2 (t. M.).
I5H1. l'iujol pour le tomheaii des Valois dans la basilique de
Saiut-lJenis.
I5H5. Projet de monumeut luiiéraiie.
Ecole du l'riiiialicf.
IMif; \|odèle de tapisserie. — Gr. p;ii- U- (umit rl^ c.vli,,
(Ch. N.).
rKO<-Al'4'l.%l (Camillo). — V. p. IS.
Siille 8 (K. M. E.).
I.^MT. Vierge et Enfant.
R !•::%■ (Guino). — V. p. 18.
Salle 8 (E. .M. E.).
I.V.lS. Tête de jeune lille.
KOMA^KLM (Giovanm-Fkancesco), peintre ; Viterhp Uijd -
\c,rd.
Salle 2 (E. M.).
I.V.tH. Fragment ile (Jécoration d'une galerie.
IfifUi. Fragment de décoration pour un plafomi.
Kinj. Décoration d'un plafond.
Ifii>'2. Décoration de la salle d'un palais.
H4»*»Ni (Francesco), dit Cecchinodel Salviuli. peinire ; Floivncf
ir,iii_ iri<5:>,.
Salle 8(Ë. M. K.^
\i'<>--. Le Pape Alexandre III reçoit la soumission de Frédéri'-
IJaiberousse.
R0«»«40. — V. p. il'.
Salle -I (E. M.;.
16(H. Modèle d'un coffre destiné à François I -^
Salle 8 (E. .M. E.).
H'.n.""i. Saint Jérônif agenouillé «levant la ci'oiv.
k
yt) KJOI.fcS n'iTALIE. — S.VNTI.
•<*'%TI (KaFI \KLLO). — V. p. ii).
Salle ir..
1606. L'Annonciation. — Gr. en fac-siinile par Hosotle (Ch. ^.).
1607. La Vierge et renf'anl. — Gr. en fac-similé par Frillev
(Ch. N.).
1608. Verso du dessin précédent : élude d'enlanls. — Gr. en
fac-similé par Kosotte (Ch. >'.).
160!». Apôtre.
1610. i>e Christ donnant les clefs à saint Pierre.
1611. Pieta.
Salle K (E. M. E./.
101^. Etude pour une flgure en adoration.
Salle 2.
161;». Jupiter embrassant l'Amour.
1011. Verso du dessin précédent : femme nue.
Salie 15.
I(il5. Amour suspendu à une escar|)olelte.
1616. La Calomnie d'Apelle. — Gr. par A. Leroy (Ch. iN.).
1617. Autographe de Raphaël.
h!cole de Uaphaël.
Salle i.
|()18. Projet de rauuumenl funéraire, avec statue équestre.
1619. Fragment de décoralion, d'après les ornements de sluc du
Colisée à Piome.
16:20. Etudes d'arahesques.
lOïJl. Croquis d'arabesques.
"j-'^- II. j . .
. .^^., ' Deux groupes de quatre nltlnIant^ d anuti-iiijne.s.
«•%ii'r<» ( \Mii!KA i»i:i.). — V. p. ;;.
Salle (K. >l. I..;.
ii'i'I't. Jeune lioninie debout.
KOOLES d'iTALIE. — SCHEDONE. !>7
*« hei»oxe(Bartolommeo). — V. I». ±L
Salle 8 (K. M. E.)-
1625. La Vierge etl'Eiilant.
NICIiORELLI (LUCA). — V. p. '12.
Salle 8 (E. M. E.).
16:2g. Deux houiiues nus.
isooL.iA..iii ^GIOVA^^I-A^ïOlNlOj, peintre ; Florence 1192 — 1514.
Salle 8 (E. M. E.).
u 16127. Tête de religieux, de face.
TEMPE^^TA (Antonio) [Attribué à]. — V. p. 26.
16-28. Combat.
vAisiARi (GioKGio); peintre, architecte, écrivain; Arezzo 1511
— 1574.
Salle 2 (E. M.).
J62'J. Flatund de la salle de Côme I-' de Médicis, au Palais
Vieux, Florence.
I63U. Idem, salle d'Alexandre de Médicis
IHol. Idem, salle de Jean de Médicis.
Salle 2 (E. M. E.).
Iti32. Jésus chez Marthe et Marie.
Salle 2 (E. M.).
1633. Décoration dun plafond à trois compartinienls.
1634. Portique du rez de chaussée d'un palais.
1635. Décoration d'un plafond.
Attribués à Vasari.
1636. Fragnienls de la décoratio» d'une voûte.
1637. Casque.
Eiole de Vasari.
1638. Frise en deui compartiments.
OESSI>S. l>
'.♦X
KI.OLKS nilAMK. - VKC.KI.I.I.
VK«-KL,I,I (TlZlANO). — V. p. M.
Salle 8 (E. M. E.)-
\iV.W. Incendie de Sodome.
¥IMri (LlÛNAKDO bA). — V. p. lib.
S;ille 15.
Kilo, (lombal d'animaux. — Gr. en lac-simile par le comte Hp
Caylus(Ch. N.).
Hili. Étude de draperie.
viTl rriMOTEo), piÙDtre; Urbino I i()7 — [rt^/A.
Salle 8 (E. M. E.).
I(ii'2. liuflle.
(V. 2030.1
KUt'ciiKKO (KKiiKiii(;o). — V. p. 'la.
Salle 8 (E. M. E.).
I()i;i. (D'après un maître vénitien.) Personnages dans un
paysage (sujet inconnu).
I()li. (Ifiiprès un maître ilalien.) .Jeune homme nu.
Hiio. Portrait du pape Pio IV (,I.-.\. de Médicis).
v.iiiUKno (Taddkoi. — V. p. il.
Sallo 8 (E. M. E.).
iHlCi. Le Pape .Iules III resliluant la ville de Parme à Oclave
Karnèse ( l.'>r>li).
INCONNUS.
•ofoi.»: i'i.oni<:.'«Ti.\i-:, \i\ >ibci.b.
>;illr 1
ItilT. Lettre majuseule II provenant d'un antiphonaire.
Salle M (E. >l. K.).
it'/iH. I ••(lie Mi;i|usenl»* P, rn^nie provenanee.
(i:0I.ES DITALIt. — INCONNUS.
KC'OLK FLOKEVri:\'K, UN W SIÉr.LK.
Salle '2 {K. M.),
ini!). Monument funéraire (statue de Saint Sébastien).
K«'OI.R FI.OHK^Ti:«l':, FIN W SIF.CI.K.
Salle 8 (E. M. E.).
1t)ô(i. Les Aumônes de saint liaurent.
Salle 2 (E. M.'.
lii.")!. .Monument funéraire.
Ifi.'iâ. Décoration de cheminée.
Ifi53. Lampe imitée de l'arflique.
Salle «(K. M. K.».
lorti. Intérieur de chapelle.
iH.^.5. Paysage.
F4 OLK I.OMKARnE, FIN W SIRCI.F.
Salle « (E. M. E.).
l(i.')r». Bacclianale d'après l'antique.
ÉVOluW: LOMBARDE.
• OMMRNCKMKNT Wf SIÈCLE.
Salle 8 CE. M. E.».
IH.")7. .Mise au tombeau.
IH.'iS. Fontaine.
KC'OM': LOfiBiRi»» oi vi':%iTiE:v%i-:.
i.iiMMF.NCF.MENT \\" SIKCI.K.
Salle 10 (E. M.).
Ki.'d). Calvaire.
»:«'OI.K»« l»'lTAMR, FIX \IV SIKCLF..
SallP 8 IK. M.K
ItiOO. baptême du Christ.
10(1 ^r.OI.KS n'iTAIJE. INCONNl'S.
OOMMENOEMENT \V1 >lkCLK.
S;(ll.- 2(K. M.).
Ititil. Kraiiciiieiil de iléforatinn pour tris<\
XVr SIKCLK.
Salle 2 (E. M.).
I(i(i2. Projet de tombeau pour Andréa Uoria, libérateur de
Gènes.
I(i(i;!. Kécoiation innilée de l'antique.
16()i. Décoration d'un attique.
I (>(■).■>. Décoration architecturale d'un palais.
1(i(iG. Arcade.
16<i7. Décoration d'une salle.
IHH8. Décoration d'un attique.
Ififiii. Deux études d'arabesques.
1(17(1. Décoration d'une frise.
KlTI. Frise.
1(172. Rinceau de feuillaf^es pour une frise.
l(J7.'î. Fragment de frise, combats d'animaux.
1674. Frise.
1(37.1. Étude pour frise formée de rinceaux de feuillages.
I67(i. Fra,L;ment de frise.
1(177. Frise d'un coftVe.
1675. Six études d'après des rnoniunents antiques.
I(i7!i. IdfîH.
l()8(i. Klude d'a|)i'r.s un chapiteau corinlhieu.
K^IMI. Kludes d'entablements.
KiS-i. Études de neuf chapiteaux, etc.
168:5. Idem.
I68Î. Études (l'entablcuieuts,
168.'». Idem.
16X(i. Idtm.
1687. Fontaine.
|(>X8. Modèle d'aiguiér».
m - 1
) • cM.I > Il I I MU. — IMioN M ^ l'Il
I6S!). Idetu.
1H9(I. Vase,
I6!M. Moilèle d'un marteau tie porte.
160-2. Rétable d'autel.
ttiU;!. Krugiiieut de décoration d'un atlique.
IfiOl. Kraifinent d'éeussoii.
UN \vr SIKCLE.
Salle -2 (E. M.).
1695. Cartouche surmonté de 1 1 ronronne des grands-ducs dt'
Toscane.
Iti'.Hi. Bénitier. .
xvnr SIÈCLE.
Iti!*7. Portrait de don Philippe, infant d'Kspagne.
ECOLE ESPAliNOLE
C'y%:«o {\\Â)K/.o}, peintre, sculpteur, architecte; Grenade ItiOl
KifiT.
Salle 2 (E. M.).
1698. Projet, d'autel.
(V. "2041-1:^.)
MIIRIM.O (H. ESTEBAN). — V. p. '.W .
Salle lô.
1699. Le Sommeil de l'Enlanl Jésus.
1700. Extase de sainte Thért^se.
■«■■H^lt
ECOLES 1)1! NORD
ALLEiMANDE, FLAMANDE ET HOLLAiNDAISE
III %.>ti>«i<i^R (Philippe de). — V, p. ?,ï.
Salle 8 (¥.. M. K.)-
iTitl. hétlicace d'une église.
iM nm (Ar, BRECHT). — V. p. :î5.
Sallp 8 (K. M. t,.).
\1&I. Christ en croix.
170:5. Etude d'homme nu.
HOi.Bi-;i:v (H.\NS). — V. p. lîb.
Sallp 15.
iTn't. !,(' Triomphe de la riches.se.
Salie :2 (K. M.»
17or». Façade d'une maison à trois étages.
RriMi»%EL (Jacok). — \. p. 11.
Salle 8 (K. M. K.).
iTOt). PaysHge.
INCONNUS
KC'OLR FI.A.llAirDK, Wll" SIÈCLE.
Salle 7.
i707. Portrait d'Anne, princesse d'Orange.
170^. Portrait à*- vVaiburge; comtesse de Horn.
iL.
ÉCOLE FRANÇAISE
Mif»%i i/r M.-.I.-Xavikui, peintre; Carpeulras t7r»S — IKUi.
Salle ^F,. M. E.)-
1709. Etude d'arbre.
BLAIVC-HRT (ThOMAS). — V. p. 17.
Salle 8 (K. M. E.).
171(1. Projet de décoration pour une église.
171 1. Quatre projets de décoration d'un plafond, réunis.
BOiMNio (AHinnAM), peintre, graveur; Tours l(iO!2 — 1670.
Salle 8 (E. M. E.K
1712. Jeune femme assise.
Hoicii.tKUOiv (Edmk), sculftteur ; Chaunionl en Bassigny
KiOS— 176-2. -- V. p. 55.
Sullp 8 (E. M. 0.^'.
I7i:i. Fontaine.
BOII.I.I-: (Amiiik-Ciiaui,es), ébéniste dn roi; l'aris I64'2 — 1732
(AUiilmé à).
Salle 8 (E. M. 0.).
171 i. (iratidf arnioin- à deux vantaux ornés d'arabesques,
I. tcrani) Mutiiles (liicst.
ii-ol.K H»a\i.aInK. — Itii/l . Il).'t
HOZE (JOSF.PH). — V. p. l«.
Salle ♦;.
1715. Fortiîiit du duc de Berry (Pastel».
1716. Comtesse d'Orsay, n«^e Princesse de Croy (Pastel).
n%viD (Jacques-Louis). — V. p. 51.
Salle 8 (E. M. E.).
1717. Le Triomphe du Peuple, projet pour la décoration de la
scène de l'Opéra.
UKrAMi».«>(ALE\ANnKE-G\BKiEr.), peintre graveur, lithoeraplie;
Paris 1803 — 186(1.
Salle 1-2.
1718. Les Petits Nautonuiers.
(V. -2070-72 ter, -242tî.)
ui-:i.A«'Roix (P^UGéne), peintre, graveur, lilliographe; Charen-
ton 1798 — 1863.
Salle 12.
1719. L'Kducation d'Achille.
Couloir entre les salles 12 M l'î.
1720. Femme d'Alg»'r.
1721. L'Affût.
ili2. Lion dévorant un cheval.
Salle 12.
1723. Tète de lion.
(V. 2427.^
i»i-:l.4ro('iir (Paul), peintre, graveur; Pans 1797 — 1856.
Salle 12.
1724. Portrait de M. Jauvin d'Attainville.
(V. 2073-71.1
DKi.%rL,%i.: (Etienne), dessinateur, graveur, aravt'ur en ni.'--
dailles: Orléans I.M9— I."i84.
IO»i k;oI.K KKANÇAisK. - liHUIlKlfl .
Salle, S (E. M. 0.'.
1725. )
17'26. [ Modèles d'orl'èvrerie pour plats circulaires.
17-27. )
(V. â()7ô. 2428, 2429.)
ncRRKiiL, (Toussaint), peintre; Paris 1561 (?) - lti(»2.
Salle S (E. M. O.i.
1728.
1729. ' Décorations de plafonds.
17.%. 1
l»i MO'%T (KftANCiUS), peintre eu niinialure; l.nuéville 1T51
Paris iHVi (1)
Salle \'l.
17;;i. Portrait de la reine Marif-Antoinelif (Miuiahuv ■
ivoire).
(V. 2097 et217«-'2l82..
FHi'':noi (M\iiTrM.), peintre; 172(1 (?) — (?)
ShIIp IK.
17:i2. Portrait de l.ouis W I.
4mi.tjKK (Ci.M'iu;», dii Chiude-Lorrain. — V. p. W.i.
Sitllc 8 (E. M. E.).
1731^.. Vaisseau de puerre à trois m;\ls.
4éKni«'%ii,T (.l.-l,.-\.-'rHKOi»nRK». — V. p. r.l.
Mille !2.
I7:'.i. i.!\ll.-.
\~'.t7). I.éda.
I7l'(i. ('.ou)ljat de cavalerit-.
•i
un I.OT lOl.MliK). — V. p. .'ti
CL
^ "-^^02^ ''
t iLs tOut i^wc*--*^
'rr -/^
lOOLI. IBA.M.AlbK. — GuUk.N. I"/
Salle 8 (E. M. 0.).
1737. Décoration de plafond.
1738. Décoration d'un panneau.
I73i). Panneau d'arabesques (l'Amour).
1710. fdem (médaillon).
r^oi'jo.'v (Je.vn), sculpteur,, arcliitecle, graveur; Fans 1515 —
157:2 {Attribué à).
Salle 8 ^E. .M. 0.^.
17 il. Fontaine du château d'Anet.
«^KON (Amoim:-Jf,an, baron». — V. p. 56.
Salle 12.
ITl'i. François l" el Charles-Ouinl arrivant à cheval à la basi-
lique de Saint-Denis.
■lEi.M (FuvN<;nis-.l(»SKi'H», peintre ; Belfort 1787 — 18(j5.
' Suitr lie 18 portraits de membres de l'Académie des beaux-
arts et d'artistes.
Etudes pour le tableau du Musée du Louvre, Charles X dis-
tribuant des récompenses aux artistes, à la fin du Salon
de I8:2i (iN' 785 du suppl. de l'Ecole française).
Salle 11.
I ' i!. Coujli- de Forbiu.
ru. (Iharles Meynier.
17 i5. Baron Lemot.
171(1. Pierre Cartellier.
1717. «iliarles Duiiaty.
1718. Baron Boucher-Desnovei'-».
I7'i'.i. Pierre-Alexandre Tardieu.
750. .leseph-Théodore Kichommc.
1751. Michel-Martin Drolling.
\'k>-1. Jean-.Iosepli-.\.avier Bidauld.
175:!, (Juillaumc (Juillon LetbiJ-ie.
175i. Baron (iios.
17.5."). i.-H. lïetrnaiill.
Klfs fXOLE FHANÇAISE. — H El M.
5»». Maiie-Jo.->eph Blondel.
57. Horace Vernel.
58. Carie Véniel.
5'.). Charles Percier.
60. Pici-re-François-Léonard Koiitame.
Ul. Barou Gérard.
()i.. Claude Ramey père.
63. Ingres.
6i. Barou Bosio.
65. Louis Hersenl.
66. M"" Hersent (Marie-Jeaniie-Louise), peintre.
'67. Louis-Messidor-Lebon Pelitot.
68. Watelet (Louis-Ktienne), peintre de paysage.
6U. Ch. -Marcel Bra, statuaire.
70. F. -Louis de Juinue, peinti-e d'histoire.
71. François-Edouard Picot.
72. .L-F. van Daël, peintre de fleurs.
73. Bay père ^.l.-B. -Joseph), statuaire.
74.. Baron Taylor.
75. M. Catteaux (Jacques Kdouard).
7(). (Juatremère de (Juincy.
77. Comte Turpiii de Crissé.
78. David d'Angers (Pierre-Jean).
7îl. Iledouté (Pierre-Joseph), peintre de lleurs.
m. André Galle.
S). M'"'' de Mirbel, miniaturiste.
H'2. ,M"" Jaquotot, peintre sur porcelaine.
83. Daguerre, peintre et physicien.
8i. Louis Ilippolytc Lebas.
85. Abel de Pujol (Alexandre-Denis).
86. Bagj^i (Nicolas-Bernard), statuaire.
87. Ansiaux (J. -Joseph Klénnore), peintre d'histoire.
88. Nicolas-Antoine Tannay.
8^. M"" HHudebourl-Lescot. peintre de genr*>.
MO. M"" Ancelol, peintre et pfrivHin.
hCOLE FRANÇAISE. — UEIM. 109
SUITE DE DIX-HUIT PORTRAITS
DE MEMBRES DE L'I.NSTITUT.
Salle tl
17i»l. Michaud (Joseph-François).
1711:2. Vicomte de Bonald.
I7!»;j. Serres (A.-E.-R. -Augustin).
I7!il. Geoffroy Saiiit-Hilaire (Etienne).
I 7',i,j. Baron (luvier.
17W, Daroii Sylvestre de Sacy.
17'J7. Comte de Laborde.
I7'J8. Raoul Uoehette (Désiré).
179'J. Marquis de Pastoret.
1800. Arnault (Antoine-Vincent).
1801. Andrieux (François-Guillaume-JeHn-StanisIas).
l8U'i. IJaron de Barante.
1X03. Villemain (Abel-François).
INlJi. Champenon (Vincent).
1805. Comte Daru.
I80(î. Comte de Frayssinous.
1807. l)roz (François-Xavier-Joseph).
1808. Parseval Grand'Maison.
180U. Cherubini.
1810. Berton.
1811. Lesueur.
1812. Boïeldieu.
i8l3. Raniey fils (Ktienne-Jules).
181 i. Garnier (Etienne-Barthélémy).
1815. Baron Guérin.
1810. .Michel (Ch.-Fr.-Brissoau de).
1817. Darcet (Jean-Pierre).
1818. Labarre (Eioi).
181!». Thévenin (Charles).
18-2(1. Comte de Chabrol Volvic.
11(1
Kt;0I.t rKA.Nt.AlSt.
1.S2I. Ooinle Sinicoii.
lXri-2. Anbor.
ISt>;!. (jomlc de Nieuwcrkerke,
lNi2i. Général comte de Ségur.
IH2~). Delacroix (Eugène).
I8:2(i. Flandrin (.lean-llippolyle).
18'27. Comte Alfred de Vigny.
IS^iS. Sainte-Beuve (Charles- Augustin).
i^'Cihe:;^ (J.-B.-Domimhie), peintre; Montauhan 17X0— |S(;7.
Salle M.
|S2!). Portrait du peintre.
is:!(l. Portrait de .M. Martin, ancien ministre plénipotentiaire.
SUITE 1>E Lil\-SEI'T C.VItTONS
l'Ol'K LES HOS.VCKS KT VCrKAlIX I)K, I,\ CHAPELLE SAINT-FEUDI.NA.NU
(AIX TEK NES).
Salle il.
IS:!1. La Foi.
\H'M. 1,'Kspérancc.
\HX]. La Charité.
is:j'i. Suinte Rosalie
1S:'m. Saint Philippe.
ISo(». Sainte Amélie.
IS;|7. Saint Ferdinand.
IS:{S. Sainte Hélène.
IS:!!). Saint Louis.
IK'rd. Saint Uoltcrt.
ISil. Saint Uaphaël.
lNi'2. SainI François d'Assise.
IS'i!!. Saint Henri.
ISi'i. Saint Antoine de Padouc.
IS'i."). Saint Charl(!s Itorroméo.
iSid. SainI Clénienl.
l'S',7. Sainte \.lé|,iïdiv
tCt)I.K KMA.NVAIbK. — IsABKV. 111
^LlTi: DE HUIT CAUTONS
POCR LES VITRAUX 1)K I.A CHAPELLE ROVALE DE DRELX.
Salle 11.
IS18. Sainte Geneviève.
18i!l. Saint Denis,
IS5". Saint Germain.
1801. Sainte Clotilde.
185:2. Sainte Isabelle de France.
I8.>i. Sainte Hadegonde.
IS.ÏI. Saint Rémi.
IS.j."S. Sainte Bathilde.
(V. -2113, 213GI.
IMABET (.F.-B.). — V, J). 57.
Salle l'I.
tx.5(i. l'ortrails de M"" Thiénon et d'Isahey.
JAQIOTOT (.M™* Marie-Victoire), peintre sur [lorcelaine;
Paris 1778—1855.
1857. I.a Vierge, dite la belle Jardinière.
18.58. I,a Vierge, dite la Madone de Folifjno (Copies de llaphaël
surjjorcelaine).
Ji;i.\:vE (pRANçois-l.ouis de), peintre; Paris 178(1- I8il,
Salle H (E. M. E.).
J8.5!i. Portrait de Girodet.
■..tCi^KAI . — V. p. 58.
Salle 13.
J8(ii). l'ortrait de vieillard (époque Henri IV).
L.l TOtR (.MaLRKE-CJUENTI.N DE). — V. Jt. 5'.).
Salle G.
I8«;i. Portrait de Dumniit le liomain, peintre (Paslel).
112 ÉCOLE FRANÇAISE. — LEBI.ON0.
Salle 6.
\St)i. (Voir la note au bas de la page.)
L,EBi>o:%'D (.I.-B. Alexandue), arcliitecle; Paris 1679—1719.
Salle 8 (E. M. 0.).
1863. Deux dessins d'ornements pour clefs de voûte.
L,EitHiJM (Charles). — V. p. 69.
Salle 8 (E. M. 0.).
1864. Projet pour l'arc de triomphe de la porte Suint-Antoine.
QUATRE FAÇADES DES PAVILLONS DE .MARLY.
1865. Pavillon de Vénus.
1866. Idem, de Mercure.
1867. Idem, de Hiane.
1868. Idem, de rAhondance.
1869. hécoration du fond d'une galerie.
1870. Fronton du château de Vaux-le-Vicomte.
1871. Projet de fontaine monumentale.
187:2. Projet de fontaine.
18715. Groupe pour la décoration d'un bassin.
187i. Idem.
I87.'j. Idem.
1876. .Modèle de va.se en forme de nef.
1877. .Modèle de vase.
1878. .Mudèles de deux gaines placées sui' pièdestau.x.
187".». Modèle de vase. '
1880. Modèle de llatnbeau. ,^
1881. Idem. "
\XX'l. {Attribué.) Projet de itlafonil pour .ii»partenicnt destiné à-
louis XIV.
.V.-/;. — \.c. n" i-Jlii a élt' roport)' ii VKcole aiiijltiiiie. V. p. i'M.
Ki.DI.K HtAXi.:Ar>K. — LKHAITIU:. li:{
i.KPAtTHi-: (Jean), dessinateur, graveur; Paris KitS — 1682.
Salle >^ (K. M. 0.\
1883. Projet de plafoud à deux parties.
i.E«irFrR (Eustache). — V. p. 65.
Salle 8 (E. M. E.y
1881. Etude de femme drapée.
ISH5. Etude pour le songe de Salonion.
viARii.HAT (Prosper), peintre; Vertaizon (Puv-de-Dôme)
1811 — 1817.
Couloir entre les salles 1-2 et 13.
lSX(î. Caravane.
iV. 2it5-48.)
MiCii:%MHD (Pierre). — V. p. tî!).
SaHe 8 (E. M. 0.).
1887. Projet de décoration d'un plafond.
OLMviER (Miche(.-Barthélemy), peintre, graveur; Marseille
1712-1781.
Salle 8 (E. M. E.). •
1888. Jeune femme assise sur un banc,
oinRT (J.-n.) — V. p. 71,
Sdlle 8 (E. M. E.).
1881», Chasso au lion.
PERRoiiirR%r (J.-R.) — V. p. 7:t.
Salle U.
1890. Portrait déjeune fille (Pastel).
PiC/tRT (BERNARn), graveur, dessinateur; Paris 1663 — 1733.
Salle 8 (E. M. O.i.
18!M. Grand carrosse de cérémonie.
iS^ti. Projet de décoration.
1893. Partie antérieure d'un carrosse.
m
Ki;OI,l-; KUANÇAISK
■•ii.o.'V ijii l'iLi-oif (Germain), scul|tleur, coiilrùleur gônérul
des monnaies; Paris 1535 (?) — 1590.
Siille S(E. M.O.).
i894. Fond de la galerie d'un palais.
i*ot>iMi:%' (Nicolas). — V. p. 7:-).
Salle 15.
18; 15. Le Mariage de la Vierge.
1896. Iilem, avec quelques changements.
Salle 8 (K. M. K.).
1897. IJacchanale.
1898. Deux renonmiécs et un génie.
Salle 8 (K. M. 0.).
1899. Etudes d'après l'antique (vases et autel).
1900. Idem.
1901. Elude d'après un autel antique.
Salle S (K. M. E.).
I!l02. Etudes de coilluros de femmes imitées de l'antique.
Salle 8 (E. M. 0.).
1'.>03. {Attrihiié.) Ornements d'après l'antique.
I>KI I»'lIO:\' (l'iKRItK-PAll.). — V. p. 75.
Salle 12.
I'.)0i. Psyché enlevée par les Zèphires.
1!Mj5. Psyché ft l'Amour.
Salle 11.
l'.KHi. \/.i .Justice et la Vengeance divine poursuivant le crime
(première pensée du tableau du Musée du Louvre,
n 45!»).
Salle li.-
I'.l07. Etude de jeune femme.
Kr.OI.i: KK.VNÇ.VISK. - l'.KGNAlI.r. 11"
Salle 11.
I'.K)8. La Mère heureuse (preiiiiére pensée du tableau du .Musée
du Louvre, exécuté par M"" Mayer, N" 33i).
Couloir entre les salles II et 1:2.
li'Oil. Louis \V1 recevant une députation du Parlement.
REti.ii.llx,T(i\ir,oi,A>;-FR\Nt'.oisi, peintre, graveur; P;iris 17iG(?)
Salle ti.
li'IO. Portrait de Garilel l'aîné, maître des ballets de la Cour et
de l'Opéra, sous Louis XV.
tSTinEi. (M""), née Oclavie Pakine, pastelliste; Melz l.SI'J —
1851.
Salle (i.
^ VMi. Bouquet de pivoines en arbre, et iris.
I!tl2. Bouquet de roses trémières.
i viviEii' (Joseph). — V. p. 78.
Salle (i.
I!'I3. Portrait du duc de Bourgogne, pastel.
iV. le N" 13 IS précédent.^
VOtET (SlMMM. — V. p. 78.
Salle 8 (E. M. K.).
l'.lll. Elude pour un Christ descendu de la croix.
INCONNUS
l-:<'OLE FKAir^-AIME, Wr SIÈCLE.
Salle 8 lE. .M. 0).
11(15. .Miniature provenant d'un livre d'heures (b'tlre E).
1!)1(). Idem (lettre T).
110 M.ol.K rrUNOAlSK. — INCONNUS.
Salle 13.
ilH7. Portrait de François 1", roi de France.
1918. Portrait de la reine Eléonore d'Autriche
Salle 8 (E. M. 0.).
1919. Vue d'un cloître.
1920. Projet de cheminée.
FIN XVI" SIÈCLE.
Salle 8 (E. M. E.).
19il. Catherine de Gonzague.
1922. M"" de Leville.
Salle 8 (E. M. 0.).
1923. Frontispice d'un livre.
192i. Projet de fontaine.
1925. Fontaine.
1926. i'rojet de fontaine (Hercule enfant étouffant des serpents).
DOMMENC.EMKNT Wll' SIKC.LF..
Salle 8 (E. M. 0. i.
1927. Frontispice des œuvres de Ronsard, puhliées en 1609.
Salle 13.
192S. Portrait de Collx^rl.
Salle 8 (E. M. 0.1.
1929. Tête de l'alias imitée de l'antique.
\'Xi(}. Projf'l d'autel.
I!).3l. Voûte d'un chreur d'église ogival.
1932. Portrait du duc de Duras.
1933. Décoration de salon, formée d'nrahesques. »
l'.Kîi. Projft de plafond. T»
1935. Décoration d'un plafond.
193(1. hietn.
Kroi.E kii;VSi;.visf;. — ivroNNi s. 117
1937. Caisson central d'un plafond.
1938. Décoration d'un plafond.
1939. Idem.
1940. Idem.
19il. Idem.
194-2. Idem.
1943. Fragment de décoration d'un plafond.
1944. Décoration d'un plafond.
19 i5. Projet de décoration d'un plafond (Enlèvement de Ganyraède).
1946. Projet de plafond, composé de deux motifs différents
réunis en une seule pièce.
1947. Modèle de plafond (Fable d'Icare).
I!ii8. Projet de plafond pour chapelle.
1949. Ornementation de l'angle d'un plafond.
1950. Idem.
1951. Décoration d'un atlique.
1952. Modèle d'un tapis exécuté par la marquise du Plessis de
Guénégaud.
KIN XVir SIÈCLE.
Salle 8 (E. .M. 0.).
1953. Intérieur d'un salon décoré de tableaux.
XVIIP SIÈCLE.
Salle fi.
1951. Portrait du comte de Vergennes (Pastel).
Salle 8 {E. M. E.).
1955. Concert.
1956. Scène familière.
Salle 6.
• 1957, Jeune fille tenant une lettre (Pastel).
1958. Portrait d'une jeune femme (Pastel).
DEUXIÈME NOTICE SUPPLEMENTAIRE
Dessins, pastels, etc., exposés depuis 187ydans les étages du 1" élagi^.
ÉCOLES D'ITALIE
Sali.' 10 (K. M.)-
HAKUAKIOLM (Gionoio). — V. p; i.
1!>59. Paysage.
K%RO«'C'i (Federioo). — V, p. i.
Salle 10 ,K. M.).
l'.KJO. Tète de jeune femme.
l'.lGl. Deux tètes d'enfants.
Il iKTOi.o.>iMi-:o i»i':i,i..% i>oitTA (Fma, [)I I'aoi.o di-.l Fat-
Kir.i.NO, dit). — \ . p. r».
Salle 1'..
1110:2. [.a Vierge et l'Fnfant. — Verso du dessin précédent d'après
lin maître allemand : Femme debout.
Salle 10 (K. M.).
11i63. Trois croquis de Sainte Famille.
1964. Couronnement de la \ ierge. •
19(i.'>. Profil de vieillard.
l%ti. Tète d'.Mifanl.
Ji
ti.Ol.l,-' I) I I Vl.li:. — KX/./A. I I'.)
KAXXI ((JloVAN'M-ANÏftN'lu), dit IlSOctoma. — V. |). 5.
Salle 10 lii. M.i.
l 1967. Héuninn do nombreuses figures célôhrant un triomphe.
Bioi.Li.%1 (Jai'.oi'u ui I'if,i\o), peintre; Venise vers 1400 — 140i.
Salle '1 (vitrine).
1968. In volume de Hi dessins. - Sujets divers. - Tout entier
îi la plume sur vélin.
(V. -iiys, -2n»",t.i
BO^.%.€*<'OR«"ii, dit Perino dut Vaç/a. — V. p. 7.
Salle K» (E. M.).
I9tj9. La Mise an tombeau.
Ko:viFAKio nK vioROKK {Attrihut' à l'un rfe.s), peintre; vers
i.")0.
Salle 10 (E. M.).
I97<i. Sacrilice.
KlO:V.4KKOTI (MliJlKL-ANf.Kl.o). — V. p. 7.
Salle 10 (K. M.).
1971. Deux personnages debout, — D'après Giotto.
197:2. Mercure. — Gr. en fac-similé par le comte de Cayhis.
(Cb. N.j.
197.3. Etude d'homme. — Verso : croquis de deux femmes assises
— r,r. en fac-similé par le comte de Caylus (Cli. lN.i.
Salle 8 (K. M. E.).
197i. Etude d'homme.
iicitTi (A(;osTiNo), dit il Bamhaja, sculpteur; xvi' siècle
(Ecole lombarde!.
Salle 10 (E. .M.).
197."). Monument funérain; d'un héros, en forme d'arc lie
triomphe.
Salle 1.
1970. Projet d'un monument funéraire.
k
1-20 KrOLKS li'iTAl.IE. — CltKIH.
CREDI (LORENZO Dl ANDREA d'OdERIGO). — V. p. 1^2.
Salle 10 (E. M.).
1977. L'Adoration des bergers.
1978. Etude de femme.
ii)7!(. Six dessins sur la même feuille.
I!i80. (Attribué.) Portrait de jcuno homme.
uo<JiMO nossi (Giovanni ni Lutero), peintre; Ferrare 1479 (?)
Salle 1.
1!I(S1. Groupe de trois femmes dchoul.
c;iiiRi..4]vnAjo ou c;kim.a:vu.%jo (Domenico di Tommasu
biconnO, peintre ; Florence 1 H9 — I4!)5 (Attribué à).
Salle 10 (E. M.).
1982. Tête déjeune femme.
1,1 i:%i (Bernardino di Giovanni Lutero), peintre; né à Luino
(lac Majeur) 1 470 (? )— I .o'iO (?) (Ecole lombarde).— V. p. 15..
Salle 10 (E. M.).
1083. Enfant jouant avec un mouton.
1984. Fragment de décoration.
MA.RTi:vo (École de Simone ni), peintre; 1:283 (?) - Avignon
liîii (Ecole siennoise).
Salle I.
1985. L'Annonciation. Lettre V.
Mo%i»Ki.r% (Gai,ka7,zo). — V. p. 89.
Salle 10 (E. M.).
1986. Triomphe de Fiaccbns.
l>i:VTIRI4'('lll«» (liKC.NMlIilMl II! BETTO BlAGlOj. — V. J). I G.
Salle KUE. M.).
1987. Jeune guerrier à cheval.
ÉCOLKS n'iTAMf;. — l'ISA.VO. 121
piSAiio (Vittore), dit II P/san^//o, peintre, médailleur; Vérone
I380(?) — ti56(?).
Salle 1.
Les 15 N" suivants appartiennent au recueil Vallardi.
i!)88. Portrait de Jean VII Paléologue, empereur de Constanti-
nople.
1989. Trois dessins dans le même cadre (Études pour médailles
et médaillons d'Alphonse V, roi d'Aragon, de Sicile et
de N api es).
199(J. Portrait de jeune seigneur.
Salle 10 (E. M.).
1991. Jean-Galeas Visconti.
Salle 1.
1995. Tête de vieillard.
Salle 10 (E. M.).
1993. Guerrier asiatique, et quatre études de tètes d'Orientaux.
I99i. Cinq études de têtes.
1995. Têtes de femmes et d'enfants.
1996. Etude de jeune homme au type oriental.
Salle 1.
1997. Deux aigles héraldiques.
1998. Mulet.
Salle 1 .
_ 1999. Etude de cheval.
2000. Chien lévrier.
2001. Sanglier.
2002. Jeune chevreuil
(V. 2262-64.)
Salle 15.
Salle 10 (E. M.).
poi.i..%jroro (Antonio pf.l), sculpteur, orfèvre, peintre; Klo-
rence I li'.i — 1498.
Salle 1.
2003, Trois hommes nus debout, et deux études de bras.
\-2-2 ÉCOLES ll'iTAMK. — IMUMATICCIO.
Ecole de Pollajuolo.
•2i)i)i. Deux jpunes hommes nus, debout.
(V. 2267.)
l'BI.MATIC'C'IO (FRANCESCO). — V. p. 17.
Salle 10 (E. M.).
HmC). Décoration d'un plafond de forme octogone.
Salle 3.
:200(i. l'an et Syrinx.
'lOU'i. Phèdre déclarant son amour à llippolyte.
'HH)H. Phèdre accusant Hippolylo.
RAFFAEM.i:vo (uRL (Iaubo), peintre; Florence li(J6(?)
Salle 1.
:i<iO!l. Martyre de sainte Luce.
«\:%Ti (Rafkak.i>i.(»). — V. p. :20.
Salle ir>.
iiilO. La Vierge, l'Enfant, saint Sébastien et saint liocli.
Salle 10 (E. M.).
'Jiil I. Sainte Famille.
Salle Ib.
-jn|-2. Virrye, diti; la Hellc Jardinière.
Salle 10 (E. M.).
"lOV.). Deux éludes do Sainte Famille.
«tlllTO CAMiUIA IlKl.). — V. p. ;{.
Salle 10 (E. M.i.
'201 i. Tête d'homme chauve.
«KWTO ((!ksauk i(A), peintre; Milan vers I i.SO — I5'2;î(?).
liCOLES U'iTVMi;. - TKIBOLO. \f-i
Salle 1U(K. M.j.
riOlô. Saint Georges combattant le dragon. — Verso : études
diverses de personnages.
■20[6. Etudes diverses de personnages.
•2U\~. (Attribué.) Etude pour l'Enfant dans les bras de la Vierge.
TRiKOLo (NicoLo Di Haikali.ko, dit //), sculpteur, architecte;
Florence 1 185 — 1550 (Attribué à).
Salle 10 (E. M.).
"201 <S. (iroupe de huit figures drapées. — Gr. en fac-similé par
le comte de Caylus (Ch. X.).
VAx.\i (FitANCEsro). — V. p. iy>.
Salle 8 lE. M. E.)-
:Î0!!). Paysanne italienne.
va:%i'CCI (PiETito), dit // Pcruyino. — V. p. il'i.
Salle 10 (E. M. E.).
20-20. (Attribué.) La Vierge et l'Enfant.'
TKRHO<'<-|IIO (ANORKA DKI.). — V. p. 25,
Salle 10 (E. M. E.).
2021. Croquis d'enfants. — Verso : Cinq enfants nus.
vixri (LiONAitiKi DA). — V. p. 25.
2022. Etudes de figures pour l'Adoralion des Mages (Offices, Flo-
rence). — Verso : Croquis de figures pour la Cène
(sainte Marie des Grâces).
Salle 10 (E. M.)-
Recueil Vallardi.
2(12:5. Elude de Sainte Famille.
202 i. Tète d'enfant.
2025. / „. , pp.
i.^Ai<. Etudes d enfants.
202<). ^
2(l2S. (Attribué.) Tête de vieillard.
ItJl Kr,OI,KS n'iTAME. — VIT!.
École Je Vinci.
-2029. La Vierge et l'Enfant.
VITI (TiMOTEO), ou IIKLLA VITE. — V. p. 98.
Salle I.-
HOW. La Madeleine.
XEvio (Stefano DA), peintre; Zevio i:{'.)3 — I4.50(?)
Salle 10 (E. M.).
:2(M1. Femme assise tenant un livre.
zircciiKRO (Federioo). — V. p. -iC).
SiiUeS (E. M. K.).
ïJU32. Deux religieux.
INCONNUS
K«;OLE FLOHKXTIU'EC?), 1-1,\ DU \V* SIÈCLE.
Salle 10 (E. M.).
-20:{3. Taurobole.
ÉCOLE LOMRAUnE, PIN IW W SIÈCLE.
Salle 1.
'ÀO'.ii. Fragment de bacchanale.
ÉCOI.E VÉ.1ilTIE:v:VE ou I.OMUAHI»E
hIN r»r MV" SIÈCLE ou COMMENCEMENT DU \\* SIÈCLE.
Salle 10 (E. M. E.).
îJO.'i.'î. Déposition de croix.
l':4'OI.E VÉ%ITIE.^liE, UN DU XV* SIÈCLE.
Salle 1 . -
2036. Saint Bernardin de Sienne.
écolf:> ditalif:. — incon.ms. \i>c,
KC'OM-: vfr:.'\'iTiKi[iri:. commencement dc xvi" siècle.
Salle 10 (C. M.).
:J037. Enfant portant un cep de vigne.
KrOLK ■.OMBARDRC?), COMMENCEMENT DU \\V SIÈCLE.
Salie I.
•_'(i38. Deux femmes groupées.
Salle 10 (K. M.).
■_'(i:i'.). Femme vue à mi-corps.
KCOL,E I»K FERKtKR, COMMENCEMENT DU XVI» SIÈCLE.
Salle 10 (E. M.).
'HHO. Saint Georges combattant le dragon.
ÉCOLE ESPAGNOLE
CAIVO (Alonzo). — V. p. 10-2.
Salle 10 (K. M.)-
•2()il. Etude de carialilies.
'H\'i^2. Dessin d'architeclure.
H)V.\. Décoration arcliilecturalt».
ÉCOLES DU \ORD
ALLEMANDE, FLAMANDE ET HOLLANDAISE
DCRER (Albrecht). — V. p. 35,
Salle 8 (E. M. E.).
i20'(l. La Vieroe et l'Enfant au milieu de saints personnages.
Salle 10 (E. M.).
-JOi."). La Vierge et l'Enfant.
-2(ti(i, I,e Christ en prit're au jardin des Oliviers.
Salle 8 (E. M. E.h
■20i~. Profil déjeune (ille; étude de mains.
Salle 10 (E. M.).
■IwiH. Château fort.
-Ml\). Paysage.
i':v<-K CIan ou HuiîEFtT VAN), peintres ; nés à Eyrk (depuis,
Ouden-Eyck ou Aklen-Eycii), petit village voisin de Maes-
Eyck, ville du Limbourg (duché de Gueldre); .lan, vers
I :!!!(» — Bruges Mil ; Hubert, vers \M\l\ — Cand ll-J(i.
Salle lu lE. M.l.
:20o(>. Adam et Eve. — Verso : Diverses études.
HOLBKi.ir (Hans), le Vieuj-, peintre; Augsbourg I UIO — vers
15-ii. - V. p. i5.
128 KOOLF.S Dl NOKIt. — HOLBF.I\.
Salle 10 ^E. M.).
2U5I. Portrait de vieillard. — V. 2370-7'!.
Hoi.BEi:% (Hans), le Jeune. — V. p. 36.
Salle 10 (E. M.).
2052. Portrait d'homme.
o»<»TADV': (Adriaan van), peintre, graveur; Harlem 1610 —
168.1.
Salle 10 ^E. M.).
205n. Boutique d'épicerie (Aquarelle).
205i. Deux études de paysans.
•2055. Paysage.
(V. 2379-S-2.)
hrmbra:v»t (Harmentz van Rvn). — V. p. 31».
Salle 10 (E. M.).
2056. Les Pèlerins d'Emmaus.
2057. Homme lisant.
2058. Jeune homme couché.
20.59. Deux dessins ensemble : un paysage, deux moulins à vent.
ni'BK:vw (Pierre-Paul). — V. p. 39.
Salle 10 (E. M.K
2060. Paysage.
INCONNUS
Ki'Oi.K Fi..%MA:vnf:, fin du xv* siècle. *
Salie 10 (E. M.).
2061. Triplyquf (Saint Éloi).
K4-OI.I-: AI.I.K.M.IIIIK, cnMMENCEMENT DU XVI' SIÈCLE.
Salie 10 (E. M.).
20(12. Saint Adrien.
ÉCOLE FRANÇAISE
ArucsTi.% (J.-B. -Jacques). — V. p. il.
Couloir entre les salles 11 et 12.
2<)63. Portrait de M. Coutan, jeune.
Salle 10.
-iUGi. Portrait du marquis d'Asfeld.
21H35. Portrait de la marquise de Guigné.
BR.4Sl'.%*««iAT (Jacques-PiAYMONd), peintre; Bordeaux ISOi
— Paris 18(17.
ABcienne salle des Souverains.
-iOWi. Taureaux, vaches, moutons.
-J<M»7. Etude de taureau.
«AHKiER (Joseph-Alglste), peintre ; Paris ISOU — 1875.
iSalie 1^.)
2<)67 bis. Portrait d'au mau^istrat. Miniature d'après Van Oost.
^067 1er. Portrait de M"'« List, musicienne.
'2()t\~ qtialrr. Portrait de jeune femme.
ciiARLET (Nir.OLAS-TOL'SSAiNTi, peintre lithograiihf ; Paris
179-2—1845.
Salle 11.
■-'(X.N. I.e Mditre d'école.
1^0 tCOLt iU.V.NÇAISt;. — DtCAMI'S.
Salle i±
'Km. L'Invalide (Aquarelle). — V. Hlii-H'i.
UEC'AMPiN (Alevanduk-Gabuiki,). — \ . [>. 105.
Couloir entre les salles il et liJ.
"2h7(I. Corps (le garde turc. — Verso : Ktude d(! deux chevaux.
Salle 1-2.
'2071. Femme de Smynie revenant de la fontaine.
Salle II.
'Hfi'l. Chasse au faisan.
Salle 1-2.
âO"!^ bis. I lie place au Caire.
'loi"! ter. Danse de musulmans.
ni:i..tRoriii-: (Paul). -— V. p. 105.
Salle M.
:2<I7;!. Portrait de .M. Coutan.
'207 i. Ilichelieu, Cinq-Mars et de Thou.
i»i:i,.%t:i..'VK (Etiennk). — V. p. 105.
Salle 8(b;. M. Ki.
'2o7."t. Dessin jiour un plat.
i»i mo%mtii-;r (('iKdPi'ROV;, peintre , gravcur ; travaillait en
I.".i7.
:io7(i. jtcssiii pour un vilmil.
III no\MTii:it ((Mmki.i. \. p. 5:2.
Salle la. •
2077. Le Marérhal dr L.n j-'orce.
2<i7N. DiiclM'ssf de Lon^fueville.
K(.«LK Fll\Nt.:AlSl . ■ III MO.M. Kîl
!2U7li. I^ouis de Guiso.
50S(I. Marie -liOnise de Gonzague, reine de Pologne.
•JiiSI. Duchesse de la Trénioille.
. "H^Hli. François de Monlmorency.
â08o. Marquise de Sablé.
^ 2084. Gaspard du Lude, évêrjue d'Albi.
i 2085. M"'* de l'uisieux.
l 2086. Fra Paolo Sarpi.
» 2087. M""" de Montmorency.
^ 2088. Marquis de iMirabel, .imbassadeur d'Espagne en Franco.
; 2080. Abbé de Saint-Cyran.
■ 2000. M"« de Sully.
■H)'.H. Connétable de Montmorency (?).
■M)± Président de Thou.
2(l!i:!. Duc de Sully.
2<iOl. Maréchal d'Ancre (Concini).
École des Dumonstiers.
i'"!»5. Louise de fiOrraine, reine de France, femme de Henri III,
Salle 8 (K. M. E.).
AttriOué n l'un des Dumonstiers.
2(>0(i. Portrait d'un jeune seigneur.
ui.HO.\T (François). — V, p. KiO.
Salle 152.
200". M"'' de Musset, mère du poète Alfred de Musset, et sa
sœur, M'" Solento (Miniature sur ivoire).
ui':i.i.Kl!: (Glmike), dit Glaude Lorrain. — V. p. 5:'..
Salle 10 (E. M.).
2008. Paysage (Aulel du Veau d'Or).
2000. Paysage de la campagne de Home.
CiKRI« Al LT (TlIKOlHirtF.). \ . p. 51.
idt ÉCOLE FKANÇAISE. — GILLOT.
Salle 10 (E. M.).
"2100. Louis XVIII passant une revue au Champ de Mars (Aqua- t
relie). j
21U1. La -Main gauche de Géricault (posée à plat sur un papier |
i)lanc).
Salle 11 (Collection Coutan).
:2l<i:2. Cheval français attaché à un poteau.
'21(1)). Cheval anglais à l'écurie,
il 01. Cinq chevaux attachés au piquet.
:2I05. Lion et lionne.
OILI.OT (Clauue). — V. |t. 51.
Salle 10 (E. M.).
2i06. Scène de la comédie italienne : Colombine et Arlequin.
2107. Idem : Arlequin, Scaramouche, Pierrot.
OR.%:»'KT (FR.-.M.\ii!('S). - V. p. 55.
.Salle 10 ^E. M.).
2 108. Vue du [lavillou de Flore.
2100. Vue prise à Rome.
2110. Intérieur d'église à Home.
2111. Intérieur de chambre.
iiKWSE (Heniu-Joseph), peintre en miniature; I7S1 — 1840.
Salle i± \}<^€<A^^y^-^rivf :
2112. Portrait de petite (ille (Miniature sur ivoire). ^
Ilinai-JN (.lKAN-AU(;i;8TE-h(»MINlUUK). V. |t. 110.
Salle 11 (l'.olicclioD Cuiitan).
'l\\'.\. Apothéose d'Homère (pour Iclablcau du Louvre).
211 i. Komulus vainqueur d'Arron.
•L\ 15. Stralonice.
f^
ÉCOLE FKA5i;AISE. — ISABtV. 133
2116. Tu Marcelliis cris (Virgile lisant VÊnéide).
21 17. I.e Cardinal Bibbiena offre sa nièce en mariage àRa[ihaël.
2118. Raphaël et la Fornarina.
21 19. Mort de Léonard de Vinci.
2120. Le Songe d'Ossian.
2121. L'Odalisque de la galerie Pourtalès.
2122. Portrait de M'"* Devauçay.
2123. Jésus-Christ donnant les clefs à saint Pierre.
2121. La Famille Forestier.
Ancienne salle des Souverains.
2125. M. Cordier membre de l'Institut.
2126. M. Delorme.
Salle 11.
2127. Famille Lazzerini.
2128. Etudes de bras pour l'Ânliochus (Stratonice).
212!). M"^ Boinnard.
21:îU. m. Gatteaux père.
2131. M™* Gatteaux mère.
Salle 8 (E. M. E.i.
2i;!2. M. Gatteaux (ils (Jacques-Edouard).
2133. Eludes d'hommes nus (Homulus vaipqueur d'Acron).
213i. Jeune homme nu, assis à terre (Age d'or).
2135. Deux femmes nues {Idem).
2136. Etudes pour le portrait du duc d'Orlésns.
I^ABET (J.-B.). — V. p. .■>7.
S^lle 12.
2i;!7. Portrait de M. Férès, secrétaire de Marie-Antoinette (.Minia-
ture sur ivoire).
2138. M"^ Vérès {idem).
Ancienne salle «les Souverains.
213'.'. Le Miniaturiste Elie.
LA^C'KET (Nicolas). — V. p. 5'*.
21 iO. Études de jeune homme et de jeune fille.
btsM.Ns. 8
1;J4 h(.(lLK J-H.\.\i..AIM.. — LK G1.V\.
Salle 10 (E. M. t.
LK CVAY (Chaules-Étienxk), peiiilrc (le la manuCacluie de
Sèvres; Sèvres 17(i2 — ISIO.
Salle 12. (lt?'fhAyt»'4^
:2I H. Le Peintre et sa femme (Sophie (iigucl). Miniature?^
LK«i»i^A»!«tK(L(ii is-Nicoi.vs DE), dessiiiateur ; l*ouilly (iNlèvre)
I7:;i — i.s(i:i.
Couloir entre les Salles 'J et 10.
21 'fl. Vue intérieure de Paris.
'2\'i'->. .lardin du Palais-lloyal.
MiM.KT (Frédéric), peintre; Cliarlieu iLoire) ITSd — Paris
1 859.
•iimbis. Portrait de jeune lioninie.
ilWiter. Porirail de Frédéric Millet.
.iiOKio.ti' (.I.-Mii;hei.), dit le Jeune. — V. p. 70.
(Vouloir entre les Salles y et 10.
-21 'il. \/d France pleure I^ouis XV.
21 'i.">. L'Ange de la France défend Louis \V de la mort et de
Foultli.
moui;l, élève de La Tour.
Salle (;.
-il i(i. Portrait de M. Geiidricr (Pastel).
i\ATOiKK ((îiiAUi.KS-.ldSKi'iii. (ii'inlre, graveur; Ninies 170(1 —
(laslel Gcindolfo 1777.
Sjill.- in ,h. M.).
2117. J;irdin l'arn("'se, palais des Césars, Itniiic.
21 iN. Vue du palais dr-s (iés.irs, liomc.
■•oi .••iMiiv (Nn.oi.AS). V. p. 7;î.
Salle Kl a;. M.).
21 i'.t. Paysage.
2l.*>o. ffleiii ( Arceau I.
KCOLK KKAX<:..\I>E. PUUDHON.
21. M. Idem (liaute fulaie).
-2152. Iilem (deux arbres).
■>R1 u'ilOli (PlKKIiE). — V. p. T.").
Salle 11.
2I.">0. Andromaque pleurant sur son fils.
-2\Tt'\. Le Prt'mier iiaiser de Taniour.
Ancienne salle des Souverains.
215.5. l'ortrait du peintre dans sa jeunesse.
2 !.")(;. M"* Mayer.
.«»AlliT-Aa BIX ((lAHRIRI,-jAf.gUE.«; DE). — V. p. "(i.
Salle 10 (E. M.>.
2157. Couronnement de Voltaire.
2158. Le Salon de 1765.
WATTEAi- (Antoine). — V. p. 78.
Salle 10 (E. M.).
2159. Études de deux joueurs de cornemuse.
2IH0. Trois études de jeunes filles.
21H1. Étude déjeune femme.
2162. Cinq personnages.
ÉCOLE ANGLAISE
Bo:vi.%CiToir (lliciiARD-l'ArjKES), peintre-lithographe; village
d'Arnold pn"'S Nodinghani 1801 — Londres \SiH.
Salle il (Coll. Coutaii).
•2103. Paysage (Aquarelle).
:2IOl". Marine (Aquarelle).
Couloir entre les salles 11 et l'î.
:2 104''. Odalisque aux palmiers (Aquarelle). — Lithographie en
contre-partie.
:2I01'. Monument de B. Colleoni, sur la place San (îiovanni et
Paolo, à Venise (Aquarelle).
LA\vnK««-F (Sir Thomas), peintre; l'.rislol 170!)— 1830.
Salle 6.
18(;'i. Portrait de .M"" Ducrest de Villeneuve, née Sophie Ihi-
vaucel.
RCSSEL (John), portraitiste, (iuilford 1771—1800.
Salle 6.
1298/y/.s-. Portrait do petilft fille (pastel).
ECOLE SUISSE
LioT.iHii (J.-Étiknnk), peintre, grayeur, émailleur; fîenéve
ITu-i - 1770.
Salle 10 (R. M.).
•2i<i.'). M. Pt'leran, consul de France à Smyriie.
ICltl.KS VMimst ET MISSE. — AUBHV.
i:!7
•il(i(». M'"' Péleran, sa lemiiie.
•2107. Jeune femme levantine.
i\tiH. Jeune lille brodant.
•JUi!). Européen en costume circassien.
'2[~0. Jeune femme en costume levantin.
!2i71. Jeune femme de Constantinople.
2172. Femme en costume levantin.
2173. Personnage du Levant.
iïli. Jeune fille de Paros.
217.5. Idem.
2176. Paysanne (le l'ile de Cliio.
2177. Kemme île l'ilt' de Cliio.
DON DE M. ET M"" PHILIPPE LENOIR
(ANCIENNE SALLE DES SOUVERAINS I
PastPts.
itUKV (L.-F.). — V. p. 46.
2l7îS. Jeune femme accoudée sur une harpe.
Ul'MO.KT (Fr\N(;ois). — V. p. 106.
2179. Personnage écrivant au bord de la mer.
218U. Personnage jouant de la guitare, fond de paysage.
21S1. Musicien regardant le busli* lie (1. Sarti.
2182. Italienne dansant, paysage romain.
COLLECTION HIS DE LA SALLE'
ÉCOLE ITALIENNE
AlItTI'l (NlC.Ol.O riKM.'). — V. p. 1.
2is:i (I). Moïse sauvé des eaux.
2181 ("2). .hipiler et .lunon.
;2185 (:'>). Gi'oiipo de six jeunes (illes.
218(î (i). Décoration d'une frise.
>ti>Bv:RTi:\'r:i.M (Maiuotto) di Biagio di Bitulo. — V, p, I.
"21^1 (â). La l'résiMilalion au Temple.
!21SS ((i). Noli nie linKjere (Li Madflcino el Ii; Clirisl).
:2IS!» (7). La Viorge cirHidanl.
jkM.t.Kunt (ANTdMni, dit U CorveiKiio. — V. p. I.
-ir.Ki (S). Kve.
:2l'.il (!l). Femmo a;,Minouillée.
iia:%i»I'«I':i.m (li'.rr.io). — V. p. :?.
^l\\)i (ht). Sept figures d'après l'antique.
" N.-li. f.'"* iiiitiH'ro.s |.l;ii'i.>s :iii lias des ili>S!.iiis «le la cnlli'rlion Hi< di' la
Sali"' se i'ri|i|inrli'lit au |ir<''.sciit calal«i;,'ii<' ; les iiiiirirrn!) (ilari'-s rii liaiil ilrs \\\(-\i\i'.'
ilcssins st: ra|i|iort).-nl au ralalo(;u(f (Irtalllé ili; la r.nllrrllnn. IK sdiil iMi|>i'iiiii'^
i-ntrc fiarunllièse» dans le |iréKi'iil catalogue sommalri'.
i
tc;ol,l:;^ ii'iTALii:; i:t n'tsPAGNt;. b.vkbauklh. 139
BiKitAKiïixi (Gioi'jiin). dit // Giorgione. — V. p. i.
-il! 13 (II). Paysage.
KAKitiKHio (DoMKMCo KKi,), |>oinli-e, slucateuJ", graveur; Flo-
rence ir)0(; — {?).
'2\\)'i ( h2). iMiracle de San Zenobio.
BAHBiKRi (Giuva.nm-Fhancesco), dil // Ihierciiio. — V. p. 1.
-il 1)5 (i:j). La Vierge et l'Enfant.
iiAKWcci (Federigo). — V. p. 4.
il'.Ki (li). L'Adoration des liergers.
KAItTOLOMMICO (F[tA). ^ V. p. 5.
il97 (15). Le Portement de croix {d'après Martin Schonganer).
il98 (16). Deux dessins sur le même carton (Saintes), fj'aprfs
un maître allemand.
!2199 (17). (Attribué.) Le Christ et la Samaritaine.
BAZzi (Giovanxi-Antomo), dit II Sodoma. — V. p. 5.
2-21X) (18). Lédu.
2-201 (10). {Attribué.) Léda (avec turban).
bi;:m.i:vi (Giovan.ni). — V. p. (î.
-2-202 (-20). Piela.
Ki'jLLiAi (Jacof'o) di Piero. — V. p. 1 1!».
2203 (21). Monument funéraire.
2-204 (-22). La Flagellation.
BOXAr<'OR«!»i (Pieu), AxiPerino del Vagn. — \. p. T.
220.") (2:!). La liésurreclion de Lazare.
2-2(10 (2i). Décoration d'un aitiqne.
2207 (25). Élude d'arabesqups.
2208 (2(1). Panneau d'arabesques (Triton et Néréide).
<;aldaro (Polidouo) da Cararagr/io. — V. p. 8.
2209 (27). .Jacob et Ksaû.
2210 (28). Persée présentant à ses ennemis la tête de Méduse.
MO ÉCOI.KS n'rTALIK ET D'KS1>.VGM;. — CALIAlll.
CALiARi (Paolo), dit Paul Véronése. — V. p. 9.
i'IW (-29). Allégorie de la Vertu et du Vice.
€AMBiA$!>o (Luca), dit Le Cangiaye. — V. p. 9.
-2'2I:2 (30). Groupe de cinq figures nues.
€'A!HI>A<ii:VOLA (DOAIEMCO). — V. p. 9.
:22I3 (;5I). L'Adoration des bergers.
TAMPi (DoMENir.o) \Attribué à]. — V. p. 9.
2214 (32). .leune femme drapée.
«•ARi»A«'«'io (ViTTOitK), peintre; Capo d'lslria(?;.'rravaillail de
liUOà I51i>.
2215 (33). La Vierge et plusieurs saints.
CARRACCI (ANMBALE). — V. p. 9.
221(j (M). Déposition de croix.
2217 (3.5). Jason et Pelias.
2218 (Mî). Léda.
CARRA<'Ci (Lonoviri)), peintre; Bologne 1555 — 1619. —
V. p. 87.
2219 (37). Hepos de la Sainte Famillf.
2220 (38). Fête villageoise.
2221 (39). Intérieur de cuisine.
4'RKi»i (LoKENZo iw) di Aiidiea it'Oderiyo. - \. p. 12.
2222 (iO). Saint .lean-liaptisle.
2223 (il). Portrait de jeunf lioinnif.
2224 (ii). (Attribue.) La Vierge el l'Enfant.
i»o:«ATO (m Nn'.cni.ri i»i Hktto IIauki), dil hounteUo, srnlp-
teur; Florence i:?S(; I UîO.
2225 (i3). {Atlribur.) (Jroupc de quatre ligures.
DCCiiKT (Gasi'aiu»), dit Le Guaspre Poussin, peinire, gra-
veur; Home 1613— 1675.
2226 (44). Paysage.
KCOLKS b'iTALIK ET llKSI'AdXK. — lABIItANd. 14 I
itHRiAiiO (Gentile da), (Il Nicolo (H Giovanni di Masso,
peinlre ; rabriano vers I iTO — vers 1550.
ii!.tl (i5)- Personnage oriental.
FKRR ARi (Gaudrnzio), peintre, modeleur ; Valduîgio près
iNovare 148 i— 1550.
f- -2228 (16). Vierge et Saints.
: FiESOLE (Krv Giovanni da), dit l'Angelico. — V. p. 13.
I 222i> (i7). Vocation des Apôtres.
FiLiPEPi (Sandro), dit // BotticeUi. — V. p. (i.
'J-i30 (i8). Portrait déjeune femme.
, FR.i:v(-K.^(-iii.\i (Jvcopo), peintre; Bologne lti7'2 — 1715.
f 2231 (19). Thétis plongeant Achille dans le Styx.
\ FHA:vro (Battista), dit 11 Scmolei. — V. p. 13.
' 2232 (50). Triomphe de Bacchus.
' cozzoï,! (Benozzo) di Leu di Sa n^/ro, peintre; Florence 1 120
i — li9<S.
2233 (51). Les Trois Vifs et les Trois Morts.
CRA^'Di (Ercoi.e-Boberti), peintre; Ferrare I i50 (?) — 1513 ("?)
{Attribué a\. — V. p. 14.
2234 (52). Le Massacre des Innocents.
«■kiMALDi (Giovanni-Francesco), dit 11 Bolngnei^e, peinlre,
graveur; Bologne 160H — 1680.
2235 (53). Paysage.
«lii'ARDi (Francksco), peintre, graveur; Venise 1712 — 1793.
2230 (.54j. Vue de la Piazzetta à Venise.
MPPi (Fm.ippo), (lit Filippino, peintre; Prain prt'-s Florence
11.57 — 1504.
2237 (55). Personnage assis.
l.OMRARi»o (TuLi.in), sculpteur, architecte; Venise (?) —
1532 {Attribué à)-
2238 (56). La Crucifixion.
1
i
H-J Ki:()l.l> ll'iTAÎ.IK ET iri;SI'Af..Ni;. - I.llUKNZKTTI.
l,ori-::%'xi:tti (Ambrock»), peintre; Sienne (?) — vers 133s
{Attribué à).
-2-23!» (57). Sujets divers.
!»i.t:%Ti:t::%A (Andrka). — V. |i. 1.").
2210 (5N). Slatiie de Virgile.
2241 (5!)). La l'aix.
lu'ole de Mantegna.
2242 (00). Saint Jacques conduit au martyre.
.MAltATT/l ((lAKl.o). — V. p. 15.
2243 (01). Gérés, Vénus, Bacchus.
.MAXXOLA (t'iuNCKSco), dit Jl ParmUfianino. — V. p. 10.
2244 (02). Adoration des Bergers.
2245 (03). La Vierge cl l'Enfant.
2240 (01). Ganyméde.
2217 (05). Saturne et la nymphe Philyre.
22 i8 (00). Femme drapée, debout.
22 i9 (67). Décoration architecturale.
2250 (08). Le Printemps.
2251 (69). Chasse au cerf.
2252 (70). Cinq cro(|uis sur une feuille.
MOXTA<ii:%A (BAinnioMMKd), peintre ; Orzi-Novi près lirescia
(?) - 1523.
2253 (71). Ghrist à la colomie.
oit.*i»i (Lklio) rf«iVooi'//rtra, peintre, arcliilecie; Begf^io^?) I5M
— 1587.
225i (72). Décoration architecturale.
2255 (73). Elude pour ilécoration d'arabesques.
PAL.nA (Jacoi'm), dit II Vcccliio, pt;inlr(; ; Scrinalta prr^ lier- i
game li8U — 152S. • _
2250 (74). Tète de femme.
fil
■*a:%i.%i (Gimvanm-Paoi.o), peintre; l'Iaisance 10'J5 — 17(i'
2257 (75). lUiines antiqnc-i à r.niiii'.
■HH
KCOLK> blTALIt KT U'tSPAGNt. — l't.NXI. IW
pe:\xi (Lur.A), peintre, graveur; KIoience 1500 — (?).
-J'ioS (76). Kliézcr et Rébecca.
i>ii*i>i (GiULiu). — V. p. 10.
:2'259 (77). L'Ivresse de Silène.
:2:260 (78). L'Amour réveillant l'syché.
±H)l (79). Combat de cy.^nes.
l'ISAliO (ViTTOUE). — V. p. 1^1.
±Hii (80). Baptême de Jésus-'Jlirisl.
ï -2203 (81). Deux (igures.
I -2264 (8-2). Sujets divers.
Attribués à Pisano.
, 2205 (8;^). La Circoncision.
2-266 (8i). ileligieux assis et lisant (Recueil Vallardï).
poLL,ijroL,o (Antonio del) [Attribué à\. — V. p. 121.
2207 (H5). Tobie et l'Ange.
PORTA (Giisei'I'e), dit Del Salriati, peintre, graveur; Castel-
nuovo 1525 — 1575?
2208 (80). Nausicaa se rendant à la fontaine.
I*KIM%TI«-('IO (Francesco). — V. p. 17.
2-260 (87). Le Repas des Dieux.
2-270 (88). Le Triomphe de Neptune.
2271 (89). Mars.
2-272 (90). Diane el Actéon,
2273 (91). L'Enlèvement d'Europe.
227i (92). La Charité romaine.
2-275 (93). (Attribué.) La Madeleine.
PR4»4'A«'<'1.\I (CAMir.LO). — V. p. I S.
2270 (!>i). Fiiiie en Egypte.
RAiiioi,i.%i (I'rancesco), dit // l'^r'iiicia, |iciiitre, orfèvre:
Dologne I i50 — 1517.
2277 {97)). Annonrialion.
lil KOOLK,s liirAUE KT U'ESPAGNE. — KAMb'NGHI.
RAMio.'voiii (lUuToi-OMMEO), dit 11 Bagnacavallo (Attribué à).
— V. p. IS.
i'21H (!)6). Vierge .-t Sainis.
KE-I'I (GUIDO). — V. p. \H.
2279 (!)7). (llirisl en croix.
KOKi >ivi (Jadupu), (lil // Tintorello. — V. p. 19.
±2m (98). [,a Cène.
UOi^MO (GlOVAMIiATTISTA). — V. p. 19.
2281 (99). Verlumne et Pomoii.-.
2282 (100). Cartouche entouré de guirlandes de fruits et de
figures chimériques.
SA]«Ti (Kai-faelu), dit Raphaël Sanzio. — Voy. p. 20.
2283 (101). Vierge et Enfant.
228i (102). Evêques.
Ecole de Raphaël.
2285 (103). Statue d'Apollon.
N.4IITO (Andhea DEL), d'Afjnolo (Altriliués à). ^ . p. 3.
22S0 (104). Jeune Florentin.
2287 (105). Tête de jeune femme souriant.
wiG\ORi:ixi (Llc\), d'Egidio di Ventura. — V. p. 22.
22N8 (106). Saint Onuphre.
N^l'ARCloifi-; (Kiian<:es<;<i», peintre; l'adoue 139i — I i74
{Attrihue à).
22X9 (107). Bacchanale d'après un bas-relief antique.
mti-:f.i.%o d.% xiovio {Attribué à). - V. p. 12i.
22!MI (10-S). Combat (le dciiv guerriers.
%i:<'Ki.i>i (Tr/.iAN(t), dit le Titien. — V, p. 21.
2291 (109). Chœur d'enfants sur les nuages.
■li\)i (110). Paysage.
É(:OI.E^; n'iTALIK ET D'ESPAGNE. — VEKUOCCHIO. Uô
«KHH04'4'iiio (Del), Andréa di Michèle il i Francesco Cioni.
- V. p. -25.
-2-293 (Hl). Croquis divers.
'2'294 (11:2). Croquis d'enfants.
2-295 (113). Croquis,
-2-296 (114). Etudes diverses.
2-297 (115). Croquis divers.
±1'JS (116). Idem (Étude pour le David duBargello).
2-299 (117). Plusieurs croquis.
23UO (118). Idem.
-2301 (119). (^4 »nV/M6'.) Tabernacle.
I.KOX.%KD DR VI.^C'I.
2302 (120). Sainte Famille.
Attribué à Léonard de Vinci.
2303 (121). Copie d'une Vénus antique.
École de Léonard de Vinci.
-2301 (1-2-2). Portrait d'Iiomme.
xAMPiKKi (DoMEMCo), dit // Domenicitino. — V. p. 26.
-2305 (1-23). Fuite en Egypte.
-2306 (12i). Paysage.
INCONNUS
KCOLK FI.ORE^'TIliE, XV SIECLE.
2307 (125). Saint Paul.
-2308 (126). Personnage assis.
É«'OLi-: Fi.ORi':^Ti.\i-:, i i.v nu W .>ih:(:LE.
-23<i'.t (127). Sujet inconnu.
2310 (128). .Icune femme dchou
ÉCOLE DES MAR«-|IE.<*> iiU Di: l/o.>IKHIE.
231 1 (129). Couronnement do la Vierge.
UES5i.N>. tf
146 El'OLES DITALIK KT DESl'AG.Vt. — liNCOXSLS.
K<'OI.F. ••li:'%\OI*<ilO, MN ni: \V'' SIKCLK.
231 'i (I3U). Ufîux compositions superposées.
Kl'OLK VIOIVITIK.W'VI-;, UN UL W SIÈCLK.
tSVS (131). Figure allégorique.
■■:«'Oi>u viciviTiK.if.iii!;
COMMENCEMENT UL \V1' SIÈCLE.
231 i (132). Sacrifice d'Hercule.
É«'Oi.F. vi<:.\iTiio.'\':vi:, \\\ siècle.
2315 (133). .Sainte Hélène.
231 (i (13i). .leune femme man-liaiil.
■'.(oi.ic Yi':\iTii:if>i': on i.ouhihiii:
CnMMENCKMKNÏ IM Wl" SIÈCLK.
2317 (135). Vierge et Enfant.
23IX(l3(î). Sainte Catherine d'Alexandrie.
i':<'oi>i-; ro.tiKAKi»!:, \vi°' sikclk.
231'.J (137). L;i Vierge et l'Enfant adorés par des saints.
K€Ot.K LO.flB.4KUi: Ull ri:RitiitAi.*i>i-:
commencement Di: \VI' SIECLE.
2320(138). Sujet inconnu.
2321 (130). Pièta.
■■:<'oi.i': i»i': vi';no:\'i:, \v sieci.l.
2322 (140). Scène de mcurlrr-.
i:« oi.i:m i»'it.4I,ii-;
i.iIMMENCEMKNT Ul Wl" SIECLE.
2323 (l'il). henx hommes nus.
■ :<'oi.I':m n'i'r.tMio, \vr siècle.
2!2i (112). Itacchanale d'après l'antique.
i':4'«»i.i':<<> ik'iTti.ii;. ii\ i.i \vr sikcle.
232.') (Ii3). Henx laveuses.
ECOLE ESPAGNOLE
iiioRiti «l'KTK (Alonso), peintre, sculpteur, architecte; près
Valladolid 1480 (?) — I5(il.
'2'-j'2(') (lil). I Attribué. I Vrhe représentant un combat d'animaux.
ME'HILLO (BaRTOLOMKE EsTEI'.AN). — V. p. 31.
■l'diil (U5). Saint Antoine de Padoue.
7,1'RBAKAii (Ffiaxciscu), peintre; Fuenle di Cantos (Kstrama-
dure) 1o'J8— 1(Î62.
3:28(146). Mort de saint François d'Assise (?).
ECOLES DU NORD
ALLEMANDE, FLAMANUE ET HOLLANDAISE
BARIIVISE.'V (Ll UOLIj. — V, p. 3'2.
23-29 {Ml). Marine.
2330(148). Idem.
HKCi.lL (COIINEIJS). — V. p. 33.
2331 (liO). Paysan.
kI':k«-iii-:m ou uf.h«;iii:.ii (CtAAs Piktersrn). — V. p. 33.
2332 (150). Le l'assagc du gué.
2333 (151). Le Passage du bac.
2334 (152). Trois ânes.
2.33.") (153). Deux ânes debout.
2330 (154). Etudes de trois boucs ot d'un chevreau.
2337 fi. 55). Bélier debout, et brebis.
Mi:n« fciiiovnKX (Geukit), peintre; llaarlera 1H38 — 1098.
2338 (156). Vue d'une place de La Haye.
Bol. (I'khiiinami), peintre, «iraveur; Dordrcclit 1611 — 1680.
2331) M 571. Famille hollandaise.
■(««KM**»*! (AiMiAiiAM VAN), peintre, graveur; vers 16lî0 — 1077.
Ktole de llcinbrandt.
2340 (158j. Paysage.
2:^41 (159). Idetii.
L»;oLfc> m NoIiU. — BtHH. 141*
BOTii (Jkan», peintre, graveur; I inédit ItilOi?) — U\'t'l.
•J3i-J (IbU). Paysage.
brer:vbek«ii (Bauth(»lomkusi, pointro, graveur; Deventer
\rm— avant 1659.
-23i3 (101). Paysage d'iialie.
BRorwER (Adriaan), peintre, graveur; Oiulenariie IfiOôç?) —
Anvers 1G38.
'2314 ( 162). Piéunion joyeuse.
rJSii") (163). Intérieur de chaumière.
BBUECiHEi. *.)an). dit Brucghel de Velours.— V. p. 34.
-2316 (164j. Paysage.
«ivp (ALi'.ERT), peintre, graveur; Dordrecht 160.') — 1691. —
V. p. .3i.
-23 i7 (165). Paysage.
'2',US (166). Paysage hollandais.
•2349 (167). Animaux.
-23.50 a()8). Tête de taureau.
DOES (Simon van deu), peintre graveur; Amsterdam (?) 1(}53
— Anvers 1717. — V. j». 35,
■2351 (169). Animaux.
BooMEB (Jac(H{) (?j imitateur de Rembraûdt.
-2352 (170). Village hollandais,
moi; (Gérard). — V. p. 35.
■2353(171). I^a Faiseuse de boudin.
nRO«îiT (GKitARn van), peintre; milieu du wir siècle. Kcole de
Rembrandt.
■2:55i i\l'2). Vieille femme dormant.
i»i jARUi^- (Kahel), peintre, graveur; Amsterdam 1622 —
Venise 1678.
-2355 (173). Paysage.
l"ill KCOI.F.S IM; NOKli. - imilKli.
i>tKi-:K (Albreciit). — V. p. i!."».
:2;{r>G (I7i). Le Clirisl au jardin îles Oliviers.
(V. le 11° mm.)
2357 (175). Groupe de deux cavaliers orientuux.
i»i'«^ART (GoRNKLiS), peintre, graveur; Harlem KJOO — !70i.
:23r)8 (17(1). Femme rasant un paysan.
DY4-K (AnTOINI". VAN). - V. p. '.^T^.
ilX)\) (177). La Pentecôte.
i'M}0 (178). ^Jariage de sainte Catherine.
i?,6i (179). Portrait de Simon de Vos. — Gr. par Paul Pontius
(Gh. S., .N"-237ïJ).
i:i:<-k.4»KT (Geri'.iiandt van DKn), i)einlre. graveur; Amsterdam
Kl-Jt - 1(17 i.
:2H6'2(I80). Vue d'un canal d'Amsterdam.
FVT (Ian), peintre, graveur; Anvers llil I - !(>()!.
:i:!(i:i ( ISI ). Gliien de cliasse à la chaîne.
«^ovio.i- (Jan van). — V. p. :](i.
i?M (182). Paysage.
-236:. (183). Idem.
2:Uiii(l8'o. Paysage hollandais.
iir:i:.M.<^ki:it<'K (Euhert van), peintre; liarlem Kli.'» — I7(it.
2:ir»7 (18."»). Fête villageoise.
111:1 *<«-ii (Wii.LKM DK), peintre, graveur; l'ireclit l(i:'X(?) —
après KXi'.l.
2308 (ISdj. Paysage.
iii:vi»i:% (Ian va\ uku), peintre, graveur ; Gorcum l(i;!7 — 1712.
23(;!i (187). Petite place d'une ville.
iioi,iii;i.'% (IIans), le Vicii.r. \. p. 127.
2:;70(I88). Portrait de f.-mme.
2371 M8!t). Plusieurs croquis.
hl.IlLKS lit .NuHD. — HLVSLM. 1 ."j i
iitTMi'M (.Ian VAN). — V. 1». :!7.
'IM'l (P.iO). Vase rempli de llears.
joKnAEi;$$ (Jacob). — V. p. :!7.
'2[',~io il!il). Jupiter el Mercure chez IMiilémon etBaucis.
i'.Ti (l'.t-2). Éluile tle vieillard.
■io.^'i.\'<-K (Piiii.ii'S i>K), peintre; Amsterdam Uil'J — IG88.
i>75(lii3). Paysage.
i.KYi»E.% (l^rf.AS-.lACOit VANI, peintre et graveur; Loyde I l'.l'r —
I Ooo.
•l.'ÛC} (l'.'l). Portrait d'homme.
.'HOLv> (PiETEn), le Vieux. — V. \>. '■'•'<.
■j:!7T (I '.),')}. Paysage.
KKTJSniER (GaSI'AH). — \. p. O.S.
'2:}78(n»6). I.a Partie de cartes.
OftiTADE (ADRIAAN VAN). — \ . p. \ÎX.
2?»7!> ( i;i7). Atelier do peiutre.
-J:!S(» ( i;)S). Extérieur d'auberge.
-i:5Sl I l'.i'.l). I,es .loueurs de boule:<.
-2382 (-200). I>a Tuée du porc.
i>OTTER (Pai r.LS), peintre, graveur; Enkliuizen 1025 — lii."»*.
— V. p. :{S.
2383 < -201). Taureau.
REMKKA^'DT (HAKMKNT/. VAN ItVN). — V. p. 3!».
23Sl (-202). Atelier.
-238.") (203). Trois ligures deb'out.
-2386 (20 ij. Lion couché.
-2387 (205). Iflem.
2388 (20(i). La Cour d'un prince (d'apna une uiiniatun' in-
dienne).
llO.UEVli(VVlLLE.M). — V. p. .'{!».
2389 ^207). Animaux dans un paysage.
Ib"! ' KCOI.ES IJI' NOIU). lUIHF.NS.
Hl'BKUJii (PiERRK-PaUI.). — V. p. 'M.
23U0 C20N). Atalanlc et .Mùléagro.
2391 (20i»j. Étude d'eufant.
23'J2 (210). Porirait de jeune femme.
2393 (211). Tète de petite fille.
2394(212). La Vision de saint Libérale, patron de Trévise
(d'apiès Licinii» dit II Pordenone).
2395 (213). Persée présentant la tète de Méduse à ses ennemis
(d'après Pulidoro de Caravaggio).
239(i(21i). Sainte Famille [d'après un Florentin de l'école de
Michel-Ange).
RrYNDAEL (Jacob van). — V. p. il.
2397 (215). \
2398 (210). f Trois paysages.
2399 (217). )
««ciio.'vciAiJEK (Martin), dit Martin Sclnen {Attribués à). --
V. p. il.
2100 (218). Trois saints dcboul.
2i01 (219). La Vierge debout.
WTEE^' (Jan IIavickz), peintre; Leyde 1(i2(î (?) — l(iT9.
2402 (220). L'Arracheur de dénis.
NTonCïK. (Abraham), le Viex.r, peintre, graveur; Amslerdani
1(130 (?) — I7I0(?).
2i03 (221). Marine par un ti'inps calme.
Tic.iiioiiN (Daviii), le .leirnc. — W p. 12.
2401 (222). Kermesse.
2405 (22:5). Cabaret de village.
Ti':KRon<-ii (Gkraru), dit Terbun/, peintre; Zwolle ItilT
— Dcvenler i(\H\.
240(1 (22i). Jeune homme conrlisanl nni' fi-miiie.
tl.FT (Jacor van i»er), peintre, graveur, verrier; (iorkum 1027
- après 1088.
2407 ciiTt). Paysage d'Italie.
ECOlKs m NOItD.
153
VKLni-: (Adriaan van dk). — V. p. 'v2.
2iOS (22(1). Animaux au pâturage.
2iû9 (227). lîuines romaines.
2il0 (228). Le Passage ilul)ac.
f'KLDE (Willem van dei, le Jeune. — V. p. i2.
2111 (2291. Mariiii'.
^%'RR.\ix (JaN), peintre; Amsterdam IClO — ITIM.
2112 (23U). Dogue à la chaîne.
\tvc'K. (Thomas), peintre, graveur; Beverwyck KrlO^/j — Har-
lem 1677.
2il3f231). Paysage d'Iialie.
INCONNUS
K<-OLE FI.AMA.%I»K, W" SIÈCLE.
2111 (232). Annonciation.
ÉC-«LK ALI.E.UAlfDE, FIN DL XV' SIECLE.
-Jilû r2'.i'.i). Vierge et Enlanl.
Efoi.i: .ai.i.i:m4:%ui-:
COMMENCEMENT DU XVi'^ SIECLE.
il 16 (234). Nativité.
ÉCOLE FRANÇAISE
BoiiBi*<>iRr (.l.-J. ni;). ■— V. p. il.
■iill {'2?>o). Ruines romaines aux environs de l.yon (Aquarelle).
BOrClIARDO.^' (Kd.mk). — V. p. i7.
Î21I8 (230). Projet de médaille pour la convalescence dcLouisXV.
BoiKikOir (Skmastif.n). — V. p. ïH.
2iiy (-2:17). Christine de Suède.
CALLOT (Jacques), peintre, graveur; Nancy I51>2 — i6:?5.
2i20 (2:Wj. L'Attaque.
<-ii%Kni:v (J.-B.-Simkon) \Attrîbué à]. — V. p. i!L
2i2l (2:>'.»j. Tète déjeune homme.
«'iiARMST (Nicoi.as-Tolssaint). — V. p. 12;).
2122 (2i0). Les Deux Kcolicrs.
212.'' rlii). Lancier de la garde royalf, «mi faclinn.
"l'rli (2i2). L'Ilahil du dimanche.
<-oi Niv (Jkan), peintre, sculpteur, architecte, mathématicien,
écrivain; Soucy prés de Sens (Yonne) L'iOO — ir)Xi)(?)
2i2."» (213). Projet d'un vitrail à six coinparlimenls, cintrés du
haut.
UKC'A.MPN (ALKXANItHK-GAItltlKL). \. \). Kl."».
2420 (244). Vue de la Seine à Charenlon, soleil couchant.
KCOLE FUANÇAIS?;. — DEI.ACKOIX. 155
iiKLAC'Koi.v (Eu(;ène). — V. p. I(ir>.
-Ji'27 (-2i5i. Tête de tigre.
i»i':i,«i'LVK (Etirnne). — V. p. 105.
'21-28 (-210). La .Musique.
-21-29 mi). L'Enfance.
UAVAK.^i (SuLPK.K-l'Ai L Chevalieu, dit), dessinateui'. litho-
graphe ; Paris IXUI — l.%(i.
-2i30 (-218). Jeune fille de Glasgow.
2131 (:2i9). Fermier écossais.
-2i3-2 (-250). Malfaiteur.
CiKrLici: (Ci.Ai iiK), (lit Cl. I.orrain. — Y. p. 53.
-2i33 (251). Paysage.
CiKRi«'.%i'i.T (TnÉODOrsE). — V. j». 5i.
-2134 (252). Plusieurs éludes sur la même feuille.
2i35 (253). Episode de la campagne d'Egypte.
2i36 (251). Etudes de chtnaux.
-2137 (-255). Idem.
2138 (2.5(i). Charge de cavalerie.
2i:!i( (257). Deux chevaux à l'écurie.
2 i'iO (-2.58). Cheval arahe.
2iil (25!'). Cheval de course.
2ii2(200). Ecui'ie normande.
ciiKonr.T iii'. K4»i«'v TitiONO\' (Anne-IjOiiis), — V. p. 55.
2'ii:! (-2(1 1). Bacchante.
iiiw.ti't.v. (.K-B.). V. p. 55.
2'(ii (2(>2i. La Nourrice.
.>IAilll.H%T (PllOSl'EH). — \ . |t. !•>'•'.
2il5 (2():>). Vue de Kasz-el .Ai-no, au Caire.
2i4() (2(ii). Vue de Boulak, idi'in.
2117 (2()5). Vue prise du Caire.
2il8 (260). Terrasse d'une maison au Caire.
156 ÉCOLE KltAN(;AISK. — OIHiRV.
otikitY (J.-B.). — V. p. 71.
•IW.i (2<i"). Cliieii portant le diiier de sou maître.
■»ii<!>» (IsiDdKK-ALEXANDRE-AïKnjsïiN), peiiilie ; Paris IHi;{ —
IS75.
^450 {■Î6S). On banc de la terrasse des Tuileries,
ai."»! ('2(i'J). Campement des chasseurs de la ijarde.
Hot'SMiii' (Nicolas). — V. p. 73.
:2 15-2 (270). Moïse sauvé des eaux. V Pour
'2153(271). Idem. i le tableau
;2i5i (^72). Partie droite de la même composition, l du
24.55 (27:3). Idem, composition différente. / Louvre.
2456 i'"i7i). La Peste des Philistins (composition différente de
celle du tal)leau du Louvre).
2457 (275). Passage de la mei- liouge.
2458 (276). Le Frappement du rocher.
2459 (277). Moïse changeant en serpent la baguette d'Aaron
(pour le tableau du Louvre;.
2460 (278). Cruciliemenl.
2461 (279). Fragment de la composition précédente.
2462 (280). Idem.
2463 (281). Arnaide enlève Henaud endormi.
(V. N° t;277 des dessins, salle 15, plus termiin'.)
2464 (282). Kenaud abandonnant Armide (Cli. N.).
2465 (283). Groupe de droite de la composition précédente.
246(î (284). Llysse découvre Achille sous des habits de l'emme.
2467 (285). Apollon amoureux de Daphné (pour le tableau du
Louvre).
(V. n° 1270 des dcBsins, salle 7.)
2468 (286j. Vénus entourée d'amours.
2469 (287). Satyre surprenant deu\ Nymphes,
2470 (288). Paysage.
2471 (28!>). Idem.
2472 (290). {Attribué.) Bacchanale.
ÉCOI.K KHANl'.AISK. — RAFFtT. 157
HiFFioT (l)KMs-Aur..'STK-MAiUE), peintre, (lessiiialcur, liilio-
graphe; Paris 1801 — 1S60.
-2478 (-2!tl). Carabinier lie l'infanterie léyère (I'' Empire).
RORKRT (Hubert). — V. p. 75.
Mli (:29:2). Fontaine monumentale.
"2475 (''2M3). Vue duCapiiole à Home.
ROBKRT (i>(tL'is-LÉot'OLb), peintre; La Chaux de Fonds, canton
de Neufchàtel (Suisse) 1794 — 1S85.
:Ji76 ('^'•i). Keligieuse en prière.
•
WATTE.%r (Antoink). — V. p. 7S.
:2177 (:21I5). Trois études de femmes.
'2478 ('2!l(i). Enfant vu de dos; copie du n" :23!)1 (201)) ci-dessus,
d'après Kubens.
2179 (297). Etude d'après le même maître : trois groupes de
la Kermesse de Rubens, Louvre.
l'U'OLK l'R.lli^MISE, XVr SIÈCLE.
2480 (298). Portrait du seigneur de PiaveL
R0.1il.%CiT0.% (illCIlVRIt PAUK.KS).
2i8l ('2!)9). Place d'une ville d'Italie.
2482 (300). Place du Grand Marché, Abbev ille.
(V. p. m.)
l'OSWAT (RicH.VHi»), miniaturiste; Tiverton 1740 — 1821. ^ , .
2483 (301). Portrait de la mère de M. His de La Salle. ^^ Ax A^
Écoi.i'; .%:vui..tiME, wiir siècle. /
248i (302). Jeune femme brodant. y "**"**'
158 ÉCOLE FRANÇAISK. — FOUCQIIET.
SUPPLÉMENT
OEHNIÉUES ACQUISITIONS
É€OLE FRAIVÇAISE.
FOr«'Vt'ET iJeAN).
ii85. Saint-Martin. — Feuille du Livre d' heures d'Etienne
Chevalier (Miniature).
OI'IIKV (J.-B.).
218(). l ne scène du Ronuiu cnmifiue de Scarron.
TABLE
DES NOMS d'artistes DO.NT LtS CËLVKES SONT EXPOSÉES
ÉCOLES D'ITALIE
Abati ou dell'Abate (Nicolo) 1 , 88 13S
Albani (Franccsco) 88
Albertinelli (Mariotto) 1 138
Aleotti (Giambalista) 88
Alc AKDi (Alcssandro) 88
Allegki (Aiiloiiiot. dit A,e Curn-ye 1 138
Ammannati (Bartolommeoi 2
AXDIiF.A DEL SARTO 3
Andreasi (Ippolitoi 89
Angeli (Filippo do Lian» d'i 89
Baxiiixei.li (Bartoloinmeo di Michelagnoloi 3 138
BvKitAKELi.i, dit // Gionjione i, 118 139
Bakrieise (DomiMiico deli 138
BAhuiEKi, dit// Guercino i, 89 139
Bvitocci (Fedeiigoi 1, 118 139
Bautolommeo (Fra) della Porta ô. 89. 118 139
Bazzi, dit // Sodoma 5, 119 139
Beccafimi ( Domeiiico Mecarino, diU fi 89
Bella iStefano dellat
Bei.i.ixi (Gentilei tl
Beli.ini (Giovanni) C> 139
Bellini (Jacopo di Picro) 119 139
Bermni iGiovanni-Lorenzoï 6
160 TAni,K TtES NOMS DRS AUTIKTES.
BISCAINO (Bai Uilotnmco) 6
BuoxACOusi ou BoNACCOKSi (Pietro) 7, S(l, IID 13y
BONIFAZIO DE VEUONE 119
Boscoi.l (Andréa)
BOTTiCEi.Li (Sandro) 6 140
Bramante da I'hbino !tO
Bkonzino (Agnolo di Cosimo, dit //) 7
Bl'osakroti (Micliel-Angclo) 7, 90 M!(
BusTi (Agostino) 119
Cai.dara (Polidoro), dit Pnlijdori' de Cararage 8, 90 139
Caliari il'aolo^, dit Veronese 9 140
Camriaso ( LucaK dit Le CungiiKje 9 140
Ca.mpag\ola (Domenico) 9 140
Campi (lîcrnardino) 9 140
Carpaccio fVittorel liO
Carpi (Girolamo dal 91
Cahracoi (Aniiibale) 9, 91 140
Carracci (Agostino) 87
Carracci (Lodo vico) 9t 140
^ARRIERA (Rosalba) H
Carrucci (Jacopo), dit // Am/ormo H 91
Cavedone Macopn) H
Cesari (Giuseppe), dit Le Jmépin 12
Chimenti (Jacopo) 12
CiGOLi (Lodovico Cardi dai 12
Clomo (Ciulio-fiiorgio) 12
Creoi (Lorenzo di) 12,20,191 140
DoNATo, dit UonnIeUo 140
Dosio (Giovanni-Matteo) 12
Dosso Dossi 120
DUGHET, dit Le Guaspre Poussin 14<J
Fabiuano (Gontile da) 141
Ferrari (Gaudcnzio) 141
FiESOLE (Fra Gidvaniii da), dit L'Antjelico 13 141
Franceschini (Jacopo) 141
Fraxcesco Maria da Modena, dit // Zoppino 92
Fba.nciahigio (Kranscesco di Ciistnfano, dit) 13
Franco (Batlista» 13, 92 141
lAlU.t; DKS Ni»M> l)V.6 AKTlSrK>. IGl
O.vDDi \Taddeoi 13
Galli (Francesco), ilit // llibhieiui WH
r.EXGA (Girolanio) 13
Ghibehti (I.orenzo) 14
Ghirlandajo ou Gkilla.ndajo 120
Giovanni da Udine 92
GozzoLi (Bcnozzo) , 141
Grandi (Ercole-Roberti) 14 141
Grimaldi (Giovanui-Francesco), dit // Bolognese 141
GuAKDi (Fraacesco; 141
Lanfranco (Giovanni 1 92
Lauri (Filippo) 9:î
Leoni ou Lioni (Ottavio) 14
Lii'l'l (Fia Filippo) 14 141
Lomazzo (Giovanni-Paolo) 14
LOMBARDO (Tullio) 1 tl
LoRENzo Monaco (Don) 93
LoRENZETTi (Anibrogio) 1 12
LrciANO (Sebasliano), dit Sebastiano delPiombo 15
LiiNi (Bprnardino) 15 120
Mannetti ( Riitilio) 15
Mannozzi (Giovanni) 15
Mantegna (Andréa) 15 142
Maratta (Carlo) 15 142
Martino (Ecole de Simone) 120
Mazzola (Francesco), dit // Parndgianino 16 142
MiNO DA FlESOLE 93
MoNDELLA (Galeazzo) 93 120
MoNTAGN A (Barlolommeo) 1 12
MoNTANO DELLA Marca (Giovanni-Battisla) 93
MORTO DA Feltre 93
MOTTA ( llatracUo) 93
Orsi (Lclio) 142
Palma (Jacopo) 16,93 142
Panini (Giovanni-Paoloj 142
Penni (Luca) 143
Perizzi (Baidassare) 94
Pesello (Francescoi 91
K'it TMll.y. IIES NOMS DES AItTISTKS.
l'iyrriiicciiio (Bernardino) Ifi 1:20
PiOL.v (Donienicn) If!
Pii'Pi (Giulio), dit Jules Ihnnain 16, <)1 .131
PiSANO (Vittore), dit // l'mineUn It 1 1:]
PoccETTi (Bernardino Barbatcili, dit) 17 !li
PoLLAJi'OLO (Antonio del) 121 1 13
PoKT.v (Giuseppei 113
PitETi (Mattia) 'J t
PniMATiccio (Francesco) ". 17, 91, l'i'i 143
Pr.ocACCixi (Camillo) 18, 95 MB
R AKFAELLiNO (del Garbo) 1 "2-2
Raiiiolini (Francesco). li^t
Ramexgiii (Bartoloinmeo) 18 144
RENi(Guido> 18, 95 144
RicciAUELLi (Uanicllo), dit ftaniello ila Vnllerni 111
RoitrsTi (.lacopo), dit // Tinlorello 19 111
RiiMANEM.i (Giovanni-Franccseo) 9.')
l'iossi (Francesco) 9."i
l'.osso (Giovanni-Battista, dit //] 19, 95 111
SACCiiiENSE (Giovanni-Anlonioi, dit II Porilenniw 19
Sa.nti ou Sanzio (RalTaello). dit HnpUaH -2(1, 90. 1-2-2 1 11
S AXTi m Tito -2-J
Samto (.Vndrea deH 'M\. l'it 1 1 1
SciiEDoXE ou SciiiitovK ( Ritrtolomineo^ "l'I 97
SciilAVO.XE (Andreai 22
.Sesto (Cesare da) 12-2
Sii;.\o(tELLi (Luca) 22, 97 111
So(;i,iAXi (Giovanni-Antoniri) ',i:i
Sor.Aitio (Andréa) 22
Sui'Aitcio.NE (Francesco) 111
Stefavo i»a Zk\ 10 111
Temi'Esta 0» Temi'Esti CAiiloiiio) 23 97
Testa (Pietro) 23
TiitAEDi (Pellegriud) 23
TiiiiioMi (Niccolo di Raffaello, dit) 123.
UiiKitTixi (Francesco) 23
V A.v.M (Francesco) ' 23 123
Vani CCI (l'iclro), dil Lv l'éniifin 21 123
TABLK iiKs Noms iiks aktistks. | 6:(
Vasabi (Giorgio) 07
Vt;oKi,Li (Tiziano), dit Le Titien 24, 98 14 1
VERRoccHfo (Andréa di Michèle Cioni, dit) 25, ■123 14j
Vinci (Lionardo diO 25, !I8, 123 1 i.',
ViTi (Tiinoteo) 98 124
Zampieri (Domenico), dit H Domenichino 26 145
Zevio (Stelaiio dat 125
Zl'Cchero (Federico) 26, 98 125
ZrccHERO (Taddeo) 27 98
Intonni
27, 28, 29, :}0, 98, 99, 100. lUl, 124, 12ô, 145 146
ÉCOLE ESPAGNOLE
Utftfti Cl KTK ^Alonso) HT
Cano (Alonzo) 102 126
MiRiLi.o iHartoloiiiée-Esleltari) 31, 102 147
RiBKRA (Jiisepe de) 31
Vklasoikz (Don Diego) 31
Zlrbahax (Francisco) 147
ÉCOLES DU NORD
A I. I.EM A NDK. K I. A M A Ml K ET 11 <H. I. A \ It A I > K I
B\KHlilsEN (Liidolf) 32 148
Baier (Johann-Wilhelm) 32
hKc.K. (Cornelis) 33 14«
Berghem (Nicolas) 33 148
Berckhevdex (Gerrit)i» 148
Beoemex (Jaii-Fraiis vaii) 33
Beoemes (Peler vao) 33
BoE(Hans) 33 118
BOUSSOM UN
164 TABLK UKS NOMS bES AKTISTE>.
BOTH (Jean) li!'
BKKE.NBliKGH (UaitlloloiIlCUSl 1 W
Bril (Paulus) 3;{
Broiwek (Adriaan) 149
Brukghel im Brei'GHEL (.lan) M li'.)
Cabel (Adriaaa van der) 34
Champaicne (Philippe de) 34 103
Cl YP (Alberl) 34 1 49
Diepenbeek (Abraham van) 34
O/ETRICH (Ciiristian-Wilhelm-Krnsl) 34
DoES (Jakob van der) 34 149
UoES (Simon van der) 35
DooMEU (Jacob) 140
noi; ou Dov (Gérard) 35 149
Drost (Gérard van) •. 149
bu Jardin (Karel) 1 49
Durer (Albrecht) 35, 103, 127 150
DusART (Cornelis) 150
DvcK (Antoine van) 35 150
Eeckout (Gerbrandt van der) 150
Elsheimek (Adam) 30
EvcK (Jan ou Hubert van) 127
FouQuiÈRES (Jacob) 3(1
Fyt (Jan) 160
GOYEN (Jan van) ! 36 150
Hagen (Jan van deri 3ti
Heemskerck (K-bcrt van) 15(1
Ueusch (Willem de) 150
Heydkx (van der) 150
lloi.itKi.N (Hans) :»), 103, 127 15(t
llivsi M (Jan van) 37 151
JoRUAESs (Jakob) 37 151
KoMiNGK (IMiilip de) 151
Khanach (Lucas Sunder, dit) '. :i7
Laer I l'icter van) 37
Lkvdk.v (Lncas-Jakob van) 151
Mkmling (Hans) : y.* f . . .- 37
Meiii.en (van der) 37
â
TABLE DES SOMS DES ARTISTES. 165
MiERis (Willem van) oX
Millet (Frans) 3k
MoLYX (Peter) 38 151
Netscher (Constantin) 38 151
Netscheu (Gaspar) 3n
Ommega^ck (Balthazai-Paulus) 38
Ostade (Adriaau van) 128 151
PoTTER (Paulus) 38 15J
Pynacker (Adam) 38
Rembrandt (van Ryn) 39, 128 151
R.iMEYN (Willem) 39 151
Rlbexs (Pierre-Paul) 39, 128 152
RuYSDAEL (Jakob) 41, 103 152
Sadelfr (Gillis) 41
ScHOXGALER (Martin) Il 152
Sntders ou Snyers (Frans) 42
Steen (Jan) 152
Storck (Abraham) 152
Teniers le Jelse (David) 42 152
Tehborch ou Terbl rg 152
TooBNVLiET (Jakob) -. 42
Ulkt (Jacob van der) 152
Velde (Adriaan van de) 42 153
Velde (Willem van de) 42 153
Wkrser (Joseph) 43
WEExrx (Jani 153
Weyde.n (Rogier van der) 43
VisscHER (Cornelis de) 43
Wyck (Thomas) 153
Zaoht-Leven (Cornelis) 44
Ixco.v.NLS 41, 45, 103, 12S 153
ÉCOLE FRANÇAISE
AiiiiRv (Louis-Franrois) J'.lVVtTT 4ll
Augustin (J.-B. -Jacques» 16. 81 129
Bellangé 1(5
166 TABLE DES NOMS 1>ES ARTISTES.
Bii»\i u (J.-J. -Xavier! lOi
Bi.AXCH Aiu> (Jacques) iti
Bi.AXCHKT (Thomas) Al lOi
BoissiEi (.Iean-.larqncs (lo) 17 I5i
BiissE I Abraham) 101
lioi CHAKiKi.N iKdmc) 17, loi 154
BoccuKU (1-ranrois) -4N
BoiLLE (Andrc-C^liariesi ICI
BoiLOiiNK (l.'tuis de) -tS
Boi KiJON ( Sébastien 1 48 154
BozE (Joseph) .• 48 105
Buascassat (Jacques-Raymond) 120
r.ALLOT (Jacques) I .'il
«;auo.\ (Antoine) 40
C.vuRiKK (Joseph-Auguste) 1"21J
Casanova ( François) 4',)
r.HAi'HOX (Nicolas) 1''
CiiAitoix (J.-B.-Siméon> 49 154
C.HAULET (Mcolas-Toussainli 120 151
Chai vEAi' i François» 40
Cloi kt ( Franrois), dit Janet ^ 40
Cor.HiN i(;iiarles-Nicolas) 50
CoRXKii.i.K ^Michcl) 50
Ooi KTois (Jacques), dit li- llourguignon ôfi
Corsix (Jean) 154
CoYi'Ei, (Antoinei 5<l
CoYf'Ei, iCharles-Ar.loine) 51
CoYi'El. ( Noël) 51
Davifi (Jacques-Louis) 51 105
Decami's (Alexandrc-ilabrieli 105, 130 155
Oklacazkttk (Sophie-Clémence 1 51
l)Ki.Ai:itoi\ (tugène; 105 155
Dei.auoche (Paul) 101 12i;
Hki.ai i.m; (Rtietmfi 105, 130 15..
Oeshayks (J.-IS.-llenryi •>-
Oksi'outes iFrançoisi 5-
I^olll(;^^ il.ouisi , 5-J
OoYf.N (.abriel-Françoisi 5-.'
TABLE DES NOMS DES ARTISTES. I(j7
Or Bkei il iToussainti ô2 106
Iti CKEix (Joseph) 52
Iti MoNSTiEU (Daniel»; 5:J 130
Iti MOXT (Françoisi 106, 130 137
KitiiAitu i^Cliarles» 53
loi cyi.ET ^Jeam 158
KuAGOXAKD ( Jean-Honoré) 53
l'isÉbOL (Martial) 106
Gavahxi (Sulpicc-Paul Chevalier, tliti 155
f.ELLÉE (("-laudei, dit Claude Lorrain 53. I0(). 131 155
t.ÉiUKD iFram ois, baroni 54
• •tiucAi LT (Jeau-Louis-André-Théodorei 5i, 106, 131 155
i.iLLOT (Claudel 54, 106 132
(.lUAHDO.v ( Franrois) ."■. 54
«.imiDKT itE RoLCY Tuiosox ( Anoe-Louisi 55 l.'»5
(.(»! Jo.v (Jean) 107
(.KANKT (Fr.-Marius) ."> 132
».I!EI zt (J.-B. ) .".5 l."i
(.nos (Baron; .">6 J07
• •LÉiux (Pierre-Narcisse, baroni 56
i.i.Éiiix (JeanI 56
i.i lAitD (M""'i 56
i.iiLLEMOT (Alexandre-Charles) 57
Hall (Piorre-Adulphei 57
H El M (Fraiirois-Jnsephi 107
IlESSE (lli-nii-Jospphi 132
Ml ET (J.-B.) 57
I.VGiiEs iDomini<(uei 110 132
ISABKY (J.-B.) 57, jll 133
JaQUOTOT (.M"" Maric-Victoirei 111
Joi VE.NET (Jeani 57
Ji l.v.NE (François- Louis 1 111
La Fage (Raymond de) ."<X
I.AGSEAI on LAX.NT.Ar ' 5S 111
La Hyke iLaun-nt de .58
Laxcket (Nicolasi 59 133
La Toi II (Maurice-Quentin dei 5'.» III
l.EBLOMi» Alf*xandr<" 1 12
ItiH TXUhE DES NOMS DES AUTISTES.
Le Bhln (Charles) 5'J 112
I,E Bkin (iM'"" Vigée) 65
Legiay (Cliarles-Étienne) 13 i
Le Moine (François) 8.'i
Lenain '. (î.'i
Lei'ALtue (Jean) 113
LÉPiciÉ (Nicolas-Bernard) ')5
Le Piunce 65
Lespinasse (Louis-Nicolas dci 13i
Leslieuu (Kusiache) 65 H3
Loin (Alexis) 68
l.UNDBERG (Gustave) 68
Manglaud (Adrien) 68
Maiulhat (Prosper) 113 155
Masqlelier (Claude-Louis) 68
Massé (J.-B.) 68
Masson (Antoine) 68
Mellan (Claude) 69
MiGVAiiD (Pierre) G'.l 113
MiiiBEL (M"'° de) 70
Millet (Frédéric) 134
MoiiEAU (Jean-Michel), dit Moreau le Jeune 70 134
MOKEL 134
.Naxteiil iHoberl) "0
Natoihe (Charles-Joseph) 130
Ollivieu (Michel-Barthélémy) 113
OiiSEL (Victor) 70
(M uiiY (J.-B.) 71, 113. 156 i:).s
Pai'Ety (Dominiquc-Louis-Kcrréol) 71
l'AiiitoCEL (Charles) 71
pAitiioCEL (Joseph) 71
Patel ( Pierre) 71
Pateii (Joseph) 72
Peiicieii (Charles) 72
l»Kiu.N I Lié-Louis) . 72
PEIIIION.NKAl 73 113
IMCAIID (Bernard) 113
Pii.LEMK.iiT Jean) 73
TABI.K OKS NOM^ t»KS AKTISTKS. \i'J
l'iLox OU PiLLO.N (Germain) 114
l'iLS t Isidore-Alexandre-Augustin) 156
l'oiiTAii. (Jacques-André) 73
Poi ssix (Nicolas) 73, 114, 134 ir.6
Piu DHOX iPierre-Paul) 75, 114 13."»
Qi Ks.VEL (François) 75
Kafkf.t (Oenis-Auguste- Marie) 157
llEGXAi LT (Nicolas-Fi:ini oisi 115
KiGAiD I Hyacinthe» 75
KoBEiiT (Hubert) 75 157
UoBEUT (Louis-Léopold) 157
liosi.ix (M'"«) 76
Saint (Daniel) 76
saint-Aubin (Gabriel-Jacques de) 76 135
SiLVESTRE (Israël) 76
Si.ODTZ (René-Michel) 76
Stella ^Jacques) 76
Su KEL (M™") 111
Si BLEYRAS (Pierre) 77
iHOLKON (Jacques) 77
I KÉMOLiÈiiES (Pierre-Charles) 77
I UOY (François de) 77
\ ANLOO (Charles-André), dit Carie 77
Vanloo (J.-B.) 77
\ EHDiER (François) 77
Vernet (Anloine-Charles-Horace), dit Carie - 7«
Vincent (François- André) 78
Vivien (Joseph) 78 115
VouET (Simon) 78 115
Watteao (Anloinel 78, 135 157
Inconnus 79, 115, 157 15«<
170 TABLE DES .NOMS DES ARTISTES.
ËCOLE ANGLAISE
J/,2
/
BoNiNGTON (Richard Parkes) VM 157
CoswAY (Richard) 157
Lawrence (Sir Thomas) 157
RussEL ^John) 1;36
ÉCOLE SUISSE
LiOT.vRD (J. Etienne) i:w
DESSINS INDIENS «3
ÉMAUX
Augustin (Jean-Baptiste-Jacques) 84
Boit (Charles) 84
Petitot (Jean) 84
RoiiQUET (André) 86
Thouron (Jacques) •. 86
Weyler ( Jean-Baptisle;' 86
Inconnus 86 ;
5769-1900. — l,.-lm|ir. réiiniex, B, nu- Sainl-B^nuil, 7.- Motteko/. illrprlciir. -,
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DIRECTION DES MUSEES NATIONAUX
Catalognes puiliés par les lilirairies-IflipriDieries réEiiies
Musée du Louvre
ANTIQUITÉS ÉGYPTIENNES
Monuments (8» édil.), par le V« dk
RoucÉ, in-12 1 »
Salles du Musée (nouvelle éd.), par
PiERRET, in-12, illustré 1 55
Sallehistorlque, par P. PiF.RKET, ln-12 1 •
Manuscrits, par Devèria, in-12 .... 1 »
Sculpture, par Revillout, in-18. ... » 30
ANTIQUITÉS ORIENTALES
Monuments araméens et hiniyariles,
par E. I.EDBAiN, in-18 » 25
Monuments phéniciens, par le même,
in-18 » 7ô
Monuments de la Palestine, par
HSRON DE ViLLEFOSSE, in-12. .... » 50
ANTIQUITÉS GnECQUES ET ROMAINES
Sculpture antique, !•• partie, par
W. Frœhner, in-8 2 »
Inscriptions grecques, par le même,
in-12. Illustré 2 »
Bronzes antiques, 1" partie, par
OE LONGPBRIER, in-12 1 S
Idem, in-8 5 >
Marbres antiques, in-12. Illustré. . . 1 85
Figurines antiques de terre culte,
par LÉON llKuzEY, in-12 1 »
Vases antiques de terre cuite, par
E.PoTTiER (!'• partie), in-12 1 20
Idem (2« partie), par le même, in-12. 1 50
Terres cuites de Myrina, par
K. PoTTiEE et S. RfeiNACH, ln-4.. . . 5 »
Colonne Trajane, par W. Frcemneb,
ln-8, Illustré 5 »
PEINTURES
1" partie, — Écoles d'Italie et d'Es-
papne, par Roth ue Tauzi*, in-12. . . 1 40
— Idem, par P. ViLi.OT, in-8, hollande. 5 n
£< partie. — Kcoles flamande cl alle-
maniie, parF. Villot, ln-12 I 40
3* partie. — Ecole française, par le
même, in-12 3 30
Collection La Cuze, in-12. • so
lucni, in-8 6 f
CaiaioRue sommaire des tableaux et
peintures décoratives (4* éd.), in-t2. 1 30
Portraits d'artistes, par G. Lafs-
NE&TRE, ln-12 sM
DESSINS
lt> partie, Italie et Allemagne, par
F. KeisCT. in-12 . 3 •
'." partie, ficolc française, par le
m<^me, in-t'J 3 •
Idem, in.8, hollande & •
1» niitice supplémentaire, par Botu
bC Tauzia, ln-12 t ■
'•notice supplémentaire, par le même. I •
Catalogue sommaire des dessins, ln-13 1 7S
Collection His de La Salle, ln-13. . 1 >
SCULPTURES
Sculptures Moyen âge, Renaissance
et Temps mouernes, in-12. Illustré. 1 25
OBJETS d'art, moyen ACE
RENAISSANCE, TEMPS MODERNES
Catalogue des Ivoires, par E. Mou-
NiER, in-8, 41 gravures 5 >
Ivoires, par A. Saozay, in-8, hoU. . . 3 •
Bois sculptés, par le même, ln-8. . . 5 •
Verreries, par le même, in-12 » 75
Idem, in-8, hollande 5 >
Faïences françaises, par Clément
DE His, ln-12 • 75
Bronzes, fers, cuivres, par le même. 1 »
Idem, in-8, hollande . 5 >
Émaux, orfèvrerie, par Darcei., in-12. 3 >
Gemmes et joyaux, par Barbet db
Joirv, in-8 5 '*
Don Philippe Lenoir, in-13 > 75
Idem erand papier 1 50
Collection Davillier, par Courajod et
E. M01.1NIER, i vol. in-i, illustré. . . 90 >
Collection Timhal, in-13 • 75
Musée des Souverains, par Barbet
de Jouy, in-13 t 35 '
Idem, in-8, hollande 5 *
Musée Napoléon m, par F. Reiskt.. . 175
Musée de Marine
Promenade au Musée, In-t3 > 35
Canal de Suez, par l'amiral Paris. , s 75
Musée du Luxenrtbours
Catalogue sommaire, in-18 > 75
Catalogue illustré, par L, Bbnbditb
(2* éd.), in-8, 48 gravures 4 50
Musée de Versailles
!'• partie, par E. SouLit, in-13 3 •
2* partie, par le même, ln-13 3 •
3* partie, pur le même, in-i3 3 •
Supplément, par Clkuent de Ris, . . 1 7j
Palais de Trlanon
Notice par K. SouLiK, ln-12 • '«0
SaInt-GermaIn en Laye
Catalogue des Antiquités nationales,
parSAi.ouoN Rkinacii (3« éd.), in-12. 1 50
Guide illustré du Musée, par le mémo,
in-12, «7 gravures 1 »
Palais de Fontainebleau
Notice des tableaux exposés, ln-12. . «50
Palais de Compiègne
Notice par BoTa de Tauzia, in-13, . . • 50
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.ai — Librairies-Imprimeries réunies — Molteroi, direct, — 1900.
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